Marginales

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lundi, mars 9 2009

Grève générale, désobéissance et démocratie !

Le printemps qui vient sera-t-il, enfin, celui d'une attaque générale contre le système capitaliste ? Ce qui est certain comme nous le disait François Maspero en octobre dernier c'est que « les armes de la critique, ne peuvent plus se dispenser de la critique des armes » (cf. le texte de Simone Weil ci-après)... En clair, face à la déferlante des manifestations et des insurrections présentes et à venir, les manifestations « pacifiques » des patrons et des flics pour défendre le système ne pourront plus passer pour des actes de protection de « nos » libertés ailleurs que dans les pages de la presse bourgeoise ! Mais si on lit bien les derniers articles de la presse aux ordres sur la Guadeloupe, on voit que les scribes du pouvoir sont prêts à justifier les interventions musclées de la police et de l'armée (comme ils l'on fait pour Israël) pour protéger des biens bien mal acquis... Pour l'instant, le pouvoir tente d'éteindre l'incendie en lachant du fric et en tentant de criminaliser le LKP. Mais le chien créole et l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) veillent, un régal !

Des textes circulent ici et là qui prolongent l'avertissement formulé ici en septembre dernier. L'un d'entre eux Ne sauvons pas le système qui nous broie ! - Manifeste pour une désobéissance générale repris par plusieurs brochures, sites internet, etc. [1] est publié par les éditions du Passager clandestin (disponible aussi en libre accès au format PDF). Il rappelle par des exemples récents que la démocratie sait se transformer en « démocrature » pour sauver le capital et appelle à une désobéissance générale pour abolir le système. Les brochures comme Mauvaises intentions publiées par des groupes autonomes continuent de nourrir les raisons d'une révolte qui cherche à s'étendre et à renverser le train-train d'une contestation sociale qui n'est plus à espérer mais à construire (cf. la lecture de la Mise au point du comité invisible rédigée en janvier 2009 [2]). Un autre texte critique intitulé Terreur et simulation proche des thèses de la revue Krisis analyse les faux flous et les vrais usages du « terrorisme » en période de « crise de la socialisation capitaliste » et finit par s'adresser aux révoltes à venir en demandant « moins d'extrémisme dans les formes et plus de radicalité dans le contenu ». Enfin, je signale deux ouvrages, celui de Claude Guillon, Notre patience est à bout. 1792-1793, Les écrits des Enragé(e)s et celui de Jacques Rancière La Haine de la démocratie qui sont d'utiles contrepoints face à la confusion et au dévoiement des mots entretenus par les élites qui nous gouvernent.

Nous donnons à lire ci-après une partie du message qui accompagne la parution au passager clandestin du Manifeste pour une désobéissance générale... ainsi qu'un texte de réflexions de Simone Weil sur la guerre que nous avons retenu pour le prochain numéro de la revue Marginales qui sortira peut-être enfin des presses au printemps neuf...

Notes

[1] Divergences en Belgique, No pasaran, Altermonde sans frontières, Délit de poésie, Les inventeurs d'incroyance, etc. en France.

[2] Je mets le lien avec le site Indymédia de Nantes parce que le texte y est disponible en format ouvert mais aussi pour la lecture édifiante des quelques réactions à ce texte qui dénoncent la « posture » du comité invisible et de son éditeur.

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vendredi, août 29 2008

Avertissement

J'ai vu un ballon libre s'arracher subitement au sol, entraînant avec lui les gens qui tenaient les amarres et qui n'eurent pas le simple réflexe de survie de lâcher prise à temps. En quelques secondes, ils se retrouvèrent à vingt ou trente mètre du sol. Ceux qui n'avaient pas lâché prise tombèrent de cent ou trois cents mètre. La règle d'or de la survie se formule comme suit : sachez lâcher prise.

Autrement dit : ne vous cramponnez jamais, quand votre gardien vous conseille de lâcher prise...

... TOUT DE SUITE !

Supposez un peu que vous teniez l'une de ces amarres... Auriez vous lâchez prise à temps, à savoir si tôt que vous vous sentiez entraîné ? Je vais vous dire un truc intéressant. Vous avez bien plus de chance de savoir lâcher prise à temps maintenant que vous avez lu ce paragraphe, que si vous ne l'aviez pas lu. Si la littérature sert à quelque chose, c'est bien d'avertissement.

LÂCHEZ PRISE

William S. Burroughs, Les Terres occidentales, Christian Bourgois, « Titres », 2007.

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vendredi, juillet 4 2008

Lettre ouverte aux parlementaires et à leurs lobbyistes sur la création d'un tarif postal « livre et revue »

Lettre ouverte adressée le vendredi 4 juillet 2008 par la Coordination des indépendants du livre, à l'ensemble des députés ayant posé une question écrite au gouvernement sur la question d'un tarif postal pour le livre, à quelques autres parlementaires, syndicalistes et journalistes...

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mardi, mai 1 2007

Nécessité d'une littérature prolétarienne (3)

Tous les jours pareils. J’arrive au boulot et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons – et des collègues que, certains jours, on n’a pas envie de retrouver. On fait avec, mais on ne s’habitue pas. On en arrive même à souhaiter que la boîte ferme. Oui, qu’elle délocalise, qu’elle restructure, qu’elle augmente sa productivité, qu’elle baisse ses coûts fixes. Arrêter, quoi. Qu’il n’y ait plus ce travail, qu’on soit libres. Libres, mais avec d’autres soucis.

Jean-Pierre Levaray, Putain d'usine (2001).

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jeudi, février 15 2007

Je ne travaillerai jamais

Un court texte de Harry Martinson tiré du manuscrit inédit de Vägen till Klockrike (La Société des vagabonds, 1948) choisi par Ingalisa Munck et publiés par les éditions Norstedts sous le titre Bollesagor (Histoires de Bolle, 1983).

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