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samedi 12 novembre 2016

Dalize au Soleil

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En 1913, René dalize apparaît dans l'encart publicitaire du Soleil, vieux quotidien traditionnaliste de famille...

A suivre.

dimanche 9 août 2015

Les manuscrits de René Dalize étaient chez Bérès !

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En 1938, André Salmon donne un article à l'hebdomadaire culturel Jean-Jacques au sujet de René Dalize. On y apprend plusieurs choses intéressantes sur l'auteur du Club des neurasthéniques, et en particulier ce qu'il est advenu de ses manuscrits ! (à suivre).

Jour affreux où nous apprises la mort de notre ami René Dalize ! Ce fut par une lettre de l'aspirant Le Roy, jeune poète, chef de section dans un régiment d'infanterie de marche, sous les ordres du chevalier rêne Dupuy des Islettes, l'ancien enseigne de vaisseau René Dupuy, ayant repris du service pour la durée de la campagne, parti lieutenant, blessé une première fois au plateau de Caronne, devenu capitaine faisant fonction de chef de bataillon et, en Champagne, devant la ferme de Cogne-le-Vent ; blessé le matin, pansé sommairement, demeurant à son poste de commandement et tué le soir, la tête écrasée sur une des mitrailleuses dont il passait l'inspection.
L'aspirant Le Roy écrivit à celui d'entre nous dont il possédait, par hasard, l'adresse. Lui-même devait être tué deux jours plus tard.

Le jour fatal que je dis, on donnait au Châtelet, en matinée, c'était en mai 1917, la première de Parade, le ballet conçu par Jean Cocteau, un étonnant Cocteau infirmier, casqué de violet, et conçu pour le génie du musicien, Erik Satie, et le génie du peintre des décors, Pablo Picasso. Ce qui pouvait se rassembler encore tu Tout-Paris d'autrefois, le public des premiers spectacles de Serge de Diaghileff, le public des mystères de Gabriele d'Annunzio était là. Des géants réséda occupaient les galeries, en service commandé, joyeux d'une si plaisante corvée, une "claque" unique, une délégation, de l'importance numérique d'une compagnie, de la brigade russe combattant en Champagne, précisément, là où venait de tomber René Dalize.
L'entracte fut houleux. Des embusqués distingués s'indignaient. Avait-on combattu (sic) pour devoir tolérer des excentricités "si peu françaises" ? L'honnête snob, dont la bonne volonté a servi efficacement, mais oui, les meilleures et les plus hasardeuses de nos causes ripostait bravement. Nous nous empoignions nous-mêmes deux ou trois amis, avec un imbécile quelconque, il se reconnaîtra s'il a quelque mémoire, lorsqu'arriva Guillaume Apollinaire, en uniforme de lieutenant d'infanterie, fier chevalier bleu au font paré de cette couronne de cuir avec un gros cabochon sur sa blessure, sur le tour sanglant d'où avait jailli " la belle Minerve" des Calligrammes :
— Dalize est tué.
On sonnait la fin de l'entr'acte. Atroce minute.
Je revivais l'instant que, revenant d'une imprimerie proche de la gare de l'Est où se faisait le tirage du Festin d'Esope, la petite revue dont nous eûmes besoin pour être nous-mêmes, malgré l'accueil du Mercure de France et de La Plume, nous rencontrâmes René Dalize, sur le boulevard de Sébastopol, à l'angle de la rue de Turbigo. Un incendie lui donnait comme à nous l'occasion de faire le badaud. On ne devait guère se quitter. Guillaume Apollinaire a conté comment, d'enthousiasme, ayant été régalé, une nuit entière, de récits de voyage du marin, je composait pour René Dalize mon odelette du Calumet :

Que tu me plais, René Dalize,''
De si bien aimer les Chinois,
Sages pour qui la moindre noix
Est une énorme friandise...

Naviguant pour quelques années encore, l'enseigne René Dupuy écrivait déjà. IL s'agit choisi ce pseudonyme de Dalize par allusion à des vents favorables. Ainsi signait-il ses articles du Gaulois et du Soleil, journal orléaniste d'avant l'Action Française, et dont le rédacteur était son père, le vieux Charles Dupuy, ancien leader de l'antique Gazette de France où il avait introduit le jeune Charles Maurras, converti par lui, Maurras amenait à son tour Jean Moréas. Démissionnaire, Dalize prit au Soleil une rubrique maritime et, surtout, commença l'oeuvre littéraire interrompue par la mort militaire.
Il est hors de doute que René Dalize fut excité à écrire par "le plus ancien de ses camarades" au collège Saint-Charles de Monaco. Guillaume Apollinaire, dont tous les amis devinrent ceux de Dalize. Mais quels dons !
L'oeuvre est diverse. Cela va de la Littérature des Intoxiqués, dont les Soirées de Paris publièrent des fragments, à cette Ballade du pauvre maccabée (sic) mal enterré, luxueusement éditée par François Bernard, caporal-fourrier dans la compagnie de Dalize, et qui fut trop bien enterrée sous trop de pompe, vraiment funèbre. Mais c'est tous les écrits de mon ami qu'il faudrait mettre au jour, les premiers que je dis et le reste, du Club des Neurasthéniques, curieuse épopée, à la fois confiante et narquoise, de la renaissance physique, composée dans l'enthousiasme pour les méthodes du commandant Hébert, un camarade de promotion, jusqu'à ces ébauches comiques : La Concierge est intoxiquée et, surtout : Le Pensionnaire. Un drame enfin, sur le sujet de l'omnium. René Dalize ne s'était jamais caché de fumer. Il ne se cachait de rien, doué pourtant d'une rare pudeur. Le drame ne vaut pas les comédies et Guillaume Apollinaire a eu raison d'écrire que Dalize aurait connu, en dépit de son voeu initial, la gloire d'un prodigieux auteur comique. Sa voie était là. Ce qu'il laisse en fait de théâtre farce, ce n'est ni du Courteline, ni du Labiche, c'est quelque chose de tout neuf et fondé sur une puissante déformation de l'observation directe. A sa façon, Dalize appartenait bien à cette école dite de la rue Ravignan. René Dalize bloquait le cubisme et notre cubiste; il avait tout de même profité de l'expérience.
C'set Maurice Chevrier, autre disparu et que la guerre mit dix ans à tuer, qui a noté ce don qu'avait Dalize d'atteindre à ce qu'Henri Dagan définissait "le sublime comique" par "un sens rigoureux de l'impropriété des termes". Jusque dans la vie et ses propos courants. En conflit avec un contrôleur de théâtre, tel soir de générale, il appelait l'homme la boîte à sel : "ce boy". Un accident au métro. Ténèbres. Commencement de panique. Dalliez apaise tout en articulant, d'une voix retrouvant la nonchalance créole de ses ancêtres : "La panne, monologue". Puis se tait.
Le défaut de Dalize était celui de Flaubert. Il recommençait toujours. Il se corrigeait sans cesse, pas toujours avec profit. Ainsi trimballa-t-il tous ses manuscrits à la guerre, fourrant dans le fond de sa cantine d'offre jusqu'aux feuilletons découpés du Club des Neurasthéniques, roman primitivement signé Franquevaux, et qu'il voulait refaire, pour le donner en librairie sous le nom de Dalize. La guerre le détournait de cet absurde projet. Elle ui dicta le Journal d'un commandant de compagnie. On en connaît un petit nombre de pages admirables, communiquées en permission, au cours d'un déjeuner chez Baty, le marchand de vins de Montparnasse qui rassembla tous les artistes d'alors. Il y eut lieu de craindre la perte irrémédiable des papiers de Dalize. Or, tout vient de parvenir aux mains, pieuses, d'un libraire distingué, M. Bérès, lequel permettra que des copies utiles soient prises.
Marie Laurencin exposa aux Indépendants un portrait de Dalize, en amiral portugais du seizième siècle. Subtile interprétation de l'exquise gentilhommerie de notre ami perdu ! Perdu ? Je remercie Jean-Jacques de rendre sa chance à l'écrivain dont le nom est gravé en lettres d'or sur un mur du Panthéon, avec les noms de tous ceux dont la voix fut étouffée sous la boue sanglante des tranchées.
André Salmon "René Dalize", Jean-Jacques, littéraire et parisien, 1er janvier 1938, p. 1.
ù


Dalize précurseur de Jean Tardieu et de Queneau, qui l'eût cru ! Reste que son théâtre a disparu, malheureusement, comme le reste de ses manuscrits, malgré la mention du libraire Bérès, célébrité du métier qui nous permettra peut-être de remonter jusqu'aux documents oubliés, et que nous avons eu la chance d'assouvir l'un des voeux de Dalize : éditer en volume son feuilleton romanesque. Les lecteurs et alamblogonautes qui ont lu Le Club des Neurasthéniques se rendront compte que le projet n'était pas si déraisonnable, n'en déplaise à André Salmon...
Les autres se rendront compte que Salmon dit une grosse bêtise en commençant leur exemplaire du fameux Club des Neurasthéniques !





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René Dalize Le Club des neurasthéniques. Roman de 1912 jusqu'ici inédit en volume. - Talence, L'Arbre vengeur, 333 pages, 20 €

jeudi 2 avril 2015

Une photographie de René Dalize ?

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C'est en parcourant l'édition des poèmes de Jean Le Roy récemment donnée par les amis de Louis Le Guennec à Quimper, que l'on découvre ce cliché peut-être incertain.

Entre l'oncle de Jean Le Roy et un inconnu, l'auteur du Macchabée mal enterré et du Club des Neurasthéniques : René Dalize lui-même, rayonnant, Il est signalé comme "René Dupuy", sa véritable identité (photographie coll. Michelle Clemmer) mais le doute existe.

Jean Le Roy De Quimper aux Tranchées. Présenté par Jean-François Douguet et Alain Le Grand-Vélin. — Quimper, Les Amis de Louis Le Guennec, 216 pages, 20 €


DalizeVignette2.jpg Dalize, jeune enseigne



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René Dalize Le Club des neurasthéniques. Roman de 1912 jusqu'ici inédit en volume. - Talence, L'Arbre vengeur, 333 pages, 20 €

mercredi 30 avril 2014

René Dalize critique d'art

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Parmi les ouvrages disparus à cause de la Grande Guerre, il est possible qu'il faille ajouter deux essais d'art de René Dalize. Le conditionnel s'impose car la tournure de la brève des "Autres", pseudonyme collectif du Gil Blas, peut laisser entendre, aussi, qu'il s'agit d'un simple clin d'oeil.


9 avril 1913 (n°13197, p. 4), un articulet jouant du terme "Zones" en disait quelque chose dans sa rubrique "Les Arts" :

Zones
Dans quelques semaines paraîtra le Puvis de Chavannes de M. Maurice Raynal. C'est, croyons-nous, la première fois qu'une monographie de genre (abondamment illustrée) aura été consacrée à un maître. Le grand Puvis est, en effet, traité comme un fort mauvais sujet.
Ensuite paraîtra, peu après, un J.-L. Forain, de René Dalize, fort bien documenté et d'une heureuse pénétration de jugement. Ce sera alors, au tour d'un Honoré Daumier, de Max Jacob, poète, peintre et occultiste et qui n'écrit jamais rien de banal. Cet hommage à Daumier sera un nouveau témoignage de la verve lyrique du solitaire de la rue de la Barre.
Enfin, on annonce la publication d'une nouvelle gazette artistique et littéraire : Zones, dirigée par M. Guillaume Apollinaire.
Sous ce titre énigmatique, des poèmes passeront incessamment. Zones est le terme qui sert à définir les nouvelles méthodes divisionnistes, celles de l'Orphisme, école qui se proclame héritière émancipée de l'école divisionniste de Signac. A l'apologie d'œuvres aussi radicalement nouvelles convient, convenons-en, un vocabulaire tout neuf.
Ajoutons que le Zonisme a déjà trouvé son application pratique. Nous avons été conviés à admirer de charmants brise-bise brodés en zones.



Ensuite...

De Greco à Forain. — Notre confrère et ami René Dalize va, à son tour, publier deux ouvrages consacrés à l'art. Nous aurons d'abord une étude sur l'œuvre du Greco, puis une autre sur celle de J.-L. Forain. René Dalize sera ainsi, tour à tour, subtil et profond.

Les Autres.

Et finalement le Gil Blas, après avoir beloté le 20 juillet 1913 (n° 13299.), rebelote le 2 septembre 1913 (n° 13343)...

Tous les Arts. — Le Puvis de Chavannes de M. Maurice Raynal, précédemment annoncé, (collection Tous les Arts) paraîtra le 25 septembre.
Cette publication sera suivie de celle du Daumier de M. Max Jacob. Viendront ensuite : Le Greco de M. René Dalize et un Van Gogh de M. Maurice Raynal.






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René Dalize Le Club des neurasthéniques. Roman de 1912 inédit en volume. - Talence, L'Arbre vengeur, 333 pages, 20 €

mercredi 29 janvier 2014

René Dalize et les mystères du pilotin Baudelaire

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Les Lettres
LE PILOTIN BAUDELAIRE
On a longtemps et vainement discuté, le point de savoir si Baudelaire, embarqué par le général Aupick sur un voilier voguant vers les Indes, fit réellement le commerce des bœufs dont il eût approvisionné l'armée des Indes.
Théophile Gautier l'affirme. Son Baudelaire marchand de bœufs lui plaisant, il l'accepte sans réserve. Maxime du Camp donne une interprétation embrouillée ; que contredit Pradon, autre biographe du poète.
Enfin, Crépet, dans son introduction aux Œuvres posthumes de Baudelaire, s'égare tout à fait en des rêveries romantico-mythologiques. Il crée un Baudelaire inventant la fable du troc des bœufs pour s'être souvenu d'Apollon bouvier. Fumées !
Or, un de nos confrères, ancien officier de marine, M. René Dalize, auteur d'une pénétrante étude sur la Littérature des Intoxiqués, feuilletant avec nous l'édition Crépet nous a spontanément donné la seule explication plausible. Il ne s'embarrasse pas de songes creux pour donner un sens aux propos du poète embarqué comme pilotin, ainsi qu'il était d'usage dans les familles encombrées d'un fils déclaré « bon à rien". La sévérité du général fut d'ailleurs inutile ; quant aux mauvais sujets d'aujourd'hui ils font tout de suite de la littérature, sans passer par la marine marchande !
Mais laissons la parole à M. René Dalize dont, au surplus, certain grand oncle fit, en qualité de second pilotin, le même voyage que Baudelaire : « Certes, l'absence de Baudelaire ayant duré dix mois, dont neuf de navigation, aller et retour, - il n'a pas eu le temps de pourvoir les Tommies des Indes de bœufs français. Pourtant, Baudelaire n'a pas menti. Un marin de la flotte marchande dit couramment : « Je navigue au commerce". Si son navire transporte du phosphate, il dira, parlant au nom de l'armateur, du capitaine et de l'équipage tout entier : "Je fais le commerce des phosphates". Le vaisseau de Baudelaire devait avoir une cargaison de bœufs; donc, le pilotin était-il fondé à dire plus tard, parlant de son voyage : « Je faisais le commerce des bœufs".
Que de temps perdu ! Il suffisait d'en appeler au bon sens d'un marin lettré et baudelairien. Nous tirons quelque vanité d'y avoir songé. — A. S.



Trois mois plus tard, André Salmon revient à la charge (une pige est une pige)

Les Lettres
LE PILOTIN BAUDELAIRE
Nous avons, naguère, donné une explication, laquelle n'a pas été contestée, de ce propos de Baudelaire qui fit couler tant d'encre. Le poète des Fleurs du Mal se flattait d'avoir, aux Indes, fait le commerce de bœufs. Or, il n'en put avoir matériellement le temps, car son périple fut bref. M. René Dalize, notre confrère, ancien officier de marine, nous enseigna que les marins disent : « Je fais le commerce du blé ou des bœufs", simplement pour indiquer la nature de la cargaison du navire sur lequel ils sont embarqués.
Aucun document découvert ne vient infirmer cette explication. Mais nous avions pensé que Baudelaire voyagea sur un seul bâtiment. Ceci n'est pas exact. M. René Dalize nous livre aujourd'hui toute la vérité, recueillie de la bouche d'un parent du second pilotin, qui fut le compagnon du poète. Tous deux souffraient à bord, comme l'a écrit Mme Aupick, de la grossièreté, sinon de la brutalité des matelots.
Mais Baudelaire, plus timide, s'en remettait à son camarade du soin de se soumettre ou de fuir. Ce pilotin, à peine plus âgé, eut l'audace de quitter, avec son ami Charles, le bâtiment qui, ainsi que certains l'affirment, ne transportait pas la moindre bête à cornes.
Les deux amis rompirent leur engagement à l'île Maurice, et c'est là seulement qu'ils s'embarquèrent à nouveau pour les Indes, sur un voilier chargé des bœufs qui intriguèrent si fort Maxime du Camp et le peu perspicace Crépet.
Il existe un Stendhal Club; le Baudelaire Club n'aurait-il pas de belles énigmes à proposer à ses membres? La virginité de Baudelaire, par exemple. Qui veut présider le Baudelaire Club ?
A. S.

Gil blas, 15 octobre 1913 (n° 18386, p. 4) et 5 janvier 1914 (n° 18468, p. 4)

lundi 30 décembre 2013

Une protestation (10 septembre 1911)

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Où l'on retrouve l'ami Dalize, et quelques autres, plus inattendus ou non, tels Pierre-Paul Plan,

Pour plus d'information, on se réfère à la biographie de Laurence Campa (Gallimard, 2013), qui a repris le flambeau de Michel Decaudin.


Le Gil Blas, dimanche 10 septembre 1911, page 1.

mardi 10 décembre 2013

Des idées de cadeau ?

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Le lecteur voudra bien se persuader que tous les jours il s'élève un vent frais qui porte aux îles Fortunées les feuilles périodiques et les ouvrages de quelque intérêt. Ainsi, les hommes célèbres y sont connus avant d'en faire le voyage ; et les bienheureux les attendent avec autant d'empressement que les héros et les savans en ont peu à les aller joindre. (1)



C'est un peu ainsi que le Préfet maritime appréhende la mer de papier et contribue nuitamment à grossir telle vague. Depuis son île lointaine, il a turbiné ces derniers mois assez de pages imprimées pour se sentir l'envie de vous faire partager ses plaisirs. Nulle obligation d'achat, c'est ça qu'est chouette. Que non. Juste une rapide information qui peut-être formera incitation... au moment où il faut mettre des objets dans du papier cadeau...


Vous pouvez donc lire désormais


René Dalize Le Club des neurasthéniques. Roman de 1912 inédit en volume. - Talence, L'Arbre vengeur, 333 pages, 20 €

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Jean Arbousset Le Livre de Quinze grammes, caporal. - Bussy-le-Repos, Obsidiane, pages, 12 €

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Léon Deubel Une arche de Clarté. Anthologie suivie d'une bibliographie. - Paris, Archives Karéline, 140 pages, 10 €

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André de Richaud Échec à la concierge. - Talence, L'Arbre vengeur, 160 pages, 13 €


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Vladimir Korolenko La Gelée. - Vichy, La Brèche, 6,90 €

big-trimardII.jpg
Marc Stéphane Ceux du trimard. - 160 pages, 13 €


et prochainement, une douceur d'Aurèle Patorni ! (parution prévue : janvier 2014)

(1) S. C. S. Bernard de Ballainvilliers, Montaigne aux Champs-Élysées, dialogues en vers... - P., Delaunay, 1823).

jeudi 5 septembre 2013

Le nouveau grand jeu de l'Alamblog

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Les lecteurs les plus finauds se seront aperçus que notre billet du 21 août dernier ne faisait aucune mention d'une très curieuse figure traversant ostensiblement le nouveau roman de Céline Minard, Faillir être flingué.
La question du nouveau grand jeu de l'Alamblog est donc celle-ci :

Quelle figure de peintre ou de dessinateur est évoquée à travers le roman ?




la première bonne réponse vaudra à celui qui la proférera un lot superbe dont la collection L'Alambic est le réceptacle : Le Club des Neurasthéniques, de René Dalize..

Céline Minard Faillir être flingué. - Paris, Rivages, 21 août 2013, 336 p., 20


vendredi 9 août 2013

Thierry Sandre évoque Jean Arbousset et René Dalize


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Le Journal des Débats politiques et littéraires du 13 avril 1936 (n° 103) nous l'apprend : Thierry Sandre consacra une conférence aux Poètes morts à la guerre.
Outre qu'il y a évoqué notre cher René Dalize, l'auteur du Club des Neurasthéniques, ce qui n'a échappé à personne, il s'est penché sur le cas du jeune Jean Arbousset dont un volume d’œuvres va paraître en novembre prochain chez Obsidiane.
Ces dernières seront contre toute attente plus que complètes car des inédits y ont été rangés, et notamment deux lettres très touchantes à sa marraine de guerre.
A suivre cet automne


Jean Arbousset Le Livre de Quinze grammes, caporal. Edition augmentée et présentée par le Préfet maritime. - Obsidiane, Les Placets invectifs, 11 novembre 2013, 72 p., 12 €



mercredi 10 juillet 2013

Le Club des neurasthéniques, de René Dalize (e. o., 2013)

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Le Club des neurasthéniques est le roman de l'été !

On y trouve de l'eau salée, des terres lointaines, une île à volcan (qui fait des ravages), des hommes neurasthéniques (et drôles), des femmes neurasthéniques (et drôles), de l'opium, des malfaisants, un lord et son équipage, des cocktails exubérants, un naufrage, une révolution olé-olé, un professeur de doute, etc.

Tout un monde de fiction !

Publié dans Paris-Midi entre août et octobre 1912, le roman de René Dalize, vieux copain d'Apollinaire (ils ont écrits quatre romans lestes à quatre mains) n'avait jamais vu le jour en librairie... malgré l'enthousiasme qu'il avait soulevé avant-guerre lors de sa publication en feuilleton.
Désormais, ce grand roman d'aventures français d'avant-guerre dispose d'une édition en volume - et en grand format, choix remarquable de l'Arbre vengeur qui sait ce qu'est un vrai roman.

René Dalize Le Club des neurasthéniques. Édition établie et présentée par le Préfet maritime. - Talence, l'Arbre vengeur, 23 mai 2013, 303 pages, grand format (21/14 cm), 20 €

René Dalize. Le Club des Neurasthéniques, roman inédit. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic". 2013, 303 pages, grand format (21/14 cm), 20 €

Et aussi Ballade du pauvre macchabé mal enterré, suivi de deux souvenirs de Guillaume Apollinaire et André Salmon, présenté par Laurence Campa - Paris, Abstème et Bobance, 2009, 16/13 cm, 19 pages, 6 €

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