



Raymond GUÉRIN
Représailles
Un volume de 96 pages, format 12 x 17
12,50 euros
isbn 2-912667-36-4
[tirage de tête : 35 exemplaires sur papier de Grisaille à 40 euros. Contacter directement l’éditeur.]
Le 20 août 1944, Raymond Guérin écrit dans son journal : « Se peut-il que je sois là, à ma table, écrivant tranquillement les premiers mots, depuis plus de quatre ans, écrits dans la Liberté ? »
Rentré de stalag depuis quelques mois, Guérin assiste avec enthousiasme à la Libération de la France. Mais l’euphorie des premiers jours ne dure pas, l’heure est maintenant aux Représailles.
Pour lui, la bête n’est pas morte, et l’écrivain règle ses comptes avec les Barbares, les collabos, les résistants de la dernière heure.
Dans ces pages décapantes, les ultimes de son journal de guerre, Raymond Guérin commente les procès d’épuration auxquels il assiste à Périgueux, avant de revenir chez lui, à Bordeaux, dans cette ville qu’il dit être « la plus collaborationniste » de toutes. Il s’interroge également sur sa place dans le monde littéraire dont il se sent de plus en plus exclu.
C’est un homme désabusé et brisé qui met un point final à ce terrible journal commencé en 39.
« Représailles tient une place de choix dans la bibliographie de Guérin. » Livres Hebdo.
« Ces carnets apportent la lumière - indispensable et nécessaire - pour mieux comprendre la force et l’intelligence de Guérin et de son œuvre. » La Revue littéraire.
« Représailles dépeint de manière passionnante l’atmosphère de la Libération. » Chronic’art.
« C’est, poignant, le journal d’un homme libre qui ne se remettra jamais d’avoir été enfermé et que seule une orgueilleuse colère maintient en vie. » Le Nouvel Observateur.

Raymond Guérin est né à Paris en 1905. Après des études à Poitiers et quelques stages dans des Palaces parisiens qui lui inspireront L’Apprenti, il s’installe comme agent d’assurance à Bordeaux quelques années avant la guerre. Il la passe, en partie, dans un camp de représailles, période retracée dans Les poulpes.
Il meurt à Bordeaux en 1955.
Zobain. Gallimard, 1936.
Quand vient la fin. Gallimard, 1941.
L’apprenti. Gallimard, 1946.
La confession de Diogène. Gallimard, 1947.
La main passe. Éditions du Scorpion, 1947.
Un romancier dit son mot. Corrêa, 1948.
La peau dure. Éditions des Artistes, 1948.
Parmi tant d’autres feux... Gallimard, 1949.
Fragment testamentaire. Éditions d’Art Vulc, 1950.
Du côté de chez Malaparte. La Boîte à Clous, 1950.
Empédocle. Gallimard, 1950.
La tête vide. Gallimard, 1952.
Les poulpes. Gallimard, 1953.
Le pus de la plaie. Le Tout sur le tout, 1982.
Le temps de la sottise. Le dilettante, 1988.
Humeurs. Le dilettante, 1996.
Correspondance avec Henri Calet. Le dilettante, 2005.
Retour de Barbarie. Finitude, 2005.


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