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lundi 11 août 2014

Lire en vacances (VII) : Lire dans toute la galaxie

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Stéphane Mahieu a consacré une somme aux livres qui ne prennent pas de place, ce qui ne manque pas d'intérêt, notamment au moment de faire une valise.

Aussi, pour n'emporter qu'un livre qui en contient des milliers, sans électricité, procurez-vous :

La Bibliothèque invisible, tous vos livres de l'été.

Soit plus de 1 500 livres imaginaires cités dans La Bibliothèque invisible et trois cents d’entre eux faisant l’objet d’une notice détaillée.

Au menu : les ouvrages rédigés par Sherlock Holmes ou son rival le professeur Moriarty, l’histoire du Necronomicon et des livres maudits créés par H.P. Lovecraft, l’œuvre volumineuse de De Selby telle qu’imaginée par l’écrivain irlandais Flann O’Brien, les écrits des personnages de Balzac, de Nabokov ou d’Umberto Eco.

Savants fous, philosophes oubliés, auteurs de pièces injouables ont leur place dans la bibliothèque invisible qui double les bibliothèques réelles et les révèle. Il n’est jamais assez de livres, telle pourrait être la leçon donnée par les écrivains qui ont rêvé ces ouvrages introuvables.

Étalez votre serviette
Prenez toute la plage
Lisez La Bibliothèque invisible


Stéphane Mahieu La Bibliothèque invisible. — Paris, Éditions du Sandre, 168 pages, 26 €.

dimanche 18 mai 2014

D'imaginaires bouquins, partout...

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Spécialité des gens d'esprit, comme l'utopie, la création d'ouvrages imaginaires est une constante dans la culture occidentale. Les mânes de François Rabelais ne nous diront pas le contraire. Tout récemment, Stéphane Mahieu a réuni pour les éditions du Sandre une bibliothèque de ce type, savamment cataloguée, après avoir donné pour les cahiers du collège de 'pataphysique un premier état de son travail. Bien sûr, c'est passionnant. En 1998, parce qu'il jugeait que ces pièces faisaient défaut aux historiens de la littérature, François Caradec avait promu en son temps un Catalogue d'autographes rares et curieux (éditions Patrick Fréchet) où il concevait quelques parts manquantes de la littérature française. Dans la même région de la capitale, c'est-à-dire rue Raymond Losserand, au niveau du métro Pernety (XIVe), une fresque murale fut municipalement barbouillée qui mettait sous les yeux des passants les dos de cinquante titres à malice conçus par Bertin et Jouet parmi lesquels :
Les Mémoires de François Chevallié de Hadoque, capitaine de la Marine du Roy, Commandant le vaisseau la Licorne
Les Femmes sont toujours trop bonnes avec les Hommes
Le Livre des Sommeils du lion (Michaux)
L'Architaupe de Marc Ronceraille, etc.
La réalisation de cette fresque avait donné lieu à la publication d'une plaquette toute allongée au format (275/105 mm) que le libraire Patrick Fréchet nous a bienveillamment fourni.
A l'époque, Michel Butor avait donné déjà une liste de "dix livres imaginaires" dans L'Arc a lui consacré (n° 39), c'est un fait.
Mais depuis que des aigrefins se mettent à "écrire" le plus célèbre des livres imaginaires, le Necronomicon, sans le concours d'une quelconque divinité, fût-elle du plus bas échelon (il faut l'avoir vu pour y croire !), le risque est grand que n'importe quel gandin(e) se mette à des labeurs qui le/la dépasse. Le genre en perdrait naturellement toute sa magie.
Quoi qu'il en soit, nous reviendrons sur cet inestimable sujet à propos de La Bibliothèque invisible de Stéphane Mahieu, l'opus qui vient de paraître...


Stéphane Mahieu La Bibliothèque invisible. — Paris, Editions du Sandre, 2014.
Stéphane Mahieu (dir) "L'autre côté des bibliothèque..." (dossier "Livres imaginaires" in) Viris Candela (n° 22, décembre 2012).
Michel Butor dans "L'Arc" (n° 39, 1969)
Bertin et (Jacques) Jouet La Bibliothèque impossible. — (Paris), Jaja, 1985, 20 p., 275/105 mm, erratum contrecollé.

jeudi 17 avril 2014

L'invisible s'incarne

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Un livre très attendu paraît sous peu : La Bibliothèque invisible de Stéphane Mahieu sera fêté vendredi 25 prochain à 19 h à la librairie du Sandre. Consacré aux livres qui n'existent pas, mais oui, il va les incarner tout à coup. Depuis le temps qu'on en attendait certains...
C'est à un 'pataphysicien émérite né en 1957, que revenait la responsabilité de leur donner collectivement un peu de corps. Auteur de plusieurs ouvrages sur les confins de la pensée et de l'expression, il a traité auparavant du Phalanstère des langages excentriques (2005), du spiritisme dans son Petit manuel de littérature d’outre-tombe (2008) ou encore d'un corpus politique croquignolet composé par les écrits des dictateurs, Le Guide suprême (2009).

Présentation de l'éditeur

La Bibliothèque invisible traite des livres qui n'existent pas, mais dont on trouve le titre, le nom d'auteur et la description dans des romans, des pièces de théâtre, des pamphlets, voire des bandes dessinées. On ne peut les emprunter en bibliothèque ou les acheter en librairie. Ils ne s’ouvrent qu’à l’intérieur d’autres livres. Ils peuvent apparaître au détour d’un roman, comme dans La Vie mode d’emploi de Perec, relever d’un but satirique comme le catalogue de la bibliothèque de Saint-Victor que donne Rabelais dans Pantagruel ou participer du canular comme la fausse vente aux enchères de la bibliothèque du comte Fortsas.
Plus de 1 500 livres imaginaires sont cités dans La Bibliothèque invisible et trois cents d’entre eux font l’objet d’une notice détaillée. Le lecteur découvrira ainsi les ouvrages rédigés par Sherlock Holmes ou son rival le professeur Moriarty, l’histoire du Necronomicon et des livres maudits créés par H.P. Lovecraft, l’œuvre volumineuse de De Selby telle qu’imaginée par l’écrivain irlandais Flann O’Brien, les écrits des personnages de Balzac, de Nabokov ou d’Umberto Eco.
Certains fonds importants se sont dégagés au fur et à mesure des lectures, comme les fonds Borges, Vila-Matas ou Roussel. Les plus célèbres auteurs n’ont pas négligé ce jeu comme Shakespeare, Poe ou Hugo.Turgot et Dickens ornèrent leur cabinet de travail de faux livres aux titres réjouissants.
Un texte de présentation étudie les modalités d’apparition du livre imaginaire, en donne une typologie et examine quelques ouvrages qui ont fini un jour par être réalisés et sont passés de ce côté-ci du miroir.
Savants fous, philosophes oubliés, auteurs de pièces injouables ont leur place dans la bibliothèque invisible qui double les bibliothèques réelles et les révèle. Il n’est jamais assez de livres, telle pourrait être la leçon donnée par les écrivains qui ont rêvé ces ouvrages introuvables.




Stéphane Mahieu La Bibliothèque invisible. — Paris, Éditions du Sandre (57 rue du Docteur Blanche 75018 Paris), 168 pages, 26 €

jeudi 20 mars 2014

La nouvelle selon Mahieu

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Par le spécialiste des livres inexistants et des bibliothèques (vraiment) virtuelles, Stéphane Mahieu, un recueil de nouvelles paraît aux Ateliers du Tayrac : les Voyages discontinus.

Pour n'en dire pas trop, juste assez, et vous appâter tout en vous épatant, le sommaire étourdissant :
Les lettres de Pierre
L'Institut de botanique imaginaire
Esthétique subjective de la météorologie
La ville dérobée
Les voyages en nacelle
Les fontaines de Cinamone
Conseils d'un sculpteur d'ombres
Le voyage du Chevalier de Léger Péril
Les dangers de la botanique
Le musée des uchronies
La lunette d'approche du musée d'Urbino
La maladie de Protée
Villesandre
Le grand animal de Maastricht
Le Cercle des architectes spirites
Monologue de Charon poudré
La couronne des architectes
Les grandes marées du carton-pâte

Il y est question de peinture et de météorologie, de ballons, de fontaines et de caricatures politiques, de botanique, de muséographie et, en général, de tous les arts libéraux...


Présentation et signature
Mardi 25 mars 2014 de 18 à 22 heures
Aux Ateliers du Tayrac
66, rue Julien Lacroix
75020 Paris



Stéphane Mahieu Les Voyages discontinus. - Paris, Aux Ateliers du Tayrac, 2014, 10 € + 1 € de port

mardi 22 janvier 2013

A l'enseigne de la librairie Saint-Victor

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De source bien informée, on apprend que n'a pas été pas imprimée la vingt-deuxième livraison du "Correspondancier du Collège de 'pataphysique" (Viris Candela).

De même qu'il n'y a pas peu été logé sous la direction de Stéphane Mahieu un dossier fort spécial consacré aux livres qui n'existent pas.

Mais on n'en a pas la preuve...

samedi 9 juin 2012

Clairs de lune sur les grands champs

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C'est de saison, apparemment : la jolie rousse fait parler d'elle. D'abord dans les écrits farfelus de Malraux, avec lesquels Gallimard tente de fêter sa collection Folio — on a vu plus mariole comme idée —, et puis, surtout, dans un volume dont nous venons d'apprendre l'existence avec joie : Clairs de lune, de Camille Flammarion.
Voici ce qu'en disent ses éditrices :

Phénomènes d’attraction lunaire, bizarreries cérébrales de la fourmi, poussières météoriques ensemençant de nouveaux mondes, expériences dignes d’un docteur Frankenstein... Camille Flammarion explore avec émerveillement les mystères de la vie et de la création. Accompagné d’une préface de Stéphane Mahieu, régent des sciences sociales et culinaires au collège de ’Pataphysique, ce recueil de textes est abondamment illustré de gravures du XIXe siècle extraites, entre autres, de la célèbre revue La Nature.

On sait à quel point celles-ci peuvent être belles et étranges tout à la fois.

Pour rester dans le ton et dans la lune, voici une petite curiosité pour fêter dignement le deuxième volume de la maison des Grands Champs — on ne nous reprochera pas de livre des fonds de tiroir, nous.



Max, Max, que t'es rigolo...

Max Jacob converti
en un poème amène
à Dieu le père a dit :
"Vous êtes une lune" (1)
— A la tienne
ma vieille, et Amen ! —
d'en haut lui répondit
le Bon Dieu sans rancune

R. Garet



(1) Nouvelles littéraires

Le Calame, n° 5, juillet 1934, p. 7




Camille Flammarion Clairs de lune. Préface de Stéphane Mahieu. — Paris, Éditions des Grands Champs, 288 pages, 160/130 mm, 18,50 €


Éditions des Grands Champs
107, rue des Grands-Champs
75020 Paris

jeudi 1 mars 2012

† Jean-Pierre Le Goff (1942-2012)

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Copyright Nicéphore Iniepce 2000


Fils d'un marin perdu en mer, Jean-Pierre Le Goff s'est éteint dimanche 26 février à Montmorillon (Vienne). Il était né à Douarnenez* le 2 août 1942 et avait fréquenté depuis son jeune âge surréalisme, pansémiotique, banalyse et 'pataphysique.
C'est un auteur aux voies originales qui disparaît.

  • Ses archives, et notamment sa correspondance, ont été déposées à la Bibliothèque de Brest.



Bibliographie de Jean-Pierre Le Goff
Ne voir que du bleu (Arabie-sur-Seine, 1983)
Journal de neiges, avec deux dessins de Jean Benoît (Le Hasard d'être, 1983)
Lettre sépia (AKEJ, 1984)
Les Remparts de Brouage, avec un collage de Véronike Keczkowska (Orbe, 1984)
Sur le tas (s. l., La Petite chambre rouge, 1984)
Rutilance du trésor (Lille, A. Buyse, 1987)
Le Cachet de la poste, feuilles volantes. Préface de Jacques Réda (Gallimard, 2000)
Du crayon vert (Au Crayon qui tue, 2001)
L'Ecriture des fourmis (Au crayon qui tue, 2003)
Les Abymes du Titanic (Au Crayon qui tue, 2006)
Catalogue de fils à plomb offerts à Jean-Pierre Le Goff (s.d.)

Jean-Pierre Le Goff collaborait également à la revue De rien. Ci-dessous, un article de Stéphane Mahieu, directeur de la publication

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mercredi 29 décembre 2010

De rien, la complète

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La revue De rien n'est pas inconnue ici. Le Préfet maritime a eu l'occasion d'en parler un peu. IL n'avait pas pris le temps, ce cachottier, de vous faire part de la publication par Stéphane Mahieu d'un fac-similé intégral (à plat) des cinquante premières livraisons de cette feuille très variée dont le sous-titre semble avoir évolué dans le temps...

De Rien, c'est en effet une revue de littérature anonyme sans adresse ni boîte postale, une revue agricole et littéraire, une société anonyme de découragement mutuel, une gazette galante, curieuse et littéraire, un théâtre d'ombres fugaces, une gazette littéraire et podotapeuse, une gazette carnivore et littéraire, un bulletin zoologique, un bulletin carpatho-culinaire, une revue du pictogramme sybarite, une revue du pneumatique décoratif, une gazette économique et tératologique et même une revue des friches photographiques et littéraires.

Vous voyez le genre.

Quant à la variété des sommaires, elle est étourdissante. On y va de Lettres de Krakatoa en Photographie des courants d'air jusqu'aux "Propos sans fin" de Sylvain Goudemare et encore aux "Propos d'un jardinier montreuilois". L'ensemble est tout simplement passionnant.

Voici toujours le nom des contributeurs : Tristan Bastit, Patrick Boman, Vladimir Borecky, François Boissière, Michel Capmal, Richard Comte, Adrien Dax, Riewert Ehrich, Théo Frey, Sylvain Goudemare, Joinul, Henrhy Kistemaeckers, Valérie Le Bartz, Léger Péril, Docteur Lichic, Capitaine Longchamps, Stéphane Mahieu, Sylvance Marcyllac-Vallon, Moussé Mé, Nelly Meyer, André Martel, Alain MIgnien, François Naudin, Monsieur Personne, Alain-Pierre Pillet, Ion Severin, Silfax, Pascal Varejka, Catherine Vasseur.

Pour bien commencer l'année, approvisionnez-vous auprès du meneur, Stéphane Mahieu, à cette adresse : 30, rue du général Leclercq 78000 Versailles.

samedi 2 janvier 2010

Musidora et la neige

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Stéphane Mahieu, le meneur de la revue De rien, vient de publier un fictionnant numéro intitulé Musidora et la neige, enrichi de très belles illustrations en couleurs du Capitaine Lonchamps.



Musidora se glisse dans les pages de l’Epatant, les fanzines, les affiches publicitaires ou les revues pornographiques. Elle remplace au pied levé n’importe quel personnage : voleur de silhouettes comme le docteur Cornelius était voleur de visages…
(…) Seules traces de ses passages : les empreintes de neige qui fondent dans la main de l’enquêteur. La policie scientifique est sur les dents.



Un régal de livraison poético-admirative

Le Préfet maritime en profite pour annoncer la prochaine mise en ligne d’un billet consacré au nouveau livre de Didier Blonde et, peut-être, à quelques poèmes de ladite Musidora… Mais chut !



De rien (n° 55, novembre 2009)