« Ce n'est pas ce qui est, mais ce qui pourrait et devrait être, qui a besoin de nous »
Cornelius Castoriadis
À la fin de l’année 1999, les éditions Le Temps qu’il fait faisait paraître un volume de textes de Georges Perros, intitulé Lectures pour Jean Vilar. Retour, avec les éditions Le Temps qu’il fait, sur la présentation de ce livre toujours d’actualité.
La collaboration entre Perros ( alors Poulot) et Vilar a sans doute début par un malentendu : le directeur de théâtre est persuadé qu ’il va débusqu er l’auteur maison. Le lecteur , lui , se convainc qu ’il doit chercher une aiguille dans une botte de paille. Et il prépare des réponses sa s concession destinées à ces tortionnair es que sont les expéditeurs de manuscrits.
Le ton Perros est déjà là ; la grisaille d’un résumé n’est pas son genre . Il interpelle Vilar , en fait son interlocuteur, le prend à témoin , l’invite à vérifier une intuitio favorable, et de temps en temps ironise sur les conditions financières qui sont faites au Souffre-lecteur : « N’ augmentez pas mon salaire , je me croirai obligé de tout lire, et vous de venir à mon enterrement ».
Un livre, donc, à découvrir sans plus tarder, aux éditions Le Temps qu’il fait (ISBN 2-86853-312-4, parution 1999).
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