Dans le texte qui suit Philippe Geneste présente un point de vue prolétaire sur la question éducative. Il rappelle que ce point de vue a un objectif : « construire un projet éducatif autonome du prolétariat », une histoire (celle du mouvement ouvrier) et qu'il passe nécessairement par une critique de l'école et des pratiques en cours.
L'importance du texte de Philippe Geneste, en ouverture de l'ouvrage qui vient de paraître aux éditions Acratie[1], est de montrer que les projets éducatifs actuels masquent (mal) derrière la division en filières (générale, technologique et professionnelle) un projet de reproduction sociale qui entend bien donner à chaque classe la formation « professionnelle » correspondante à sa fonction dans la société.
L'énonciation de cette vérité (simple analyse de classe de la situation) étonne et détonne face aux nombreuses analyses de l'école et de son fonctionnement qui ne s'attardent sur la complexité des processus éducatifs que pour mieux masquer l'usage social de contrôle et de reproduction à l'école par le pouvoir. La machine éducative qui pourrait servir à l'émancipation est bien le principal outil d'asservissement du peuple. « Il faut se rendre à l'évidence : les filières générale, technologique et professionnelle sont trois filières professionnelles et c'est pour cela qu'elles forment l'architecture du système éducatif. »
Derniers commentaires