Pas de roman, bonne nouvelle !

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lundi, mars 11 2013

Un entretien avec Michel Baglin, nouvelliste (sur Télé Toulouse)

baglin.jpghttp://www.tlt-vod.com/Mstr.php?lk=03659228864120&Em=36&Vd=2490

mercredi, mars 6 2013

LECTURE PUBLIQUE

ALD

http://limagesonore.net Daniel Martin-Borret rue de la Cantarelle 48370 Saint Germain de Calberte France tel : +33 (0)4.66.65.91.02 mob : +33 (0)6.98.28.79.99

lundi, janvier 21 2013

PRIX DU CABRI D'OR 2013

Le prix du Cabri d'or 2013 de l'Académie cévenole
sera décerné le vendredi 25 octobre 2013 à 1i h, salle des Etats de l'Hôtel de ville d'Alès.
Son montant est de 5000 euros. Il s'agira donc du 27ème Cabri d'or. Il est rappelé que l'Académie cévenole organise ce prix en partenariat avec la Ville d'Alès, la Communauté d'Agglomération du Grand Aies et la Librairie Sauramps en Cévennes. Le Cabri d'or est attribué chaque année, vers la mi-octobre.

Chaque oeuvre devra être originale et en langue française. Aucun livre autoédité, à compte d'auteur ou réédité ne sera accepté. La parution de l'œuvre ne pourra être antérieure au 1er juillet 2012 et postérieure au 30 juin 2013. Les éditeurs devront envoyer, avant le 30 juin 2013. huit exemplaires de chaque œuvre (une pour chaque membre du jury) à Madame Roberta POUGET, Directrice de la Librairie SAURAMPS, n° 2 Place Saint Jean, 30100 ALES.

Une première sélection sera assurée par le jury ; les ouvrages retenus ne seront pas restitués ; ceux non retenus seront renvoyés. Tout renseignement complémentaire concernant l'expédition des livres peut être demandé à Madame Roberta POUGET (Librairie SAURAMPS, téléphone 04.66.52.18.25.). Pour tout contact divers concernant l'organisation, vous avez la possibilité de joindre Jérôme CAÏA, membre de l'Académie cévenole et responsable de l'organisation du Cabri d'or (tél. 04.66.78.65.09. - courriel j.caia@oranqe.fr) ou bien Christine CHAUVIN, Secrétaire de la Commission d'organisation du Cabri d'or (tél. 04.66.56.10.40.-courriel Christine.chauvin(5)ville-ales.fr)

UNE FORÊT CACHÉE

Une forêt cachée

156 portraits d'écrivains oubliés ÉRIC DUSSERT Préface de Claire Paulhan editions La Table Ronde 608 pages, 20,60 €

DUSSERTChroniqueur au Matricule des Anges, blogueur et éditeur, Éric Dussert a réuni ici ses portraits d'auteurs méconnus, se livrant à une « entreprise de restauration du patrimoine » qui réserve bien des surprises :

« Souligner des types, relier des faits pour corriger les à-plats de la doxa de notre époque, relire et réévaluer des œuvres, vives encore, coincées dans l'ombre portée du surréalisme ou de quelques grands noms statufiés, soupeser des sources inexploitées, voilà tout ce qui m'a passionné durant ces vingt dernières années. C'est bien peu, mais quels bonheurs j'y ai trouvés ! Et le plus beau, c'est que, contre toute attente, la fréquentation de ces ambitieux à tocades, métromanes suffisants, candides fumistes, rombières effrontées, bretteurs inconscients, maladroits au front étoilé, illuminés géniaux, inspirés nuageux, lyriques discrets, m'a finalement instruit sur les us et passions de nos contemporains : il n'y a rien de plus proche de l'ambition littéraire d'hier que celle d'aujourd'hui. »

Né en 1967 à Grenoble, Éric Dussert est depuis 1992 coordonnateur de la numérisation des livres à la Bibliothèque nationale de France
 (Gallica). Spécialiste de l'histoire littéraire française des deux siècles
 derniers, collaborateur « historique » du Matricule des Anges ainsi que des revues Brèves ou La Revue des Revues, il anime ailleurs un blog (alamblog.com), où s'exprime sa passion des marges de la littérature. Éditeur de la collection « L'Alambic »,a publié La littérature sans estomac de Pierre Jourdevec Éric Naulleau (2001). Il est l'auteur d'un pamphlet remarqué, Comme des enfants. L'âge pédophile du capitalisme (Anabet,
2006), ainsi que d'une anthologie de nouvelles anciennes,
La littérature est mauvaise fille (Atelier du Gué, 2006)

jeudi, janvier 3 2013

CONCOURS DE NOUVELLES

Le Centre Littéraire d'Impression Provençal vous présente Le concours de nouvelles Saint-Maximin

1er prix 500 € 2ème prix 200 € 3ème prix 100 € Édition des 10 lauréats

Thème Première journée d’un voyageur venant d’un autre monde

Racontez cette histoire à votre façon

Pour tous renseignements, consultez le site apc83.amlo.fr" ou demandez-le par mail à apc83@amlo.fr Date limite 28 février 2013

Association Provence Culture 1012 Chemin du Petit Recours - 83470 Saint-Maximin-la-Sainte-Baume ( 04 94 72 34 46 – 06 05 27 28 83 )

lundi, novembre 26 2012

LIRE BRÈVES SUR VOS TABLETTES...

REJOINDRE LE SITE SCOPALTO : http://www.scopalto.com/revue/breves

mercredi, octobre 24 2012

« Post-scriptum au chien noir »

Jean-Claude Tardif

« Post-scriptum au chien noir »

''Le temps qu’il fait, éd. 116 pages. 15 euros''

post scriptumLe « chien noir », c’est la guerre d’Espagne qui a marqués pour toujours plusieurs générations d’exilés et de victimes de la tragédie annonçant la Seconde Guerre mondiale. Jean-Claude Tardif poursuit son entreprise de remémoration commencée avec « La Nada », cette fois par le biais de portraits.

Avec ce recueil de huit nouvelles paru aux éditions du temps qu’il fait, Jean-Claude Tardif donne une suite à cet autre recueil de nouvelles paru en 2009 à la même enseigne sous le titre « La Nada », qui évoquaient l’Espagne de la défaite républicaine, de la Retirada et de l’exil, l’Espagne meurtrie. Cette fois encore, c’est la grande histoire qui s’invite dans ces pages, la tragédie d’un peuple confronté à la guerre civile, au fascisme, à la fuite et à la nostalgie. Mais alors que l’auteur rapportait des faits et des anecdotes, témoignait et multipliait les scènes parfois hallucinantes, il s’emploie surtout cette fois-ci à brosser des portraits. Bien sûr, à travers ses personnages d’Espagnols dont la pensée est toujours restée là-bas, de l’autre côté des Pyrénées, c’est encore une même douleur qui emplit les silences et se devine sous les traits vieillis, et le même idéal de fraternité qui se survit.

Des drames individuels et universels à la fois

Cette galerie de portraits s’ouvre avec Antonio, le grand père qui était la figure centrale de « la Nada », celui qui n’a plus même « le goût des larmes ». On y découvre aussi Barto, l’ancien compagnon d’armes tourmenté par le remord d’avoir laissé la vie sauve à un fasciste, Manuel le cantonnier, Marisol hantée par le souvenir de son mari supplicié, Dolorès violée par un phalangiste, Lucas rêvant de rendre justice aux siens, Luis, le clochard qui n’a « passé son temps qu’à vieillir » depuis qu’il a quitté son pays et le front de l’Èbre. Ou Miguel Jaime, l’ancien carabin qui a sauvé tant de jeunes blessés à la bataille de Belchite et y a laissé lui-même un bras… Comme dans ses autres recueils de nouvelles, notamment « la Nada », Jean-Claude Tardif témoigne ici d’une belle maîtrise de la narration et de l’ellipse, en ménageant souvent une sorte de suspense qui amène le lecteur à deviner le secret des personnages. Cet art du non-dit et du lent dévoilement augmente encore la force de ces drames qui sont individuels et universels à la fois («L’expérience est une chose que l’on acquiert juste après en avoir eu besoin »), mais qui tous participent d’une mémoire collective. « On n’accouche pas de ses peines », dit un personnage et c’est un fait que nul jamais ne s’en libère dans ces pages sombres, pas plus que dans la réalité d’une guerre qui a ensanglanté le sud de l’Europe, préfigurant son embrasement général. Mais chacun les a intégrées, ses souffrances, au point de s’identifier à elles ; dès lors, comment s’étonner que personne ne veuille être dépossédé de sa vie ?

Michel Baglin

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