Sainte Lydwine de Schiedam

Hagiographe contestataire, avec d’étouffants relents de religiosité maladive, extatique, habile suite d’oxymore et d’effets célébrant « l’amoureuse astuce du bienfaisant tortionnaire », ce Sainte Lydwine de Schiedam peut aussi être lu comme l’ancêtre bienheureux d’une sorte d’« école de l’érudition historique française », encore à définir mais qui compterait actuellement de très beaux membres - Michon, Macé, et autres modernes recycleurs d’un passé reviviscent.
Ludovic Balbon, in Le Matricule des Anges
Huysmans nous livre dans ce texte, l’un de ses derniers, l’hagiographie peu orthodoxe d’une sainte hollandaise du XIVe siècle, c’est-à-dire à sa manière, bien faisandée. Il s’agit de la description d’un corps en décomposition qui se désagrège dans l’amour absolu.
« ...c’était une frénésie de sacrilège et de crimes qui la faisait hurler,ainsi qu’une bête qu’on assassine ; c’était la vermine de ses vices qui la dépeçait ; c’était des chancres de simonie, des cancers de luxure qui la dévorait vive. »