



Sergent d’un corps d’élite des forces paramilitaires salvadoriennes, le bataillon Acahuapa - un « escadron de la mort » responsable, entre autres atrocités, de l’assassinat de six jésuites et de deux femmes de l’Université d’Amérique centrale le 16 novembre 1989 -, Juan Alberto Garcia, dit Robo-cop,.désorienté par l’arrêt des combats et la paix récente à laquelle il n’est pas préparé, lâché par l’armée, trahi par ceux qu’il considère comme des vendus à la subversion, erre dans son pays dont il est fait un portrait au vitriol. Après s’être lancé dans de minables tentatives de vols, il rejoint, croit-il, la lutte contre les révolutionnaires, à présent clandestine, sous le contrôle d’un supérieur des Forces Ar-mées Salvadoriennes.
Mais dans cette société en décomposition, et en recomposition, où les anciens idéaux n’ont plus cours, Robocop n’est qu’un pion manipulé par des personnages hauts placés, dont les intérêts ne sont plus désormais la lutte contre le communisme mais la maîtrise du trafic des drogues qui sont produites ou qui transitent par l’Amérique Centrale. Anciens de la lutte révolutionnaire ou anti-révolutionnaire, tous ne visent que le pouvoir et l’argent, dans un climat de trahison généralisée, se servent et se débarrassent de leurs hommes sans scrupule. Le regard complètement amoral de Robocop, en deçà du cynisme, passe sur un monde gangrené par la cor-ruption sans y comprendre grand-chose.
Robocop continue à évoluer dans un univers dont les grandes lignes lui échappent, mais dans lequel il survit grâce à la violence et à ses qualités physiques de soldat hors pair. Après un raid sanglant au Guatemala, les services nord-américains parviennent à le neutraliser et l’engagent dans la lutte anti-narcotrafiquants. Mais cette brute qui ne pense pas a trop de qualités pour être simplement renvoyée au Salvador pour y être jugée, et les services nord-américains l’engagent dans la lutte anti-narcotrafiquants. De ce côté-là, pas davantage de morale.
Né au Honduras en 1957, Horacio Castellanos Moya a vécu la majeure partie de sa vie au Salva-dor. En tant que journaliste, il a été, outre correspondant de divers organes de presse latino-américains, le directeur du premier hebdomadaire de l’après-guerre au Salvador, Primera Plana. Son activité jour-nalistique et politique l’a contraint plusieurs fois à s’exiler. Il s’est d’ailleurs, depuis quelques années, installé au Mexique et est actuellement en résidence d’écrivains réfugiés à Franfort en Allemagne. Dans ce troisième roman publié aux Allusifs, l’auteur dépeint sans pitié les convulsions viscérales d’une so-ciété pourrie par la guerre et les injustices, qui engendre des mercenaires aveugles dont la seule école est la violence et le meurtre.
Traduit de l’espagnol (Salvador) par Robert Amutio




Lekti-ecriture.com travaille avec la librairie Clair-Obscur, librairie indépendante française.
Vous achetez vos livres au sein d'une interface sécurisée, et vous les recevez rapidement (envois effectués sous 24 à 48 heures). Vous pouvez, au choix, payer les livres commandés par Carte Bancaire, chèque, virement bancaire, ou mandat Cash. Les envois sont effectués par la librairie en France et partout dans le monde.* Les frais de port sont offerts à partir de 25 euros en France métropolitaine.
Pour tout renseignement complémentaire, contact@lekti-ecriture.com.
En savoir plus sur la librairie Clair-Obscur, les délais de livraison et disponibilités, la sécurité et la confidentialité, consulter les conditions générales de vente.