12 heures contre l'antiterrorisme à Forcalquier !
Par marginales le lundi, avril 27 2009, 18:14 - De première bourre - Lien permanent
Une journée de rencontre en solidarité aux prisonnier-e-s et mis-e-s sous contrôle judiciaire est organisée le 8 mai 2009 par le comité de sabotage de l'antiterrorisme de Forcalquier[1]. La journée du 25 janvier dernier avait rassemblé plus de 200 personnes sur la place du village, gageons que ce rendez-vous rassemblera tous ceux qui en ont ras-le-bol de la république bananière et qui veulent s'organiser face à la répression de l'État et à l'immobilisme des syndicats. Faisons converger nos luttes et souhaitons que ce mois de mai soit enfin celui d'une grève générale prolongée.
Demandez le programme !
Notes
[1] En présence, notamment, d'Éric Hazan, éditeur à La fabrique qui fera un exposé sur « le langage comme outil de soumission et de contrôle » et présentera le lendemain les 10 ans de ses éditions à l'invitation d'Éditer en haute Provence
Sabotons l'antiterrorisme !
Le 8 mai, on commémore la défaite militaire du nazisme et de ses alliés : le régime de Vichy, déjà, avait ses «terroristes». Aujourd’hui, le «terrorisme», c’est tout ce qui s’insurge contre l’occupation de nos existences par le capitalisme mondialisé. L’État s’attaque maintenant aussi aux «bandes». Il interdit le port de masques dans les manifestations (à quand l’interdiction du Carnaval ?). C’est à nos révoltes qu’il s’en prend, dans son obsession morbide d’immobiliser tout ce qui bouge, d’anéantir la possibilité même de tout mouvement social.
Le 8 mai, nous nous rencontrerons pour organiser la solidarité avec nos ami-e-s emprisonné-e-s ou mis-e-s sous contrôle judiciaire. Nous imaginerons nos résistances. Et nous commémorerons l’avenir de nos luttes.
Rendez-vous à partir de midi [1] et jusque tard dans la nuit à La Cîmenterie à Forcalquier.
Le programme de la journée
8 mai 2009 - 12 heures contre l’antiterrorisme à la Cîmenterie - Forcalquier (04)
12h - Levée de rideau
On cherche, on se rencontre, on mange (repas tiré du sac) en musique.
14h - Tous illégaux ! Quelles résistances ?
Prisons et répression, lutter dans ou hors l’état de droit ? avec - entre autres - la participation de juristes membres du syndicat de la magistrature et de militants de RESF, anti-OGM, et anti-Nucléaires inculpés, etc.
Pause
16h30 - Projection
Choix du film sur l’instant. D’autres films pourront être visionnés durant la journée.
18h30 - Intervention artistique
19h30 - Apéro musical et repas
Amenez votre vaisselle ou vos doigts.
20h30 - Les mots du pouvoir et le pouvoir des mots
Exposé/Débat avec Eric Hazan, directeur des éditions La fabrique sur l’antiterrorisme et « Le langage comme outil de soumission et de contrôle pour le maintien de l’ordre ».
22h - Fiesta
Amener vos disques.
Comité de sabotage de l’antiterrorisme
csa.forcalquier@gmail.com
www.soutien11novembre.org
Notes
[1] Apportez un repas tiré du sac pour midi. Buvette et repas du soir assurés sur place (apportez un bol pour la soupe.
Commentaires
J'y serai !
Sinon, voici une petite mise au point du Comité invisible que j'ai trouvée sur le net :
http://rebellyon.info/article5964.h...
Comme beaucoup, je nourris de tres vives inquietudes (pour dire le moins) sur l'usage qui est fait en ce moment des lois antiterroriste et sur la criminalisation de la contestation politique. Au-dela de la sphere militante, cette question rencontre un echo plus ou moins fort, mais a mon avis sincere. Nous avons la une masse silencieuse qui est et sera dans ce combat un allie objectif.
Cependant, cette masse restera un allié tant que les méthodes employées par la contestation restent non-violente, c'est-à-dire qu'elles ne s'attaquent pas aux personnes, ni en fait ni dans l'intention. Or, donner l'adresse d'une personne dans un tract évoque pour moi des techniques d'intimidation politiques utilisées en Afrique où souvent les opposants voient leur noms ou adresse diffusées dans les médias - appel silencieux au lynchage ou menace à peine voilée.
Il y a là un pas qu'il ne faut pas franchir, parce que cela nous priverait d'une sympathie silencieuse qui fait notre légitimité. Parce qu'également, nous luttons contre un système et non pas contre des personnes. Attaquons les symboles mais refusons de faire couler le sang.
A
Cher A,
Une précision : c'est la dépêche AFP du 18 mai reprise par quasiment tout la presse sans vérification qui a "indiqué" que le tract d'invitation à la journée du 8 mai à Forcalquier (que vous pouvez lire et relire dans tous les sens - ci-dessus et pièce jointe) comportait une photographie mentionnant l'adresse de la résidence de Bernard Squarcini (directeur central du renseignement intérieur). Or si cette photographie en plan serré du visiophone de M. Squarcini sur lequel est apposé le tract ci-dessus existe bien, elle n'accompagnait pas le tract (et pour cause il était déjà imprimé !), ne permet aucune localisation et ne donne aucune adresse (hormis celle du Comité de sabotage de l'antiterrorisme)...
point B