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vendredi 11 décembre 2009

Jubilé du Rocambole

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On ne dit pas assez ici le bien que l’on pense du Rocambole. Et le Préfet maritime, qui s’en veut beaucoup, foi d’autocrate, ne trouve guère le moyen de palier, l’andouille. Cependant, il a reçu hier une livraison de la revue animée par Daniel Compère — que l’on ne présente plus — et Jean-Luc Buard — le travailleur de fond(s) par excellence — qui ne peut rester en pile : un numéro qui explose sous le nez et vous laisse assourdi dans l’odeur des poudres du labeur.

La nouvelle livraison (n° double 48-49) est une sacrée chose : Le Rocambole y célèbre en effet le vingt-cinquième anniversaire de son éditeur, l’Association des Amis du Roman populaire (AARP), fondée en 1984, en rendant hommage à ses glorieux artisans et à ses grands Anciens dans l’histoire de la littérature populaire, au nombre desquels il faut compter Régis Messac le grand prédécesseur, Maurice Dubourg, le fameux éditeur du fanzine Désiré ou Francis Lacassin, ainsi qu’aux personnalités de l’association. Tour d’horizon de l’histoire des études sur la littérature populaire depuis les années 1950 (une fort utile chronologie), feuilleton d’une recherche collaborative, chronique des manifestations et des publications, etc.

Le tout forme un ouvrage de référence, comme il se doit, qui ne peut s’empêcher de produire des fictions anciennes oubliées — quand on a une bonne habitude… —, des “Révélations de Rocambole” sur la « Série Blonde », première collection du Fleuve Noir, sur le genre « Eros et guerre » (façon “sainte Nitouche chez les Nazis”, si ça vous dit quelque chose) avec reproduction de quelques couvertures gratinées et les éditions Grand Damier avec leurs multiples collections. Plus la suite d’un dossier consacré à “Eugène Sue à l’étranger” (n°42), avec un texte oublié de Sue publié en préface à un roman espagnol, celle d’un feuilleton critique intitulé “Le Policier apache, ou le péritexte éditorial populaire” et, enfin, trois récits de Marie Aycard (1840-1842)

Ajoutez à l’ensemble mille petites informations bio ou blbiographiques disséminées dans les annexes, et vous voyez le tableau !

Il est agréable de fréquenter ces amateurs éclairés et travailleurs.



Le Rocambole (n° 48-49)
325 pages, 25 euros.
Se trouve dans tous les bons commissariats, sinon à l’AARP, BP 20119, 80001 Amiens cedex 1.



En guise d’illustration de notre propos, vous trouverez ci-dessous le sommaire d’un précédent numéro consacrée à un fameux éditeur de romans populaires et d’aventure


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lundi 16 novembre 2009

Régis Messac rencontre Fernand Fleuret

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La septième livraison de Quinzinzinzili, le magazine des amis de Régis Messac, consacre un dossier à Fernand Fleuret.
On y trouve un bel article de Régis Messac sur Jim Click, le grand roman maritime et à ressorts aux visées pacifistes de Fernand Fleuret, un article d’Olivier Messac sur la vie de cet érudit aristocratique et charmeur — proche d’Apollinaire.
Cent autres informations sur les utopies selon Messac, la poursuite des publications d’inédits ou de rééditions de la société, un article de Jean-Pierre Andrevon (qui vient de publier un très beau recueil de nouvelles à la Clef d’argent, C’est un peu la guerre) sur Régis Messac, etc. C’est complet et illustré.



Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris
abonnement 18 euros prix unitaire 5 euros

Et toujours, récemment réimprimé
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Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

lundi 31 août 2009

Soyons crétins

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Vraiment, l’existence nous est douce. L’hiver touche à sa fin sur notre île, l’Océan est amical, le ciel poli, la verdure est folle, les oiseaux acrobates. Seuls les mammifères restent un peu ahuris. Exceptés les singes qui s’amusent de cette activité inattendue. Ce matin, le bon vieux cargo Amgström du capitaine Karft est reparti. Sa vieille coque rouge oxydée est restée longtemps visible sur la ligne d’horizon, preuve que le temps est clair. Il nous avait, comme il en a l’habitude, livré notre courrier et les diverses commandes des îliens. C’est une petite fête que de le voir arriver. Pour ma part, j’avais mon lot de livres — et, cette fois, la plupart épatants. Yorick, mon Gibbon à joues blanches, gymnase dur, tandis qu’un côte-du-Rhône délicat flatte mon palais.

La proximité de l’anthropoïde monogame m’a sans doute poussé à ouvrir en premier lieu la réédition de Valcrétin, de Régis Messac dont je gardais un souvenir plus que fort de mes lectures d’antan. En pente raide, Quinzinzinzili mène à ce livre.
Dernier roman écrit par Messac, peu avant sa déportation, Valcrétin est sans doute son oeuvre la plus pessimiste. L’ambiance en est plus que noire. Elle est marron, boueuse et je n’ajoute rien, d’autant que, on le sait, l’acide Messac ne délaissait jamais son vif penchant à la satire et à la verve :

Mais encore une fois, je me le demande, tel un personnage classique : Que diable allaient-ils faire dans cette caverne ?

Rappel des faits : une expédition scientifique française se rend sur une île des mers du Sud pour étudier une population ignorée d’humanoïdes déconcertants dont les caractéristiques sont celles des crétins, médicalement parlant. Goîtres et os ramollis sont les mamelles de l’esthétique de cette “salade d’anatomie crétine”.

Ah ! nous sommes frais, à Crétinville.

Comme souvent chez Messac, les choses tournent mal, et tout naturellement, d’autant que ne sont plus observés une nouvelle société en voie de construction comme dans Quinzinzinzili, mais une tribu d’êtres sordides et un groupe d’humains en pleine régression.
Le livre a été rédigé durant la guerre, c’est à tout prendre une bonne explication du régime désespérée de Valcrétin

Où est le bonheur ? Dans l’accord avec son milieu. Si nous vivons au milieu des crétins, soyons crétins.

Les lecteurs de Quinzinzinzili auraient tort d’imaginer qu’il leur sera possible de se loger confortablement dans cette fable abominable. Cette fois, la situation est pire, les cas sont sans appel.


Régis Messac Valcrétin. Préface de Natacha Vas Deyres. Postface de Guibet Lejeune. Illustration de couverture d’Erro. — Paris, Ex Nihilo, 2009, 172 pages, 15 euros.

Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris


Et, toujours disponible, le classique des classiques
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Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

dimanche 7 juin 2009

Régis Messac accueille François Caradec

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Excellente livraison de Quinzinzinzili, l’organe de la société des amis de Régis Messac.
On y trouve “La complainte des bouquinistes” de Léo Malet (1965), un bel hommage à François Caradec par Olivier Messac, un dossier sur la science-fiction des années 30 par Régis Messac (1935), un projet d’article de Raphal Messac sur Léo Malet ( circa 1987-1992) et un article sur le même par le même (Le Populaire, 1949), ainsi que moult autres choses délectables sur Fortuney de Boisgobey, Edward Brooker, etc. par Claude Hermier. Hélène Cée a quant à elle retrouvé la trace du viaduc de Tolbiac, démonté et remisé le long d’une voie de chemin de fer d’intérêt local près de Chartres.

Un colloque Régis Messac se prépare pour le mois de février 2010 à l’université Montaigne (Bordeaux 3).



Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris
abonnement 18 euros

Et toujours
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Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

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