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vendredi 10 novembre 2017

Bibliographie de la collection Les Coussins du Divan

VaudoyerBleunuit.jpg


Curiosité bibliographique assez luxueuse et rare, la collection "Les Coussins du Divan" apparait dans le récent catalogue de la librairie Marc Malfant dans son intégralité. Occasion rêvée pour en faire état. Le même catalogue propose un ensemble important de livres relatifs à l'activité et à la personne d'Henri Martineau, avec des rubriques Paul-Jean Toulet, Stendhal, Mérimée et la revue Le Divan très bien nourris. On y trouve 304 item depuis Les Vignes mortes, le première volume de poésies (1897-1904) de Martineau. (avec envoi avec Fernand Gregh).



Catalogue

CoussinPourpre.jpgPaul Drouot L'Oeillet rouge. - "Les Coussins du Divan" (n° 1 : "Le Coussin Pourpre").

Jean-Louis Vaudoyer Le Chant du rossignol. - "Les Coussins du Divan" (n° 2 : "Le Coussin Bleu de nuit").

Pierre Lièvre La Saison d'amour. - "Les Coussins du Divan" (n° 3 : "Le Coussin Coeur d'Eglantine").In-16 carré (145 X 115 mm), 55 pages, broché sous couverture rempliée, titre blanc sur médaillon doré au premier plat. Edition originale au tirage limité à seulement 250 exemplaires numérotés sur Vélin d'Arches.

Paul-Jean Toulet Un conte et des histoires. - "Les Coussins du Divan" (n° 4 : "Le Coussin Jonquille").

Edmond Jaloux La Descente aux Enfers. - "Les Coussins du Divan" (n° 5 : "Le Coussin Noir").

CoussinAmeth.jpgJean-Jacques Brousson Les Deux Maîtres. - "Les Coussins du Divan" (n° 6 : "Le Coussin Améthyste").

MarsanAUrore.jpgEugène Marsan La Nouvelle Armande. - "Les Coussins du Divan" (n° 7 : "Le Coussin Aurore"). Alençon, Presses de l'imprimerie Alençonnaise, E.O. 19 novembre 1929. In-12 carré broché (14,5cm x 11,5cm), couverture orange rempliée avec vignette sur le premier plat, 77 pages sur papier épais + achevé d'imprimer (1 p) Tirage unique à 250 exemplaires sur vélin d'Arches.



Librairie du Scalaire
10, rue des Farges, 69005 Lyon
librairieduscalaireATorange.fr
06 10 17 78 84


mercredi 29 février 2012

Les couvertures du siècle dernier (VII)

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Willy (, Curnonskly et Paul-Jean Toulet) Lélie, fumeuse d'opium, roman . - Paris, Albin Michel, (1911) . Couverture illustrée par Raphaël Kirchner

dimanche 9 novembre 2008

Michel Ohl a lu Les Soirées du Merd's Bar

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Fidèle documentaliste de l’Alamblog, Michel Ohl revient avec une information primeur à propos des Soirées du Merd’s Bar. A l’occasion, nous lui demanderons une histoire du point d’aisance qu’il connait, et pour cause, mieux que personne.


Mon Cher,
Je vous donne 4 pages des Soirées du Merd’s Bar, où le titre s’explique, j’ai longtemps rêvé d’après l’intitulé, lorsque j’ai lu l’ouvrage grosse déception ! très peu de merde, en vérité, mais, soyons juste, des passages amusants, dignes parfois de Béhanzigue de Toulet, et puis le héros Saturnin Monfigne, le poète du Merd’s Bar est de Peyrehorade, comme le champion cycliste Dortignacq, c’est un pays, hilh de pute de merde ! bien que, vous savez, les Landes “c’est odieux quand il n’y pas d’incendie” comme dit en substance ce dandy de Toulet, enfin, les Soirées ne méritent peut-être pas de figurer dans la Bibliothèque Scatologique, mais Piotrus a sa place. (…)



Voici les pages de Jack Shepeard en question :

(…) quelle idée magnifique a eu ce blue-jack !
— Laquelle, mon Raphaël ? — Celle d’appeler mon “Bar de la Mer” ; mais, pour que cela fasse beaucoup mieux, et comme maintenant c’est la mode, il m’a conseilé de l’écrire en anglais. Tous les marins anglais et américains de passage à Paris, m’a-t-il dit, viendront à l’appel de ce nom magique, flamboyant à la devanture ; votre petit bar leur rappellera les Océans immenses et les féeriques couchers de soleil dont ils seront momentanément privés.
— Tout de même, ton marin cherre un peu ; en tout cas, ils pourront remplacer les couchers de soleil par de superbes levers de lune, mais ton Océan manquera de poissons.
— Sois tranquille, ma Pervenche, le ciel y pourvoira.
Un soir donc, les quelques clients de l’établissement parmi lesquels figuraient un sénateur très influent en passe de devenir ministre, et un ambassadeur d’une grande puissance étrangère, accrédité auprès de la République…
— Serbe !
— Non pas serbe mais…
— J’ai pas dit Serbe !
— Quelques clients, dis-je, ainsi que ton serviteur, virent, à leur grand ébahissement, un mot fatidique, composé de cinq lettres séparées par une apostrophe, s’inscrire en lettres de feu au tableau de la devanture. “The MERD’S BAR !!”
“Cela semble bizarre”, pensa le sénateur.
— Mon ami, dit à Raphaël le diplomate tout éberlué, qu’est-ce que vous avez voulu mettre là ?
— Vous ne voyez donc pas, Excellence ?
— Il faut te dire que raphaël prononce Excellence avec le dernier chic, mais l’Excellence n’a jamais l’air de comprendre, elle a plutôt l’air plutôt l’air très ennuyé.
— Cela veut dire “Bar de la Mer”; il paraît, c’est l’angliche qui me l’a dit, que, pour l’écrire en rosbif, il suffit de mettre un petit machin avec un s au derrière, pour indiquer la possession.
— Si toutes les femmes qui sont possédées par un petit machin avaient un s au derrière, dit en riant le sénateur, aucun alphabet ne pourrait mentionner cette si jolie consonne.
— Cela est très bien, continua le diplomate, mais il vous faudra supprimer le d.
— L’angliche a bien dit “Meds bar” je croyais même qu’il n’y avait pas d’r.
— Vous avez cru entendre, mais vous vous êtes trompé.
— Très bien, je l’enlèverai.”
Puis, tu sais, il fallut écrire à l’architecte, M. Guy de Ladoucette, qui convoqua les entrepreneurs ; rendez-vous sur place, etc., tout cela prenait du temps et, Merd’s bar, continuait à flamboyer sans la moindre émotion.
Des badauds s’étaient arrêtés, avaient levé les yeux puis s’étaient mis à rire ; les petites femmes se tortillaient.
Finalement, poussés par la curiosité, en même temps qu’attirés par l’appât d’une cochonnerie quelconque, les gens ne purent résister. On s’engouffra dans le petit bar, on se marcha sur les pieds, on se pinça les fesses. Les rates du coup se dilatèrent, et la salle aussi, car il fallut l’agrandir des deux boutiques contiguës, tout cela a la grande joie de Raphaël et de Madame.
(…)