Le comte de Clarac et la forêt du Brésil

en coédition avec Le Louvre
L’exposition que le Musée du Louvre a proposé, du 28 septembre 2005 au 4 janvier 2006, fut l’occasion de révéler au public une œuvre majeure acquise l’année dernière par le Musée du Louvre.
Il s’agit de la grande aquarelle en manière de lavis d’encre brune montrant l’intérieur d’une forêt vierge du Brésil, que le comte de Clarac réalisa entre 1816 et 1819. Première représentation d’après nature de la forêt primitive brésilienne, l’image fit sensation lors du Salon de 1819, car elle dévoilait pour la première fois l’aspect formidable de cette jungle infinie qui suscitait depuis plusieurs siècles l’imaginaire européen.
Son influence sur l’iconographie de la forêt vierge brésilienne de la première moitié du XIXe siècle allait être considérable, comme l’attestent, parmi d’autres, les vues aujourd’hui réunies autour d’elle, et que l’on doit à des artistes tels que Debret, Martius ou Rugendas.
Cet ouvrage présente le dessin du comte de Clarac avec divers documents dont la Relation de l’ambassade du duc de Luxembourg, le Voyage dans les provinces de Rio de de Janeiro et de Minas Geraes d’Auguste de Saint-Hilaire (chapitres I, II, III) et un extrait de l‘Essai de la géographie des plantes d’Alexandre de Humboldt. Indiens du Brésil avant leur disparition programmée.