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  <title>Marginales - De première bourre  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 12:32:30 +0000</pubDate>
  <copyright>Marginales</copyright>
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    <title>Ne pas avaler ! - Lukas Stella</title>
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    <pubDate>Wed, 25 Nov 2009 09:49:54 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Lukas Stella</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;UN PARTI CHASSE L'AUTRE (Le communisme coca cola)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inventin, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;En matière de révolte, aucun de nous ne doit avoir besoin d'ancêtres.&quot; André Breton&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'hystérie des bouffonneries électorales, le PC nouveau, tendence pub Lewis, est arrivé. Le trotskisme avec le sourire accrocheur de l'arnaqueur, racole à la mode. L'entreprise devient compétitive et prend quelles parts du marché. Donnant l'illusion d'un parti rassembleur, la LCR casse l'union, en quittant le premier les collectifs antilibéraux pour une alternative à gauche. La seule union possible de ce parti ne peut être qu'avec lui-même, car il se considère comme le seul parti capable de contrôler son hypotétique révolution. Son objectif est de remplacer définitivement le Parti Communiste. Sa grande victoire est d'avoir fait passer le style Hollywood-Nike dans la vieille idéologie Trotskiste.&lt;br /&gt;
Il peut être utile de se rappeller que Trotsky, membre du Comité Central Bolchévique, devint commissaire à la guerre en 1918, et dirigea l'Armée Rouge durant la guerre civile. Membre du Bureau Politique avec Lenine, il interdit les autres partis politique. Il décréta que toute grève devait être considérée comme une désertion, et toute revendication comme une insubordination. Il liquida l'insurection des collectifs libertaires des paysans d'Ukraine, puis en 1921 il conduisit le massacre des révoltés de Kronstadt qui revendiquaient un véritable pouvoir aux soviets (non au Parti Bolchévik), la libération des prisonniers socialistes, la liberté de parole et de la presse pour les ouvriers et les paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Le triomphe de l’ordre bolchevik coïncide avec le mouvement de contre-révolution internationale qui commença avec l’écrasement des Spartakistes par la «Social-démocratie» allemande. Leur triomphe commun était plus profond que leur opposition apparente, et cet odre bolchevik n’était, en définitive, qu’un déguisement nouveau et une figure particulière de l’ordre ancien. Les résultats de la contre-révolution russe furent, à l’intérieur, l’établissement et le développement d’un nouveau mode d’exploitation, le capitalisme bureaucratique d’Etat et, à l’extérieur, la multiplication des sections de l’Internationale dite communiste, succursales destinées à le défendre et à répandre son modèle. Le capitalisme, sous ses différentes variantes bureaucratiques et bourgeoises, florissait de nouveau sur les cadavres des marins de Kronstadt et des paysans d’Ukraine, des ouvriers de Berlin, Kiel, Turin, Shangaï, et plus tard de Barcelone.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Très tôt, le modèle russe s’imposa aux organisations ouvrières d’Occident, et leurs évolutions furent une seule et même chose. A la dictature totalitaire de la Bureaucratie, nouvelle classe dirigeante, sur le prolétariat russe, correspondait au sein de ces organisations la domination d’une couche de bureaucrates politiques et syndicaux sur la grande masse des ouvriers, dont les intérêts sont devenus franchement contradictoires avec les siens.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Les morts hantent encore les cerveaux des vivants.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Au sein de ce monde, des organisations prétendument révolutionnaires ne font que le combattre apparemment, sur son terrain propre, à travers les plus grandes mystifications. Toutes se réclament d’idéologies plus ou moins pétrifiées, et ne font en définitive que participer à la consolidation de l’ordre dominant. Les syndicats et les partis politiques forgés par la classe ouvrière pour sa propre émancipation sont devenus de simples régulateurs du système, propriété privée de dirigeants qui travaillent à leur émancipation particulière et trouvent un statut dans la classe dirigeante d’une société qu’ils ne pensent jamais mettre en question.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Dans un monde fondamentalement mensonger, ils sont les porteurs du mensonge le plus radical, et travaillent à la pérenninté de la dictature universelle de l’Economie et de l’Etat.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Un modèle social universellement dominant, qui tend à l’autorégulation totalitaire, n’est qu’apparemment combattu par des fausses contestations posées en permanence sur son propre terrain, illusions qui, au contraire, renforcent ce modèle. Le pseudo-socialisme bureaucratique n’est que le plus grandiose de ces déguisements du vieux monde hiérarchique du travail aliéné.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Des stalino-trotskismes réconciliés à toutes les tendances et demi-tendances qui se disputent «Trotsky» à l’intérieur et à l’extérieur de la IVº Internationale, règne une même idéologie révolutionnaire, et une même incapacité pratique et théorique de comprendre les problèmes du monde moderne.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;La révolution, comme la vie qu’elle annonce, est à réinventer. Si le projet révolutionnaire reste fondamentalement le même : l’abolition de la société de classes, c’est que, nulle part, les conditions dans lesquelles il se forme n’ont été radicalement transformées. Il s’agit de le reprendre avec un radicalisme et une cohérence accrus par l’expérience de la faillite de ses anciens porteurs, afin d’éviter que sa réalisation fragmentaire n’entraîne une nouvelle division de la société.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Le principe de la production marchande, c’est la perte de soi dans la création chaotique et inconsciente d’un monde qui échappe totalement à ses créateurs. Le noyau radicalement révolutionnaire de l’autogestion généralisée, c’est, au contraire, la direction consciente par tous de l’ensemble de la vie.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;C’est au travail lui-même qu’il faut s’en prendre. Loin d ‘être une «utopie», sa suppression est la condition première du dépassement effectif de la société marchande, de l’abolition -dans la vie quotidienne de chacun- de la séparation entre le «temps libre» et le «temps de travail», secteurs complémentaires d’une vie aliénée, où se projette indéfiniment la contradiction interne de la marchandise entre valeur d’usage et valeur d’échange. Et c’est seulement au-delà de cette opposition que les hommes pourront faire de leur activité vitale un objet de leur volonté et de leur conscience, et se contempler eux-mêmes dans un monde qu’ils ont eux-mêmes créé.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;La chance historique du nouveau prolétariat est d’être le seul héritier conséquent de la richesse sans valeur du monde bourgeois, à transformer et à dépasser dans le sens de l’homme total poursuivant l’appropriation totale de la nature et de sa propre nature. Cette réalisation de la nature de l’homme ne peut avoir de sens que par la satisfaction sans bornes et la multiplication infinie des désirs réels que le spectacle refoule dans les zones lointaines de l’inconscient révolutionnaire, et qu’il n’est capable de réaliser que fantastiquement dans le délire onirique de sa publicité. C’est que la réalisation effective des désirs réels, c’est-à-dire l’abolition de tous les pseudo-besoins et désirs que le système crée quotidiennement pour perpétuer son pouvoir, ne peut se faire sans la suppression du spectacle marchand et son dépassement positif.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la misère en milieu étudiant (extraits)&lt;br /&gt;
Par des membres de l’internationale Situationniste et des étudiants de Strasbourg,&lt;br /&gt;
novembre 1966.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>12 heures contre l'antiterrorisme à Forcalquier ! - samuel</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/blogs/marginales/index.php/post/2009/04/27/12-heures-contre-lantiterrorisme-a-Forcalquier#c75</link>
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    <pubDate>Wed, 27 May 2009 02:00:27 +0100</pubDate>
    <dc:creator>samuel</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Cher A,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une précision : c'est la dépêche AFP du 18 mai reprise par quasiment tout la presse sans vérification qui a &quot;indiqué&quot; que le tract d'invitation à la journée du 8 mai à Forcalquier (que vous pouvez lire et relire dans tous les sens - ci-dessus et pièce jointe) comportait une photographie mentionnant l'adresse de la résidence de Bernard Squarcini (directeur central du renseignement intérieur). Or si cette photographie en plan serré du visiophone de M. Squarcini sur lequel est apposé le tract ci-dessus existe bien, elle n'accompagnait pas le tract (et pour cause il était déjà imprimé !), ne permet aucune localisation et ne donne aucune adresse (hormis celle du Comité de sabotage de l'antiterrorisme)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;point B&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>12 heures contre l'antiterrorisme à Forcalquier ! - A</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/blogs/marginales/index.php/post/2009/04/27/12-heures-contre-lantiterrorisme-a-Forcalquier#c74</link>
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    <pubDate>Tue, 19 May 2009 00:09:11 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Comme beaucoup, je nourris de tres vives inquietudes (pour dire le moins) sur l'usage qui est fait en ce moment des lois antiterroriste et sur la criminalisation de la contestation politique. Au-dela de la sphere militante, cette question rencontre un echo plus ou moins fort, mais a mon avis sincere. Nous avons la une masse silencieuse qui est et sera dans ce combat un allie objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette masse restera un allié tant que les méthodes employées par la contestation restent non-violente, c'est-à-dire qu'elles ne s'attaquent pas aux personnes, ni en fait ni dans l'intention. Or, donner l'adresse d'une personne dans un tract évoque pour moi des techniques d'intimidation politiques utilisées en Afrique où souvent les opposants voient leur noms ou adresse diffusées dans les médias - appel silencieux au lynchage ou menace à peine voilée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a là un pas qu'il ne faut pas franchir, parce que cela nous priverait d'une sympathie silencieuse qui fait notre légitimité. Parce qu'également, nous luttons contre un système et non pas contre des personnes. Attaquons les symboles mais refusons de faire couler le sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>12 heures contre l'antiterrorisme à Forcalquier ! - Yann</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/blogs/marginales/index.php/post/2009/04/27/12-heures-contre-lantiterrorisme-a-Forcalquier#c72</link>
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    <pubDate>Tue, 28 Apr 2009 15:18:20 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Yann</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J'y serai !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon, voici une petite mise au point du Comité invisible que j'ai trouvée sur le net :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://rebellyon.info/article5964.html&quot; title=&quot;http://rebellyon.info/article5964.html&quot;&gt;http://rebellyon.info/article5964.h...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Vers un printemps réel ? - pilpil</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/blogs/marginales/index.php/post/2009/04/02/Vers-un-printemps-reel#c71</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Apr 2009 16:13:23 +0100</pubDate>
    <dc:creator>pilpil</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Magnifique !&lt;br /&gt;
Quelle écriture éblouissante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;époustouflant...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Lettre à la Gestapo - samuel</title>
    <link>http://www.lekti-ecriture.com/blogs/marginales/index.php/post/2009/01/27/Lettre-a-la-Gestapo#c70</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Feb 2009 15:16:33 +0000</pubDate>
    <dc:creator>samuel</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je ne sais pas si l'histoire que racontait Brassens est véridique (elle est tirée de la biographie du numéro de la revue &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;À contretemps&lt;/span&gt;), voilà ce qu'il en est par contre de la période le l'occupation où Armand Robin envoya cette lettre à la Gestapo restée sans réponse...&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
UN DÉMENTI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'a été rapporté de divers côtés que l'histoire suivante circule sur mon compte : sous l'occupation allemande j'aurais par amour du danger pris tous les jours mon téléphone pour dire directement à la Gestapo toutes les vérités désagréables pour elle ; après avoir traité les gens de la Gestapo d'assassins, etc, etc, etc, cette légende veut que je leur aie donné chaque fois mon adresse en les défiant de venir m'arrêter et qu'enfin je leur aie chaque fois dit : «Vive Lénine !» Je reconnais volontiers que cette histoire ne manque pas de vraisemblance : il est d'ailleurs tout à fait normal et naturel, lorsqu'on a une bande de tueurs devant les yeux, de dire à ces gens ce qu'on pense d'eux, c'est-à-dire qu'ils sont des tueurs. Cependant l'histoire ainsi racontée est complètement fausse : ce qui est exact, c'est que, pris d'indignation en des jours où tous se taisaient (sauf les lâches abrités au micro de Londres, évidemment), j'ai écrit à la Gestapo une lettre fort indésirable où je l'accusais de tout ce dont les autres l'ont accusée depuis, une fois le danger passé. Cette lettre commençait par : Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence « humaine » (je leur expliquais dans la suite de mon texte que l'épithète « trop lourdes » m'avait été suggérée par la pesanteur de leur pas et le bruit de leurs ridicules bottes). Cette lettre fera sans doute partie du recueil des Lettres Indésirables ; peut-être aussi la tirerai-je à part pour la vendre au profit des prisonniers de guerre allemands actuellement réduits en esclavage pour augmenter les profits de ceux qui, en temps de massacre, ne se croient pas obligés à toutes les souffrances, toutes les tortures, toutes les folies, mais seulement à ces réussites commerciales. Il serait grand temps que les écrivains français prennent la défense des prisonniers de guerre allemands et exigent leur libération immédiate, car nos écrivains français n'ont sans doute pas tout à fait oublié que l'homme doit s'efforcer de vivre, en dehors des intéréts matérialistes, pour tous les hommes de tous les pays.&lt;br /&gt;
Je profite de l'occasion pour ajouter qu'il est absolument injuste de parler de courage à propos de ma façon de faire. Il n'y a là absolument rien qui vaille la peine qu'on s'y arrête : je n'avais fait que tirer la conclusion d'un séjour au milieu du peuple russe : on ignore généralement à l'étranger qu'un nouvel état de la conscience humaine est né là-bas ; j'ai su en parlant là-bas avec des Russes que beaucoup de gens, sous la terreur généralisée et permanente instaurée dans ce paradis, demandaient officiellement à être arrêtés, etc, etc ; or ceux-là n'étaient jamais arrêtés; par contre les gens qui acceptaient le système de la peur, qui prenaient des précautions, ceux-là,... Je n'ai donc absolument aucun mérite à avoir fait sous les divers tyrans les gestes exactement les plus indésirables pour les diverses variétés d'assassins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte inédit du vivant d'Armand Robin a été recueilli dans son appartement après sa mort. Il a été publié pour la première fois par la revue&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt; Plein-Chant, Armand Robin Multiple et un&lt;/span&gt;, automne 1979, sans aucune indication. Il date naturellement de l'immédiat après-guerre (1946 ou plutôt 1947).&lt;/p&gt;</description>
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