André GILL  (Comtesse de Rottenville)
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L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres
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L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres

André GILL (Comtesse de Rottenville)

Éditeur : Finitude

Prix : 10 euros
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L'art de se conduire dans la société des pauvres bougres--André GILL (Comtesse de Rottenville)

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Un volume de 64 pages, format 12x17
isbn 2-912667-46-5
10 euros

En général, un traité de savoir-vivre enseigne à l’homme du commun l’art de se conduire chez l’homme du monde. Sous le pseudonyme de la Comtesse de Rottenville, André Gill enseigne à l’homme du monde l’art de se conduire chez l’homme du commun.
Cette merveille d’humour, d’intelligence et d’ironie fut publiée dans la première édition de La Muse à Bibi, à la Librairie des Abrutis, en 1879.

Dans la presse

« Ce petit bréviaire, exhumé par Finitude, est une merveille de cynisme et de cruauté bien balancée dans les gencives de ceux qui le méritent. [...] C’est un régal de lecture. » Serge Airoldi, Sud ouest

L’auteur

André Gill est né le 17 octobre 1840 des amours d’une couturière (Silvie Adeline Gosset) et d’un comte (Louis de Guines), qui refusa de le reconnaître. Ses rapports avec les gens du monde partaient sur de mauvaises bases. Sa naissance artistique et journalistique a lieu, quant à elle, en 1866 lorsqu’il rencontre Eugène Vermersch qui lui propose de collaborer au journal satirique Le Hanneton (sous-titré « Journal des toqués ») dirigé par François Polo. Celui-ci, conscient du talent de ce jeune dessinateur, lui propose de publier une caricature en couverture de La Lune, un journal qu’il vient de fonder. Ainsi, pendant les dix années que durèrent l’aventure, la une du journal s’orna d’un grand portrait-charge de Gill. Dix années de lutte avec la censure, de procès, d’« affaires ». A cette époque, chaque dessin à publier devait en effet recevoir l’aval du Ministère de la Police, du Préfet, mais aussi de celui qui était caricaturé ! C’est ainsi que Jules Vallès, à qui Gill avait demandé l’autorisation de publier un portrait-charge le représentant, lui répondit par un simple mais martial « Chargez ! ».
André Gill était devenu incontournable dans le petit monde de la presse politique mais, vers 1877, il se lasse de n’être qu’« André Gill le caricaturiste ». Il se remet alors à la peinture, qu’il avait jadis étudiée à l’École des Beaux-Arts, il fréquente les cabarets et les hommes de lettres qui y traînent. Il prend peu à peu ses distances avec la politique, se tourne plutôt vers la fantaisie de nouveaux journaux, comme L’Hydropathe ou Le Chat Noir, dirigés par de jeunes et joyeux artistes. Pour la petite histoire, en 1879 Louis Salze, le patron d’un cabaret de Montmartre qui s’appelle « A ma campagne » — après s’être appelé moins bucoliquement « Au rendez-vous des voleurs » et « Le cabaret des assassins » — lui demande une enseigne pour son établissement. Le panneau qu’il peint représente un lapin dans une casserole, un litre de vin à la main, et le « lapin à Gill » deviendra au fil du temps « Le lapin agile ».
Mais déjà, dès cette époque, alors qu’il n’a que quarante ans, André Gill commence à souffrir de troubles psychiques. En octobre 1881, on le trouve errant dans la campagne belge, poursuivi par des loups imaginaires. Il est interné et son vieil ami Jules Vallès écrit dans Le Réveil : « C’est fini de Gill ; il a fallu le conduire à Sainte-Anne. Il va dessiner là dans le vide, avec des gestes d’illuminé, la caricature de la vie. » Il quittera tout de même l’asile en janvier 1882 mais, trois mois plus tard, il est arrêté près de Bar-sur-Aube alors qu’il disait vouloir délivrer le communard Auguste Blanqui, pourtant mort depuis un an. Il est de nouveau interné, à Charenton, où il mourra le 1er mai 1885.

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