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Littérature prolétarienne

Je suis un vent de liberté

Une lecture de « La Part des loups » de Jann-Marc Rouillan

samedi 4 juin 2005, par Samuel Autexier

Toutes les versions de cet article :

  • [français]

« Donne à ta solitude un sens logique. C’est le seul héroïsme qui te soit permis. Sans lui tu n’es rien, tu es à d’autres. Sois ce héros : tu es tout, tu es libre. »

Jean Giono, Le Poids du ciel, 1938.

« Il n’emporte rien, sinon une poésie inachevée et des centaines de vers, lui qu’on ne força jamais aux récitations. […] Lui qui fut un combattant sans uniforme, sans médaille. Mais l’âme libre. Le cœur refusant la défaite. La tête dans les étoiles, emplie d’espérances comme l’étaient d’oranges aux quais de Valence les vieux cargos ventrus à la coque couleur de garance. Un râle. Le dernier, il a mal. Mais la mort ne l’effraie pas. Il le sait, nous portons éternellement notre cadavre en nous. On le traîne pareil à un boulet intime. “C’est bientôt fini…” À peine s’il reconnaît cette voix intérieure. Encore ses mots, une fois encore, la dernière. “Les paroles laissées pour toujours, à la montagne, aux arbres, aux bêtes, au vent.” Que soi vent de libertat. »

Les derniers mots de Jaume le bandolero [1] claquent comme un violent démenti au visage de ceux qui sont devenus des professionnels du doute et de la fiction, les vautours de la prose et de la poésie retranchée dans leur tour d’ivoire. « Sciacallo ! » avait justement lâché l’italien Tommaso di Ciaula [2] à la suite de l’intervention d’un Bernard Noël scandalisé par les débats sur la littérature prolétarienne auxquels il venait d’assister qui l’empêchait de se répandre sur les difficultés de l’écriture et sur son déjà long parcours d’écrivain professionnel [3]. Citons les paroles de Bernard Noël qui provoquèrent la colère de Tommaso di Ciaula : « Je suis écrivain professionnel depuis 25 ans. Depuis hier, j’ai l’impression que c’est une tare. […] Je crois que les prolétaires seront plus près de se libérer quand ils liront Joyce [plutôt qu’une] littérature qui se contente de rapporter des anecdotes. » Le même Bernard Noël affirmait avec toute sa bonne conscience de gauche qu’il détestait les « gagneurs et préférait les perdants… » Faut-il lui demander, lui qui passe pour un écrivain engagé dans les couloirs feutrés de la littérature française, où il se situe et pourquoi il ne fait pas de différence entre vaincus et perdants ? Sait-il - il le sait sûrement [4] - que les premiers ont lutté toute leur vie pour l’emporter et que les seconds se sont seulement conformés au rôle que la société leur assigne ?

Pourquoi ce préambule ? Parce que le roman de Jann-Marc Rouillan s’inscrit dans la lignée d’une littérature prolétarienne selon l’acception qu’en donne Henry Poulaille [5] et que cette question importante semble aujourd’hui retrouver tout son sens avec le prétendu écroulement des idéologies qui masque mal son vrai visage : celui du triomphe du capitalisme. Il s’agit de ne pas laisser la bourgeoisie victorieuse sortir vivante de l’impasse où elle s’est mise. Il s’agit de faire entendre des auteurs dont le travail d’écriture n’a pas d’autres ambitions que de traduire, en mots et avec l’aide de leur sensibilité, les expériences et la guerre sociale dans laquelle ils sont engagés. Jann-Marc Rouillan fait partie de ceux-là.

Quel est le projet littéraire du prisonnier Jann-Marc Rouillan quand il écrit La Part des loups ? Qui est Jaume, le personnage central du roman ? À la demande d’une journaliste du Nouvel Observateur [6], Jann-Marc Rouillan confiait que son personnage était « un “moi idéalisé”, sorti tout droit de [sa] jeunesse. À la fois une transposition et une projection sur la mémoire des combattants espagnols contre le franquisme ». Un homme du peuple fidèle à ses origines sociales et aux luttes révolutionnaires. À la question de savoir si c’est une seconde vie qui commence avec cette carrière d’écrivain, Jann-Marc Rouillan répond : « Non ! Jusqu’à nouvel ordre, je suis et je reste un prisonnier… Mais, surtout, il n’y a pas de rupture entre la lutte et l’écriture. La littérature est une poursuite de la lutte par d’autres moyens, d’autres armes. C’est ce que Jaume veut nous dire avec les murets qu’il remonte quand tout le monde veut l’oublier, lui et la lutte qu’ils ont abandonnée. D’ailleurs, on voit aussi comment on est reçu quand on sort de la place qu’on nous a donnée… ».

Non, je ne suis pas un écrivain, dit le prisonnier Jann-Marc Rouillan, qui rejoint là (mais est-ce vraiment un hasard ?) ce que dit le paysan Marius Noguès [7] :

« Je ne me considère pas comme un écrivain mais plutôt comme un témoin. Le livre c’est ma tribune. Un écrivain en effet est celui qui rumine son travail, qui n’apporte des choses ni sincères ni spontanées. J’appellerai écrivain celui qui va chercher le lecteur, qui va se mouler dans ses goûts, qui sont aussi ceux que lui demandent d’exprimer les éditeurs qui le font vivre. Voilà pourquoi je ne suis pas un écrivain. Je voudrais ajouter autre chose. Je n’aime pas la formule écrivain-paysan. Elle est discriminatoire. C’est une manière de rabaisser le peuple. Il y a des paysans qui écrivent, voilà tout. Il n’existe pas de catégorie sociale ayant pour vocation l’écriture. L’écriture est l’expression d’une sensibilité qui cherche à s’exprimer par les mots. Et chacun devrait pouvoir faire part de son expérience [8]. »

Son expérience de prisonnier, Jann-Marc Rouillan tente avec ses livres [9] d’en révéler les mécanismes : « Pour aborder le secret social de la prison - ce que je vis chaque jour -, j’ai dû abandonner l’écriture documentaire. Par nécessité. À part quelques chroniques, je ne parviens plus à affronter et à dévoiler la réalité frontalement [10]. » La nécessité littéraire du roman La Part des loups naît de cette volonté de dévoilement, elle emprunte les voies de la fiction pour raconter une aventure en trois temps : prise de conscience, lutte armée et emprisonnement. Les titres des trois chapitres s’éclairent à cette lecture : « Sur la terre amère », « Guérilleros », « Solitudes… ».

Citons seulement l’amorce de la troisième partie :

« Après avoir refusé de déposer les armes, Jaume était seul mais si léger… Soulagé. Jusque-là, il s’inquiétait de tout. Comment organiser les réserves, les munitions, les voyages, les rendez-vous… À cette heure, ce qu’il avait à faire, somme toute, était facile, même si, à tous, cela paraissait inutile. Il ne vivrait plus dans l’urgence, et n’avait plus de comptes à rendre. Il persisterait dans la sierra, oui, avec simplicité. Il serait là avec sa mitraillette. En guise de témoignage, peut-être ? »

La singularité et la grande force de ce roman tiennent sûrement à ce projet de dévoilement, à cette double lecture qui nous permet de partager l’intimité du travail de mémoire et de retour sur son parcours que Jann-Marc Rouillan mène patiemment dans sa cellule. « Ce qui lie fondamentalement l’usine et la prison, c’est la volonté de s’en échapper. Un littérateur ou un sociologue peut discourir autant qu’il le désire sur le monde du travail et de la prison. C’est toujours sans risque. Il est protégé parce que, en dehors de cette histoire sociale, il observe [11]. »

Alors que nombre d’écrivains patentés ou aspirants à l’être ont pris comme sujet la condition ouvrière, que des scientifiques étudient avec « précision » la misère carcérale, est-il permis à un prisonnier, à un ouvrier, à un paysan de se saisir de l’écriture pour dire le monde et faire œuvre littéraire ? L’œuvre brûlante de Jann-Marc Rouillan, dictée par la nécessité et par sa position sociale, et s’inscrivant dans la longue histoire de l’émancipation de l’homme par l’homme pourrait bien annoncer le renouveau de l’indispensable « entreprise de démolition » menée par la littérature. En effet, que peut la littérature ? Elle peut - si ceux qui écrivent le veulent - étendre à d’autres champs le questionnement sur la liberté qu’elle réclame sans cesse pour elle-même. Cela implique au moins que la littérature cesse d’être le pré carré d’une élite bourgeoise ou cherchant à le devenir, que le champs littéraire s’ouvre largement aux expériences d’écritures prolétariennes, enfin que ce questionnement sur la liberté puisse gagner par contagion d’autres champs (éditorial, universitaire, journalistique, syndical, commercial, politique, etc.). Voilà peut-être le sens de la lutte que Jann-Marc Rouillan poursuit dans l’écriture. Celle-ci passe par l’affirmation d’une position prolétarienne capable de révéler depuis le champ littéraire les mécanismes politiques et sociaux du système capitaliste dans lequels nous vivons. En effet, la question se pose à tout prolétaire qui écrit et dont la voix semble soumise (inévitablement ?) à l’horizon du devenir bourgeois : quel est la plus grande victoire, écrire ou être écrivain ? et la plus cuisante défaite, écrire ou être écrivain ?

**

Si la figure de Jaume s’apparente à celle du héros, si son « destin » le condamne finalement aux « solitudes », il n’y a chez lui aucune volonté de retrait, aucun désir de sortir du troupeau, aucune incertitude existentielle, mais une volonté de conquête qui, dans son rapport au monde et à la nature, dans son refus du modèle social dominant, le conduit à une lutte incessante pour la vie, pour une vie enfin délivrée des valeurs morales étriquées et mortifères de la bourgeoisie. Pour une vie humaine mêlée aux choses et aux êtres qui ferait écho aux interrogations de Jean Giono :

« Il y a bien longtemps que je désire écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde. […] On s’est servi d’un fleuve pour faire charrier à travers un roman des alluvions de terreur, de mystère ou de force. […] Oui, on s’est servi de tout ça. Il ne faut pas s’en servir. Il faut le voir. Il faut, je crois, voir, aimer, comprendre, haïr l’entourage des hommes, le monde d’autour, comme on est obligé de regarder, d’aimer, de détester profondément les hommes pour les peindre. Il ne faut plus isoler le personnage-homme, l’ensemencer de simples graines habituelles, mais le montrer tel qu’il est, c’est-à-dire traversé, imbibé, lourd et lumineux des effluves, des influences, du chant du monde. Pour qui a vécu un peu de temps dans un petit hameau de montagne, par exemple, il est inutile de dire combien cette montagne tient de place dans les conversations des hommes. Pour un village de pêcheurs, c’est la mer ; pour un village des terres, ce sont les champs, les blés et les prés. On ne peut pas isoler l’homme. Il n’est pas isolé. Le visage de la terre est dans son cœur. Pour faire ce roman il ne faudrait que des yeux neufs, des oreilles neuves, des chairs nouvelles, un homme assez meurtri, assez battu, assez écorché par la vie pour ne plus désirer que la berceuse chantée par le monde [12]. »

Jann-Marc Rouillan, qui dit vouloir renouer avec la « littérature prolétarienne d’avant-guerre », semble lui répondre avec ce roman picaresque où il évoque, à travers la « solitude » de Jaume, les rapports de la nature et du langage :

« Dans son immense quiétude, la Maladeta ronronnait d’une respiration de géant endormi. Elle vivait. Les pics dressés tranchaient les nuages de leurs lames de pierre. Ils s’enveloppaient de lumière comme l’hiver on s’emmitoufle dans une lourde pèlerine. La montagne dominait de sa puissance minérale les prairies, la forêt, l’atmosphère et tout le vivant, les bêtes et les rares hommes montant si haut et toujours attentifs à son humeur. Il l’aurait crue indifférente ; pourtant ses bruits intimes, le craquement de la branche morte, la pierre qui roule, le courant vif du torrent, le battement de l’aile du hibou, le bruissement des feuilles dans la brise d’un soir d’été, jusqu’au moindre détail consacraient son existence assoupie, comme les talons résonnant sur la terre battue du sentier, le crépitement du feu de petit bois. Même ses cauchemars de rhétorique ne lui semblaient pas étrangers : parfois la montagne lui répondait, plus loin au-delà de l’écho, un phrasé à peine audible descendu d’un rêve comme d’une comète d’or. Jaume aimait la parole, pareil à ses congénères bergers sur les estives. Jusqu’au bout, il sera resté l’un d’entre eux, l’un parmi eux, même et surtout pour cette aventure des mots, cette façon de penser à haute voix, de se conter des histoires sans fin et parfois sans queue ni tête. L’important est de dire, de tisser une toile de paroles telle une grand-voile pour un grand voyage. Les mots eux-mêmes, leurs combinaisons, finalement il n’y prenait pas garde. L’essentiel est dans l’harmonie. Pour la signification, pareillement, il s’en foutait pas mal, au contraire il prenait un malin plaisir à détourner les sens, à renverser les syllabes, à débaucher les règles grammaticales. Il inhalait le parfum rare des mots sereins, limpides, des mots affranchis, débarrassés des droits de douane, des quotas et des quotes-parts, des pourcentages et du non-dit. Il titubait à cette ivresse verbale, et quand ça tanguait trop il s’asseyait sur une pierre, ou s’allongeait sur l’herbe pour une sieste. Les mots de Jaume n’étaient jamais pressés. Ils aimaient prendre leur temps. Maintenant ils en avaient tout le loisir, bien que les mois fussent comptés, en un décompte terrifiant, en un calendrier bouleversé, quand l’idée passe du côté de la feuille arrachée qui s’envole, et que tout s’inverse, renversé par l’exactitude de l’heure. La fin rend fragile la conscience qui la devance. L’être hésite à rendre les armes. Les jours, les nuits semblent insignifiants. Quel est le chemin le plus rectiligne ? Celui sur lequel on avance sans pâlir à son ombre passée, sans regret, sans rien qui n’entache le bout du soulier, sans peur du jour d’aujourd’hui et de demain… Quand la mort n’est plus qu’une découverte, une façon d’aller voir ailleurs si on y est, d’être moins seul peut-être. Quand la mort n’effraie plus, pareille à l’animal et à sa légèreté, l’existence s’éclaire d’un rythme céleste. »

**

Il paraît que rien ne peut plus vous étonner, vous déranger, vous émouvoir. Vous ne vous interrogerez pas en trouvant, dans ce roman écrit par un prisonnier, en transit depuis dix-huit ans dans le béton des centrales, l’écho des interrogations de Jean Giono sur le roman et la place de l’humain qui ont abouti à l’écriture du Chant du monde, du Poids du ciel ou de Que ma joie demeure. Vous ne serez pas surpris par la jubilation de Jann-Marc Rouillan quand il évoque le ciel, l’herbe, la texture des arbres et le travail des pierres avec des mots comme une bouche qui voudrait tout saisir et tout goûter. Vous ne partagerez pas son dégoût pour la très sainte Église et pour l’amour immortel qu’elle voue à la propriété. Vous ne verrez pas que l’agonie de Jaume répond au « Dormeur du val » de Rimbaud. Ça vous laisse définitivement froid, un tel appétit pour les mots, pour la vie, pour ce qu’il est possible d’écrire et de vivre quand on est libre. Vous direz : c’est un prisonnier qui écrit pour se libérer, c’est un ouvrier qui cherche ses chaussures, c’est un paysan qui veut respirer, c’est le soldat d’une armée morte, et vous ne comprendrez rien à tous ces mots que vous avez rangés sur le rayon des anecdotes.

« Ni vieux ni traître » est le titre d’un documentaire en préparation de Pierre Carles sur les anciens compagnons de route d’Action directe. Le titre indique un refus de durer qui n’est pas refus de vieillir ni de mourir, mais refus de se soumettre et de vivre dans cette soumission. À quoi bon survivre dans un monde qui ne souhaite qu’une chose, nous faire crever [13] ? Vivons ici et maintenant comme cela nous chante et luttons férocement contre ceux qui cherchent quotidiennement à nous faire la peau.

Notes

[1] La Part des loups, collection « Marginales », Agone, 2005.

[2] Auteur de Tuta blu, Actes Sud, 1982 (réédition 1999 et 2002).

[3] Comment s’écrit le monde du travail en Europe, colloque organisé par Tec-Criac en 1996 et publié en 2000 par la revue Commune (Le Temps des cerises), avec notamment Bernard Noël, Olivier Apert, Tommaso di Ciaula, Philippe Bouquet, Jérôme Radwan, Sarah Richardson, Kurt Küther, Christine Moskwa, etc.

[4] Pour s’en persuader, il suffit de lire un échange de lettres intitulé « La Pornographie », publié en annexe du Château de Cène (Gallimard, coll. « L’Imaginaire », 1990), et dans lequel Bernard Noël revient sur le procès qu’on lui fit suite à la publication du Château de Cène. Sa défense, assurée par Roland Dumas, consistait à dire qu’il était un « bon écrivain, donc un écrivain inoffensif ».

[5] Sur ce sujet, on peut lire avec profit les ouvrages d’Henry Poulaille Nouvel Âge littéraire (1986) et La Littérature et le Peuple (2003), publiés par les éditions Plein Chant. « Notre position », éditorial du Bulletin des écrivains prolétariens n° 1, publié en mars 1932 et repris dans La Littérature et le Peuple, analyse les raisons qui assurent à la littérature prolétarienne son originalité et sa pérennité face aux mouvements littéraires se réclamant du prolétariat. « Il ne s’agit pas, comme certains paraissent le croire, d’une nouvelle école se proposant un renouvellement des thèmes littéraires, mais avant tout d’un phénomène social. […] Il nous suffit de puiser dans nos souvenirs, de montrer, sans rien y changer, la réalité telle qu’elle nous est apparue à notre entrée dans le monde pour faire œuvre révolutionnaire. » Les violents affrontements idéologiques des années 1930 ne seront pas à l’avantage du « groupe » de Poulaille, qui sera laminé par la machine communiste et récupéré par les populistes.

[6] Entretien réalisé le 12 mars 2005 avec Thierry Discepolo, des éditions Agone. Article d’Agathe Logeart, « Le soldat de l’armée morte », Le Nouvel Observateur du 31 mars 2005.

[7] Auteur de plusieurs livres, dont Terre des hêtres en Gascogne, Cheminements, 2002 ; Petite chronique de la boue, Plein Chant, 1990 ; Grand Guignol à la campagne, Plein Chant, 1985 ; Contes de ma lampe à pétrole, Plein Chant, 1984). Voir aussi le n° 16-17 de la revue Plein Chant qui lui est consacré : « Avec Marius Noguès », sous la dir. de Guy Bordes, 1979.

[8] Entretien avec Philippe Geneste, in Paysans, dernier siècle ? revue Marginales n° 1, 2002.

[9] Je hais les matins, Denoël, 2001 ; Paul des épinettes, L’Insomniaque, 2002 ; Le Roman du Gluck, L’Esprit frappeur, 2003 ; Lettre à Jules, Agone, 2004.

[10] Extrait de sa correspondance avec Jean-Pierre Levaray, qui sera publiée en annexe de l’édition en poche de Putain d’usine et d’Après la catastrophe, aux éditions Agone, collection « Éléments », 2005.

[11] Ibidem

[12] « Le Chant du monde », dernier texte du recueil Solitude de la pitié, Gallimard, 1932.

[13] Faisant suite à un article publié sur le site Internet de TF1 « Le nouveau combat d’Action directe » qui relatait les demandes de libération des membres du groupe Action directe et les différentes manifestations de soutien qui eurent lieu devant les prisons françaises le 26 février dernier, un forum fut inauguré où chacun pouvait donner son avis. L’écrasante majorité des messages (comment sont-ils choisis ?) s’insurge de la possible libération conditionnelle de ces meurtriers (après dix-huit ans d’emprisonnement), et presque un message sur deux demande qu’ils crèvent en détention. C’est édifiant ! On peut penser, au vu de ces propos humanistes, que TF1 fait plutôt bien son travail de propagande auprès des cerveaux disponibles. http://news.tf1.fr/news/france/0,,3204732,00.html.


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