« Ce n'est pas ce qui est, mais ce qui pourrait et devrait être, qui a besoin de nous »
Cornelius Castoriadis
Publié en septembre 2006 par les éditions Quidam, Le pilon est un livre surprenant, pétri d’humour, dans lequel un livre raconte sa vie, et se penche sur son existence ou son statut.
Premier roman de Paul Desalmand, ce livre est une heureuse découverte pour tous ceux qui voudraient découvrir, par le biais d’un roman, la trajectoire d’un livre de sa fabrication à son départ pour l’Afrique.
Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d’espoir vers l’Afrique. Vingt ans d’une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d’autres livres dans les librairies et les bibliothèques, s’interroge sur la marche chaotique du monde. [Extrait de la présentation du livre par les éditions Quidam.]
ISBN : 2-915018-17-0, parution septembre 2006.
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L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
Verlaine
Enfin ! À peine les souris ont-elles cessé leurs grignotements que les portes du hangar se sont ouvertes avec fracas. Au silence a succédé le vacarme, à l’immobilité l’agitation. Je me suis senti brusquement secoué, roulé sans doute avec un diable, projeté sans ménagements dans un camion pour me retrouver dans un nouvel entrepôt, puis embarqué dans un train, recamion, redépôt, voiture particulière à ce que j’ai cru comprendre, enfin dans la librairie Dunoc à Métagna, près de Pézenas. Heureux ! Je vais trouver mon lecteur.
Ce que je me suis dit du moins, parce que je restais dans l’ombre. Les cartons étaient entassés au fond de la librairie, si bien que je pouvais entendre ce qui se passait. Parfois drôle. Plus amusant en tout cas que le hangar en pleine canicule. J’avais même un peu froid, le magasin étant climatisé. Les jours passaient et je restais dans mon carton, l’oreille aux aguets. L’activité de la librairie me permettait de compter les jours. Il y eut des bons moments et d’autres un peu tristes. Dans le genre tragiquement comique, par exemple, une séance de dédicace.
Octave Dunoc, le libraire, avait du bagout. Le commercial sûr de lui, certain de pouvoir vendre n’importe quoi. Il décida d’aider un ami de collège qui avait publié un livre sur Spinoza, aux éditions du Vent, une maison qui flirtait avec le compte d’auteur. Il monta une séance de signature, convainquant l’auteur de venir de Paris, lui assurant que l’on pouvait tout vendre. Il suffisait de savoir s’y prendre. Il allait le montrer. La communication reposait sur des astuces infaillibles.
J’en garde un souvenir précis, parce que j’ai souffert avec cet auteur auquel je m’étais complètement identifié. Empathie quand tu nous tiens ! Personne. C’était son premier livre et sa première rencontre avec le public. Alors qu’il n’était plus tout jeune, il avait, éditorialement parlant, l’âme d’un gamin. La machine à rêve carburait. La foule. Les admiratrices. Les notables l’invitant. La presse du lendemain. Son aptitude au calcul mental lui permit d’édifier des fortunes. Sa femme allait enfin le prendre au sérieux. Il allait enfin pouvoir faire des cadeaux à ses filles et payer son correcteur. Il pourrait… Rien. Pas un chat.
Ni un pelé ni un tondu. Au bout d’une heure, une femme, faisant claquer ses talons sur le dallage, s’est dirigée vers lui.
— Est-ce que vous avez des taille-crayons ?
Deux heures encore se sont écoulées. On aurait dit que le travail de promotion avait produit un effet contraire à celui souhaité car, d’habitude, le samedi après-midi, il y avait un peu de monde. En fait un match de rugby collait les hommes au poste de télé et une fête de l’école drainait les mères. L’auteur commençait à grogner, il eut un début de crise d’asthme.
J’avais mal à sa poitrine. Deux petites filles sont entrées en papotant. Octave Dunoc se précipita pour leur demander ce qu’elles désiraient :
— Je voudrais un livre pour mon papa. C’est la fête des pères.
Je ne sais pas lequel…
— Il s’appelle comment ton papa ?
— Patrick.
— Patrick comment ?
— Patrick Klotz.
— Je sais ce qu’il lui faut. Nous venons de recevoir un très beau
livre sur Spinoza. Et le monsieur peut te le dédicacer. Ton papa n’a
peut-être pas lu Spinoza, mais cela va lui donner envie de le lire.
— Oui, monsieur.
Et c’est ainsi que la petite fille partit avec sous le bras l’Analyse spectrale des complexes discursifs dans l’ontologie de Spinoza, un pavé de six cents pages emballé dans du papier à fleurs, avec un bolduc sur lequel la caissière n’avait pas lésiné.
À la surprise de son ami, l’auteur n’en fut pas spécialement réjoui. Cela se termina même par une bagarre. Le spinoziste patenté dut faire appeler un taxi pour transporter ses cartons à la gare de Pézenas. Son billet de train restait pour sa pomme.
J’aurais bien aimé connaître la version de l’épisode qu’il servit à sa femme.
On entend de tout dans une librairie, comme devant un tableau. Dans la note comique, les deux lycéens ne se souvenant plus du titre recommandé par leur professeur de français : « Je crois que c’est La Princesse de Crève. » Les collégiens arrivant avec une liste dans laquelle ils doivent choisir deux livres : « Madame, vous pouvez nous dire celui où il y a moins de pages ? »
Même catégorie, le garçon s’apprêtant à acheter Le Rouge et le Noir sur recommandation de l’enseignant, et sa mère le dissuadant : « Tu as vu l’épaisseur. Tu ne vas jamais lire ça ! »
Des choses qu’il faut avoir entendues pour les croire. Le monsieur que, de mon carton, j’imagine avec décoration et notable de l’endroit, demandant une « Madame Bovary dans une édition du xviii e », et qui se met dans une colère folle quand on essaie de lui parler chronologie : « Au lieu de bavasser, dites-moi tout simplement que vous n’en avez pas. J’irai chercher ailleurs ! » Il doit compter comme les Italiens pour qui le xixe est l’ottocento.
Ceux aussi qui veulent Madame de Bovary, lui attribuant une aristocratie dont elle est morte de ne pas l’avoir. Ou encore un Madame Bovary de Balzac.
Je suis resté trois mois dans mon carton. J’étais parti en direction du sud en tant qu’office, c’est-à-dire un livre que l’éditeur envoie automatiquement, d’office, au libraire. Le livre est facturé, mais payable à terme. Le libraire peut le vendre rapidement, ce qui correspond aux objectifs de l’éditeur. S’il ne le vend pas, il a la possibilité de le « retourner » ce qui signifie, en bon français, le renvoyer (les fameux retours). Le délai avant possibilité de retour varie, mais il était à l’époque de trois mois.
C’est souvent après ce délai que le libraire retournait parce que sa traite venait à échéance.
D’après mes comptes et décomptes, il devait s’être écoulé trois mois pile. Toujours dans l’ombre, et me contentant d’écouter, puisque le carton n’avait pas été ouvert, je me trouvais là sans être sorti de ma nuit.
C’était à Métagna, faubourg de Pézenas, dans les entrepôts d’un connard. Le quatre-vingt-dixième jour, je l’entendis hurler :
— Y en a marre des offices ! On est envahi par des tonnes de merde ! Vous retournez tout !
Je suis reparti sans avoir pris l’air - camions, train, transbahutages divers - en direction de mon lieu de départ, la grande banlieue sud de Paris. Mon destin était scellé. La mort. Un livre « retourné », sauf s’il entre dans la catégorie des « beaux livres », est condamné au pilon. Les beaux livres sont restaurés par des retoucheurs, de véritables artistes, mais pour les autres, le verdict est implacable. Pilonnage !
J’en ferai, moi, un roman où je mettrai en scène un scélérat, assassin, voleur, incendiaire et corsaire, et qui finira par cette phrase : « Et sous les ombrages que j’ai plantés, entouré d’une famille qui me vénère, d’enfants qui me chérissent et d’une femme qui m’adore, je jouis en paix du fruit de tous mes crimes. »
Baudelaire
Le pilon est la partie honteuse de l’édition. La preuve ? Les visites sont interdites. On vous explique gentiment qu’il s’agit de ménager la susceptibilité des éditeurs et des auteurs.
Comme si les éditeurs ne savaient pas quels titres ils envoient au pilon, et comme si les auteurs ne savaient pas que leur chef d’oeuvre n’a pas répondu aux espoirs mis en lui. En réalité, broyer chaque année plus de cent millions de livres sur les cinq cents millions fabriqués, soit plus du cinquième de la production, n’est pas très glorieux. Les responsables préfèrent recouvrir d’un voile pudique ce charnier.
Lors de nos conversations nocturnes entre livres, le pilon était le sujet qui revenait le plus souvent. Beaucoup considéraient cette fin comme la plus ignominieuse. Aux dires de ceux qui étaient au parfum (je me suis souvent demandé comment), la machine est à la fois impressionnante et banale. Elle fonctionne comme une broyeuse de bureau ou comme un camion poubelle.
Seules les dimensions changent. La machine à détruire les livres est aussi haute qu’un immeuble de cinq étages et elle fait nettement plus de bruit.
Sur le principe, c’est la simplicité même. Le distributeur s’arrange pour rendre les livres invendables. Il les compacte, parfois il les passe au bleu de méthylène. Une société vient en prendre livraison. Ces livres, ou ce qui en reste, sont ensuite acheminés sur un tapis roulant et tombent dans une goulotte pour disparaître à jamais. Il arrive que des livres ne soient pas compactés quand ils proviennent d’une bibliothèque, d’un fonds de librairie ou d’un petit éditeur. Le résultat est toujours le même. La mort. Et le recyclage pour faire des livres qui un jour peut-être se retrouveront à nouveau engouffrés dans le pilon.
La roue de l’économie tourne. À sa façon, le livre se réincarne.
Dans le camion me conduisant, en principe, vers ma destinée, ainsi que dans ceux qui précédaient, s’entassaient aussi des documents administratifs. Pour être précis, 165 000 exemplaires de la Constitution européenne. Oui, vous avez bien entendu : 165 000. Le fonctionnaire chargé de cette impression n’avait pas pris la peine de vérifier ce qui sortait des presses. Or, tous les exemplaires comportaient une page où était écrit : texte incohérent ! Mention due à qui ? On ne le saura jamais. Mention qui, de plus, bizarrement, n’apparaissait pas sur les écrans des ordinateurs. Les premiers envois effectués, quelques réactions firent prendre conscience de l’ampleur du désastre.
Résultat : aux frais du contribuable, il avait fallu tout détruire, cinquante tonnes, et, toujours aux frais du cochon de payant, tout réimprimer. Pour le plus grand plaisir de l’imprimeur. Le service responsable de cette gabegie est directement rattaché au ministère de l’Intérieur.
Il y aurait eu de quoi se révolter, mais quand la mort approche, les problèmes se relativisent. Or, pour moi, la fable était jouée.
Mon éditeur avait donné des instructions simples : tous les exemplaires retournés passent au pilon. Ce n’était pas d’une grande logique, vu l’étroitesse de ses tirages, mais l’édition a parfois sa logique que la logique ne connaît pas.
Je vais être sauvé grâce à des circonstances inattendues. Pour ne pas compromettre ceux qui m’ont informé, je serai obligé de rester flou quant à la méthode. Je le regrette bien car la procédure était savoureuse et d’une intelligence diabolique. Disons qu’il s’était constitué, dans ce centre de distribution, une sorte de mafia qui détournait des bennes entières de livres, lesquels, en principe, auraient dû être pilonnés. Grâce à un mécanisme complexe, ils étaient remis dans le circuit, si bien que le libraire qui les achetait le faisait en tout bien tout honneur.
Le chef de cette bande à qui je dois la vie s’est aujourd’hui retiré des « affaires ». Il s’est installé en province, notable respecté, entouré d’une famille aimante, vivant paisiblement du résultat de ses rapines.
En d’autres circonstances, j’aurais peut-être protesté contre ces agissements, mais je m’en gardais bien, on l’imagine. Pour une fois que l’adage « À quelque chose malheur est bon » se vérifiait, je n’allais pas m’en plaindre. Deux semaines après avoir échappé, à l’état neuf, au triturage, je me retrouvais dans un carton et repartant vers le sud.
Ma destinée voudra que, usagé cette fois, beaucoup plus tard, je me trouve sur le tapis roulant de ce même pilon, progressant vers le goulot fatal. Mais ceci est une autre histoire.
Si un homme sait faire le meilleur sermon, écrire la meilleure histoire ou construire la meilleure souricière, il peut aller habiter au milieu des bois, la foule des visiteurs trouvera un sentier jusqu’à sa porte.
Emerson
À la suite de mes tribulations, je me suis retrouvé à la librairie Préférences que tient Pierre Landry, 12, rue Riche, à Tulle, près de la cathédrale. La différence avec le marchand de papier de Métagna est si marquée que, dans un roman, un changement de situation aussi contrasté serait ressenti comme invraisemblable.
Pierre est un Québécois pas banal, implanté à Tulle depuis dix-sept ans, libraire depuis dix. Son échoppe doit son nom au titre d’un recueil d’essais de Julien Gracq. Quand un livre lui plaît, il est capable d’en commander cent d’un coup. J’étais au bas d’une bonne pile, d’où un séjour de plusieurs mois chez lui, ce dont je ne me plains pas. Cette librairie est un endroit magique où chaque jour il se passe quelque chose.
Son mode de fonctionnement n’est pas ordinaire. La boutique est ouverte 365 jours par an, et 366 pour les années bissextiles, de 9 heures à 19 h 30, sans interruption. Horaires à ce point surprenants que, la plupart du temps, l’interlocuteur ne percute pas. Il faut s’y reprendre à trois fois pour qu’il comprenne que c’est tous les jours.
Pierre aime les livres et les choisit uniquement par goût, ce qui ne l’empêche pas, évidemment, de prendre une commande en dehors de son champ. En huit ans d’activité, il n’a jamais accepté un seul office et procédé à un seul retour. Il tient dix mille livres à la disposition du chaland. Il ne les a pas tous lus, mais il se fie à ses affinités et, ce qu’il a commandé, il s’efforce de le lire assez vite. Un libraire qui lit et non un libraire qui se contente de compter. Il lui arrive même d’offrir en prime des livres. Durant mon séjour, il donnait, autant qu’il vendait, Diadorim de João Guimarães Rosa, auteur brésilien, un roman éblouissantissime à ce qu’il disait.
Les personnes au bon sens épais comme il y en a tant vous prouveront, avec des arguments infaillibles, qu’une librairie de ce type va immanquablement à la faillite. Et pourtant, elle tourne.
Pierre ne vend pas les livres à la mode. Il tient en réserve les dix-huit titres de Gracq publiés par Corti auxquels s’ajoute le Pléiade.
Char est toujours à l’honneur. Faulkner est tenu pour un grand.
Le rayon poésie est bien pourvu. Beaucoup de beau monde : Borges, Tolstoï (Guerre et Paix), Jacques Roumain (Gouverneurs de la rosée), Cormac McCarthy, Octavio Paz, Ibn Khaldûn (Le Livre des exemples), Leopardi (Zibaldone), Bohumil Hrabal (Les Noces dans la maison), Salinger, Michon (Vies minuscules), Georges Perros, Chalamov et bien d’autres que j’étais fier de fréquenter. Pas le genre de ce libraire d’une ville voisine qui répondit à un client lui demandant s’il avait le Pléiade de Char : C’est qui ça ? Il est même arrivé à ce Pierre Landry hors du commun d’être à l’origine de la réédition d’un livre. On lui avait offert Les Coups de Jean Meckert chez Pauvert. Ce livre, alors épuisé, lui avait tellement plu qu’il dit à la représentante Gallimard pour le poche : « Vous expliquez à vos patrons qu’il y a un fou à Tulle qui en prend mille si vous le publiez en poche. » La belle Isabelle lut, fut convaincue, et défendant ce titre bec et ongles, réussit à convaincre le directeur de collection. Le livre est actuellement en Folio et Pierre n’y est peut-être pas tout à fait étranger. Il en a vendu plusieurs centaines.
Cette grande petite librairie est un lieu de convivialité pour connaisseurs. Pierre leur offre au choix un thé, un café ou un verre de bordeaux. Le lecteur flâne, discute. Une sorte de minicentre culturel où, de temps à autre, un écrivain vient rencontrer ses fidèles. J’y ai vraiment passé des journées merveilleuses et repris confiance. Je ne dirai pas que le livre est sacralisé, qu’il est l’objet d’un culte. Non. Il est seulement aimé. Ce qui suffit. Il est perçu comme d’abord fait pour être lu. Pierre a d’ailleurs constaté, sur ce point, un fait bizarre. Il y a des clients (on ose à peine utiliser ce mot mercantile), disons des chalands, qui, en même temps, achètent le Pléiade et le Folio. Pour Belle du Seigneur ou pour Le Rouge et le Noir, par exemple. Un livre pour lire et un autre, je ne dirai pas pour la montre - cela ne convient pas à ce type d’acheteur -, pour le plaisir de posséder un beau livre.
Pierre ne pense pas que les Fnac, ou autres grandes surfaces, soient un danger pour les bons libraires. C’est autre chose.
Pour lui, le prix unique a surtout servi à la grande distribution.
Son abandon brutal serait une catastrophe, mais un libraire compétent, défendant une ligne peut très bien vivre à l’ombre d’une Fnac et même profiter de sa présence. Il pousse le paradoxe jusqu’à avancer que l’abandon du prix fixe ne nuirait pas vraiment à ceux qui font dans la haute couture. Je l’ai souvent entendu dire qu’il ne manquait pas de lecteurs, qu’il manquait seulement de bons libraires.
Des lecteurs font parfois cent kilomètres pour passer une heure ou deux dans ce petit espace où souffle l’esprit. Il en est même de la banlieue parisienne qui viennent trois ou quatre fois l’an s’approvisionner. Lieu intime. Fait pour les happy few.
Dans la cathédrale de Tulle, si j’en crois un touriste de passage, à droite en entrant, est accroché un tableau curieux. Une vierge écrase de son pied droit un serpent qui, à voir sa tête, n’a pas l’air d’apprécier. Ce tableau, en partie masqué par une statue, a donné lieu à différentes interprétations. Je m’amuse à y deviner une préfiguration de l’attitude de Pierre Landry et de sa manière de remettre à sa place l’édition mercantile. Je ne suis pas sûr que cette interprétation lui convienne.
Parce que, d’une certaine façon, tout cet univers du non-livre, il s’en fout.
Il se contente de faire autre chose et de prouver le mouvement en marchant.
Consulter la fiche du livre Le pilon, sur l’espace éditeur des éditions Quidam.
Reproduit sur Contre-feux, la revue littéraire de Lekti-ecriture.com, grâce à l’aimable autorisation des éditions Quidam. Que la maison d’édition soit remerciée.