Marginales

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vendredi, décembre 11 2009

Jean-Marc Rouillan : une année de liberté… volée !

Nous relayons l'invitation des camarades de « Ne laissons pas faire » qui se battent pour faire sortir de prison les militants d'Action directe... Rappelons que Jean Marc Rouillan et Georges Cipriani ont accompli tous les deux leur peine de sûreté, (soit 18 années de prison). Si comme les juges le prétendaient à l'époque, ils sont des « assassins » de droit commun, ils seraient sortis de prison depuis longtemps. Ce qui leur vaut l'acharnement de l'État, c'est bien sûr d'avoir exécuté un patron et un général de l'armée française (le monde à l'envers !) mais surtout d'avoir assumé, collectivement, une identité politique qui prône la destruction du capitalisme et l'émancipation du genre humain.

Vous pouvez signer la pétition lancée il y a un an par « Les Mots en marche » et le journal CQFD...

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lundi, décembre 7 2009

« Si nous désertons du rôle qu'on a voulu nous faire jouer, c'est pour pouvoir reprendre la lutte. »

L'article qui suit rédigé par les dix personnes mis en examen dans l'affaire de Tarnac a été publié le 4 décembre 2009 accompagné d'un encart (du journal Le Monde) sur les conséquences que celui-ci pouvait avoir sur ses rédacteurs... Au-delà des formules pleines d'humour et de bons sens, c'est bien la désertion du rôle que l'on voudrait leur faire jouer (celui d'ennemi public ou de fer de lance de la contestation) qui est affirmée ici. Un rôle qui comme les autres éloigne d'une lutte contre un système absurde et criminel qui n'est perdue que si « nous » renonçons à la mener ensemble. Une désertion aussi du « poste » de travail qui nous assigne à la cadence d'un monde qui ne nous va pas.

En préambule de cet article, nous plaçons un extrait d'un livre d'Auguste Blanqui (1805-1881)[1] récemment republié.

Notes

[1] Celui-ci doit son surnom « l’enfermé » au fait qu'il passa la plus grande partie de son existence (près de 37 ans) en prison à cause de ses opinions politiques.

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jeudi, décembre 3 2009

Ce que fait la justice ?

« La justice pénale est en train de devenir une justice fonctionnelle (cf. « paix perpétuelle »). Une justice de sécurité et de protection. Une justice qui, comme tant d’autres institutions, a à gérer une société, à détecter ce qui est périlleux pour elle, à l’alerter sur ses propres dangers. Une justice qui se donne pour tâche de veiller sur une population plutôt que de respecter des sujets de droit. » Cette citation de Michel Foucault éclaire le rôle d'une justice aux ordres d'un État qui voudrait nous imposer une paix perpétuelle.

Dans un récent billet, nous rappelions le rôle de la police (qui tue impunément), ici, ce sont les juges dont la fonction elle aussi « crève les yeux ». Faire respecter la paix perpétuelle au bénéfice de ceux qui en jouissent et au détriment de tous les autres. La prison qui vient pour les « dix de Tarnac » ressemble à celle dont continuent de profiter de nombreux prisonniers politiques révolutionnaires détenus en France... Citons Georges Ibrahim Abdallah, Georges Cipriani ou Jean-Marc Rouillan qui sont en taule depuis près d'un quart de siècle au seul motif qu'ils n'ont toujours pas renié leur opinion politique, refusé un prélévement d'ADN ou pas dit ce qu'ils n'ont de toute façon pas le droit de dire. Rappelons à ceux qui crient à l'innocent ou au coupable que ceux-là ont purgés la peine que la justice leur avait infligé et que les autres n'ont pas encore été jugés ! Malheureusement, cela ne devrait pas empêcher les juges de faire leur travail d'injustice : mettre en prison ces dix là [1] avec les 65 000 milles autres prisonniers français pour mieux les punir d'avoir voulu échapper à leur haute surveillance.

La presse bourgeoise par la voix du Figaro, a déjà tiré les conclusions de l'article (que vous pouvez lire aussi ici) des « dix de Tarnac » publié chez son voisin vespéral, Le Monde : « Selon l'avocat, ses clients n'ont pour l'instant violé les obligations de leur contrôle judiciaire qu'une seule fois, au moment de la rédaction de leur texte. En lui accordant une telle publicité, les dix mis en examen se placent d'eux-mêmes sous haute surveillance. « Même dans les affaires de droit commun », souligne une avocate pénaliste parisienne, violer les modalités de son contrôle judiciaire est une rupture de contrat que la justice n'accepte pas. Selon elle, dès le fait avéré, les renvois en prison sont quasiment systématiques. »

Ce que fait la justice, ma brave dame, mon brave monsieur : « elle n'accepte pas » (que l'on se moque du contrat de surveillance qu'elle a rédigé à la sueur de son front), « elle renvoit en prison ».

Qu'on en finisse avec la police, la justice, l'argent, la propriété et le travail obligatoire, désertons ce système en faillite et libérons nous de tous ces malades !

Notes

[1] Une bonne nouvelle : la chambre de l’instruction de la cour d’appel a finalement décidé d’assouplir le contrôle judiciaire, maintenant seulement (sic) l’interdiction aux personnes mises en examen de « recevoir, rencontrer ou d’entrer en relation » entre elles. Vous pouvez lire ici le communiqué de l'AFP du 18 décembre. Sans donner suite à la demande d'une levée totale du contrôle judiciaire, cette mesure d'apaisement montre que le rapport de force est toujours en faveur des mis en examen. L'un de leur avocat commentant cette décision « espère » qu'un non-lieu tombera le plus rapidement possible.

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dimanche, octobre 11 2009

La police et la presse travaillent à Poitiers !

Suite à une manifestation contre les prisons à Poitiers, le samedi 10 octobre, et devant les mensonges véhiculées avec complaisance par la presse aux ordres (pour justifier la répression et l'enfermement de tous ceux qui osent encore dénoncer les conditions faites aux dominés ou s'opposer au monde morbide de Bouygues et consorts ?), nous diffusons ci-après le communiqué du collectif anti-carcéral de Poitiers. Nous appelons chacun à la solidarité avec les militants raflés ce samedi et plus largement avec tous les prisonniers de la guerre sociale. Nous sommes inquiets du sort réservé aux militants arrêtés et qui seront jugés ce lundi en comparution immédiate [1]. Nous rappelons que la violence policière a mutilé et tué de nombreuses personnes cette année sans que la justice bourgeoise soit sollicitée pour faire un « exemple » (mais on nous assure que des enquêtes sont en cours !)... De fait les jugements, quand ils ont enfin lieu, sont seulement révoltants, lire par exemple le très récent jugement de l'affaire de l'auto-tamponneuse-de-la-police à Marseille qui a coûté la vie à un gamin de 14 ans en juin 2007 ou encore le non-lieu rendu ce 12 octobre pour les deux policiers qui ont tués Moushin et Laramy à Villiers-le-Bel en novembre 2007...

N'hésitez pas à reprendre le communiqué ci-dessous et à vous tenir au courant sur des sites comme le Jura libertaire, Non-fides ou sur le blog du collectif contre la prison de Vivonne.

On voit que la contestation de la police, de la justice et des prisons a des raisons bien simples. Tout cet attirail ne sert pas à punir les criminels, il sert à protéger les plus puissants d'entre-eux afin qu'ils puissent continuer à tondre les moutons tranquilles...

Qu'on en finisse avec les prisons, libérons tous les prisonniers !

Notes

[1] Les condamnations sont tombées ce mardi à 1h30 du matin. 3 des 8 personnes jugées ont reçu des peines de prison ferme ! Même la presse aux ordres fait remarquer que les peines sont lourdes (mais le ministre avait demandé des sanctions !) pour les personnes arrêtées et des actes de vandalisme qui au final n'ont occasionné que de faibles dégâts matériels. Pour le détail des peines, vous pouvez le trouver ici.

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lundi, avril 27 2009

12 heures contre l'antiterrorisme à Forcalquier !

Une journée de rencontre en solidarité aux prisonnier-e-s et mis-e-s sous contrôle judiciaire est organisée le 8 mai 2009 par le comité de sabotage de l'antiterrorisme de Forcalquier[1]. La journée du 25 janvier dernier avait rassemblé plus de 200 personnes sur la place du village, gageons que ce rendez-vous rassemblera tous ceux qui en ont ras-le-bol de la république bananière et qui veulent s'organiser face à la répression de l'État et à l'immobilisme des syndicats. Faisons converger nos luttes et souhaitons que ce mois de mai soit enfin celui d'une grève générale prolongée.

Demandez le programme !

Notes

[1] En présence, notamment, d'Éric Hazan, éditeur à La fabrique qui fera un exposé sur « le langage comme outil de soumission et de contrôle » et présentera le lendemain les 10 ans de ses éditions à l'invitation d'Éditer en haute Provence

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vendredi, mars 13 2009

Concert de soutien aux prisonniers politiques d'action directe

La chanteuse Dominique Grange offre un concert de soutien aux ex-membres d’Action directe emprisonnés. Rendez-vous le 3 avril à Forcalquier. Un article de synthèse rédigé par Paco pour Le Mague.

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lundi, avril 30 2007

Le pays du dedans

Jann-Marc Rouillan est incarcéré depuis le 26 février 1987 pour ses activités au sein du groupe Action directe. Il est notamment l’auteur de Je hais les matins (Denoël, 2001), La Part des loups (Agone, 2005) et Capital humain (L’Arganier, 2007). Le texte qui suit a été publié dans le numéro 6 de la revue Marginales.

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