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Mot-clé - Victor Fournel

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samedi 26 juillet 2014

Bautru battu

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Bien des gens, du reste, se chargèrent de riposter de cette façon à Bautru, qui reçut presque autant de coups de bâton qu'il avait donné de coups de langue. Sans la reine mère, qui jugea à propos de le protéger en cette circonstance, le pied de M. de Montbazon - et quel pied ! comme disait le pauvre bouffon effrayé, - eût vengé sur lui les traits piquants de l'"Onosandre" dirigés contre l'épaisse stupidité de ce personnage. On vit même un jour madame de Vertus se placer commodément à l'une des fenêtres du pont Neuf, pour contempler le marquis de Sourdis qui administrait en son nom, et par suite d'une délégation officielle, une rude volée de bois vert à l'infortuné.
Le pont Neuf ! Combien d'exécutions de ce genre n'a-t-il pas dû voir ! C'était la patrie favorite des faiseurs de gazettes, de pasquins et de couplets satiriques : ce devait être aussi la terre classique te la patrie des coups de bâton. Combien d'autres, si le pont Neuf parlait, n'en pourrait-il pas citer encore, à côté de Bautru et de ce bon gros Saint-Amant qu'on y trouva un matin roué, moulu, à moiti mort, tant les laquais de M. le prince, qu'il avait eu l'imprudence de chansonner, mettaient de zèle à venger leur maître !



Victor Fournel Du rôle des coups de bâton dans les relations sociales et, en particulier, dans l'histoire littéraires (Paris, A. Delahays, 1858, p. 58-59).



Illustrant parfaitement les dangers de la satyre au XVIIe siècle - autrement plus violent que le nôtre -, Guillaume Bautru (1588-1655), comte de Serrant, fut un conseiller d'état et un ministre plénipotentiaire que n'appréciait guère Victor Fournel : "une espèce de bouffon qui avait plus de malignité que d'esprit" dit-il). Bautru fut cependant aussi membre fondateur de l'Académie Française (élu en 1634) et l'auteur de L'Onozandre ou le grossier satyre (s. l. n. d.).

jeudi 20 octobre 2011

La canne et le bâton

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C'est au cours de nos pérégrinations au coeur de l'oeuvre de Victor Fournel, vaillant lecteur, que le Préfet maritime, ombrageux ces derniers temps, a découvert avec une surprise non feinte l'existence de l'improbable Centre de Recherche sur la canne et le bâton dont les travaux s'inspirent évidemment du fameux essai de Fournel, Du rôle des coups de bâton dans les relations sociales et, en particulier, dans l’histoire littéraire (A. Delahaye, 1858) dont nous allons avoir l'occasion de reparler.


Et puis cet article consacré à un chapitre d'Albert de Pouvourville.

vendredi 16 septembre 2011

Du rôle des coups de bâton (victor Fournel)

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Dans la revue L’Instruction pour tous du 7 novembre 1868, l’écrivain et critique littéraire Victor Fournel (1829-1894) donnait un long article sur le titre « Des coups de bâton dans la littérature du XVIIIe siècle ». Il faisait suite à son très beau petit essai de 1858 sur la même question qui traitait aussi du XVIIe.

Comme le sujet nous paraît plein d'actualité (littéraire), nous en reparlerons.