L'Alamblog

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vendredi 19 septembre 2014

Jérôme se danse

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La compagnie de danse Gé, dirigée par Mélanie Mesager, présente à Paris son spectacle Jérôme, inspiré du roman de Jean-Pierre Martinet.
Du 17 au 19 octobre, se danseront des extraits du chef-d'oeuvre martinien tous les jours à 16h et 20h30 à la galerie Oberkampf, dans le cadre d'€™une exposition consacrée à l'auteur

de génie dont l'oœuvre, à la fois sombre et drôle, aux accents dostoïevskiens et à l'€™humour célinien, est en train d'être redécouverte.

Les performances dansées auront donc lieu deux fois par jour à 16h puis à 20h30, l'entrée est libre.
Vous y découvrirez des photographies, archives, romans et lectures d'€™extraits autour de Martinet. Vous pourrez également venir y rencontrer les artistes pour discuter de la démarche de « chorégraphier et danser Jérôme», lors d'€™un échange.
Par ailleurs, la compagnie donnera le 21 novembre son spectacle au Théâtre de Verre et propose un stage autour de sa création martinesque.

Compagnie Gé

Galerie Oberkampf
103 rue Saint-Maur
Mo Parmentier

Théàtre de verre
17, rue de la chapelle
Mo Marx Dormoy
21 novembre, 20h00



jeudi 18 septembre 2014

Des écriouins

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Excessif recours à la figure
D'année en année, le recours au ressort du "personnage célèbre" ou demi-fameux a envahi le roman français. En particulier.
Cette seule "rentrée" — qui ressemble plutôt à une sortie — en compte des dizaines, avec, en particulier, une focalisation nette sur la figure de l'"écriouin".
De l'écriouin ici, de l'écriouin là, et ça nombrilise, et ça a des problèmes, et ça chougne. On croirait assister à un dîner d'éditeurs.
Bien entendu, pour occuper le créneau, on se presse. Résultat, toutes les catégories sont présentes : écriouins réels célèbres pour de vrai, écriouins réels moins connus, faux écriouins (la tarte à la crème des années 2000-2020 à coup sûr), écriouins faux, fourbes auteurs (on en connaît), faux philosophes (idem), écriouins en devenir, et même conseils à l'écriouin en devenir, biographie romancée d'artiste, de faux artiste, fiction à propos de vrais artistes (peintres en particulier ; l'installeur d'installation a moins la cote (1), artistes ratés, poètes dramatiques, comédiens-dramaturges, dramaturges-comédiens, prof-écriouins, écriouins-pédagos, pédagos-"commissaires", commissaires pas pédagos (c'est pas leur truc la pédagogie). Peu de génies en revanche. Mais l'on pousse désormais jusqu'aux lieux ayant accueilli un écrivain célèbre (Bolano en substance)...
Pour lutter contre la "décrudescence de l'imagination", nous suggérons aux moins bien équipés la lecture à outrance et l'abandon du roman (2).



(1) Forcément, l'installation réclame de la manutention de matériaux lourds (acier, verre épais, béton). Contrairement à la pédagogie, par exemple, ce qui explique la très bonne représentation des pédagogues dans ce propos.

(2) Attention, ça n'est pas une raison pour nous assommer de nouvelles et de poèmes ineptes. Il faut trouver autre chose.


mercredi 17 septembre 2014

Suite du journal de Roger Rudigoz (les bonnes nouvelles de l'automne)

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Tandis que les plus joyeux ont attaqué la lecture du nouveau roman d'Antoine Volodine (bolchomoï !), Finitude annonce avec fierté la parution du deuxième volume du diaire de Roger Rudigoz, le fameux auteur du fameux Fauteuil vert (Le Tout sur le tout, 1986). Le premier avait vu le jour à la (bonne) surprise générale il y a deux ans.
On risque bien de retrouver dans ce nouveau volume ce french spirit virevoltant entre l'ironique acide et l'amer (1) qui fait la marque de nos diaristes les plus goûteux.

Je me sens heureux. Cela m'arrive de plus en plus souvent. Je devrais me méfier.




Roger Rudigoz A tout prix (journal II). — Finitude, 208 pages, 19,50 €. Sortie le 6 novembre 2014



(1) Naturellement, puisque Homme libre toujours, etc.

mardi 16 septembre 2014

Faire de l'histoire aux temps romantiques

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Une fois n'est pas coutume. Signalons ici une soutenance de thèse qui promet d'être roborative.
David Gaussen racontera devant le jury composé de Claude Millet, Yann Potin et Sylvain Venayre comment on faisait "de l'histoire à l'époque romantique. Histoire nationale, nouvelle histoire (1789-1848)", une thèse dirigée par François Hartog.

Avant d'être nationaliste, l'histoire de France a été nationale. En opposition à l'histoire monarchique, des savants cherchent, au début du XIXe siècle, à faire l'histoire de toutes les composantes de la société. C'est cette révolution épistémologique que j'essaie d'explorer dans cette thèse, dans laquelle je mets en avant plusieurs personnages peu connus (Amans-Alexis Monteil, Félix Bourquelot, Eugène Garay de Monglave, etc.) mais qui ont joué chacun un rôle important dans ce processus.



Jeudi 25 septembre à 14h00 à l'École des Hautes études en sciences sociales (105, boulevard Raspail, 75006 Paris, salle 1)
Entrée libre. Un verre sera offert à l'issue



Photo : © Draco Semlich 2014.

dimanche 14 septembre 2014

Les couvertures d'un siècle ancien (XLVII)

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Une parfaite incitation à aller voir l'exposition Suzuki Harunobu (musée Guimet) où se voient des gravures du XVIIIe siècle particulièrement étonnantes (couleurs, gaufrages, moirages...).



Georges Courteline Les Femmes d'amis. Dessins de Steinlen. — Paris, Marpon et Flammarion, 313 pages.


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