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lundi 10 juillet 2017

Colombiana

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Dans le nouveau numéro de la revue Brèves, des nouvelles de Colombie.
Ne dévoilons rien, la forêt cache tout, insinuons seulement que plusieurs récits sont d'une originalité troublante.
En particulier une histoire du "Cirque Manson" tout à fait barrée par Antonio Ungar, ou bien les deux petits textes étranges de Diana Ospino Obando...
Au sommaire, réuni par Roberto Salazar Morales, Luis Fayad, Diana Ospina Obando, Luis Noeriega, Carolina Sanin, Eduardo Garcia Aguilar, Jorge Aristizabal Gafaro, Margarita Garcia Robayo, José Zuleta, Pablo Montoya, Juan Esteban Constain, ANtonio Ungar, Ricardo Silva, Juan Alvarez, avec des illustrations de Pedro Ruiz, et un commentaire sur l'oeuvre de ce dernier par William Ospina.




Brèves (n° 110)
176 pages, 18 €

mardi 12 mai 2015

Dans le bureau de Francis de Miomandre

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Voici un papier sur lequel j'ai griffonné quelques sujets de contes. Si beaux quand je les conçus, que je ne voyais point nécessaire d'entrer dans de grand frais de détails. Aujourd'hui, qu'ils m'apparaissent dépouillés, ternes et bêtes ! Paresse ! Il eût fallut se ruer sur l'occasion, saisir par ses beaux cheveux l'inspiration qui passait. Elle eut peut-être vivifié ces loques inertes... Je pourrais maintenant m'évertuer, il est trop tard. Renonçons même à imaginer ce qu'eussent été ces mirifiques nouvelles.
Et ceci, vieille page jaunie par le temps, où défilent les noms de tous les journaux et de toutes les revues susceptibles d'accepter la copie d’un pauvre polygraphe comme moi. Je sais ainsi ce que fait de lignes ma page dans chaque périodique, et à quelle heure s'ouvre la caisse. Mais j'ignore toujours ce que donne le caissier, parce que ce capricieux personnage varie ses prix selon que vous lui plaisez ou on, et selon le temps qu'il fait.
Pourquoi ces feuilles sont-elles presque toutes mortes ou agonisantes ? Pourquoi de celle qui tiennent bon les directeurs sont-ils toujours inaccessibles ? Pourquoi ?
Mais pourquoi la littérature elle-même existe-t-elle ? Pourquoi, quand le papier blanc est si beau, le salir de tous ces signes noirs, qui ne signifient rien la plupart du temps ? Est-ce qu'un monde bien paisible, bine tranquille, bien innocent, où l'on écrirait jamais, pas même de lettre anonymes, où l'on aurait le droit, et pas plus, de travers les initiales de son nom entrelacées à celles du nom de sa bonne amie sur les écorces des arbres, est-ce que ce monde-là ne vaudrait pas mieux que le nôtre ? Il paraît qu'il y a vingt-cinq mille littérateurs en France. Défalquons ceux qui ont du talent : cela nous fait le formidable chiffre de vingt-quatre mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit qui ne servent ) en, et dont les bras désolés par l'agriculture, seraient infiniment plus utiles au service de cette entité bienfaisante.
De la suppression des littérature découlerait, logiquement et immédiatement, celle des journaux, qui nous apportent chaque matin tant de trouble. "Pas de nouvelles, bonnes nouvelles", dit le plus sage des proverbes. Cette vérité est si profonde que les journaux en effet n'annoncent jamais que des désastres. Sans doute s'imaginent-ils que cela seul peut ébranler nos nerfs blasés, ou bien peut-être prennent-ils ce parti pessimiste parce qu'on ne leur communique pas autre chose de tous les faits qui se passent dans l'immense univers. (...)
Si jamais je fonde un journal, vous verrez, ça ne se passera pas comme ça. Mais exactement à l'inverse... Je tiendrai pour nul et non avenue tout ce qui jusqu'alors composa la matière des faits-divers. Par contre, j'enverrai dans toutes les grandes villes du monde, et dans les petites localités pittoresques, des reporters d'une finesse d'observation supérieure à la moyenne, chargés de me renseigner sur ce qui se passe d'harmonieux dans l'univers et d'heureux pour ses habitants. (...)
Pour être heureux, il nous suffit de croire que nous le sommes, et pour le croire il ne nous manque guère que quelques raisons. Chaque matin j'en fournirais un stock persuasif...




Francis de Miomandre Le Voyage d'un sédentaire. — P., Emile-Paul Frères, 1918.

lundi 2 mars 2015

Une bourrache sinon rien

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Rédacteur en chef de la revue Jardins (éditions du Sandre), Marco Martella vient de publier un délicieux recueil d'articles façonnés comme des nouvelles. Autant dire fictionnés, ça sera plus clair. Imaginant un migrant serbo-croate chassé de Sarajevo par la guerre en 1992, Teodor Cerić, Martella lui procure une existence de petits boulots à travers toute l'Europe, et un goût de plus en plus marqué pour les jardins.
A travers ses visites au jardin de Samuel Beckett à Ussy (Seine-et-Marne) ou à des jardins plus notoires ou plus intimes encore, situés du côté des Roches Tarpéiennes ou de l'Autriche, c'est une pensée des jardins qui nous est donnée de découvrir, une pensée ou des manières de vivre, et des curiosités à peine imaginables, comme ces "ermites décoratifs" dont l'existence - presque suggérée dans The Draughtman's Contract de Peter Greenaway - semble n'avoir pas été qu'une lubie de chroniqueur.
La gratitude qu’éprouve le narrateur pour les jardins qui l’ont accueilli au cours de sa longue itinérance nimbe l'ouvrage d'une grande douceur. Le lecteur s'y sent accueilli lui-même et les paysages tant agrestes qu'humains qui y sont peints, toujours éloignés des jardins taillés au cordeau et surfréquentés, évoquent la ressource et la paix.
Comme dirait le petit pois, on a toujours besoin d'un jardin chez soi. Dans son volume de souvenirs, la santonnière des lettres Marie Mauron (1896-1986) ne pouvait s’empêcher de souligner d'eùblée que, « Comme tous les matins, sous le ciel neuf, clair ou brouillé, j’ai commencé ma journée de travail en faisant le tour du jardin-pinède-colline-garrigue-verger ».
Il y a bel et bien un art de vivre les jardins et de s’y sentir humain. Et c'est bien pourquoi, ici, sur notre île, nous conseillons sans détour de lire ces Jardins en temps de guerre dans la foulée du livre d'Anita Desaï, L'Art de l'effacement dont nous parlions hier.
De quoi faire le plein de vert.


Teodor Cerić Jardins en temps de guerre. Traduit du serbo-croate par Marco Martella. — Arles, Actes Sud, 151 pages, 16 €

jeudi 31 juillet 2014

Le conte, par Henri Duvernois

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Il reste entendu que le journalisme seul, mais pratiqué librement, peut servir une vocation littéraire. Une ressource s'est créée vers 1892 : le conte. Beaucoup, et de merveilleux — je l'ai constaté moi-même — n'ont jamais été réunis en volumes et dorment à tout jamais dans de vieilles collections où nul ne s'avise de les réveiller. J'ai eu l'occasion, récemment, d'écrire un avant-propos sur ce genre littéraire à la fois adoré et décrié. Nul ne le soutient, d'ailleurs, et dans les controverses littéraires il n'en est jamais question. C'est pourtant par le conte que le grand public a été amené à la littérature (...)




Henri Duvernois Mes apprentissages. Souvenirs des années 1885-1900. — Paris, Hachette, 1930, 219 p. coll. "C'était hier".

Toujours disponible : L'Homme qui s'est retrouvé (L'Arbre vengeur, 2009).

dimanche 25 mai 2014

Trois nouvelles françaises

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On avait pu voir son nom dans la revue Gryphe au cours des années 1990, Nicolas Miteran, nouvelliste, est désormais accueilli par Recoins, et c'est sous cette marque que paraît un petit recueil de trois nouvelles illustrées par François Puzenat.
Point commun ? les bottines, de danse ou à franges, et les savates — n'appelle-t-on pas ça aussi des mules ? — qui nous traînent aux pieds et évoquent toujours quelque moment de notre histoire.
Ah, sacrés bipèdes !



Nicolas Miteran After the gold rush. Illustrations de François Puzenat. — Clermont-Ferrand, Recoins & Cie, 44 pages, 7 €

mardi 8 avril 2014

Bibliographie de la collection "Nouvelles"

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En 1957 les éditions de René Julliard confiait à la pimpante Françoise Mallet-Joris la direction d'ouvrages collectifs destinés à promouvoir la nouvelle. Treize volumes ont paru entre cette date et 1963 qui faisaient suite à une première tentative de 1941, rapidement transformée en une série "Plaisir de lire" qui finit par s'estomper pour mieux renaître sous cette forme.

Imprimés par l'Union typographique à Villeneuve-Saint-Georges, ces ouvrages à couverture graphique de l'époque, forcément, et très colorées présentent des sommaires où se croisent auteurs en devenir et aînés établis. Avec une prédilection pour les jeunes, avec raison.

Voici la déclaration programmatique de la collection, un texte qui nous ramène à une époque fabuleuse où les écrivains trouvaient naturellement à se procurer quelques ors dans les rédactions :

Les nouvelles sont des prisonnières. Condamnées à l’éternel sourire, à une blancheur de lessive, dans les hebdomadaires à grands tirages, elles y languissent entre deux réclames, fortement maquillées par le dessinateur de service. Les meilleures en gardent quelque nostalgie, un air de se moquer d’elles-mêmes. Bien sûr, elles nourrissent leur monde. Mais ne sont-elles nées que pour cela ?
Un goût de revanche bien mal compris les pousse souvent à une austérité de réformatrice ; elles se réfugient alors entre deux essais, dont elles jalousent la dignité. Pour y atteindre, elles méprisent l’anecdote, négligent le dialogue (‘à moins qu’il ne soit savamment absurde et qu’on ignore les interlocuteurs), se veulent « significatives », et l’ambition les perd : elles finissent chez un bibliophile, sur un beau papier, pour n’être jamais lues.
Nous voudrions contribuer à les libérer de leur joug. Au risque de leur tourner un peu la tête, nous aimerions les voir emprunter les chemins qui leur plaisent, traverses ou grandes routes. Dès l’instant que ces chemins seront variés, que nos nouvelles n’auront d’autres buts que leur propre plaisir, nous espérons bien qu’elles feront celui de leurs lecteurs.
Peut-être des écrivains sérieux, en ménage depuis longtemps avec le roman, auront-ils pour nos amies un caprice de vingt pages ? Nous le souhaitons. Peut-être de jeunes écrivains, avant de s’engager dans une liaison durable, mèneront-ils avec les nouvelles une vie de garçon ? Nous les accueillerons avec joie. Mais si, faisant de leurs maîtresses leurs femmes, comme le préconisait Balzac, nous découvrions quelques auteurs de nouvelles déterminés à la fidélité, je crois que nous aurions atteint notre but et rendu justice à de bien charmantes personnes, Françaises depuis des siècles et que notre négligence seule avait poussées à prendre depuis quelque temps des airs d’Américaines…




Catalogue sommaire

1. André Deslandes, Andrée Duvouldy, Françoise d'Eaubonne, Francis Garnung, Pierre Jerosme, Philippe Jullian, Marcel Moussy, Thyde Monnier, Maurice Pons, Henry de Monfreid, Ivo Michiels, Svletlana (Paris, Julliard, 1957, 191 p.).

2. Marianne Andrau, Jacques Audiberti, Michel Boutron, Henri Crespi, Roger Grenier, Vahé Katcha, Raymond Matry, Monica Stirling, Armand Lanoux, Christine de Rivoire (Paris, Julliard, 1957, 191 p.).

3. Driss Chaïbi, Jean-Charles Pichon, Robert de La Biche, Roberto Bosi, Jacques Bureau, Blaise Cendrars, Roger Tinier, Jean de Reynier, Gérard Mourgue, Michel Jeury, Jean-Eugène Darrigues (Paris, Julliard, 1958, 191 p.).

4. Pol Walheer, Jean-Claude Carrière, Madeleine Vivan, Georges Ketman, Joseph Majault, Robert Montal, Jean Muno, Jacques Robichon, Sherban Sidéry et Frédéric Grendel, Joseph Majault, Jeanne Sandelion, Robert Montal (Paris, Julliard, 1958, 191 p.).

5. Aimé Dupuy, Eda Lord, Françoise de Ligneris, Kostas Makistos, Michel Planchon, Georges Bideau, Gil Buhet, Jean Rousselot, Marie-Laure, Max Garric, Noël Golea, Lia Lacombe (Paris, Julliard, 1958, 192 p.).

6. Valentin Kataiev. Bernard Ducru. Pierre Chaleix. Clément Borgal. Jacqueline Harpman. Frank O'Connor, Jean Fougère, André Hardellet, Jacques-Henry Pierret, Florent Raes, Christian Mégret, Claude Bruegarde (Paris, Julliard, 1958, 191 p.).

7. Pierre Béarn. A. Toé, Roger Yakoubovitch, Jean-Paul Weber, Jean-José Richard, Daniel Gillès. Friedrich-Georg Jünger. Jean L'Hôte. Henri Perruchot. V. S. Pritchett (Paris, Julliard, 1958, 192 p.).

8. Galatée Kazantzaki, R.-M. Albérès, Catherine Paysan, Georges Bordonove, Jamy Bisserier, Pierre Andréi. René Cousin, Jean Mordreuc, Jehanne Jean-Charles, Gabriel d'Aubarède, Gisèle Prassinos, Jacques Givet, Margery Sharp, Elisabeth Pietri, Guy Ponce de Léon, Charlotte Caumartin (Paris, Julliard, 1959, 191 p.).

9. Nigel Balchin, Jean Cassou, Yves Gohanne, Franz Hellens, Violette Jean, Hélène Lavaÿsse, Denise Mermillon, Serge Nicolas, Antoinette Nordmann, Marie-Thérèse Ponty, Nadine Stubler, Roebrt Tilleux, Daniel Watton, (Paris, Julliard, 1959, 189 p.).

10. Gisèle d'Assailly, Lénie Belinda, Paul Blanc, Luce Doll, Cecil Scott Forester, Raymond Jean, Julien Le Fère, Marie-Aimée Méraville, Roger Millet, R. Sylvain, Mireille Vincendon (Paris, Julliard, 1960, 192 p.).

11. Marc Alyn, Suzanne Arlet, Marc-André Bera, Roger Bordier; Jean Désorbaix, ROger Honorat, Jean Joubert, Remo Lugli, Thomas Morus, Henri Slotine, Claude Sylvian (Paris, Julliard, 1960, 191 p.).

A partir de 1962, la série prend le titre générique de : "Le Rendez-vous donné par Françoise Mallet-Joris à quelques jeunes écrivains".

12. Dorette Berger, Pierre Duprey, François Paqueau, Adrien Thério, Alicia Vejarano, Michel Boutron, Hubert Noël, Irène Roche, Roger Sazerat, Samuel Yellen (Paris, Julliard, 1962).

13. Jean-Paul Arnaud, Tootsie Barbault-Guéra, Jacques Bureau, Anne Campion, Françoise Ducout, Andrée Duvouldy, Marcel Hamon, Guy Imperialis, Arnold Lefer, Eduardo G. Manet, Nora Mitrani, Viviane (Paris, Julliard, 1963, 192 p.).

jeudi 20 mars 2014

La nouvelle selon Mahieu

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Par le spécialiste des livres inexistants et des bibliothèques (vraiment) virtuelles, Stéphane Mahieu, un recueil de nouvelles paraît aux Ateliers du Tayrac : les Voyages discontinus.

Pour n'en dire pas trop, juste assez, et vous appâter tout en vous épatant, le sommaire étourdissant :
Les lettres de Pierre
L'Institut de botanique imaginaire
Esthétique subjective de la météorologie
La ville dérobée
Les voyages en nacelle
Les fontaines de Cinamone
Conseils d'un sculpteur d'ombres
Le voyage du Chevalier de Léger Péril
Les dangers de la botanique
Le musée des uchronies
La lunette d'approche du musée d'Urbino
La maladie de Protée
Villesandre
Le grand animal de Maastricht
Le Cercle des architectes spirites
Monologue de Charon poudré
La couronne des architectes
Les grandes marées du carton-pâte

Il y est question de peinture et de météorologie, de ballons, de fontaines et de caricatures politiques, de botanique, de muséographie et, en général, de tous les arts libéraux...


Présentation et signature
Mardi 25 mars 2014 de 18 à 22 heures
Aux Ateliers du Tayrac
66, rue Julien Lacroix
75020 Paris



Stéphane Mahieu Les Voyages discontinus. - Paris, Aux Ateliers du Tayrac, 2014, 10 € + 1 € de port

jeudi 24 janvier 2013

Rouge Cent

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La revue Brèves publie son 100e numéro... Depuis le XXe siècle, cette revue qui travaille d'arrache-pied a publié la plupart des écrivains que vous avez l'habitude de voir en librairie, et à leurs débuts. Car la revue Brèves n'a peur de rien ! C'est d'ailleurs ce qu'indique la composition typographique de Jacques Gaoïtti, avec laquelle cette livraison remarquable affronte le monde : Rouge et noir ! Les cent prochains numéros seront pugnaces, autant vous le dire.

Voilà qui se jubile (1), et qui donne lieu à festivités et qui promet des informations toutes fraîches sur l'avenir de la revue de nouvelles qui, à partir du numéro 102, prendra un autre régime et, par conséquent, de l'embonpoint.

En attendant cette mutation, voici un fragment du texte introductif qu'ont rédigé Martine et Daniel Delort pour marqué le coup, en introduction d'une numéro dont le thème principal est la lecture — la parfaite occupation en ces temps de pingouin, soit dit en passant :

Passer le numéro 100, c’est comme passer la ligne. On n’y coupera pas ; il faudra bien faire quelques discours et faire sauter quelques bouchons. Mais en attendant, il faut l’achever. Encore quelques mots à écrire, on peut maintenant le regarder droit dans les yeux ce numéro, il existe. Exceptionnellement, il aura un édito, première différence. On lui a réservé ces quelques pages, c’est presque une préface ! Deuxième différence, nous l’avons composé sur un thème. Les écrivains ont souvent du mal à comprendre comment nous composons les numéros. Nous n’avons quasiment jamais proposé un thème aux auteurs, ni sélectionné un sujet comme c’est le cas pour ce numéro. Nous lisons tous les manuscrits reçus, nous notons les nouvelles qui nous semblent intéressantes, celles qui nous semblent de belle écriture, celles dont le mécanisme fonctionne bien, etc. Bref, nous les repérons, aidés par des lecteurs, parfois de fortune, parfois de passion. Et lorsque vient le moment de publier un numéro, nous le mettons en chantier en assemblant des textes, partant la plupart du temps de l’un ou de l’autre, les ordonnant, les mêlant, les accouplant ou les opposant. C’est ainsi que naissent les numéros de Brèves et ce n’est que lorsque nous les trouvons achevés, ou presque, que nous leur cherchons un nom générique, un mot qui convient à chacune de ces nouvelles comme à leur ensemble.

Au sommaire de ce numéro 100

L’homme au journal d'hier — Par Pierre Minot
Le salon des écrivains fantômes — Par François Teyssandier
Lecture à haute voix — Par Guy Chaty
Inventaire — Par Matthieu Dhennin
Chi Meng, bien avant Gutenberg — Par Robert Curtat
Terminus — Par Catherine Cleach
Le livre — Par Jacqueline Dixon
Les éclats de verre — Par Hervé Lapillonne
La femme du train — Par Pascale Yoko
Avenue Revolucion — Par Luc Marquez
L'espagnole — Par Dominique Picard
10 septembre, fin d'été — Par Frédérique Germanaud
L'invitée : la photographe Claire Garate
La Petite Lectrice — Laurent de Jussieu




Brèves, numéro 100, 144 pages, 12 €


(1) d'après ce que l'on sait pour l'instant : Mardi littéraire au Café de la Mairie le 12 février puis Salon du livre de Paris du 22 au 25 mars, Cadenet (84) en avril, Balma (31) idem et, avant Lautrec (81) en juillet, le Marché de la poésie du 6 au 9 juin 2013.