Marginales

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mercredi, mai 19 2010

Zinzin poètes - deuxième numéro

SABOTAGE À TOUS LES ÉTAGES !

avec le collectif Manifeste rien

Cette deuxième émission est consacrée à un collectif d'acteurs, techniciens, musiciens et poètes... dont de nombreux textes enregistrés ponctuent l'émission.

Enregistré dans la nuit du 30 avril au 1er mai au labo « Fées d'hiver » à Embrun

Première diffusion le dimanche 16 mai à 1 heure du matin, Rediffusion aléatoire...

Radio Zinzine - écoute en ligne : http://213.251.135.149:8000/radio-zinzine-live

Les émissions seront bientôt en ligne sur ce blog.

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dimanche, mai 9 2010

Marchons ensemble dans la nuit obscure !

«Ce n’est que le début d’une grande guerre.»

(Une manifestante, Athènes, 5 mai 2010)

Ce texte écrit par deux provocateurs (parmi 200 000 !) revient sur la grève générale du 5 mai et les circonstances de la mort de trois employés dans l'incendie de la banque Marfin à Athènes. Il insiste sur la responsabilité collective des forces en présence en lutte contre la classe bourgeoise et rappelle que les patrons savent qu'ils « sont en guerre » et où sont leurs intérêts. Il prévient contre la volonté de certains groupes de se réfugier sous la tutelle de l'État au lieu de s'organiser à la base... Il appelle à une mobilisation toujours plus large des travailleurs contre ceux qui les exploitent et s'enrichissent de cette exploitation et à marcher ensemble dans la nuit obscure en demandant à tous d'éteindre le programme télévisé, d'occuper les lieux de travail, les magasins, les rues et d'opposer à l'État policier et à sa terreur l'arme de la critique et la critique des armes...

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vendredi, avril 2 2010

L'Infrabasse à Embrun (05)

L 'Infrabasse par le collectif Manifeste Rien

le vendredi 30 avril, 20h30 à Embrun avec Fées d'Hiver.

« Chacun, dans sa petite maison, peut s’adonner à sa petite passion. Télécharger une pathologie, chercher une origine, créer un commentaire. Chacun, dans le silence propice des dénonciations, peut boire au calice de la pornographie. Chacun peut ouvrir son espace pendant que les métaflics du marketing quadrillent les rues et les rêves. » Auguste Samsa

L'Infrabasse interroge notre société à partir de ses innovations technologiques : quels effets sur la constitution ou la disparition du dialogue ; quel impact sur l’inconscient collectif ; quelles transformations et quelles métamorphoses ?

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mardi, mars 30 2010

Zinzin poètes - premier numéro

QUAND ON AIME IL FAUT PARTIR !

avec les poètes Serge Navetat et Serge Pey

La première émission est consacrée à ces deux poètes dont de nombreux textes enregistrés ponctuent l'émission.

En direct le dimanche 4 avril entre 1 h et 3 h du matin, rediffusion le mercredi 7 avril à 22 heures

Radio Zinzine - écoute en ligne : http://213.251.135.149:8000/radio-zinzine-live

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lundi, février 15 2010

Les journaflics ont compris d'où vient la menace : c'est nous !

Dans un ouvrage récent [1] Mathieu Rigouste montre comment les militaires ont bien senti dès le début des années 1960 l'intérêt que pouvait représenter les médias de masse (presse, télévision, radio) pour diffuser dans la population « l'esprit de défense ».

La synthèse des travaux de la 18e session de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) établissait ainsi, en 1965 : « Il faut que le citoyen soit constamment conscient des valeurs qu'il veut défendre, ainsi que des menaces qui pèsent sur elles (…) Il faut qu'il soit constamment associé aux mesures prises pour les protéger et qu'il ait le sentiment d'y participer, d'y adhérer. » La 19e session, en 1966, précisait « L'ignorance est le grand mal dont souffrent les Français en matière de défense de ces valeurs ». La tâche de l'ORTF étant de « faire prendre conscience au citoyen du "patrimoine" qu'il a à défendre, des menaces qui existent... »

« Faire connaître la menace, tel est bien le premier objectif prioritaire d'une information nécessaire. »

''L'article qui suit de Mona Chollet (elle a eu le courage de regarder jusqu'au bout la soirée thématique d'Arte intitulée assez ironiquement « main basse sur l'info ») nous apprend que la menace qui risque de remettre en cause les trois saintes valeurs du capitalisme triomphant dont nous ignorons les bienfaits (propriété, travail, argent) : c'est nous !

Bon, j'extrapole, en fait c'est la Toile (avec un T kapital) qui ressemble furieusement à l'image que ce beau linge se fait d'un monde qui ne serait plus à son service : un cauchemar !''

Notes

[1] L'ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine, La Découverte, 2009

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samedi, décembre 19 2009

Arbeit macht nicht frei (le travail ne rend pas libre)

« Le travail rend libre » disait l'enseigne volée ce vendredi à Auschwitz (Pologne).

« Nous demandons aux états désunis de renoncer au capitalisme, aux banques d'abolir l'argent, aux entreprises et aux prisons de libérer les salariés et les prisonniers, aux propriétaires d'ouvrir leurs maisons à ceux qui n'ont pas de logement. Quand tout cela sera fait, nous remettrons alors à sa place l'inscription en fer forgé qui surmontait le portail du plus célèbre camp de concentration de Pologne. »

C'est par ce communiqué laconique que des militants anti-travail ont revendiqué leur geste. Les autorités polonaises inquiètes de la tournure prise par les événements ont préféré taire la teneur de ce communiqué jugé « puéril et idiot » et offrir près de 30 000 euros de récompense pour retrouver cette inscription présentée comme le symbole « du cynisme et de la cruauté des nazis » (…) « Tout doit être mis en oeuvre pour trouver et punir les coupables, et j'appelle tous mes compatriotes qui le peuvent à aider les forces de l'ordre. » a déclaré le président polonais Lech Kaczynski dans un communiqué.

On croit rêver !

Pour mieux comprendre les enjeux de cette action, vous pouvez lire ci-après le premier chapitre du Manifeste contre le travail écrit par le groupe Krisis...

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vendredi, décembre 11 2009

Jean-Marc Rouillan : une année de liberté… volée !

Nous relayons l'invitation des camarades de « Ne laissons pas faire » qui se battent pour faire sortir de prison les militants d'Action directe... Rappelons que Jean Marc Rouillan et Georges Cipriani ont accompli tous les deux leur peine de sûreté, (soit 18 années de prison). Si comme les juges le prétendaient à l'époque, ils sont des « assassins » de droit commun, ils seraient sortis de prison depuis longtemps. Ce qui leur vaut l'acharnement de l'État, c'est bien sûr d'avoir exécuté un patron et un général de l'armée française (le monde à l'envers !) mais surtout d'avoir assumé, collectivement, une identité politique qui prône la destruction du capitalisme et l'émancipation du genre humain.

Vous pouvez signer la pétition lancée il y a un an par « Les Mots en marche » et le journal CQFD...

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lundi, décembre 7 2009

« Si nous désertons du rôle qu'on a voulu nous faire jouer, c'est pour pouvoir reprendre la lutte. »

L'article qui suit rédigé par les dix personnes mis en examen dans l'affaire de Tarnac a été publié le 4 décembre 2009 accompagné d'un encart (du journal Le Monde) sur les conséquences que celui-ci pouvait avoir sur ses rédacteurs... Au-delà des formules pleines d'humour et de bons sens, c'est bien la désertion du rôle que l'on voudrait leur faire jouer (celui d'ennemi public ou de fer de lance de la contestation) qui est affirmée ici. Un rôle qui comme les autres éloigne d'une lutte contre un système absurde et criminel qui n'est perdue que si « nous » renonçons à la mener ensemble. Une désertion aussi du « poste » de travail qui nous assigne à la cadence d'un monde qui ne nous va pas.

En préambule de cet article, nous plaçons un extrait d'un livre d'Auguste Blanqui (1805-1881)[1] récemment republié.

Notes

[1] Celui-ci doit son surnom « l’enfermé » au fait qu'il passa la plus grande partie de son existence (près de 37 ans) en prison à cause de ses opinions politiques.

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jeudi, décembre 3 2009

Ce que fait la justice ?

« La justice pénale est en train de devenir une justice fonctionnelle (cf. « paix perpétuelle »). Une justice de sécurité et de protection. Une justice qui, comme tant d’autres institutions, a à gérer une société, à détecter ce qui est périlleux pour elle, à l’alerter sur ses propres dangers. Une justice qui se donne pour tâche de veiller sur une population plutôt que de respecter des sujets de droit. » Cette citation de Michel Foucault éclaire le rôle d'une justice aux ordres d'un État qui voudrait nous imposer une paix perpétuelle.

Dans un récent billet, nous rappelions le rôle de la police (qui tue impunément), ici, ce sont les juges dont la fonction elle aussi « crève les yeux ». Faire respecter la paix perpétuelle au bénéfice de ceux qui en jouissent et au détriment de tous les autres. La prison qui vient pour les « dix de Tarnac » ressemble à celle dont continuent de profiter de nombreux prisonniers politiques révolutionnaires détenus en France... Citons Georges Ibrahim Abdallah, Georges Cipriani ou Jean-Marc Rouillan qui sont en taule depuis près d'un quart de siècle au seul motif qu'ils n'ont toujours pas renié leur opinion politique, refusé un prélévement d'ADN ou pas dit ce qu'ils n'ont de toute façon pas le droit de dire. Rappelons à ceux qui crient à l'innocent ou au coupable que ceux-là ont purgés la peine que la justice leur avait infligé et que les autres n'ont pas encore été jugés ! Malheureusement, cela ne devrait pas empêcher les juges de faire leur travail d'injustice : mettre en prison ces dix là [1] avec les 65 000 milles autres prisonniers français pour mieux les punir d'avoir voulu échapper à leur haute surveillance.

La presse bourgeoise par la voix du Figaro, a déjà tiré les conclusions de l'article (que vous pouvez lire aussi ici) des « dix de Tarnac » publié chez son voisin vespéral, Le Monde : « Selon l'avocat, ses clients n'ont pour l'instant violé les obligations de leur contrôle judiciaire qu'une seule fois, au moment de la rédaction de leur texte. En lui accordant une telle publicité, les dix mis en examen se placent d'eux-mêmes sous haute surveillance. « Même dans les affaires de droit commun », souligne une avocate pénaliste parisienne, violer les modalités de son contrôle judiciaire est une rupture de contrat que la justice n'accepte pas. Selon elle, dès le fait avéré, les renvois en prison sont quasiment systématiques. »

Ce que fait la justice, ma brave dame, mon brave monsieur : « elle n'accepte pas » (que l'on se moque du contrat de surveillance qu'elle a rédigé à la sueur de son front), « elle renvoit en prison ».

Qu'on en finisse avec la police, la justice, l'argent, la propriété et le travail obligatoire, désertons ce système en faillite et libérons nous de tous ces malades !

Notes

[1] Une bonne nouvelle : la chambre de l’instruction de la cour d’appel a finalement décidé d’assouplir le contrôle judiciaire, maintenant seulement (sic) l’interdiction aux personnes mises en examen de « recevoir, rencontrer ou d’entrer en relation » entre elles. Vous pouvez lire ici le communiqué de l'AFP du 18 décembre. Sans donner suite à la demande d'une levée totale du contrôle judiciaire, cette mesure d'apaisement montre que le rapport de force est toujours en faveur des mis en examen. L'un de leur avocat commentant cette décision « espère » qu'un non-lieu tombera le plus rapidement possible.

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dimanche, octobre 11 2009

La police et la presse travaillent à Poitiers !

Suite à une manifestation contre les prisons à Poitiers, le samedi 10 octobre, et devant les mensonges véhiculées avec complaisance par la presse aux ordres (pour justifier la répression et l'enfermement de tous ceux qui osent encore dénoncer les conditions faites aux dominés ou s'opposer au monde morbide de Bouygues et consorts ?), nous diffusons ci-après le communiqué du collectif anti-carcéral de Poitiers. Nous appelons chacun à la solidarité avec les militants raflés ce samedi et plus largement avec tous les prisonniers de la guerre sociale. Nous sommes inquiets du sort réservé aux militants arrêtés et qui seront jugés ce lundi en comparution immédiate [1]. Nous rappelons que la violence policière a mutilé et tué de nombreuses personnes cette année sans que la justice bourgeoise soit sollicitée pour faire un « exemple » (mais on nous assure que des enquêtes sont en cours !)... De fait les jugements, quand ils ont enfin lieu, sont seulement révoltants, lire par exemple le très récent jugement de l'affaire de l'auto-tamponneuse-de-la-police à Marseille qui a coûté la vie à un gamin de 14 ans en juin 2007 ou encore le non-lieu rendu ce 12 octobre pour les deux policiers qui ont tués Moushin et Laramy à Villiers-le-Bel en novembre 2007...

N'hésitez pas à reprendre le communiqué ci-dessous et à vous tenir au courant sur des sites comme le Jura libertaire, Non-fides ou sur le blog du collectif contre la prison de Vivonne.

On voit que la contestation de la police, de la justice et des prisons a des raisons bien simples. Tout cet attirail ne sert pas à punir les criminels, il sert à protéger les plus puissants d'entre-eux afin qu'ils puissent continuer à tondre les moutons tranquilles...

Qu'on en finisse avec les prisons, libérons tous les prisonniers !

Notes

[1] Les condamnations sont tombées ce mardi à 1h30 du matin. 3 des 8 personnes jugées ont reçu des peines de prison ferme ! Même la presse aux ordres fait remarquer que les peines sont lourdes (mais le ministre avait demandé des sanctions !) pour les personnes arrêtées et des actes de vandalisme qui au final n'ont occasionné que de faibles dégâts matériels. Pour le détail des peines, vous pouvez le trouver ici.

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lundi, octobre 5 2009

Lectures Manifeste Rien en octobre 2009 à Martigues, Aubagne et Port-de-Bouc

La Société contre l’État de Pierre Clastres (éditions de Minuit) par le collectif Manifeste Rien.

Lecture spectacle suivie d’un débat.

Jeudi 8 octobre à la médiathèque Louis Aragon à Martigues (13) à 18 h 30 - 04 42 80 27 97

Mardi 20 octobre à la médiathèque Boris Vian à Port de Bouc (13) à 18 h 30 - 04 42 06 65 54



Manifeste Rien fait entendre La Société contre l’État. Une comédienne lit les découvertes du professeur Clastres à la rencontre des indiens Guayaki. Ces sociétés, que nous nommons primitives, ont vécu quelques dizaines de milliers d’années en refusant la division : maîtres- esclaves ; seigneurs-sujets ; dirigeants-citoyens... Le but de cette lecture n’est pas seulement d’apprendre qui était l’anthropologue Pierre Clastres, mais de partager les fruits d’un travail qui nous permet encore aujourd’hui de créer et de résister. À chaque fois qu’un ordre nous est assigné, à chaque fois que nous regrettons de participer à cette sinistre comédie du travail et du chômage, à chaque fois que nous sentons que le mensonge se répand dans notre pays, dans notre ville, dans notre famille… Demandons-nous qui parle ? Qui se dit le chef ? Pourquoi l’écoutons-nous ?



Comédienne : Virginie Aimone. Montage texte et mise en voix : Jérémy Beschon. Regard extérieur : Jean Battiste Couton. Intervenant lors du débat : Bernard Weigel (traducteur).

Entrée libre






Histoire Universelle de Marseille de Alèssi Dell' Umbria (éditions Agone) par le collectif Manifeste Rien.

Lecture spectacle suivie d’un débat.

Jeudi 15 octobre à l’Escale à Aubagne / Les aires St Michel (13) à 19 heures - 04 42 18 17 17



Au voyageur, Marseille apparaît comme une énigme : une ville fondée voici 2600 ans et qui semble au premier abord n’avoir pas d’histoire, ou si peu. Un des poncifs les plus ressassés prétend précisément que Marseille n’aurait jamais cessé de faire table rase de son passé. (…) L’absence de mémoire ne signifie pas l’absence d’histoire mais simplement que cette dernière est écrite par les vainqueurs ; et que Marseille, en tant que cité, a été vaincue. Cette absence est donc elle-même un fait historique. (…) Écrire l’histoire de Marseille à partir de la cité revient donc à jeter un éclairage inédit sur cette construction politique et culturelle qu’est la France. On peut même dire qu’à cet égard Marseille offre un point de vue imprenable…

« Qui m’a foutu une politique / Dirigée par des jeanfoutre ! / Qui m’a foutu ta République / Qui nous refuse un morceau de pain ! / Moi je veux pas mourir de faim ! / Maquerelle à cœur de hyène / Marâtre à l’estomac aigri, / Je te renie ! Tu n’es pas sainte. » Chanson de Victor Gelu – 1850.



Comédienne : Virginie Aimone. Mise en voix et montage de textes : Jérémy Beschon. Regard extérieur : Jean Battiste Couton. Intervenant lors du débat : Bruno le Dantec.

Entrée libre



http://manifesterien.over-blog.com

mercredi, juillet 22 2009

Ce que fait la police ?

Le court texte qui suit a été écrit en réaction aux tirs tendus de flash-ball par la police française ayant visé un petit groupe de manifestants qui avaient organisé un repas de quartier en protestation à l'expulsion du squat de « la clinique » le soir du mercredi 8 juillet 2009 à Montreuil.

Ces tirs tendus à hauteur de la tête ont touché violemment cinq personnes dont Joachim, 34 ans, qui a reçu une balle en pleine face qui lui a explosé l'œil. C'est la sixième personne à subir des dommages irréversibles à la suite d'un tir de flash-ball en moins de six mois : Joan, 25 ans, le 19 mars 2009 à Toulouse; Xavier, 14 ans, le 30 mars à Bastia; Samir, 18 ans, le 1er mai à Clichy-sous-Bois; Alexandre, 21 ans, et Bruno, 31 ans, le 9 mai à Villiers-le-Bel... Dans tous les cas (sauf celui de Bastia - jamais recensé - et pour cause le lycéen qui a passé deux jours dans le coma a décidé de ne pas porter plainte : « puisque ça ne sert à rien ! ») des enquêtes ont été ouvertes dont les résultats se font attendre... Le père de la dernière victime demande dans [une pétition lancée le 18 juillet que l'usage de cette arme soit interdit.

Rappelons aussi que la police française tue régulièrement. Les dernières victimes s'appellent Ali Ziri, 69 ans, « arrêté » par la police le 9 juin à Argenteuil et Mohamed Benmouna, 21 ans, « suicidé » en garde-à-vue le 6 juillet près de Firminy. Le dernier rapport d'Amnesty international (avril 2009) intitulé « Des policiers au-dessus des lois », présente quelques cas de violences injustifiables, dénonce le racisme et l'impunité des policiers français et préconise « une meilleure accessibilité à la justice pour les victimes de violences policière ». Un autre dossier qui mérite d'être lu et diffusé très largement et qui s'intitule sobrement « ratonnades » recense les très nombreux « assassinats » perpétrés ou couverts par la police depuis 1971. Il est tentant de mettre en parallèle les faits avec les déclarations d'un conseiller de Mme Amara concernant les émeutes qui ont suivi le « suicide » de Mohamed Benmouna à Firminy : « Ils vont participer à la réparation de ce qu'ils ont détruit. C'est une manière pédagogique de leur dire que même si l'on souffre, on ne casse pas tout ».

Pas de justice, pas de paix !

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vendredi, juin 19 2009

Contribution à une critique prolétarienne de l’éducation (2)

La suite du texte introductif de Philippe Geneste à son dernier ouvrage paru chez Acratie[1].

Notes

[1] Philippe Geneste Le Travail de l’école : contribution à une critique prolétarienne de l’éducation, éditions Acratie, 15 euros, 180 pages (en vente en librairie ou chez l’éditeur Acratie, L’Essart, 86310 La Bussière).

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Contribution à une critique prolétarienne de l’éducation (1)

Dans le texte qui suit Philippe Geneste présente un point de vue prolétaire sur la question éducative. Il rappelle que ce point de vue a un objectif : « construire un projet éducatif autonome du prolétariat », une histoire (celle du mouvement ouvrier) et qu'il passe nécessairement par une critique de l'école et des pratiques en cours.

L'importance du texte de Philippe Geneste, en ouverture de l'ouvrage qui vient de paraître aux éditions Acratie[1], est de montrer que les projets éducatifs actuels masquent (mal) derrière la division en filières (générale, technologique et professionnelle) un projet de reproduction sociale qui entend bien donner à chaque classe la formation « professionnelle » correspondante à sa fonction dans la société.

L'énonciation de cette vérité (simple analyse de classe de la situation) étonne et détonne face aux nombreuses analyses de l'école et de son fonctionnement qui ne s'attardent sur la complexité des processus éducatifs que pour mieux masquer l'usage social de contrôle et de reproduction à l'école par le pouvoir. La machine éducative qui pourrait servir à l'émancipation est bien le principal outil d'asservissement du peuple. « Il faut se rendre à l'évidence : les filières générale, technologique et professionnelle sont trois filières professionnelles et c'est pour cela qu'elles forment l'architecture du système éducatif. »

Notes

[1] Philippe Geneste Le Travail de l’école : contribution à une critique prolétarienne de l’éducation, éditions Acratie, 15 euros, 180 pages (en vente en librairie ou chez l’éditeur Acratie, L’Essart, 86310 La Bussière).

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lundi, juin 1 2009

Le refus de l'insignifiance

Dans ce court texte de Michel de Certeau (1925-1986) on peut lire que l'abstention (cette absence d'adhésion stigmatisée par nos élites depuis des décennies) n'est pas absence de critères ou d'idées mais bien refus de l'insignifiance des formes politiques proposées par des « autorités » socio-culturelles devenues insensées.

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Ce refus de l'insignifiance que « trop de pouvoirs s'attachent à ne pas introduire dans la discussion publique et se félicitent de ne plus entendre », engendre une réponse dont la "violence" est tout autre chose que « la sauvagerie stupide dont parle leur propagande », puisqu'elle vise au contraire « à fonder un langage sensé entre hommes (...) et à organiser les conditions de vie en fonction des raisons de vivre ». Soit pour le résumer en un mot à réaliser cette révolution communiste qui consiste à abolir les rapports aliénés engendrés par la marchandise.

Le 7 juin, opposez donc à l'insignifiance des programmes, votre absence ou la blancheur d'un bout de papier.

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lundi, avril 27 2009

12 heures contre l'antiterrorisme à Forcalquier !

Une journée de rencontre en solidarité aux prisonnier-e-s et mis-e-s sous contrôle judiciaire est organisée le 8 mai 2009 par le comité de sabotage de l'antiterrorisme de Forcalquier[1]. La journée du 25 janvier dernier avait rassemblé plus de 200 personnes sur la place du village, gageons que ce rendez-vous rassemblera tous ceux qui en ont ras-le-bol de la république bananière et qui veulent s'organiser face à la répression de l'État et à l'immobilisme des syndicats. Faisons converger nos luttes et souhaitons que ce mois de mai soit enfin celui d'une grève générale prolongée.

Demandez le programme !

Notes

[1] En présence, notamment, d'Éric Hazan, éditeur à La fabrique qui fera un exposé sur « le langage comme outil de soumission et de contrôle » et présentera le lendemain les 10 ans de ses éditions à l'invitation d'Éditer en haute Provence

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jeudi, avril 2 2009

Vers un printemps réel ?

Un court billet écrit par des étudiants de Lyon qui rappelle que la machine éducative reproduit, sépare et ennuie et que la grève, si on s'y colle, est un moyen de faire dérailler le train-train du général.

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lundi, mars 23 2009

Farce par le collectif Manifeste rien

Présentation de travaux à la Distillerie (Aubagne - 13)

Les 10 et 11 avril à 20 h30

Rue Louis Blanc - 13400 Aubagne, 09 72 96 21 03


Représentations au théâtre de Lenche (Marseille - 2e)

Du 21 au 25 avril.

Mardi, vendredi, samedi à 20h30 - mercredi et jeudi à 19h30

4 place de Lenche - 13002 Marseille, 04 91 91 52 22

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vendredi, mars 13 2009

Concert de soutien aux prisonniers politiques d'action directe

La chanteuse Dominique Grange offre un concert de soutien aux ex-membres d’Action directe emprisonnés. Rendez-vous le 3 avril à Forcalquier. Un article de synthèse rédigé par Paco pour Le Mague.

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lundi, mars 9 2009

Grève générale, désobéissance et démocratie !

Le printemps qui vient sera-t-il, enfin, celui d'une attaque générale contre le système capitaliste ? Ce qui est certain comme nous le disait François Maspero en octobre dernier c'est que « les armes de la critique, ne peuvent plus se dispenser de la critique des armes » (cf. le texte de Simone Weil ci-après)... En clair, face à la déferlante des manifestations et des insurrections présentes et à venir, les manifestations « pacifiques » des patrons et des flics pour défendre le système ne pourront plus passer pour des actes de protection de « nos » libertés ailleurs que dans les pages de la presse bourgeoise ! Mais si on lit bien les derniers articles de la presse aux ordres sur la Guadeloupe, on voit que les scribes du pouvoir sont prêts à justifier les interventions musclées de la police et de l'armée (comme ils l'on fait pour Israël) pour protéger des biens bien mal acquis... Pour l'instant, le pouvoir tente d'éteindre l'incendie en lachant du fric et en tentant de criminaliser le LKP. Mais le chien créole et l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) veillent, un régal !

Des textes circulent ici et là qui prolongent l'avertissement formulé ici en septembre dernier. L'un d'entre eux Ne sauvons pas le système qui nous broie ! - Manifeste pour une désobéissance générale repris par plusieurs brochures, sites internet, etc. [1] est publié par les éditions du Passager clandestin (disponible aussi en libre accès au format PDF). Il rappelle par des exemples récents que la démocratie sait se transformer en « démocrature » pour sauver le capital et appelle à une désobéissance générale pour abolir le système. Les brochures comme Mauvaises intentions publiées par des groupes autonomes continuent de nourrir les raisons d'une révolte qui cherche à s'étendre et à renverser le train-train d'une contestation sociale qui n'est plus à espérer mais à construire (cf. la lecture de la Mise au point du comité invisible rédigée en janvier 2009 [2]). Un autre texte critique intitulé Terreur et simulation proche des thèses de la revue Krisis analyse les faux flous et les vrais usages du « terrorisme » en période de « crise de la socialisation capitaliste » et finit par s'adresser aux révoltes à venir en demandant « moins d'extrémisme dans les formes et plus de radicalité dans le contenu ». Enfin, je signale deux ouvrages, celui de Claude Guillon, Notre patience est à bout. 1792-1793, Les écrits des Enragé(e)s et celui de Jacques Rancière La Haine de la démocratie qui sont d'utiles contrepoints face à la confusion et au dévoiement des mots entretenus par les élites qui nous gouvernent.

Nous donnons à lire ci-après une partie du message qui accompagne la parution au passager clandestin du Manifeste pour une désobéissance générale... ainsi qu'un texte de réflexions de Simone Weil sur la guerre que nous avons retenu pour le prochain numéro de la revue Marginales qui sortira peut-être enfin des presses au printemps neuf...

Notes

[1] Divergences en Belgique, No pasaran, Altermonde sans frontières, Délit de poésie, Les inventeurs d'incroyance, etc. en France.

[2] Je mets le lien avec le site Indymédia de Nantes parce que le texte y est disponible en format ouvert mais aussi pour la lecture édifiante des quelques réactions à ce texte qui dénoncent la « posture » du comité invisible et de son éditeur.

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