L'Alamblog

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Mot-clé - Victor Barrucand

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mardi 2 décembre 2008

Caroline Granier enfin en volume

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Caroline Granier s’est consacrée à l’étude des écrivains anarchistes. Précisions : aux fictionneurs anarchistes, ou aux anarchistes usant de la fiction pour diffuser leurs thèses. On les connaît plus ou moins, mais on réclamait une synthèse, et la voici qui nous taxinomise intelligemment Jules Vallès, Louise Michel, Georges Darien, Charles Malato, Emile Pouget, Bernard Lazare, Mécislas Golberg, Séverine, André Léo, Octave Mirbeau, Jean Grave et ses Aventures de Nono, Sébastien Faure, Georges Eekhoud, Zo d’Axa, Han Ryner, Victor Barrucand… Leur appétance pour la prose et ses effets secondaires est désormais traitée, de même que leurs origines, leurs thématiques de prédilection, leurs effets sur les artistes à venir (les avant-gardes…), le tout sous la forme d’une chronique mêlée d’analyse bigrement bien ficelée.
D’abord diffusé généreusement sur internet, le travail de Caroline Granier a connu naguère une illustration dans la revue Brèves Les Retourneurs d’idées et voit enfin le jour en volume.
Les amateurs sauront que l’opus sera présenté le samedi 13 décembre à partir de 18 heures à l’Espace Louise Michel (42ter rue des Cascades, Paris XXe, mo Pyrénées).


Caroline GRANIER Les Briseurs de formules. Les Ecrivains anarchistes en France à la fin du XIXe siècle. — Coeuvres-et-Valsery, Ressouvenances, 2008, 469 p., 35 euros.

Ressouvenances
3, rue de la Cidrerie
02600 Coeuvres-et-Valsery
03 23 55 36 97

mercredi 6 février 2008

L'Anarchie est de saison

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Avant que ne flambe la révolte que d’aucuns attendent, la revue Brèves, toujours en avance sur la prochaine ébullition, produit un numéro monté par la spécialiste Caroline Granier : Les Retourneurs d’Idées.
Consacré aux écrivains anarchistes, peuplade lue au sens large, on y lit des nouvelles de Georges Darien, Jules Vallès, Isabelle Eberhardt, Louise Michel, Félix Fénéon, Victor Barrucand, Octave Mirbeau, Jean Réflec, Flor O’Squarr, dont Apollinaire pensait tant de bien et qui livre ici une curiosité sur la Commune… ou encore Alphonse Allais qui ne dépare pas ici.
Et pour cause : Allais ne dépare jamais.
Entendu que pour ces hommes et femmes de combat, le livre est une arme destinée à libérer l’être humain, Caroline Granier explique en préambule comment ils dénoncent les « fictions sociales » dont l’ordre établi se sert pour abêtir et asservir le populo. Soit littérature de combat versus littérature de propagande. Dans le même numéro, mais à rebours, un dossier est consacré à Jacques Vallet, le Jacques Vallet, écrivain qui fut d’abord le meneur de la revue Le Fou parle, une revue de poids dont on n’a pas fini de parler - Il se pourrait bien que l’Alamblog, une fois les sommaires de Bizarre consommés, se consacre à lui dorer la vitrine, n° par n°. On découvrira alors peut-être quelle revue fondamentale fut Le Fou parle, organe libre et libéré.
Pour Brèves, on sait déjà.


BREVES. Les Retourneurs d’Idées (n° 84)
avec Photos et dessins de Despatin & Gobeli, Lise le Coeur, Kerleroux et Roland Topor. 144 pages, 12 euros

samedi 19 mai 2007

Barrucand parolier du Caruso (une curiosité)





On avait connaissance de la chose, mais l’avait-on vue ?
Pas nous, c’est sûr.



Et toujours en vente libre, ce beau roman d’actualité :

Victor BARRUCAND Avec le feu. Préface de votre serviteur. — Paris, Phébus, 2005, 204 p., 16, 50 €

mercredi 25 avril 2007

Charles Cros, par Victor Barrucand (1893)


Charles Cros

Qu'un homme, en ce siècle, se soit payé, à défaut du pain quotidien, le luxe d'inventer le phonographe, qu'il ait outré la complaisance envers ses concitoyens ingrats jusqu'à les doter de la photographie des couleurs, et qu'entre temps — avant de mourir — pour charmer le coeur des belles personnes et pour orner l'esprit des jeunes gens, il ait écrit des poèmes durables où se survit son âme intense, c'en est assez, semble-t-il, pour la gloire de son nom. Si quelque période d'oubli survient après cela, on cradrait croire que le temps préparer à la mémoire du poète un suffisant recul d'où sa personnalité surgira légendaire. Tous ceux qui ont gardé le souvenir ému de Charles Cros ne doutent point qu'il en soit ansi pour ce charmant génie aux allures déconcertantes.
Avec Félix Fénéon, Camille de Saint-Croix, L. Marsolleau, Alphonse Allais, Emile Goudeau, Verhaeren, Paul Verlaine, etc., des choses merveilleuses ont été révélées sur le poète et l'inventeur qui contribueront à perpétuer les multiples aspects de sa vie.
Charles Cros, né à Fabrezan (Aude), le 1er octobre 1842, est mort à Paris, le 9 août 1888, d'une décoordination générale des organes. Il a laissé des pages inédites — bien peu nombreuses, hélas ! — Ses poéies posthumes seront très prochainement réunies sous ce titre : "Le Collier de Griffes".
Ceux, pour qui le "Coffret de Santal", son premier volume, fut un événement, et qui tiennent ce livre, avec de spièces comme le Sento, l'Orgue, l'Archet, pur un de splus rares parmi l'abondante effusion littéraire des vingt dernières années, accueilleront sans doute avec la même faveur ces vers sans lendemain du poète, du philosophe, de l'humoriste, et du savant Charles Cros.
Pour exciter quelque ferveur à ce propos, nous offrons dès aujourd'hui, au lecteur, un extrait du "Collier de Griffes".

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mercredi 1 novembre 2006

Du désarroi, de l'anarchie et des lettres (un roman inédit de Remy de Gourmont)



Un roman inédit de Remy de Gourmont… c’est une nouvelle, dites-moi, et même s’il ne s’agit pas de son plus grand texte, il n’en reste pas moins qu’il fallait le retrouver parmi les dépouilles papetières du polygraphe et en faire une édition. Le sujet même de ce Désarroi mérite tout l’intérêt que son éditeur Nicolas Malais lui a porté puisque Gourmont aborde là, un peu mi-figue, un peu mi-raisin, le thème de l’anarchie et, comme il se doit, entrevoit le sujet du haut de son organe majeur : le cerveau. Car quel cérébral fut Gourmont ! On ne pourrait pas, à moins d’apprécier le ridicule, lui prêter d’intention violente comme on a pu, en se trompant peut-être, imaginer Victor Barrucand et son comparse Félix Fénéon manipuler des bricoles, des bombinettes ou, plus simplement, des bouts de pétards méchants — simples conjectures, que cela soit bien répété.
Remy de Gourmont, qui attendra encore longtemps ses Oeuvres complètes, reparaît donc avec un écrit qu’il avait repoussé, puis repris et taillé à la serpe pour cause de sentimentalisme sans doute, ou tout simplement parce qu’à une époque où l’anarchie des élites étaient passées de mode. Quoiqu’il en soit, il y a lieu de lire ce petit roman si l’on s’intéresse à la Cause et à ses sectateurs. On avait vu reparaître Avec le feu de Victor Barrucand, on avait lu l’étrange petite texte paradoxal et judicieux de Fernando Pessoa, Le Banquier anarchiste, voici Le Désarroi, reste à l’état de manuscrit en 1899 — et on est admis à se poser cette question : la publication d‘Avec le feu en 1900 coupa-t-elle l’herbe sous le pied de Gourmont ?
Les amis de Remy de Gourmont, dont nous soulignons encore l’excellent site, ont saisi un fragment des plus délectables que nous nous empressons de relayer :

Si des spectateurs se passionnent à des incidents qui nous paraissent d’une damnable mesquinerie, c’est que, pour eux, doués de simples facultés végétatives, ces incidents, tout minuscules, ont l’importance du rare et de l’exceptionnel. Ils sont émus par la dramaturgie baveuse d’un Augier, comme nous par les dialogues philosophiques d’un Ibsen, et les romances de M. Déroulède leur donnent une impression esthétique aussi forte qu’à nous les sonnets de M. Mallarmé. Tout est relatif. Pénétrez-vous de cette vérité. Méprisez les imbéciles, mais ne méprisez pas le plaisir des imbéciles. Les gens, après tout, ne doivent se réaliser que selon leur nature ; on se chatouille avec ce qu’on peut ; on s’enivre de ce qu’on peut : il faut s’enivrer, voilà l’essentiel.

Et pour aller plus loin, comme l’on dit, sur le sujet littéraire, nommons Philippe Oriol, le spécialiste de l’Affaire Dreyfus et patron de la fameuse Collection Noire des éditions Fornax, mais aussi Caroline Granier qui s’est hissée au rang des fortes têtes avec sa thèse, admirable, intitulée “Nous sommes des briseurs de formules”. Cliquez donc, elle est en ligne : chacun pourra se convaincre de ses nombreuses qualités et de son intense intérêt documentaire.
Profitant de l’occasion pour la saluer, le Préfet est heureux de vous transmettre, Nautrices, Nauteurs, l’information suivante : Caroline Granier prépare actuellement un numéro de la revue Brèves consacré aux nouvelles anarchistes.
On brûle de lire ça.

Remy de Gourmont Le Désarroi. Postface de Nicolas Malais. Paris, Le Clown lyrique, 2006, 123 p., 8 €
et toujours

Victor Barrucand Avec le feu. Préface d’E. D. Paris, Phébus, 2005, 204 p., 16, 50 €

Fernando Pesso Le Banquier anarchiste. Traduit du portugais par Françoise Laye. Paris, Christian Bourgois, 2004, 105 p., 14 €

vendredi 25 août 2006

Une imprécision (Isabelle Eberhardt les attire)

Dans un article nécrologique consacré à l’Américaine Cecily Mackworth (1911-2006), bien connue des mallarméens, Anthony Sheridan avance qu’un séjour de la voyageuse en Algérie en 1950 procura à la communauté intellectuelle la première biographie d’Isabelle Eberhardt (Le Monde, 18 août 2006, p. 26). Ca n’est pas qu’un peu surprenant, c’est confondant. Et confusionnant. Mais, au sujet d’Isabelle Eberhardt, engloutie par un torrent de boue à Aïn-Sefra le 21 octobre 1904, cette approximation n’est jamais que la dernière en date.
Si le livre en question, The Destiny of Isabelle Eberhardt (1954 ; traduction française : 1956) fut peut-être la première biographie de la Nomade aux USA, la rédaction du Monde, qui reste un journal destiné à ces pauvres pommes de Français, aurait pu préciser, ou amender, ou corriger en précisant que cet essai venait au contraire enrichir une exégèse déjà très riche.
On peut d’ailleurs signaler à la louche une bonne pelletée de travaux antérieurs, signés Jean Moréas, par exemple, dans ses Variations sur la vie et les livres (Mercure de France, 1910, pp. 255-261). Encore faut-il se souvenir de Jean Moréas, hum ?
Le plus efficace, si ce n’est le plus exempt d’imprécisions, fut tout de même René-Louis Doyon. Ce bibliopole a fourni à plusieurs reprise des éditions des écrits de la jolie russo-helvète, toujours enrichies de ses préfaces documentaires.

  • D’abord une Sincérité d’Isabelle précédant deux nouvelles inédites (Amara le forçat et L’Anarchiste, Edouard Champion, 1923, coll. Les Amis d’Edouard);
  • ensuite La Vie tragique de la bonne nomade accompagnant Mes journaliers (La Connaissance, 1923, coll. Les Textes, n° 4);
  • un avant-lire dans le superbe et rare et onéreux petit volume des Contes et paysages (La Connaissance, 1925, Collection d’art, n° 12);
  • enfin, près de vingt ans plus tard les Infortunes et ivresses d’une errante dans Au pays des Sables (Sorlot, 1944, coll. Bibliothèque maritime et coloniale).

Par la suite, René-Louis Doyon donna encore de Vifs Compléments à la biographie d’Isabelle Eberhardt, (Quo Vadis, n°74-75-76, octobre-décembre 1954, pp. 28-34 ; un tiré-à-part a été diffusé). Mais cette liste n’est pas exhaustive puisque Doyon profita de chaque occasion qui se présentait à lui pour évoquer Isabelle, dans la presse notamment :

  • Une Russe au désert. L’invention d’Isabelle Eberhardt dans la Revue de la semaine illustrée (23 septembre 1921, pp. 411-424);
  • Isabelle Eberhardt dans L’Intransigeant (4 mars 1922);
  • L’Esclave errante et Les Mortifiés d’Isabelle Eberhardt dans ses propres Livrets du Mandarin (2e année, n° 7, janvier-février 1924, pp. 26-28);
  • Profils perdus et retrouvés. Une femme errante : Isabelle Eberhardt dans La Justice (21 avril 1939);
  • et enfin Une femme au désert, Isabelle Eberhardt dans sa vie et au théâtre (source inconnue, circa avril 1939).

Un peu plus tôt, le droitier Raoul Stephan fourbit en volume un Isabelle Eberhardt, ou La Révélation du Sahara (Flammarion, 1930, préface de Victor Margueritte), réputé controuvé, mais les sérieux Hector Talvart et Joseph Place sauveront les meubles en réservant une confortable place à la belle Isabelle dans leur Bibliographie des auteurs modernes de langue française (Editions de la Chronique des lettres françaises, 1935, T. V, pp. 161-sq.). Last but not least, l’algérianiste Robert Randau (pseud. de Robert Arnaud, 1873-1950) publia pour sa part un Isabelle Eberhardt, notes et souvenirs (Alger, Edmond Charlot, 1945 ; rééd. Paris, La Boîte à documents, 1989). Dès 1911, Randau avait publié un roman à clefs, Les Algérianistes, roman de la patrie algérienne (Paris, Sansot, 1911) dans lequel la Russe Sophie Peterhof, surnommée Si-Yahia, renvoyait directement à la figure d’Isabelle Eberhardt…
N’en jetons plus. L’histoire éditoriale posthume de la Bonne Nomade fut, à tout point de vue, un drôle de micmac. Devenue l’enjeu d’algérianistes mal étanches, avant de devenir celle de féministes peu regardantes, elle valut à Victor Barrucand une réputation infecte et injustifiée, de même qu’à René-Louis Doyon quelques horions. Celui-ci par exemple, qui ne manque pas d’épice :

« Une limace sur la rose*. Ancien commis de librairie chez un éditeur en faillite, un cacographe et pisseur d’encre qui se prétend homme de lettres (…) dans un but de lucre, un certain M. Doyon, marchand de papier, vaguement éditeur, vient de publier, après les avoir tripatouillé à sa façon une partie de ces papiers. Comme Barrucand, il empochera, sans scrupules, de la galette, beaucoup de cette bonne galette, qui devient de plus en plus rare et précieuse par le temps qui court. » (Pierre Vigné d’Octon, La Vie littéraire. Pirates et mercantis de lettres : A propos d’Isabelle Eberhardt, de son oeuvre et de sa vie in La Revue anarchiste, n° 21, octobre 1923).

* La limace, c’est René-Louis Doyon, bien sûr.

Mais tout ceci n’enlève aucun mérite au livre de Cecily Mackworth, Le Destin d’Isabelle Eberhardt, traduction, préface et notes par André Lebois (Oran, Fouque, 1956) dont Gaston Roger rendit compte dans l’inestimable Europe (n° 127, juillet 1956, pp. 169-171).
Signalons pour conclure que Lesley Blanch évoqua ce personnage hautement exotique la même année que Cecily Mackworth dans Les Rives sauvages de l’amour (Plon, 1956).

Voilà qui fait bien du monde tout de même.

mardi 13 juin 2006

Où il sera dit qu'il ne chômait pas...

Depuis la fermeture des ateliers de l‘Alambic, les inabonné(e)s de ladite feuille de chou verte ont peut-être manqué d’information. Voici quelques pistes, sous forme de liste, afin qu’ils et elles ne concoivent aucun soupçon relatif à l’éventuel relâchement du Préfet maritime, naguère Autocrate maximus de l‘Alambic.

Il fut ainsi aux commandes des éditions qui suivent, préfaçant, annotant si nécessaire, des opus qu’il a la faiblesse de juger délectables :

  • Fernand COMBET, SchrummSchrumm ou l’excursion dominicale dans les sables mouvants. – Verticales, 2006.
  • Kenneth GRAHAME, Le Vent dans les saules, avec une préface d’Alberto MANGUEL. – Phébus, 2006.
  • Kenneth GRAHAME, Jours de rêve (précédés de L’Âge d’or). – Phébus, 2006.
  • Edmond ABOUT, Le Roi des montagnes, avec une préface de Jacques LACARRIÈRE. – Phébus, 2005.
  • Daniel DEFOE, Colonel Jack. – Phébus, 2005.
  • Victor BARRUCAND, Avec le feu. – Phébus, 2005.
  • Ben Ames WILLIAMS, Une femme étrange. – Phébus, 2005 (autre édition : France-Loisirs, 2005).

Par ailleurs, il a accompagné la publication de

  • Alexandre DUMAS, Le Chevalier d’Harmental (édition de Claude Schopp). – Phébus, 2006.
  • Diane MIDDLEBROOK, Son Mari (Ted Hughes et Sylvia Plath, un mariage.) – Phébus, 2006.
  • Lillian SMITH, Strange Fruit. – Phébus, 2006.
  • Courtney ELDRIDGE, Record à battre. – Phébus, 2005.
  • Vladimir CHAROV, Avant et pendant. – Phébus, 2005.
  • Yashushi INOUÉ, Rêves de Russie. – Phébus, 2005.
  • Catherine POZZI, Journal, 1913-1934 (nouvelle édition, en collaboration avec Claire Paulhan). – Phébus, 2004.
  • Gérard BONAL et Michel REMY-BIETH, Colette intime. – Phébus, 2004.

Pour sa part, il a hardiment signé un petit pamphlet (avec des morceaux de littérature, dont un superbe fragment de l’Italien Giovanni Papini, l’auteur du phénoménal Miroir qui fuit dont la réédition est attendue pour septembre à l’enseigne de Panama) :

Comme des enfants. L’Âge pédophile du capitalisme. – Paris, Anabet, 2006.

Lequel opus est probablement toujours en vente chez les quelques libraires qui n’ont pas eu le temps de faire le ménage avant l’irruption des best-sellers de l’été. O Tempora, O Mores.

Nous aurons l’occasion d’évoquer les projets en cours ultérieurement.

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