Le rôle de la littérature prolétarienne n’est pas de définir des programmes mais bien de révéler dans toutes son ampleur la misère que recèle la vie.
« Tout n’est quand même pas aussi moche que tu le dis » : telle fut la réaction spontanée d’un camarade de travail à la lecture de La Main d’un homme mort. Peut-être a-t-il raison. Mais, pour l’instant, on se cache derrière un romantisme mensonger ou bien on espère pouvoir changer de classe grâce à un miracle quelconque.
Mais une fois qu’on a fini de lire le livre des rêves, il ne reste plus que la réalité, une réalité crue, sans voiles, qui, un jour, nous mènera peut-être au but : la dignité humaine.
Folke Fridell (1904-1985), Les travailleurs et la littérature prolétarienne (1947).
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