



Patrouilles de sécurité avec leurs chiens d’attaque dans les couloirs du métro parisien, patrouilles de chars dans les rues de Bagdad, hélicoptères Apache dans le ciel de Palestine, Special Forces dans la jungle des Philippines, CRS et gendarmes vidant les campements de Roms à Vitry sur Seine : cette chronique tenue pendant une année, commencée et finie un jour comme les autres, lance une série de coups de phares sur nombre de champs de bataille de la guerre civile mondiale. Du nord de la Tchétchénie au sud du Paraguay, de l’est de la Goutte-d’or à l’ouest de la Courneuve, en dépit des apparences c’est la même guerre qui se déroule : tel est le fil conducteur du livre. Au rythme des événements, les " démocraties occidentales ", la " lutte contre le terrorisme ", le " devoir de mémoire " et toutes sortes de " valeurs " prônées par les intellectuels du maintien de l’ordre sont dénoncées pour ce qu’elles sont : des leurres ou des épouvantails. Cette accumulation, semaine après semaine, d’événements apparemment disparates cherche à dégager la vraie nature de l’ennemi, si soigneusement dissimulée : dans son camp, les luttes d’influence, les contradictions internes, les conflits de personnes sont élevés à la hauteur de faits politiques, repris et amplifiés par les médias qui s’en servent pour dessiner des apparences de frontières, de fausses lignes de front - la brouille Chirac-Bush par exemple. Il ne s’agit pas seulement d’amuser la galerie : il faut faire tenir à tout prix le glacis défensif - déjà bien craquelé - autour de l’illusion social-démocrate et de l’humanisme libéral-réformiste. Les véritables héros de cette chronique sont les anonymes qui, dans tous les pays, s’emploient activement à sa destruction définitive.
« Ces chroniques laissent au lecteur, déjà rendu pessimiste par les médias, une curieuse impression : à force de voir et d’entendre le pire, et les pires mensonges, le sentiment de l’imminence du désastre, social et politique. À moins que celui-ci ne consiste, peut-être, tout simplement à ce que rien ne change, dans l’indifférence désabusée de ceux qui reviennent de tout, que ce livre ne cesse de dénoncer. »
Le Monde diplomatique, juin 2004, Franck Poupeau.
Eric Hazan, éditeur, a publié récemment L’Invention de Paris, il n’y a pas de pas perdus (Seuil, 2002).
Format : 13x20 cm, 144 pages, janvier 2004, ISBN : 2-913372-32-5



Lekti-ecriture.com travaille avec la librairie Clair-Obscur, librairie indépendante française.
Vous achetez vos livres au sein d'une interface sécurisée, et vous les recevez rapidement (envois effectués sous 24 à 48 heures). Vous pouvez, au choix, payer les livres commandés par Carte Bancaire, chèque, virement bancaire, ou mandat Cash. Les envois sont effectués par la librairie en France et partout dans le monde.* Les frais de port sont offerts à partir de 25 euros en France métropolitaine.
Pour tout renseignement complémentaire, contact@lekti-ecriture.com.
En savoir plus sur la librairie Clair-Obscur, les délais de livraison et disponibilités, la sécurité et la confidentialité, consulter les conditions générales de vente.