Misère du matin

Présentation de l'éditeur
Ce roman ressemble à une photo de Doisneau.
Il suffit de l’imaginer: André Larue est un petit ouvrier du quartier des Halles, il a vingt ans, il embrasse la jeune fille qu’il aime, Mireille, une jolie serveuse un peu timide. Autour d’eux, il y a les copains ; au fond, il y a l’usine. Une image d’un bonheur en noir et blanc, dont on entrevoit déjà toute la fragilité. Les temps ne sont plus à l’amour.
Paru en 1953, Misère du matin s’est patiné avec les années, comme une vieille photo...
André Vers est un écrivain discret, un anonyme volontaire, auteur de seulement quatre livres publiés en quarante ans. Né en 1924 dans le quartier des Halles, il devient apprenti ajusteur à quatorze ans et travaille dans une usine d’aviation (cette époque de sa vie servira de toile de fond à son premier roman Misère du matin). Mais il aime lire et traîne dans les bibliothèques publiques ; il écrit aussi un peu, le soir, après l’usine, et envoie des poèmes à Prévert qui demande à rencontrer le jeune homme. Ils resteront amis. Parce que l’histoire d’André Vers, c’est une histoire d’amitiés : sa rencontre avec René Fallet en 1948, qui lui présente André Hardellet (celui-ci lui dédiera Lourdes, lentes et lui demandera de devenir son exécuteur testamentaire), et celle avec Georges Brassens en 1953. La petite bande des malfaiteurs du verbe est au complet. Il prend des cours du soir et devient dessinateur industriel, métier qu’il exercera pendant vingt ans. Après un licenciement, il participe à la création du Collectionneur Français avant de devenir, en 1968, représentant en librairie jusque dans les années quatre-vingt. Il publie ses souvenirs en 1990, un gros livre intitulé C’était quand hier ? aux éditions Régine Deforges, et meurt à l’âge de 78 ans en 2002.
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