La Société contre l’État de Pierre Clastres (éditions de Minuit) par le collectif Manifeste Rien.
Lecture spectacle suivie d’un débat.
Jeudi 8 octobre à la médiathèque Louis Aragon à Martigues (13) à 18 h 30 - 04 42 80 27 97
Mardi 20 octobre à la médiathèque Boris Vian à Port de Bouc (13) à 18 h 30 - 04 42 06 65 54
Manifeste Rien fait entendre La Société contre l’État. Une comédienne lit les découvertes du professeur Clastres à la rencontre des indiens Guayaki. Ces sociétés, que nous nommons primitives, ont vécu quelques dizaines de milliers d’années en refusant la division : maîtres- esclaves ; seigneurs-sujets ; dirigeants-citoyens... Le but de cette lecture n’est pas seulement d’apprendre qui était l’anthropologue Pierre Clastres, mais de partager les fruits d’un travail qui nous permet encore aujourd’hui de créer et de résister. À chaque fois qu’un ordre nous est assigné, à chaque fois que nous regrettons de participer à cette sinistre comédie du travail et du chômage, à chaque fois que nous sentons que le mensonge se répand dans notre pays, dans notre ville, dans notre famille… Demandons-nous qui parle ? Qui se dit le chef ? Pourquoi l’écoutons-nous ?
Comédienne : Virginie Aimone. Montage texte et mise en voix : Jérémy Beschon. Regard extérieur : Jean Battiste Couton. Intervenant lors du débat : Bernard Weigel (traducteur).
Entrée libre
Histoire Universelle de Marseille de Alèssi Dell' Umbria (éditions Agone) par le collectif Manifeste Rien.
Lecture spectacle suivie d’un débat.
Jeudi 15 octobre à l’Escale à Aubagne / Les aires St Michel (13) à 19 heures - 04 42 18 17 17
Au voyageur, Marseille apparaît comme une énigme : une ville fondée voici 2600 ans et qui semble au premier abord n’avoir pas d’histoire, ou si peu. Un des poncifs les plus ressassés prétend précisément que Marseille n’aurait jamais cessé de faire table rase de son passé. (…) L’absence de mémoire ne signifie pas l’absence d’histoire mais simplement que cette dernière est écrite par les vainqueurs ; et que Marseille, en tant que cité, a été vaincue. Cette absence est donc elle-même un fait historique. (…) Écrire l’histoire de Marseille à partir de la cité revient donc à jeter un éclairage inédit sur cette construction politique et culturelle qu’est la France. On peut même dire qu’à cet égard Marseille offre un point de vue imprenable…
« Qui m’a foutu une politique / Dirigée par des jeanfoutre ! / Qui m’a foutu ta République / Qui nous refuse un morceau de pain ! / Moi je veux pas mourir de faim ! / Maquerelle à cœur de hyène / Marâtre à l’estomac aigri, / Je te renie ! Tu n’es pas sainte. » Chanson de Victor Gelu – 1850.
Comédienne : Virginie Aimone. Mise en voix et montage de textes : Jérémy Beschon. Regard extérieur : Jean Battiste Couton. Intervenant lors du débat : Bruno le Dantec.
Entrée libre
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