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lundi 11 février 2013

Bibliographie lacunaire des Contemporains favoris

OhlMorceaux012.jpg



A Arras, l'association "Les Contemporains" lança en 1991 une curieuse collection de vrais-faux "classiques" sous le titre de la "Collection de Morceaux Choisis".

Ces pastiches éditoriaux copiaient fort bien les classiques Larousse, Hachette et d'autres marques que tous les "scolaires" ont eu un jour entre les mains pour s'éponger Molière, Racine et autres grandes plumes françouaises.

Avec la collection des "Contemporains favoris", Didier Moulinier et ses amis voyaient grand et loin car ils offraient à des Suel et Ohl une position remarquable. Il faut les saluer.

Leur association fut installée d'abord à Boulazac (24), 4 Avenue Paul-Vaillant Couturier, puis elle migra dès l'année suivante au 4 de la rue Méaulens à Arras (62) et, si l'on en croit les adresses successives portées sur les volumes au 1 ter rue de la Caisse d'épargne qui devint — fantaisie postale ? — "de la Guerre d'Espagne".

De l'imprimeur, en revanche, nous ne pouvons que louer la grande persistance : il s'agissait pour tous les volumes de l'imprimerie Caffin à Périgueux (24).

Les contemporains favoris. Morceaux choisis

Lucien Suel Morceaux choisis. Édition commentée, avec notes, notices bio-bibliographiques, jugements, exercices et une introduction par Michel Champendal. — 1991, 114 pages (n° 1).
Michel Valprémy Morceaux choisis. Éd. commentée avec notes, notices bio-bibliogr., jugements, exercices et une introd. par François Huglo. Illustrations de Jacques Abeille, Luc Lauras... — 1991, 107 pages (n° 2).
Jean-Pierre Bobillot Morceaux choisis. Éd. commentée avec notes, notices bio-bibliogr., jugements, exercices et une introd. par Alain Frontier. — 1992, 121 pages, (n° 3).
Michel Ohl Morceaux choisis. Éd. commentée avec notes, notices bio-bibliogr., jugements, exercices et une introd. par Pierre Ziegelmeyr. — 1992, 144 pages, n° 4)
Thierry Dessolas Morceaux choisis. Éd. commentée avec notes, notices bio-bibliogr., jugements, exercices et une introd. par Jean-Pierre Bobillot. — 1993, 95 pages, n° 5)
Alain Robinet Morceaux choisis. Éd. commentée avec notes, notices bio-bibliogr., jugements, exercices et une introd. par Didier Moulinier. — 1993, 114 pages, n° 6)
Christophe Tarkos Morceaux choisis. Éd. commentée avec notes, notices bio-bibliogr., jugements, exercices et une introd. par Christian Prigent. — 1995, 110 pages, n° 7)

Déclarés "à paraître" (en 1992) semblent n'avoir pas vu le jour les volumes consacrés à
Jacques Izoard
Bernard Heidseick

Autres travaux de la maison, la Collection "Oeuvres complètes"

Sylvie Nève De partout (un an d'une vie)? (suivi de) Le temps qui n'a pas de jambes prit pourtant ses jambes à son cou (journal de voyages). Postface de Jean-Pierre Bobillot, 1992, 320 p.
Poèmeshow, Œuvres complètes de Sylvie Nève. Tome II. Avec Jean-Pierre Bobillot (voix) — 2000, 1 livre, 158 pages, et 1 CD.

A paraitre (en 1992)
Histoire à l'eau de rose
D'après nature
etc.

dimanche 10 février 2013

Les couvertures du siècle dernier (XXIV)

OhlZigel.jpg



On aura probablement l'occasion de parler à nouveau de cette brillante collection, "Les Contemporains favoris", dirigée par Didier Moulinier, pour l'heure voici d'ores et déjà une couverture destinée à protéger des secrets choisis...



Michel Ohl (Pierre Ziegelmeyer éd.) Morceaux Choisis. Édition commentée avec Notes, Notices bio-bibliographiques, Jugements, Exercices, et une Introduction par Pierre Ziegelmeyer. Publié avec le concours du Centre National des Lettres. — Arras, Association "Les Contemporains" (favoris), 1992, "Collection de morceaux choisis" (n° 4), 144 pages.

dimanche 13 juin 2010

Syn. Bric-à-brac, Bazar, Bordel (vulg.), etc.

Capharnaum.jpg



L'histoire du livre le montre assez : libraire d'ancien et éditeur sont deux rôles synergiques - pour dire ça comme ça. Et on ne compte pas les maisons, les marques d'édition qui se sont forgées parallèlement ou sur la base d'une librairie de livres anciens. Le Dilettante est un exemple notoire, mais aussi La Connaissance - certes, c'est un peu plus vieux - ou, plus récemment, les éditions Nicolas Malais.
De fait, et pour une raison toute simple, la double casquette est profitable : le libraire d'ancien voit passer des documents inédits, sous forme manuscrite, ou publiés dans les revues et journaux, qu'il sait déguster et rêve de voir publiés. Mis en forme, ces écrits, ces articles, ces dessins, ces correspondances deviennent de parfaits volumes, appréciables, délectables, quelques fois même indispensables.
La maison Finitude qui a délaissé sa prime activité de librairie pour assumer tout à fait le succès grandissant de ses éditions, a trouvé un palliatif à un problème récurrent de ce type d'activité : que faire, en effet, lorsque les documents que l'on a sous la main n'offrent pas la matière d'un volume, même maigrelet ?
Et bien on fait une revue !
Et la voici, sobre comme tout (très belle photo de Raymond Guérin dans l'eau jusqu'au cou) et pleine de textes repêchés dans les revues et journaux du siècle dernier, avec, en prime, une paire d'inédits, l'un de Raymond Guérin (des notes extraites d'un album de vacances, avec photographies) et l'autre de Georges Arnaud (une nouvelle débutant sur un suicide de militaire) :

Et plof ! c'est parti mon kiki, l'ecclésiastique se répand."

Surtout, surtout, surtout, on trouve là une lettre de Jean-Pierre Martinet à Michel Ohl, qui contenait la promesse d'un texte oublié de l'auteur de Jérôme, publié en 1987 dans un magazine de Bordeaux aux côtés d'une visite au "Café des Arts" de notre cher Michel Ohl. Ne comptez pas sur nous pour vous en dire plus... d'autant que pour le même prix vous aurez du Eugène Dabit, du Marc Bernard, du Georges Hyvernaud et du Stevenson. Alors ?

Il faut noter encore que les éditions Les Insomniaques avaient lancé en 2009 Capharnaüm, une revue de créations libres. Le n° 1 avait pour thème "La crise", le n° 2 qui vient de paraître s'occupe de "Faire sa cuisine".



Capharnaüm
n° 1, 96 pages, 13 €

Finitude
14, cours Marc-Nouaux
33000 Bordeaux
05 56 79 23 06
editionsfinitude@free.fr

Capharnaüm
n° 1, 3 € / n° 2, 5 €

Les Insomniaques
C/O Chloé Bergerat
133 rue Raymond Losserand
74 014 Paris
lesinsomniaques@yahoo.com

vendredi 8 mai 2009

Michel Ohl rebondit à propos de Gaston Chérau

CherauToi.jpg Bois de G. Jeanniot sur carte légendée de M. Ohl.



Après plusieurs collages superbes que nous n'avons pas eu le temps de mettre en ligne, notre correspondant Michel Ohl, toujours vif, informé et malicieux, nous communique quelque fragment de Toi, roman de Gaston Chérau, sur une carte illustrée d'un bois de G. Jeanniot issu de l'édition de 1927 (Le Livre de demain). Donnons la parole à Michel Ohl :

LA LETTRE DE DEMAIN : et voici le morceau de Toi que je lis :

... et toutes les trois commencèrent de parcourir les petits routins du cimetière, stationnant devant chaque concession et s'entretenant du défunt gaiement.
Chaque pas les jetait dans un sujet nouveau et tout cela faisait qu'elles ravaudaient l'histoire du pays. (...) Elles enjambaient une maison, elles retrouvaient la famille un peu plus loin : elles s'amusaient, et il y avait de quoi s'amuser dans ce répertoire de croix de pierre et de bois, de dalles qui s'effritaient et de couronnes rouillées !

recopié de la main de ce maniaque d'M. O., dont on se demande ce qu'il veut, à la fin ? — Si quelqu'un le sait, qu'il m'écrive.


(Michel Ohl)




Sur l'Alamblog : un portrait de Gaston Chérau

mercredi 1 avril 2009

Michel Ohl est un révolutionnaire (collage)

Ohlcollage.jpg Colas-Jean Gagé “Che Guevara et Besancenot croisent Trotski à Kronstadt”.



Michel Ohl nous écrit :


Je prends des risques insensés, cher (Préfet maritime), en ces temps de terrorisme intellectuel, en vous envoyant ce collage révolutionnaire ! rappelez-vous ce poète résistant dont parle Marcel Aymé dans Le Confort intellectuel (chapitre VII) :

“Roche desprise il se soulève du guidon
trois degrés mourant sur vos échines haut et bas arc-en-ciel divisé laplaine est pleine et couler la rivière crescendo
le bruit blanc le chant allons au pré
doux équilacérés la flamme torte fuligine la retombée coucou.
Un cri sauvage accueillit le point final. Les yeux pleins de larmes, le femme du poète se tordait les mains. - Mon chéri, tu ne publieras pas ça ! C’est trop direct, c’est trop cru ! ce serai un suicide !
- Si ! répliqua le poète qui était très pâle. Je le publierai.”“

Les boches n’ont pas saisi la portée du poème. Le poète n’a pas été inquiété. Mais moi, mon cher, si cette carte est divulguée, je risque TRES GROS !
A Dieu-va !
Votre
Michel Ohl

dimanche 9 novembre 2008

Michel Ohl a lu Les Soirées du Merd's Bar

ohlagain.jpg


Fidèle documentaliste de l’Alamblog, Michel Ohl revient avec une information primeur à propos des Soirées du Merd’s Bar. A l’occasion, nous lui demanderons une histoire du point d’aisance qu’il connait, et pour cause, mieux que personne.


Mon Cher,
Je vous donne 4 pages des Soirées du Merd’s Bar, où le titre s’explique, j’ai longtemps rêvé d’après l’intitulé, lorsque j’ai lu l’ouvrage grosse déception ! très peu de merde, en vérité, mais, soyons juste, des passages amusants, dignes parfois de Béhanzigue de Toulet, et puis le héros Saturnin Monfigne, le poète du Merd’s Bar est de Peyrehorade, comme le champion cycliste Dortignacq, c’est un pays, hilh de pute de merde ! bien que, vous savez, les Landes “c’est odieux quand il n’y pas d’incendie” comme dit en substance ce dandy de Toulet, enfin, les Soirées ne méritent peut-être pas de figurer dans la Bibliothèque Scatologique, mais Piotrus a sa place. (…)



Voici les pages de Jack Shepeard en question :

(…) quelle idée magnifique a eu ce blue-jack !
— Laquelle, mon Raphaël ? — Celle d’appeler mon “Bar de la Mer” ; mais, pour que cela fasse beaucoup mieux, et comme maintenant c’est la mode, il m’a conseilé de l’écrire en anglais. Tous les marins anglais et américains de passage à Paris, m’a-t-il dit, viendront à l’appel de ce nom magique, flamboyant à la devanture ; votre petit bar leur rappellera les Océans immenses et les féeriques couchers de soleil dont ils seront momentanément privés.
— Tout de même, ton marin cherre un peu ; en tout cas, ils pourront remplacer les couchers de soleil par de superbes levers de lune, mais ton Océan manquera de poissons.
— Sois tranquille, ma Pervenche, le ciel y pourvoira.
Un soir donc, les quelques clients de l’établissement parmi lesquels figuraient un sénateur très influent en passe de devenir ministre, et un ambassadeur d’une grande puissance étrangère, accrédité auprès de la République…
— Serbe !
— Non pas serbe mais…
— J’ai pas dit Serbe !
— Quelques clients, dis-je, ainsi que ton serviteur, virent, à leur grand ébahissement, un mot fatidique, composé de cinq lettres séparées par une apostrophe, s’inscrire en lettres de feu au tableau de la devanture. “The MERD’S BAR !!”
“Cela semble bizarre”, pensa le sénateur.
— Mon ami, dit à Raphaël le diplomate tout éberlué, qu’est-ce que vous avez voulu mettre là ?
— Vous ne voyez donc pas, Excellence ?
— Il faut te dire que raphaël prononce Excellence avec le dernier chic, mais l’Excellence n’a jamais l’air de comprendre, elle a plutôt l’air plutôt l’air très ennuyé.
— Cela veut dire “Bar de la Mer”; il paraît, c’est l’angliche qui me l’a dit, que, pour l’écrire en rosbif, il suffit de mettre un petit machin avec un s au derrière, pour indiquer la possession.
— Si toutes les femmes qui sont possédées par un petit machin avaient un s au derrière, dit en riant le sénateur, aucun alphabet ne pourrait mentionner cette si jolie consonne.
— Cela est très bien, continua le diplomate, mais il vous faudra supprimer le d.
— L’angliche a bien dit “Meds bar” je croyais même qu’il n’y avait pas d’r.
— Vous avez cru entendre, mais vous vous êtes trompé.
— Très bien, je l’enlèverai.”
Puis, tu sais, il fallut écrire à l’architecte, M. Guy de Ladoucette, qui convoqua les entrepreneurs ; rendez-vous sur place, etc., tout cela prenait du temps et, Merd’s bar, continuait à flamboyer sans la moindre émotion.
Des badauds s’étaient arrêtés, avaient levé les yeux puis s’étaient mis à rire ; les petites femmes se tortillaient.
Finalement, poussés par la curiosité, en même temps qu’attirés par l’appât d’une cochonnerie quelconque, les gens ne purent résister. On s’engouffra dans le petit bar, on se marcha sur les pieds, on se pinça les fesses. Les rates du coup se dilatèrent, et la salle aussi, car il fallut l’agrandir des deux boutiques contiguës, tout cela a la grande joie de Raphaël et de Madame.
(…)



lundi 29 septembre 2008

En circulation : de Daniel Defoe à Michel Ohl en passant par Mathias Lübeck

lubeck.jpg Kahnweiller ou l’OEuf dur de Mathias Lübeck (1903-1944, galerie Crouzet).



La librairie d’ancien n’en finit pas de nous faire rêver. Tenez, trois exemples :


A l’enseigne du Dilettante, ces deux pièces pour lecteurs de l’Alamblog :

224. Ohl, Michel, Traité de tous les noms, éd. Jean-Claude Lattès, 1980, in-8 br., édition originale (il n’est pas annoncé de grand papier). 10 euros


447. Lübeck, Mathias, Poèmes et proses de “L’Oeuf dur”, éd. Julliard, 1963, in-8 br., coll. “Lettres nouvelles”, éd. en volume des écrits de M. L. parus dans la revue L’Oeuf dur où l’on trouvait aussi les signatures de M. Jacob, A. Salmon, B. Cendrars, J. Cacteau (sic), P. Mac Orlan, etc. Gérard Rosenthal, dans une préface très émouvante, retrace la vie de son camarade de lycée et de revue donc fusillé par les Allemands le 8 juillet 1944, édition originale en volume, ex. numéroté sur vélin pur fil du marais (seul grand papier), non coupé. 45 euros.

Et chez William Théry, ce bel ensemble de “Lettres adressées à Georges Courteline, lettres de Courteline, suivies de Lettres à Jules Moinaux et de quelques livres” où une partie des archives du grand homme semblent être rassemblées.
On y lit cet extrait d’une missive de Edmond Haraucourt, tirée au hasard, datée du 23 juin 1926 :

“N’enviez pas trop ceux qui sont au bord des flots, car ils sont aussi sous la flotte. Il pleut ici ; depuis notre arrivée nous attendons l’éclaircie qui s’est enfin produite il y a quatre jours (…) Quand vous voudrez un millier d’escargots, faites-moi signe ; ne vous gênez pas ; ça me débarrassera, car ils nous boulottent les salades. Mais je ne livre que par mille : de quoi faire déjeuner le pauvre Guitry”.

Note du libraire : Allusion macabre à Lucien Guitry, ami de Courteline, décédé un an plus tôt, le 1er juin 1925.


Enfin, dès la première page du catalogue du Feu Follet, cette curiosité :

IV Defoe Daniel Robison crusoeus. Apud autorem, Parisiis, 1810, 85/135, relié.
Edition originale de cette version latin, illustrée d’un frontispice et de 29 figures non signées. Traduction de F. J. Goffaux, professeur de langues anciennes au lycée impérial. 400 euros



Le Dilettante
01 43 37 98 98
infoatledilettante.com

Le Feu Follet
01 56 08 08 85
lefeufolletatwanadoo.fr

William Théry
02 37 47 35 63
williamtheryatwanadoo.fr

mercredi 7 mai 2008

Mystère du "té" (les grandes enquêtes de l'Alamblog)

savontete.jpg


Il reste des mystères sur cette planète. Les dieux en soient remerciés. Aujourd'hui, tentons d'éclaircir la question soulevée par Christian Garcin, il y a quelques jours sur l'Alamblog.
Voici tout d'abord ce qu'il nous indiquait :

"té" n'existe pas. Dans le sud, pour dire "tiens", "voilà", "allez", "c'est ainsi", "allons bon", etc., on dit "tè". L'accent est grave. (Comme le sont les austères Provençaux, selon Tacite.) Les gens du sud se demandent toujours pourquoi ceux qui sont moins du sud, lorsqu'ils veulent contrefaire leur accent, ferment toujours la voyelle, qui est grande ouverte. Aussi, cher Préfet, si vous débarquez un jour du côté de Marseille, n'oubliez pas le bon accent, le grave : "tè".


Là-dessus, tout satisfait d'avoir appris quelque chose, peuchère, nous recevons un ohlien courrier de Michel Ohl reprenant encore ce soleilleux sujet :

4 mai
Cher Eric Dussert,
Je n'ai pas saisi l'histoire du "Té", il faut vous dire que je ne peux fixer la toile que quelques petites minutes par jour (...), je n'ai donc pas toujours le temps de vraiment lire. Dans les Landes, en Onessie, où j'ai vécu 20 ans, toujours j'ai entendu et dit Té aigu. Si vous vous pointez chez Jojo Caule avec un tè grave, elle risque de vous regarder d'un oeil méfiant, et de vous servir votre Cinzano avec mauvaise grâce !



Bien entendu, l'enquête est ouverte.
Nous vous donnerons aussi des nouvelles fraîches de Michel Ohl, te (1)


(1) Pour l'heure, lire Té ou Tè, à votre convenance.

mardi 19 février 2008

Bibliographies des éditions éoliennes & à hélice

dandoy13Signe.jpg


Non, le Préfet maritime ne bégaye pas du neurone : vous constatez de visu que d'un Treizième Signe, Xavier Dandoy fit un Seizième Signe, ses recherches progressant. Et elles pourraient avancer encore : Michel Ohl vient de nous prévenir de l'existence de son "point d'aisance". Bref, trois ans après la publication du Treizième Signe, trois autres étaient venus s'ajouter à la meute et le livre, bien accueilli dans sa première édition, prenait un nouvel élan, sous une nouvelle couverture.

(Petit information de derrière les fagots : les collectionneurs bibliofilous se dépêcheront d'avoir aussi l'édition avec sticker... Oui, un autocollant jaune signale sur certains exemplaires l'ajout de plus de 50 % de matériau.)


Notez toujours que La librairie La Hune fête éolienne/à hélice en lui consacrant depuis une quinzaine de jours une vitrine. A voir, si vous êtes à Paris.


Xavier DANDOY Le Seizième Signe. Addendas de Herméningilde Pérec, Gracia de Nada, Lisandru Muzy... (et alii) — Paris, éditions éolienne, 2007, 112 p.-8 p. de pl., 17,89 euros


éditions éoliennes & à hélice
collectif de recherche fondamentale en ponctuation
6-8 rue Vulpian, 75013 Paris
01 53 80 20 33 — 08 71 49 33 13

mercredi 17 octobre 2007

Michel Ohl dispatche Estaunié

OhlEstaunie.jpg

C'est dit : Michel Ohl a dispatché Edouard Estaunié.
Il l'a fait et s'en explique dans un récent courrier :

"Je vous envoie l'histoire de la performance Estaunié réalisée au début de l'année dernière tot autour de chez mon moi. J'espère que cela ne vous daillera pas trop. C'est le 1er Schéol-Eden voyez-vous. Un hors commerce."

Et il ajoute :

"Toutefois, j'en réserve 2 ou 3 exemplaires aux personnes qui m'enverront leur nom et leur adresse, après examen de leur demande - pour parler comme tonton Xavier (Forneret)"

De quoi s'agit-il donc ?

On sait combien Michel Ohl n'écrit pas pour épater la galerie. Il épate la galerie en écrivant et ses livres présentent toujours un caractère d'objet unique destiné à un lectorat choisi. C'est le lecteur qui s'estime choisi, parce qu'il faut bien que, parfois, de tels livres atteignent leur but. De même qu'il a suffit que Michel Ohl dispatche Édouard Estaunié pour que des lecteurs bordelais se trouvent mis en présence de M. Baslèvre ou de Mme Clapain.
On ne saurait être trop discret au sujet de la personne et de l’œuvre d'Estaunié en la circonstance. Être dispatché présente nécessairement quelques avantages, ne serait-ce qu'en terme de notoriété. Mais Estaunié ne devrait pas avoir besoin de notre secours : l'invention majeure de ce polytechnicien versé dans l'administration des Télégraphes fut un mot, LE mot de la fin du XXe siècle dont nous ressentons encore toute l'influence : "télécommunication".
Oui, Estaunié a inventé télécommunication et Michel Ohl l'a dispatché.




Michel OHL Je dispatche Estaunié. — Bordeaux-Châlette, Schéol-Eden (imp. Plein Chant, Bassac) , 2007, 68 p.
Les nautes vigilants auront deviné dans cette notice la triple figure barbue des réputés Ohl-Thomas-Ziegelmeyer, triplette gagnante à coup sûr.


Brève notice biographie d'Edouard Estaunié
Polytechnicien, haut-fonctionnaire des PTT (administration des télégraphes dint il fut ingénieur en chef puis inspecteur général). Pour la petite histoire : l'un de ses romans, Noémi Foubert fut remis en manuscrit au Gaulois par l'auteur mais s'égara et ne fut jamais retrouvé. Reçu à l'académie française le 25 avril 1925 au fauteuil d'Alfred Capus.

Brève bibliographie lacunaire
Un simple (1891) - Bonne Dame (1891) - L'Empreinte (1896) - Le Ferment (1899) - L'Epave (1902) - La Vie secrète (1909) - Les Choses voient (1913) - Solitudes (Crès, 1917) - L'Ascension de M. Baslèvre (Perrin, 1919) - L'Appel de la route (Perrin et cie, 1921) - L'Infirme aux mains de lumière (Bernard Grasset, 1923) - Buffon (s.n., 1924) - Le Labyrinthe (Perrin, 1924) - Le Silence dans la campagne. Une nuit de noces. L'Infirme aux mains de lumières et autres nouvelles (Perrin, 1925) - Discours… Académie française pour la réception de M. Edouard Estaunié. Réponse de Robert de Flers (Perrin, 1925) - Tels qu'ils furent (Perrin, 1927) - Madame Clapain (Perrin, 1932)...

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