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dimanche 7 mai 2017

Quinzinzinzili pour tous !

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Longtemps au catalogue de la collection L'Alambic, le grand roman de Régis Messac, Quinzinzinzili, vient de trouver place dans la collection "La Petite Vermillon" des éditions La Table Ronde.
C'est la preuve de son succès auprès des lecteurs. Et c'est la preuve de l'absence de routine au sein des éditions de L'Arbre vengeur qui, ne pouvant se résoudre à réimprimer sans cesse les mêmes ouvrage, poursuivent leur conquête littéraire.
Régis Messac, que l'on a souvent évoqué ici depuis 2006, se mesure à l'aune de ce roman d'après le cataclysme et à celle de son essai novateur sur les Détective Novels qui prenait date dès les années 1930 sur un sujet dont l'explosion interviendra à partir des années post-1945 seulement.
Dans Quinzinzinzili, roman de 1935, un instituteur fait visiter une grotte à ses élèves lorsqu'un cataclysme éradique l'humanité en surface. Au sortir de la grotte, la vie continue pour cette petite troupe qui réinvente des règles en se souvenant partiellement et imparfaitement des enseignements de leurs parents.
Les néologismes fusent.
Les habitus reviennent au galop...
Publié dix-neuf ans avant Sa majesté des mouches de l'Anglais William Golding (1954), Quinzinzinzili est un roman-clé de la littérature française du siècle dernier.
Si vous ne l'avez pas encore lu, il vous reste à le découvrir.
Autant vous dire qu'on envie cette chance.



Régis Messac Quinzinzinzili. Préface du Préfet maritime. — La Table ronde, 2017, "la Petite Vermillon" (n° 438), 208 pages, 7,1 €

samedi 15 octobre 2016

Régis Messac

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On annonce pour bientôt une nouvelle réédition (amendée et enrichie d'une préface de Jean-Luc Buard, éd. Ex nihilo) de la Musique arachnéenne de Régis Messac. Sera publié tête-bêche, La Loi du Kampilan, un texte moins notoire de l'auteur de Quinzinzinzili, les deux textes seront servis sous de très jolies couvertures.


samedi 5 mars 2011

Régis Messac et Théo Varlet

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Oyez !
La onzième livraison de Quinzinzinzili est partiellement consacrée à Théo Varlet.
On y retrouve avec bonheur le bel article d'André Billy dans Femme de France ou l'étude de Varlet sur Stevenson et Flaubert. En prime : un échangé de Varlet et de Messac "a propos des verres grossissants chez les anciens" (Les Primaires, juin et octobre 1936).

Une belle occasion de signaler que paraîtra un jour prochain un ouvrage plein d'informations inédites sur la fin de Théo Varlet. Nous ne manquerons pas de vous en informer.

Au même sommaire : Frankenstein et les hommes fabriqués, vus par Régis Messac



Quinzinzinzili, revue de la Société des amis de Régis Messac
Automne 2010, n° 11
amis@regis-messac.fr

vendredi 11 décembre 2009

Jubilé du Rocambole

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On ne dit pas assez ici le bien que l’on pense du Rocambole. Et le Préfet maritime, qui s’en veut beaucoup, foi d’autocrate, ne trouve guère le moyen de palier, l’andouille. Cependant, il a reçu hier une livraison de la revue animée par Daniel Compère — que l’on ne présente plus — et Jean-Luc Buard — le travailleur de fond(s) par excellence — qui ne peut rester en pile : un numéro qui explose sous le nez et vous laisse assourdi dans l’odeur des poudres du labeur.

La nouvelle livraison (n° double 48-49) est une sacrée chose : Le Rocambole y célèbre en effet le vingt-cinquième anniversaire de son éditeur, l’Association des Amis du Roman populaire (AARP), fondée en 1984, en rendant hommage à ses glorieux artisans et à ses grands Anciens dans l’histoire de la littérature populaire, au nombre desquels il faut compter Régis Messac le grand prédécesseur, Maurice Dubourg, le fameux éditeur du fanzine Désiré ou Francis Lacassin, ainsi qu’aux personnalités de l’association. Tour d’horizon de l’histoire des études sur la littérature populaire depuis les années 1950 (une fort utile chronologie), feuilleton d’une recherche collaborative, chronique des manifestations et des publications, etc.

Le tout forme un ouvrage de référence, comme il se doit, qui ne peut s’empêcher de produire des fictions anciennes oubliées — quand on a une bonne habitude… —, des “Révélations de Rocambole” sur la « Série Blonde », première collection du Fleuve Noir, sur le genre « Eros et guerre » (façon “sainte Nitouche chez les Nazis”, si ça vous dit quelque chose) avec reproduction de quelques couvertures gratinées et les éditions Grand Damier avec leurs multiples collections. Plus la suite d’un dossier consacré à “Eugène Sue à l’étranger” (n°42), avec un texte oublié de Sue publié en préface à un roman espagnol, celle d’un feuilleton critique intitulé “Le Policier apache, ou le péritexte éditorial populaire” et, enfin, trois récits de Marie Aycard (1840-1842)

Ajoutez à l’ensemble mille petites informations bio ou blbiographiques disséminées dans les annexes, et vous voyez le tableau !

Il est agréable de fréquenter ces amateurs éclairés et travailleurs.



Le Rocambole (n° 48-49)
325 pages, 25 euros.
Se trouve dans tous les bons commissariats, sinon à l’AARP, BP 20119, 80001 Amiens cedex 1.



En guise d’illustration de notre propos, vous trouverez ci-dessous le sommaire d’un précédent numéro consacrée à un fameux éditeur de romans populaires et d’aventure


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lundi 16 novembre 2009

Régis Messac rencontre Fernand Fleuret

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La septième livraison de Quinzinzinzili, le magazine des amis de Régis Messac, consacre un dossier à Fernand Fleuret.
On y trouve un bel article de Régis Messac sur Jim Click, le grand roman maritime et à ressorts aux visées pacifistes de Fernand Fleuret, un article d’Olivier Messac sur la vie de cet érudit aristocratique et charmeur — proche d’Apollinaire.
Cent autres informations sur les utopies selon Messac, la poursuite des publications d’inédits ou de rééditions de la société, un article de Jean-Pierre Andrevon (qui vient de publier un très beau recueil de nouvelles à la Clef d’argent, C’est un peu la guerre) sur Régis Messac, etc. C’est complet et illustré.



Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris
abonnement 18 euros prix unitaire 5 euros

Et toujours, récemment réimprimé
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Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

lundi 31 août 2009

Soyons crétins

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Vraiment, l’existence nous est douce. L’hiver touche à sa fin sur notre île, l’Océan est amical, le ciel poli, la verdure est folle, les oiseaux acrobates. Seuls les mammifères restent un peu ahuris. Exceptés les singes qui s’amusent de cette activité inattendue. Ce matin, le bon vieux cargo Amgström du capitaine Karft est reparti. Sa vieille coque rouge oxydée est restée longtemps visible sur la ligne d’horizon, preuve que le temps est clair. Il nous avait, comme il en a l’habitude, livré notre courrier et les diverses commandes des îliens. C’est une petite fête que de le voir arriver. Pour ma part, j’avais mon lot de livres — et, cette fois, la plupart épatants. Yorick, mon Gibbon à joues blanches, gymnase dur, tandis qu’un côte-du-Rhône délicat flatte mon palais.

La proximité de l’anthropoïde monogame m’a sans doute poussé à ouvrir en premier lieu la réédition de Valcrétin, de Régis Messac dont je gardais un souvenir plus que fort de mes lectures d’antan. En pente raide, Quinzinzinzili mène à ce livre.
Dernier roman écrit par Messac, peu avant sa déportation, Valcrétin est sans doute son oeuvre la plus pessimiste. L’ambiance en est plus que noire. Elle est marron, boueuse et je n’ajoute rien, d’autant que, on le sait, l’acide Messac ne délaissait jamais son vif penchant à la satire et à la verve :

Mais encore une fois, je me le demande, tel un personnage classique : Que diable allaient-ils faire dans cette caverne ?

Rappel des faits : une expédition scientifique française se rend sur une île des mers du Sud pour étudier une population ignorée d’humanoïdes déconcertants dont les caractéristiques sont celles des crétins, médicalement parlant. Goîtres et os ramollis sont les mamelles de l’esthétique de cette “salade d’anatomie crétine”.

Ah ! nous sommes frais, à Crétinville.

Comme souvent chez Messac, les choses tournent mal, et tout naturellement, d’autant que ne sont plus observés une nouvelle société en voie de construction comme dans Quinzinzinzili, mais une tribu d’êtres sordides et un groupe d’humains en pleine régression.
Le livre a été rédigé durant la guerre, c’est à tout prendre une bonne explication du régime désespérée de Valcrétin

Où est le bonheur ? Dans l’accord avec son milieu. Si nous vivons au milieu des crétins, soyons crétins.

Les lecteurs de Quinzinzinzili auraient tort d’imaginer qu’il leur sera possible de se loger confortablement dans cette fable abominable. Cette fois, la situation est pire, les cas sont sans appel.


Régis Messac Valcrétin. Préface de Natacha Vas Deyres. Postface de Guibet Lejeune. Illustration de couverture d’Erro. — Paris, Ex Nihilo, 2009, 172 pages, 15 euros.

Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris


Et, toujours disponible, le classique des classiques
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Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

dimanche 7 juin 2009

Régis Messac accueille François Caradec

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Excellente livraison de Quinzinzinzili, l’organe de la société des amis de Régis Messac.
On y trouve “La complainte des bouquinistes” de Léo Malet (1965), un bel hommage à François Caradec par Olivier Messac, un dossier sur la science-fiction des années 30 par Régis Messac (1935), un projet d’article de Raphal Messac sur Léo Malet ( circa 1987-1992) et un article sur le même par le même (Le Populaire, 1949), ainsi que moult autres choses délectables sur Fortuney de Boisgobey, Edward Brooker, etc. par Claude Hermier. Hélène Cée a quant à elle retrouvé la trace du viaduc de Tolbiac, démonté et remisé le long d’une voie de chemin de fer d’intérêt local près de Chartres.

Un colloque Régis Messac se prépare pour le mois de février 2010 à l’université Montaigne (Bordeaux 3).



Société des amis de Régis Messac
71, rue de Tolbiac
75013 Paris
abonnement 18 euros

Et toujours
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Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

mercredi 7 novembre 2007

Régis Messac (un document)

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Régis Messac au Lycée de Coutances (1937-1938), au premier rang, à droite.

Une photo piochée sur le site du lycée C.-F. Lebrun, de Coutances : on distingue, toujours au premier rang mais à gauche, Guillaume Desgranges à qui l’on doit un portrait de l’auteur de Quinzinzinzili.



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Régis MESSAC Quinzinzinzili. Préface de votre serviteur.— Talence, L’Arbre vengeur, 200 p. 13 euros. Collection “l’Alambic”.

vendredi 28 septembre 2007

Quinzinzinzili reparaît ! C'est un grand jour : Régis Messac est de retour

quinzinzinzili.jpg Superbe couverture pour chef-d’oeuvre à découvrir…


Nous ne cacherons pas la joie et la fierté qui nous envahissent : c’est aujourd’hui que reparaît Quinzinzinzili de Régis Messac dans la collection L’Alambic.
Il nous aura fallu patienter beaucoup mais désormais, grâce à l’Arbre vengeur, qui porte décidément bien son nom, c’est chose faite.
Et sous quelle couverture, mes aïeux ! Une merveille !
Qu’il soit encore dit ici, avant qu’on nous accuse d’autopromotion éhontée, qu’il est vendu pour un prix dérisoire.
Et sur le fond ?
Sur le fond, Quinzinzinzili est Le Grand Roman de Régis Messac, apocalyptique sans doute mais d’une originalité et d’une âpreté folle. Ceux qui l’ont lu -et ceux qui le liront en conviendront, je vous en fiche mon billet- que ce livre doit entrer dans la catégorie des Classiques du XXe siècle, pas moins. De même que sa thèse sur le Detective Novel et sa bibliographie de l’utopie sont d’ores et déjà entrés au rôle des ouvrages de référence.
Le pédagogue et rétif Régis Messac, fort méfiant vis-à-vis de l’Humanité, précurseur des études polardiennes et sciencefictionnesques, aura dû à son activisme un tantinet libertaire et pacifiste de ne pas survivre à la Seconde Guerre mondiale. Il est mort en camp, en 1944 sans doute, en 1945 peut-être. Notons une nouvelle fois que les Hommes qui n’ont pas besoin d’un fil à plomb pour se tenir droit attirent les ennuis de ce type.
Reste Quinzinzinzili, roman de la fin de la civilisation et roman du début d’une autre civilisation dans lequel nous parle un instituteur qui, seul adulte survivant au grand cataclysme, se trouve en contact avec une bande d’enfants. Ces derniers réinventent la vie, le monde, les usages - et quels !- ainsi que la langue.
Un véritable essai d’anthropologie poétique, un chef-d’oeuvre vous dis-je !.
Qu’ajouter ?


Régis MESSAC Quinzinzinzili. — L’Arbre vengeur, 28 septembre 2007, coll. “L’Alambic”, 200 pages, 13 euros.

Rappelons qu’à l’enseigne de l’Arbre vengeur, la collection L’Alambic a donné il y a quelques mois Saint Alias de Loys Masson. Les gourmets s’en souviennent.

En outre, et jusqu’à plus ample informé, il faut savoir que paraît aussi un inédit de Messac, à l’initiative de ses Amis et avec l’appoint d’une préface de Marc Angenot. Nous vous en dirons plus dès que possible.

Régis MESSACLes Romans de l’homme-singe (Ex Nihilo, 2007)
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A la même enseigne d’Ex Nihilo, on peut se procurer
MessacPrison.jpg Couverture de Jacques Tardi.

jeudi 28 décembre 2006

Bibliographie exhaustive de la collection L'ALAMBIC


L'Alamblog a une histoire dont vous n'avez, chers nautes, peut-être pas connaissance.

Afin de ne rien cacher, et pour éviter les malentendus, vous trouverez ci-dessous un résumé de l'action et le catalogue intégral de la collection, ainsi que du périodique (peu courant) dont un satané scanner refuse de rendre le beau vert.
En attendant ces données très roboratives, le Préfet maritime peut dévoiler d'où provient ce nom d'Alambic...

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