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dimanche 17 avril 2016

Bibliographie lacunaire de la revue Au Balcon

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Au Balcon, Revue mensuelle de littérature, d’art & d’expressions diverses. 1871-1914.
Paris, 1995 (Éditions du Fourneau), in-12, nombreuses illustrations, environ 224 pages en tout.
Du n°1 au n°7 (janvier juillet 1995), 32 p. par fascicule. Chaque livraison de 32 pages comportait un Lexique Rimbaud et un Dictionnaire des noms propres imprimés sur papier rouge et des textes critiques ou des présentations de Cathé, Chaléat, Coquio, Dommartin, Giocanti, M. & S. Laurent, Le Couëdic, Lefrère, Philippe Oriol et Christian Soulignac.
Ce dernier a doté d'une mise en pages singulière les sept brochures agrafées sous couverture crème imprimée et illustrée en noir, in-8, 21x14,5 cm, double feuillet central imprimé sur papier rouge.
Les numéros 4 et 5 d'avril et mai 1995 sont sortis fin octobre 1995, et le dernier numéro de Juillet 1995 est sorti fin février 1996.

Autour du directeur de la rédaction Stéphane Le Couëdic s’étaient regroupés des collaborateurs d’horizons très divers, tant politique que culturels mais dont le but commun était l’étude de cette période charnière entre le XIXe et le XXe siècle, 1871-1914.
La revue, initialement, ne devait pas s’intituler ainsi mais Au Balcon de l’Avant-Siècle, titre beaucoup plus explicite. La maquette du numéro 1 fut entièrement réalisée avec ce titre et quelques exemplaires spécimen imprimés pour faire connaître la revue.
Mais un éditeur parisien ayant transformé l’expression Avant-Siècle en marque commerciale, décision fut prise de faire tomber cette dernière du titre (afin d’éviter toute assignation) et il ne resta plus aux collaborateurs que le balcon pour s’accouder et regarder passer les gens.
L’organisation du contenu de chaque revue fut immuable pour tous les numéros : une première partie publiant des textes ou des documents d’époque et une seconde partie consacrée aux études. Au centre, pour les séparer, les pages rouges contenant le lexique Rimbaud et le dictionnaire des noms propres. La mise en page, furieusement « fin-de-siècle », offrait un contrepoint voulu au contenu. (C.L.S.).


n° 1, janvier 1995
Éditorial, Stéphane Le Couëdic.
Quatre lettre de P. Verlaine à M. Barrès, Christian Soulignac et Stéphane Le Couëdic.
Le quartier Latin, Maurice Barrès.
Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Dictionnaire : G. Samazeuilh, Stéphane Giocanti.
Lettre de P. Gauguin à H. Nocq, Stéphane Laurent.
Villiers de l’Isle-Adam musicien, Stéphane Le Couëdic.
L’Avenir littéraire : les Hommes d’aujourd’hui - Léon Vanier, Georges Brandimbourg, note de Philippe Oriol.
Bibliographie des revues : Les Taches d’encre, Christian Soulignac.
Vie associative, Stéphane Giocanti, Stéphane Le Couëdic.
Actualités, Stéphane Giocanti, Stéphane Le Couëdic.

n° 2, février 1995
Éditorial, la Rédaction.
Lettre de Mécislas Golberg à Karl Boès, Catherine Coquio.
Feuilles volantes sur le symbolisme, M. Golberg, Catherine Coquio.
Le fantôme de l’Art nouveau, Stéphane Laurent.
Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Dictionnaire : M. Golberg, Catherine Coquio.
Villiers de l’Isle-Adam musicien II, Stéphane Le Couëdic.
Pensées sur l’art, M. N. Whistler, traduction de S. Mallarmé, note de Stéphane Le Couëdic.
Bibliographie des revues : Cahiers Mécislas Golberg, Catherine Coquio.
Vie associative, Stéphane Laurent.
Actualités, Christophe Chaléat.

n° 3, mars 1995
Éditorial, la Rédaction.
Villiers de l’Isle-Adam musicien III - partitions, Stéphane Le Couëdic.
Je m’accuse par Jean Charles-Brun, Maurice Laurent, note de Stéphane Giocanti.
Lettre de Léon Bloy à Jean Charles-Brun, Stéphane Giocanti.
Variétés (divertissement), note de Christian Soulignac
. Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Dictionnaire : Christian Beck, Berthe de Courrière, Christian Soulignac.
Léon Bloy et Alfred Jarry devant les cochons, Christophe Chaléat.
Enterrements, Jehan Rictus, note de Philippe Oriol.
Bibliographie des revues : Perhindérion, Christian Soulignac.
Vie associative, Stéphane Laurent, Stéphane Giocanti, Stéphane Le Couëdic.
Actualités, Christophe Chaléat, Stéphane Le Couëdic.

n° 4, avril 1995
Éditorial, la Rédaction.
Correspondance Bernard Lazare - Francis Vielé-Griffin, Philippe Oriol.
La création de l’école Romane, Jean Moréas, note de Stéphane Giocanti.
Barbares et Romans, Charles Maurras, note de Stéphane Giocanti.
La renaissance Romane, Pierre Quillard, note de Christophe Chaléat.
Dictionnaire : Marius André, Catherine Coquio ; Minerve casquée, Stéphane Le Couëdic.
Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Autour de l’école Romane, Stéphane Giocanti.
L’Avenir littéraire : Entretiens politiques et littéraires - Bernard Lazare, Georges Brandimbourg, texte établi par Philippe Oriol.
Bibliographie des revues : Minerva, Stéphane Le Couëdic.
Vie associative, Stéphane Laurent.
Actualités, Stéphane Le Couëdic.

n° 5, mai 1995
Éditorial, la Rédaction.
L’enfant qui revient, nouvelle, Élémir Bourges, texte établi et présenté par Stéphane Le Couëdic.
Deux lettres d’Élémir Bourges à Émile Bernard, notes de Stéphane Le Couëdic.
Iconographie bourgienne, Stéphane Le Couëdic.
Printemps, poème, Élémir Bourges, texte établi par Stéphane Le Couëdic.
Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Dictionnaire : Élémir Bourges, Stéphane Le Couëdic.
André Suarès critique, Henry Dommartin.
A propos de Pelléas et Mélisande, Vincent d’Indy, notes de Stéphane Giocanti.
Le centenaire oublié : Berthe Morizot, Stéphane Le Couëdic.
Bibliographie des revues : Le Symboliste, Christian Soulignac.
Vie associative, Stéphane Laurent.
Actualités, Stéphane Le Couëdic.

n° 6, juin 1995
Éditorial, Philippe Oriol et Christian Soulignac.
Couverture du n° 1 du Mercure de France, note de Philippe Oriol et Christian Soulignac.
L’Avenir littéraire : Les Hommes d’aujourd’hui - Alfred Vallette, Georges Brandimbourg, texte établi par Philippe Oriol.
Le Symbolisme, Remy de Gourmont, note de Christian Soulignac.
Lettre de Rachilde à Pierre Quillard et A.-F. Herold, notes de Christian Soulignac.
Carte de visites d’Ephraïm Mikhaël à Alfred Vallette, note de Philippe Oriol.
Quasi, Remy de Gourmont, notes de Philippe Oriol et Christian Soulignac.
Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Dictionnaire : Louis-Pilate de Brinn’gaubast, Philippe Oriol ; Rodolphe Darzens, Jean-Jacques Lefrère.
Claude Terrasse et le Mercure de France, Philippe Cathé.
La fondation du Mercure de France, Philippe Oriol.
Bibliographie des revues : La Pléiade, Christophe Chaléat.
Vie associative, Stéphane Laurent.
Actualités, Christian Soulignac.

n° 7, juillet 1995
Éditorial, Stéphane Laurent.
Hugues Rebell et son maître Stéphane Mallarmé, documents sur leurs relations littéraires (1886-1892), Stéphane Le Couëdic.
Lexique Rimbaud, Stéphane Le Couëdic.
Dictionnaire : Hugues Rebell, Stéphane Le Couëdic.
Le corps de la peinture, Françoise Lucbert.
Le Grenier des Goncourt, Stéphane Laurent.
Bibliographie des revues : La Décadence, Christian Soulignac.
Pierre Saunier, marsien de l’Avant-siècle, Christian Soulignac.
Vie associative, Françoise Lucbert.
Actualités, Stéphane Laurent.

samedi 28 novembre 2015

Rictus à la Maison des Associations

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A l'occasion de la parution du premier volume du monumental journal de Jehan-Rictus, un débat est organisé ce jour à la Maison des Associations (Paris XIIe) par Gilles Alvarez de l'association pour l'Autobiographie (APA) en présence de l'éditrice scientifique, Véronique Hoffmann-Martinot, du diaristologue Philippe Lejeune et d'un contradicteur, Philippe Oriol, qui, s'il sait apprécier les qualités littéraires du journal de Rictus, n'apprécie pas sa figure.
L'après-midi promet donc d'être intéressante...
Le journal, sorte de monstre de papier si énorme que peu prétendent l'avoir lu intégralement (Oriol et avant lui Doyon), est une lecture saisissante où l'on constate que Rictus, loin de pencher pour la subversion gauchisante avait un vague penchant pour la ridelle morale...
Cette oeuvre singulière est donc désormais lisible dans ses prémices et mérite un sérieux coup d'oeil. C'est un gros morceau de l'histoire littéraire qui fait surface.


Samedi 28 novembre à 15 h
Maison des Associations du XIIe arr.
181, avenue Daumesnil
75012 Paris
Inscription nécessaire auprès des éditions Claire Paulhan qui transmettra.

dimanche 30 novembre 2008

A quoi servent les samedis soir ? (hypothèse 1)

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A quoi servent les samedis soir ? (enquête d’intérêt public. P0.1).
Hypothèse 1 : oublier l’Affaire Dreyfus.

mercredi 1 novembre 2006

Du désarroi, de l'anarchie et des lettres (un roman inédit de Remy de Gourmont)



Un roman inédit de Remy de Gourmont… c’est une nouvelle, dites-moi, et même s’il ne s’agit pas de son plus grand texte, il n’en reste pas moins qu’il fallait le retrouver parmi les dépouilles papetières du polygraphe et en faire une édition. Le sujet même de ce Désarroi mérite tout l’intérêt que son éditeur Nicolas Malais lui a porté puisque Gourmont aborde là, un peu mi-figue, un peu mi-raisin, le thème de l’anarchie et, comme il se doit, entrevoit le sujet du haut de son organe majeur : le cerveau. Car quel cérébral fut Gourmont ! On ne pourrait pas, à moins d’apprécier le ridicule, lui prêter d’intention violente comme on a pu, en se trompant peut-être, imaginer Victor Barrucand et son comparse Félix Fénéon manipuler des bricoles, des bombinettes ou, plus simplement, des bouts de pétards méchants — simples conjectures, que cela soit bien répété.
Remy de Gourmont, qui attendra encore longtemps ses Oeuvres complètes, reparaît donc avec un écrit qu’il avait repoussé, puis repris et taillé à la serpe pour cause de sentimentalisme sans doute, ou tout simplement parce qu’à une époque où l’anarchie des élites étaient passées de mode. Quoiqu’il en soit, il y a lieu de lire ce petit roman si l’on s’intéresse à la Cause et à ses sectateurs. On avait vu reparaître Avec le feu de Victor Barrucand, on avait lu l’étrange petite texte paradoxal et judicieux de Fernando Pessoa, Le Banquier anarchiste, voici Le Désarroi, reste à l’état de manuscrit en 1899 — et on est admis à se poser cette question : la publication d‘Avec le feu en 1900 coupa-t-elle l’herbe sous le pied de Gourmont ?
Les amis de Remy de Gourmont, dont nous soulignons encore l’excellent site, ont saisi un fragment des plus délectables que nous nous empressons de relayer :

Si des spectateurs se passionnent à des incidents qui nous paraissent d’une damnable mesquinerie, c’est que, pour eux, doués de simples facultés végétatives, ces incidents, tout minuscules, ont l’importance du rare et de l’exceptionnel. Ils sont émus par la dramaturgie baveuse d’un Augier, comme nous par les dialogues philosophiques d’un Ibsen, et les romances de M. Déroulède leur donnent une impression esthétique aussi forte qu’à nous les sonnets de M. Mallarmé. Tout est relatif. Pénétrez-vous de cette vérité. Méprisez les imbéciles, mais ne méprisez pas le plaisir des imbéciles. Les gens, après tout, ne doivent se réaliser que selon leur nature ; on se chatouille avec ce qu’on peut ; on s’enivre de ce qu’on peut : il faut s’enivrer, voilà l’essentiel.

Et pour aller plus loin, comme l’on dit, sur le sujet littéraire, nommons Philippe Oriol, le spécialiste de l’Affaire Dreyfus et patron de la fameuse Collection Noire des éditions Fornax, mais aussi Caroline Granier qui s’est hissée au rang des fortes têtes avec sa thèse, admirable, intitulée “Nous sommes des briseurs de formules”. Cliquez donc, elle est en ligne : chacun pourra se convaincre de ses nombreuses qualités et de son intense intérêt documentaire.
Profitant de l’occasion pour la saluer, le Préfet est heureux de vous transmettre, Nautrices, Nauteurs, l’information suivante : Caroline Granier prépare actuellement un numéro de la revue Brèves consacré aux nouvelles anarchistes.
On brûle de lire ça.

Remy de Gourmont Le Désarroi. Postface de Nicolas Malais. Paris, Le Clown lyrique, 2006, 123 p., 8 €
et toujours

Victor Barrucand Avec le feu. Préface d’E. D. Paris, Phébus, 2005, 204 p., 16, 50 €

Fernando Pesso Le Banquier anarchiste. Traduit du portugais par Françoise Laye. Paris, Christian Bourgois, 2004, 105 p., 14 €