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vendredi 12 janvier 2018

Le yoga des mouches

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Yoga des mouches, si l'on peut dire. Une interprétation toute personnelle d'un dessin de Florence Lelièvre. Elle illustre des fragments de Philippe Annocque, lequel, sur les traces de Fabienne Raphoz, calepine des noms de plantes.


Florence Lelièvre et Philippe Annocque Notes sur les noms de la nature (Editions des Grands Champs, 2017, 40 pages, 12 €)

vendredi 13 janvier 2017

Faire souche

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Spécialisées dans le "nature writing" américain, les éditions Gallmeister viennent de faire paraîre Dans la forêt de l'Américaine Jean Hedland, un roman archétypal de ce que peut être aujourd'hui dans l'esprit d'un romancier le retour à la nature. En l'occurence, et pour être précis, un retour contraint et forcé après un déclin rapide de la civilisation. Quid de la survie ?
Chez Jean Hedland, romancière, le tableau est le suivant : deux soeurs élevées dans un isolement relatif, en forêt, à quelques kilomètres d'une petite ville, voient la société disparaître peu à peu, à commencer par ses deux piliers contemporains que sont l'électricité et le téléphone. Contraintes de s'organiser pour survivre avec les bribes de savoirs épars que leurs parents leur ont transmis, presque par hasard, elles organisent leur vie après quelques cahots en une sorte de robinsonade fragile dans la maison familiale au coeur d'une clairière où font parfois irruption les dangers mais où il est possible de cultiver son jardin, de planter des graines et de contempler la nature en attendant les péripéties que le monde jette allègrement sous les pieds de l'humanité.
Le livre de Jean Hegland est assurément important sur un point — au-delà de ses qualités de roman prenant : il nous met dans la figure ce que nous nous empressons d'occulter, tous autruches que nous sommes : la connaissance de notre milieu naturel est telle que nous ne survivrions pas une seule saison isolés dans la nature.
Et comme de bien entendu on ne se souvient plus du tout de ce que nous avait dit la grand-mère...
Si l'identification avec les deux soeurs de Dans la forêt est plus aisée qu'avec les personnages des souterrains de Métro 2033 du Russe Dmitri Glukhovsky — nous en parlerons demain — elle est sans doute encore moins rassurante car elle prend des allures beaucoup plus proxime...
De quoi se calfeutrer tout un week-end dans le canapé en se demandant comment l'on va bien pouvoir faire pour se débrouiller si demain...



Jean Hegland Dans la forêt. Traduit de l'américain par Josette Chicheportiche. — Paris, Gallmeister, "Nature writing", 304 pages, 23,50 €



jeudi 6 octobre 2016

La paix selon Charles Flahault

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A ceux qui doutent de l'avenir, aux décourages, aux attristés, - la vie a pour tous ses heures de douleur, - je dis volontiers : Étudiez la vie dans la nature ! Voyez s'épanouir les bourgeons et les fleurs ! Voyez l'insecte qui butine ou qui dévore ! Ne demandez pas aux livres la réponse aux problèmes que vous découvrirez ! Regardez, observez, cherchez à saisir par vous-même l'harmonie de la nature ; elle vous récompensera largement de vos premiers efforts ; et pour peu que vous lui donniez vos loisirs, elle vous vaudra des joies toujours plus grandes ; vous comprendrez alors que nous aimions la solitude des montagnes, que les préoccupations et les plaisirs des cités nous laissent insensibles ; vous comprendrez nos passions ; vous saurez d'où nous vient la paix ! Et peut-être en viendrez-vous, après tnat d'autres, à proclamer l'incomparable symphonie de la nature et de la vie. Et, vous aussi, vous jouirez d'une grande paix.



Charles Flahault Introduction à La Flore de la France, de la Corse et des contrées limitrophes de l'Abbé H. Coste, 1900.