Marginales

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lundi, octobre 5 2009

Lectures Manifeste Rien en octobre 2009 à Martigues, Aubagne et Port-de-Bouc

La Société contre l’État de Pierre Clastres (éditions de Minuit) par le collectif Manifeste Rien.

Lecture spectacle suivie d’un débat.

Jeudi 8 octobre à la médiathèque Louis Aragon à Martigues (13) à 18 h 30 - 04 42 80 27 97

Mardi 20 octobre à la médiathèque Boris Vian à Port de Bouc (13) à 18 h 30 - 04 42 06 65 54



Manifeste Rien fait entendre La Société contre l’État. Une comédienne lit les découvertes du professeur Clastres à la rencontre des indiens Guayaki. Ces sociétés, que nous nommons primitives, ont vécu quelques dizaines de milliers d’années en refusant la division : maîtres- esclaves ; seigneurs-sujets ; dirigeants-citoyens... Le but de cette lecture n’est pas seulement d’apprendre qui était l’anthropologue Pierre Clastres, mais de partager les fruits d’un travail qui nous permet encore aujourd’hui de créer et de résister. À chaque fois qu’un ordre nous est assigné, à chaque fois que nous regrettons de participer à cette sinistre comédie du travail et du chômage, à chaque fois que nous sentons que le mensonge se répand dans notre pays, dans notre ville, dans notre famille… Demandons-nous qui parle ? Qui se dit le chef ? Pourquoi l’écoutons-nous ?



Comédienne : Virginie Aimone. Montage texte et mise en voix : Jérémy Beschon. Regard extérieur : Jean Battiste Couton. Intervenant lors du débat : Bernard Weigel (traducteur).

Entrée libre






Histoire Universelle de Marseille de Alèssi Dell' Umbria (éditions Agone) par le collectif Manifeste Rien.

Lecture spectacle suivie d’un débat.

Jeudi 15 octobre à l’Escale à Aubagne / Les aires St Michel (13) à 19 heures - 04 42 18 17 17



Au voyageur, Marseille apparaît comme une énigme : une ville fondée voici 2600 ans et qui semble au premier abord n’avoir pas d’histoire, ou si peu. Un des poncifs les plus ressassés prétend précisément que Marseille n’aurait jamais cessé de faire table rase de son passé. (…) L’absence de mémoire ne signifie pas l’absence d’histoire mais simplement que cette dernière est écrite par les vainqueurs ; et que Marseille, en tant que cité, a été vaincue. Cette absence est donc elle-même un fait historique. (…) Écrire l’histoire de Marseille à partir de la cité revient donc à jeter un éclairage inédit sur cette construction politique et culturelle qu’est la France. On peut même dire qu’à cet égard Marseille offre un point de vue imprenable…

« Qui m’a foutu une politique / Dirigée par des jeanfoutre ! / Qui m’a foutu ta République / Qui nous refuse un morceau de pain ! / Moi je veux pas mourir de faim ! / Maquerelle à cœur de hyène / Marâtre à l’estomac aigri, / Je te renie ! Tu n’es pas sainte. » Chanson de Victor Gelu – 1850.



Comédienne : Virginie Aimone. Mise en voix et montage de textes : Jérémy Beschon. Regard extérieur : Jean Battiste Couton. Intervenant lors du débat : Bruno le Dantec.

Entrée libre



http://manifesterien.over-blog.com

lundi, mars 23 2009

Farce par le collectif Manifeste rien

Présentation de travaux à la Distillerie (Aubagne - 13)

Les 10 et 11 avril à 20 h30

Rue Louis Blanc - 13400 Aubagne, 09 72 96 21 03


Représentations au théâtre de Lenche (Marseille - 2e)

Du 21 au 25 avril.

Mardi, vendredi, samedi à 20h30 - mercredi et jeudi à 19h30

4 place de Lenche - 13002 Marseille, 04 91 91 52 22

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jeudi, février 12 2009

Ne pas avaler !

L'encre de la presse est un poison. Jean-Marc Rouillan l'a vérifié à ses dépens qui est retourné en prison purger sa peine de perpétuité pour un commentaire publié dans L'Express le 1er octobre 2008. Délit d'opinion, liberté d'expression, vous n'y êtes pas, le journal ne s'est pas excusé auprès de Jean-Marc Rouillan mais de sa « victime » : la veuve de M. Besse. La presse bourgeoise ne donne pas la parole à ses adversaires sauf pour les condamner ou les faire condamner. Elle ne protège que les siens et surtout s'ils ont du pouvoir !

La création d'un nouveau parti anti-capitaliste (ne pas avaler ! nous disent certaines et certains) fait les gros titres de la presse bourgeoise et passe bien dans la lucarne de notre bon maître ! Attention, il y a du louche ! On craindrait que le bon peuple utilise d'autres armes que l'isoloir qu'on s'y prendrait pas autrement ? Relisons attentivement La grève des électeurs de Mirbeau et n'oublions pas que les "cacadres" de ce nouveau parti ont dénoncé les émeutes de novembre 2005 et les présumés saboteurs de novembre 2011...

Et bonne lecture du texte qui suit de Lephauste...

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mardi, janvier 27 2009

Lettre à la Gestapo

Cette lettre d'Armand Robin adressée à la Gestapo en octobre 1943 est publiée dans le numéro 30 de l'excellente revue bibliographique À contretemps qui consacre son numéro à ce poète et écrivain trop peu connu et publie quelques petites merveilles que vous pouvez aussi lire sur leur site internet... Bizarrement, elle n'a pas été suivie par l'arrestation de son auteur qui est mort bien plus tard, en 1961, suite à son passage dans un commissariat parisien à l'Infirmerie spéciale du dépôt (de sinistre réputation) et dans des conditions jamais éclaircies. Georges Brassens qui était ami avec Armand Robin racontera plus tard à Louis Nucera qu'il « avait pris l'habitude de téléphoner tous les soirs au commissariat de son quartier. Il demandait le commissaire, déclinait son identité, donnait son adresse et disait : “Monsieur j'ai l'honneur de vous dire que vous êtes un con.” »

On le voit l'auteur du Temps qu'il fait de La Fausse parole et de nombreux autres livres publiés ici et là par de petits éditeurs avait l'art de se faire des amis. Parions que la lecture de cette lettre stupéfiante vous donnera envie de découvrir ses livres.

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mardi, décembre 9 2008

Les paradoxes de Jean-Marie Gustave Le Clezio

Faut-il désespérer des moyens de communications actuels et se résigner à ce que nos mots ne soient jamais entendus ? Faut-il désespérer de ce que peut la littérature ou comme le souligne Philippe Geneste remarquer que l'actualité d'un écrivain comme Stig Dagerman à qui JMG Le Clézio emprunte le titre de son discours doit tout autant à son style qu'à son engagement pour un système politique jamais nommé et jamais essayé - l'anarchie - qui prône la démocratie et l'action directe et peut se résumer dans la phase suivante : “Je suis anarchiste : c’est que je n’aime ni recevoir, ni donner des ordres.”

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samedi, décembre 6 2008

Un écrivain emprisonné pour délit d'ambiguité !

En décidant de révoquer le régime de semi-liberté de Jean-Marc Rouillan pour des mots ambiguës publiés par la presse les juges « antiterroristes » ont décidé de remettre en prison un individu pour ce qu'il n'a pas dit.

Cette décision confirme les propos de Jean-Marc Rouillan qui disait déjà en 2002 : « Je ne sortirai que si j’accepte de payer, et le paiement de cette rançon, c’est une déclaration, un texte politique qui condamne mon action dans l’organisation armée, mais bien au-delà, dans toutes les organisations auxquelles j’ai participé, comme le MIL, les GARI, jusqu’aux manifestations de l’après 68. Dans leur délire réactionnaire à vouloir tout édulcorer, l’histoire de la contestation armée dans ce pays n’est pas définitivement écrite, et cela tant que nous ne l’aurons pas co-signée de notre repentance. Cette repentance, c’est la rançon. La rançon du chantage. Tant qu’il me restera un soupçon de lucidité, je refuserai le chantage et je ne me renierai pas. »

Nous reproduisons ici le communiqué du comité de soutien et appelons à signer les pétitions qui réclament la libération de Jean-Marc Rouillan. Nous vous incitons aussi à consulter les textes de soutien publiés dans la rubrique « paroles libres » du site de la revue Marginales.

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lundi, octobre 20 2008

Parole en cage

Après l'incarcération de l'écrivain Jann-Marc Rouillan suite à la publication d'un article dans la presse nous relayons un appel des « Mots en marche » qui vient d'être lancé en France et à l'étranger. Cet appel qui s'adresse aux intellectuels demande une prise de position pour l'écrivain Jann-Marc Rouillan dans la lutte qu'il mène depuis sa cellule pour retrouver la liberté et contre l'hypocrisie de l'État français qui après lui avoir fait payer ses actes lui refuse le droit de tourner la page et voudrait lui dicter un repentir qui ne permet pas de débattre de la question ainsi occultée.

Nous avons besoin de votre soutien et de vos écrits critiques pour que cette révocation de la semi-liberté dont il bénéficiait apparaisse aux yeux de tous pour ce qu'elle est un déni de justice et un acharnement.

Nous avons besoin de votre liberté de parole pour qu'un homme puisse retrouver la liberté.

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vendredi, août 29 2008

Avertissement

J'ai vu un ballon libre s'arracher subitement au sol, entraînant avec lui les gens qui tenaient les amarres et qui n'eurent pas le simple réflexe de survie de lâcher prise à temps. En quelques secondes, ils se retrouvèrent à vingt ou trente mètre du sol. Ceux qui n'avaient pas lâché prise tombèrent de cent ou trois cents mètre. La règle d'or de la survie se formule comme suit : sachez lâcher prise.

Autrement dit : ne vous cramponnez jamais, quand votre gardien vous conseille de lâcher prise...

... TOUT DE SUITE !

Supposez un peu que vous teniez l'une de ces amarres... Auriez vous lâchez prise à temps, à savoir si tôt que vous vous sentiez entraîné ? Je vais vous dire un truc intéressant. Vous avez bien plus de chance de savoir lâcher prise à temps maintenant que vous avez lu ce paragraphe, que si vous ne l'aviez pas lu. Si la littérature sert à quelque chose, c'est bien d'avertissement.

LÂCHEZ PRISE

William S. Burroughs, Les Terres occidentales, Christian Bourgois, « Titres », 2007.

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mardi, mai 27 2008

Littérature & engagement

Tournée en librairie avec deux auteurs de la revue Marginales du 12 au 18 juin 2008

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jeudi, mai 15 2008

Farce (première partie)

par le collectif Manifeste Rien

Vendredi les 23 et Samedi 24 mai 2008

à 20h30 à la Distillerie (Aubagne, 13)

Réservation et renseignements : 08 72 96 21 03

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mercredi, mars 12 2008

Changement de diffusion en librairie et en bibliothèque

Depuis janvier 2008, nous avons repris en direct la diffusion/distribution de la revue Marginales en librairie. Jusqu'à présent, elle était confiée aux Belles lettres (via les éditions Agone).

Nous avons plus que jamais besoin du soutien des librairies et des bibliothèques pour faire connaître la revue Marginales à un plus large public.

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lundi, décembre 31 2007

Au paysan entier, debout dans le soleil et sous la pluie

C’est mon tempérament qui dicte toute la vigueur de mes entrailles sensibles aux éléments et aliments intérieurs et extérieurs. Pas un quelconque talent. Qu’est-ce que cela signifie, un talent ? Cela ne veut rien dire, ne peut rien dire.

Du haut ou du bas de mon je-m’en-foutisme, ou de ma hargne ou de ma contemplation, qui sont état de grâce pour qui n’est pas indifférent aux manifestations de vie, j’officie en mon moi récepteur et émetteur. Le ton est-il heureux ? Pourquoi s’en soucier, quand on est hors d’ambition oratoire, ou prétention littéraire. Ne prendre en considération que le besoin d’échanges directs, de communication, sans recherches, sans calculs, sans concessions ni complaisances ni préséances, rechignant à ces pitreries, picasseries de basse-cour. Se situer exclusivement au service de l’authenticité, de la vérité, de la simplicité. Le fard, le mensonge, les déguisements, la ruse honnête, les décorations grotesques, ne sont que larbineries réfuteuses.

Je ne veux, ni ne sais construire élégamment, ni composer avec habileté. Je ne suis qu’un paysan qui parle à ses frères les hommes, sans forfanterie, ni fantaisie étudiée. Quelquefois avec colère, jamais avec mépris, et toute la courtoisie qui reste en moi intacte devant de si pitoyables constats. Qui parle à ses frères les animaux, les végétaux, avec le même respect de nature, d’un même ton.

Marius Noguès, Putain de sort (inédit).

Cet entretien avec Marius Noguès réalisé par Philippe Geneste a été publié dans le premier numéro de la revue Marginales, Paysans, dernier siècle ? paru en avril 2002.

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jeudi, octobre 11 2007

Idéologie et roman paysan

Ce texte de Guy Bordes a été publié dans le premier numéro de la revue Marginales, Paysans, dernier siècle ? paru en avril 2002.

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mardi, mai 1 2007

Nécessité d'une littérature prolétarienne (3)

Tous les jours pareils. J’arrive au boulot et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe. Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons – et des collègues que, certains jours, on n’a pas envie de retrouver. On fait avec, mais on ne s’habitue pas. On en arrive même à souhaiter que la boîte ferme. Oui, qu’elle délocalise, qu’elle restructure, qu’elle augmente sa productivité, qu’elle baisse ses coûts fixes. Arrêter, quoi. Qu’il n’y ait plus ce travail, qu’on soit libres. Libres, mais avec d’autres soucis.

Jean-Pierre Levaray, Putain d'usine (2001).

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lundi, mars 19 2007

Les bonnes feuilles de la revue Marginales

Vous trouverez ci-joint un livret en PDF à donner autour de vous. Celui-ci reprend le texte inédit de Stig Dagerman La seule chose qui est insensée est d'accepter le possible.

En voici le mode d'emploi. Faites glisser le PDF sur votre bureau. Ouvrez le document. Imprimez les pages 1 & 2 recto/verso, pliez en 2, puis refermez le livret et ouvrez les pages avec un couteau : vous avez un petit ouvrage de 8 pages à offrir !

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jeudi, février 15 2007

Je ne travaillerai jamais

Un court texte de Harry Martinson tiré du manuscrit inédit de Vägen till Klockrike (La Société des vagabonds, 1948) choisi par Ingalisa Munck et publiés par les éditions Norstedts sous le titre Bollesagor (Histoires de Bolle, 1983).

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mercredi, décembre 20 2006

Stig Dagerman, la littérature et la conscience

Non, ça n’a rien à voir avec toi - mais c’est de toi pourtant qu’il s’agit. C’est toi qui a été pourchassé dans les rues d’Oslo par des policiers armés, c’est ta vie qu’on cherche à prendre et c’est ta maison qui est sous surveillance. Toi, ta vie, parce que... Pourquoi ? Eh bien, parce que tu as un cœur, car tu en as un. Et parce que tu es jeune, car tu l’es. Parce qu’il fera jour bientôt, car il va faire jour. Oui, c’est à travers toutes ces choses, le cœur, la jeunesse, la lumière du jour, que nous éprouvons en sécurité la vie des persécutés et que de toute l’ardeur de notre âme nous souhaitons que vienne le jour où les cœurs s’enflammeront, où les mêmes cœurs brûleront par delà toutes les frontières. Ce jour-là le poète les aura, ses cœurs brûlants que le doute ne tient jamais en son pouvoir et qui accueillent la défaite « du même sourire invulnérable » que la victoire finale. Ce jour viendra, il viendra bientôt. Nous le savons bien. Nous le sentons dans nos cœurs. Nos cœurs brûlants.

Stig Dagerman (1923-1954)

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