L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mot-clé - Stendhal

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 3 août 2013

Bibliographie lacunaire des éditions de la Librairie des Mathurins


logoMathurins.jpg


Encore bien mystérieuse, la Librairie des Mathurins, sise au 59 de la rue éponyme, se trouva durant moins d'une décennie affublée de plusieurs marques, signe d'une existence ou bien compliquée, voire houleuse, ou bien incertaine, voire fragile.
Il n'en reste pas moins qu'en 1899 vivait la maison Girard et Villerelle, tandis qu'en 1902 on trouvait accolé au patronyme Villerelle le nom de Gaston Dujarric, probable coéditeur installé, lui, 50 rue des Saints-Pères. Nous aurons, je pense, à revenir sur ce dernier personnage un jour.
La maison de Villerelle semble n'avoir pas survécu à 1903... Car il semble bien, en effet, que V. Villerelle, libraire-éditeur, soit le véritable capitaine de cette nef qui connut deux publications importantes ou à succès : on peut en effet signaler d'abord La Revue des indépendants, dirigée par Henri Chateau - le Sparafucile du Chat noir où il débuta en 1889 -, avec Jacques Landau et Henri Hertz, muée en L'Oeuvre sociale avant d'être absorbées par Les Semailles, ces dernières intitulées d'après un chronique d'Hertz dans L'Oeuvre sociale, justement. Et au registre de la librairie livresque, c'est Paul Brulat qui cassa la baraque, si l'on peut dire, avec La Faiseuse de gloire... Mais au fond, il semble que la maison était spécialisée dans la plaquette (Le Vieux Flingot), le monologue et la pièce de théâtre peu pagineuse.

L'enquête est à suivre, bien évidemment.


stendahl_villerelle.jpg

Revues

La Revue des indépendants (Henri Chateau dir., Jacques Landau et Henri Hertz réd.), n° 1 (1er mars 1900)-n° 4 (16 avril 1900). (128 p.) devient

L'Oeuvre sociale, revue des indépendants, n° 5 (15 mai 1900)-n° 8 (août 1900) puis n° 1 (janvier 1901)-n° 5 (mai 1901), n° 6 (juin 1901)-n° 8 (août 1901). (Paris, V. Villerelle, 1900-1901. - 12 numéros en 2 vol. (256 et 192 p.). revue mensuelle (numérisation partielle) dirigée par les mêmes avec adjonction d'un rédacteur en chef (Léon Parsons) et d'un comité de rédaction comprenant Jacques Landau, Henri Hertz, Léon Côte et Pierre Marcel. Le titre sera absorbé par

Les Semailles (Paris. juin-novembre 1901) avec une adresse diofférent durant le premier semestre 1901 (Paris, Librairie G. Jacques & Cie).


Catalogue (incomplet) des "Romans et Fantaisies"

Victor Maurel Dix ans de carrière, avec une préface de Léon Kerst et des portraits. - Paris, V. Villerelle, octobre 1897, 419 p.

Georges Denoinville Sensations d'art. 2e série. 2 gravures d'après Jules Valadon. - Paris, Girard et Villerelle, (1899), I-277 p.

Abel Boissart Palmé ! ! monologue. - Paris, Girard et Villerelle, (1899), 6 p.

Henry de Braisne Parmi le fer, parmi le sang.... - Paris, Girard et Villerelle, (1899), 182 p.

Louis Didier (pseud. Luis d'Herdy) L'Homme-sirène. - Paris, Girard et Villerelle, 1899, 197 p.

Robert Morvan (M. Fosseyeux) Mon âme, poésies. - Paris, Girard et Villerelle, (1899), 132 p.

O. W. Milosz Le Poème des décadences. - Paris, Girard et Villerelle, (1899), 72 p.

M. de Stendhal Le Rouge et le Noir. Tome second : chronique du XIXe siècle. - Paris, Girard et Villerelle, (1899), 288 p.

Casimir Stryienski Deux victimes de la Terreur : la princesse Rosalie Lubomirska, madame Chalgrin (2e édition). - Paris, Girard et Villerelle, 174 p.

Auguste Cordier Comment a vécu Stendhal ?. Préface de Casimir Stryienski. - Paris, V. Villerelle, 1900, X-III-207 p.

Collectif Les Gloires du travail, ouvrage publié à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Oeuvre préparatoire du Gotha des gloires du travail. - Paris, V. Villerelle, (1900), 25 p., fig. et pl.

Louis Bruyerre__ En Paix, pièce en 5 actes (Paris, théâtre Antoine, 8 janvier 1900) Texte imprimé. - Paris, V. Villerelle, (1900), 208 p.

Jacques Des Gachons La Dînette, comédie en 1 acte (Five o'clock du "Figaro" du 2 mai 1898). - Paris, V. Villerelle, 1900, 36 p.

Paul Malançon Paillettes. - Paris, V. Villerelle, (1900), 50 p.

Pierre Marcel Les Routes de la mort. - Paris, V. Villerelle, (1900), 290 p.

Louis Forest L'Amour et le naïf. - Paris, V. Villerelle, (1900), 276 p.

Augustin Branicki Les Griffes de chat. - Paris, Librairie des Mathurins, (1900), 102 p.

Marie Grégoire Ghika Devoir ou folie ?. - Paris, V. Villerelle, (1900.), 285 p.

Charles Esquier Roulbosse le Saltimbanque, pièce en 5 actes en prose (Paris, République, 31 août 1899). - Paris, V. Villerelle, 1900, 187 p.

Alfred Le Vic Vieus flingot, 1870. Imprimé avec la grafie de la Société philologique française. - Paris, V. Villerelle, 1900, 12 p.

M.-A. Cantone et G. Gramegna Le Parfum vierge. - Paris, V. Villerelle, 1900, 88 p.

Jean Jullien Les Petites comédies.... - Paris, V. Villerelle, (1900), 242 p.

Georges Denoinville Sensations d'art. 3e série. Lettre de M. Jules Claretie,... Lithographie originale de M. Fantin-Latour Texte imprimé. - Paris, V. Villerelle, (1901), 179 p., pl.

Henri Chateau Manuel de l'arriviste. Papiers trouvés chez un de nos plus notoires contemporains. - Paris, V. Villerelle, 1901, 235 p.

André de Lorde et O. Bouwens van der Boijen Mon Rembrandt ! comédie en 1 acte. Paris, Villerelle, (1901).

Pierre de Lano La Part des sens. 2e édition. - Paris, V. Villerelle, 1901, 250 p.

Jean Madeline Luce Magali. - Paris, librairie des Mathurins, s. d., 334 pages.

Theodor Roosevelt La vie au Rancho. - Paris, Librairie des Mathurins, s. d., 311 pages, traduction d'Albert Savine.

Jean Laurenti (pseud. Lorenty) L'Agrafé. - Paris, V. Villerelle, (1901), 302 p.

Stendhal La Chartreuse de Parme, par l'auteur de «Le Rouge et le noir». Édition augmentée de 2 chapitres.Édition augmentée de 2 chapitres inédits publiés par M. Stryienski. - Paris, V. Villerelle, (1901), III-257 p. Collection "Petite collection Elzévir".

Paul Brulat Le Nouveau Candide : roman contemporain. - Paris, V. Villerelle, (1902), 247 p.

Jean Payoud Gens de robe. 2e édition. - Paris, V. Villerelle, (1902), 360 p.

Charles de Bussy Monsieur Phosphore, comédie en 1 acte. - Paris, libr. des Mathurins, 1902, 35 p.

Firmin Counort A travers les pensionnats de Frères. - Paris, librairie des Mathurins, 1902, XVI-593 p.

Charles Esquier Le Soir du Calvaire, drame sacré en 1 acte, en prose. - Paris, libr. des mathurins, 10 p. Musique inédite de Reynaldo Hahn.

Lucien Heudebert Promenades Au Dahomey. - Paris, Librairie Des Mathurins, Dujarric et Cie, 1902, 260 p.

Petrus Durel La Muse Parlementaire. Députés et Sénateurs Poètes (1870-1900). - Paris, Librairie des Mathurins, 1902, VII-279 p.

Marie Rattazzi Dernière folie. - Paris, Librairie des Mathurins, (1902), 89 p.

Auguste Villeroy Héliogabale, drame en vers, en 5 actes. - Paris, librairie des Mathurins, 1902, 136 p.

Gaston Dujarric Autour du mystère. - Paris, Librairie des Mathurins, 1903, 309 p.

Ariste Excoffon Pour être heureux.... - Paris, Librairie des Mathurins, Dujarric & Cie, 1903, 306-6 p.


Sans date
Raoul Gineste La Seconde vie du Docteur Albin
Augustin Branicki Ananké, roman radiographique
Henri Chateau Gens de Chœurs, roman de mœurs théâtrales)
Abel Pelletier Illusion
Abel Pellier Titane, drame en trois actes
Auguste Villeroy Hérakléa, drame en vers
Paul Brulat La Faiseuse de gloire... 4e édition. - Paris, V. Villerelle, (s. d.), 367 p. Il est possible qu'ait été mise en vente une édition du texte adapté pour le théâtre par Victor Manuel et accompagné d'une préface de Léon Kerst. En 1933, les éditions Figuière ont reprit ce texte.
R. de la Barre Le Drapeau rouge
Louis Becke Scènes de la Vie polynésienne
Henri Chateau L'Âne, le singe, et le philosophe
Jean Dalvy Protestante !
Lucien Heudebert Au pays des types
Jean Lorédan Humble drames
Lorenty L'Agrafé
Gaston Mignard Gisèle : le Rêve et l'Amour
Jean Payoud Gens de robe
Paul Pourot L'enfant d'un autre
Gaston Rayssac Agrippa-le-Diable
Hugues Rebell Les Inspiratrices (de Balzac, Stendhal, Mérimée, etc.
Bernard Taft Le Pressoir
Comtesse de Tramar L'Expiation
Félix Chapiseau Le Roman d'une enfant trouvée
Mme Rattazzi La Juive
J. Gambier Entre deux stations
Abel Pelletier Illusion
Stendhal L'Abbesse de Castro
A. de la Hire La Chair et l'esprit
Georges Denoinville La Charmeuse
Remy de Gourmont Lilith (deux éditions dont l'une en un fascicule double des Essais d'Art libre
Luis d'Herdy Monsieur Antonious et Madame Sapho




jeudi 20 mai 2010

Les surprises de William (trésors et autres)

Crevelpirate.jpg



Riche catalogue à prix marqué de manuscrits, photographies et autres documents imprimés de la librairie William Théry.

Y Figure notamment un étrange René Crevel à l'italienne qui paraît n'avoir pas été vu beaucoup jusqu'ici... Produit par un bibliopole anonyme, et probablement collectionneur, il entre à la bibliographie officielle de Crevel - vous allez lire pourquoi -, le suicidé de 1935 enterré au cimetière de Montrouge, non loin du tombeau de la famille Lamort (sic).

15.- CREVEL (René), Automne 1933 rue de Madagascar. A Babylone, Sous les Jardins Suspendus, 2003. In-4° oblong à l’italienne, en feuilles, avec un fac-similé du manuscrit. E.O. tirée à 50 expl. num., tous hors commerce. ― Plaquette rarissime inconnue des bibliographes crevéliens. Comme le précise une note finale signée « Un Amateur désœuvré » (sic), ce violent et long poème inédit sur Violette Nozières était probablement appelé à figurer dans la plaquette surréaliste collective portant le nom de l’énigmatique parricide (1933). Les raisons de ce retrait de dernière minute ne sont pas encore élucidées. Le lyrisme emporté, âpre et agressif de ce poème est du meilleur Crevel. Imprimé en rouge et noir au recto de 15 feuillets d’un épais papier vergé, cet ouvrage à couverture « sang de bœuf » séduit par la modernité et l’audace de sa mise en page, laquelle sert au mieux le propos du texte tout en le renforçant. Document de haute curiosité, publié, prétend l’achevé d’imprimer daté du 17 mai 2003, pour dignement célébrer le 70e anniversaire de l’Affaire Violette Nozières. Vendu



Mais aussi André de Richaud dans une ébauche de poème autographe sur Carpentras :

« Ville de songe faux,
Ville de mon enfance
(...) Moi j’m’en fous, j’ai été collégien
à Carpentras. »

Mais encore Cinq enveloppes de Paul Claudel libellées

à sa maîtresse Rosalie Lintner, qui servira de modèle au personnage d’Ysé de Partage de Midi. Le cachet de la poste, quand il est lisible, fait apparaître les dates suivantes : 8 mars 1923, 5 mai 1923, 9 août 1923, 11 septembre 1923 et 31 décembre 1923. La correspondance de Claudel à Rosy a été acquise par le grand collectionneur belge Ludo van Bogaert, qui en a fait don à la Réserve Précieuse de la Bibliothèque Royale de Belgique. D’après les informations dont nous disposons, les lettres que devaient contenir ces enveloppes ne figureraient pas dans l’ensemble acquis par Ludo Van Bogaert. Elles auraient donc été détruites et leur existence passée n’est donc attestée que par ces seules enveloppes vides.

Une correspondance de Maurice Martin du Gard avec Léon Deffoux ou Georges Charensol, où il est notamment question du Prix colonial

« Le prix colonial est sans prix ! Jamais il n’a eu autant de retentissement. »… (13 mai 1934), etc.

Et puis Henri Martineau, le spécialiste de Stendhal et éditeur du Divan, écrivant à Léon Deffoux :

« ne croyez-vous pas que l’on devrait mettre au sottisier du Mercure la phrase suivante : « Je courais à la rôtissoire pour essayer de dévisser le timbre qui indiquait le degré de cuisson » ? J’ai connu dans mon enfance en Vendée de semblables rôtissoires dont le timbre était moins savant. Il sonnait simplement pour indiquer que le mouvement d’horlogerie qui donnait à la broche son mouvement de rotation avait besoin d’être remonté. »… (17 juin 1933)

« Connaissez-vous de petits vers parodiques de Villiers de l’Isle-Adam sur ses contemporains : Baudelaire, Coppée, etc. Celui sur Coppée serait : Donnez-moi de l’argent car j’aime bien ma mère. Quels sont ces vers, où peut-on les trouver ? »… (18 novembre 1936)

« Les journaux annoncent qu’un orage vient de détruire dans la commune d’Autrans, au hameau des Gouchets, la maison natale du père de Stendhal, encore habitée par une famille Beyle. C’est une erreur, Chérubin-Joseph Beyle est né à Grenoble le 27 mats 1747 dans la maison de la rue des Vieux-Jésuites qui appartenait à son père, Pierre Beyle, et où devait naître à son tour, le 23 janvier 1783 l’auteur de la Chartreuse de Parme. » (note autographe ni datée ni signée)

Et ceci :

61.- (Daniel de MONFREID) Carton d’invitation pour l’exposition Les amitiés du peintre Georges Daniel de Monfreid de Maillol et Codet à Segalen et ses Reliques de Gauguin à la librairie Jean Loize, du 11 mai au 16 juin 1951. Carton à trois volets 12 x 14,5 cm. Texte de Jean Loize, A cœur ouvert, sur 2 pages. Vignette de Gauguin. Joint : Trois autres cartons d’invitation : Rainer-Maria Rilke : Conférence de Mme Antonina Vallentin à la Galerie Devèche, le 6 février 1949 – O. V. de Milosz : matinée poétique présentée par Arthur Adamov au Théâtre des Noctambules, le 27 janvier ? . – Gérard de Nerval : exposition de la B.N. pour le centenaire de sa mort (octobre 1955).

Et ce très bel item 62 relatant les avanies d'un éditeur coincé entre un imprimeur désordonné et un auteur mécontent :

62.- (Henry de Montherlant) Roland LAUDENBACH (1921-1991), écrivain et critique littéraire, fondateur des éditions de La Table Ronde (1944). LAS, Paris, 21 octobre 1946, à Henry de Montherlant ; 2 pp. in-4°, en-tête Les Editions de la Table Ronde (légt froissée et empoussiérée en haut de page). Il rentre à Paris pour apprendre que Montherlant n’est pas satisfait de sa maison d’édition. « Quoique je sois fort peu de chose à la Table Ronde une fois qu’un contrat est signé, je me sens, bien malgré moi, engagé et compromis dans cette affaire. (…) La Table Ronde est inexcusable d’avoir égaré, ou d’avoir laissé égarer par l’imprimeur quelques pages de votre manuscrit, comme est inexcusable le garçon qui, paraît-il, a tambouriné à votre porte. Je n’essaierai même pas de vous dire que nous n’avons pas eu de chance de n’avoir à vous présenter que de mauvaises épreuves, indignes d’un enfant ; alors que justement nous avions voulu mettre les chances de notre côté en confiant vos Carnets à un imprimeur dont nous étions sûrs, à celui qui imprime notre revue de luxe. (…) La Table Ronde est inexcusable, mais elle a joué de malchance. (…) Aura-t-elle une occasion de se racheter à vos yeux ? C’est ce que je veux souhaiter, sans oser trop y croire. Plus égoïstement, je crains d’être jugé avec elle. »… Joint : le brouillon de la lettre de Montherlant à laquelle répond Laudenbach. Elle a été écrite le 12 octobre 1946 au verso d’une page d’épreuves (avec 2 corrections autographes) de ses Carnets 1935-38. Il renvoie les placards corrigés de ce livre. « J’ai recherché moi-même les pages ajoutées, que vous avez omis de donner à l’imprimeur et je les ai jointes à leurs places. Elles sont au nombre de 15. Je tiens un compte exact des négligences et des incorrections de la Table Ronde, qui font de cette maison, de toutes les maisons d’édition auxquelles j’ai à faire depuis deux ans, celle avec qui les relations sont les plus désagréables. J’ajoute qu’aucun imprimeur, de tous ceux qui ont travaillé pour moi dès la libération, n’a présenté un travail aussi salopé que celui de ces placards. On dirait que j’ai été composé par un enfant de 14 ans, et qui ne serait même pas un apprenti prote. »


Pour finir, cet ensemble de neuf lettres de Montorgueil à Léon Deffoux toujours :

63.- Octave Lebesgue dit Georges MONTORGUEIL (1857-1933), journaliste, rédacteur en chef du Temps et directeur de l’Intermédiaire des chercheurs et curieux. Neuf lettres à Léon Deffoux, non datées ; 9 pp. in-8°, la plupart sur papier à en-tête du Temps, une seule sur papier de l’Intermédiaire. « Je reçois votre délicieuse étude sur le mariage in extremis de Villiers de l’Isle Adam. Vos brochures sont d’une substance délicate et forment déjà un impressionnant ensemble comme contribution à l’histoire littéraire de ce temps. »… - « Vous allez publier un livre (sur Pipe-en-Bois) bien intéressant et bien utile ; les faits y sont en (mot illis.) et c’est un grand point ; on n’aura jamais aussi bien compris la Commune. » (...) « Je vous remercie pour votre large contribution à l’Intermédiaire : non seulement vous apportez un abonnement, mais encore votre précieuse collaboration. »




Librairie William Théry
1 bis, place du Donjon
28800 - ALLUYES
Tél. 02 37 47 35 63
E.mail : williamthery@wanadoo.fr

lundi 23 novembre 2009

Ecrire l'histoire (avec des détails)

detail.jpg



Encore une passionnante livraison de la revue Ecrire L’histoire, des éditions David Gaussen (Marseille) avec énormément d’histoire et assez de littérature. Le sujet est le détail, c’est le second volet d’une interrogation cardinale, si l’on ose dire.
Au sommaire, un entretien avec Pierre Bergounioux, et puis Alexandre Dumas, Claude Simon, Louis-Ferdinand Céline, Sebastian Haffner, Stendhal, Pierre Michon, et quelques autres…

Retenons cette citation d’Héraclite, produite par l’éditeur Richard Figuier dans son bel article : “Il y a des dieux même dans la cuisine”.

Avant-propos par Claude Millet
Marc Hersant « Malheur au détail  ! » (Voltaire)
Françoise Asso Du poids de l’argent (des Trois Mousquetaires au Vicomte de Bragelonne)
Bertrand Tillier La peinture de bataille au détail : Carl Spitzweg et le comique
Jacques Dürrenmatt Pratique du détail dans la bande dessinée historique : un problème de légitimité
Dominique Dupart Actualité du détail historique dans trois témoignages sur le nazisme
Catherine Coquio Une infime fraction de la vérité : témoignage et écriture du détail dans l’historiographie de la Shoah (Raoul Hilberg, Saul Fiedlander)
Richard Figuier Dans le détail, l’historique cité à l’ordre du jour
Carlo Ginzburg L’âpre vérité, un défi de Stendhal aux historiens, traduit et présenté par Martin Rueff
Claude Millet et Paule Petitier “Il nous restait les détails”, entretien avec Pierre Bergounioux Le détail : émergence de l’histoire dans la chronique du présent. Jean Rolin, Terminal frigo, par Franck Laurent
Quand une coquille change l’histoire : Le Siège de Lisbonne de José Saramago, par Paule Petitier
À propos des Disparus de Daniel Mendelsohn, par France Vernier, des Onze de Pierre Michon, par Paule Petitier, Rouge décanté, de Jeroen Brouwers, par Claude Millet…

Histoire de cartes (II)
Présentation par Nathalie Richard
Jean-Marc Besse Cartographie et histoire dans le Parergon d’Abraham Ortelius
Axelle Chassagnette Une carte des confessions dans l’empire germanique du XVIe siècle (Johannes Mellinger, 1571)
Alain Delissen “Je suis un tigre…” Figuration géohistoriques du monde coréen


Ecrire l’histoire (n° 4, automne 2009)
176 pages, 15 euros.

Rappel : Ecrire l’histoire (n° 3, “Le détail (I)”, printemps 2009)
158 pages, 15 euros.