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Mot-clé - Marc Stéphane

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jeudi 27 septembre 2012

Marc Stéphane fait son bohème !

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Vous l'ignorez peut-être encore mais Marc Stéphane est tout à coup people comme tout. Il est en effet au goût du jour, sous les projecteurs, à coup sûr d'une brûlante actualité, depuis hier au soir.

Car c'est hier au soir, en effet, qu'était vernie la grande exposition consacrée par le Grand Palais aux Bohèmes.

C'est ainsi qu'avec Ceux du trimard, roman des terreux, le bohême chiromancien du XIVe arrondissement de Paris, voleur d'œuvres d'art, pamphlétaire des villes et des champs, fumeur d'opium, buveur d'éther et soldat de Driant, va de nouveau émouvoir les foules, en pile qu'il est sous la verrière. Voilà qui le changera des chemins creux et des tranchées boueuses.

Depuis que Ceux du trimard est à nouveau disponible, la rumeur a enflé et l'on a apprit que ce rouge volume plein de raisiné, d'amours folâtres et de coups durs contenait aussi un long article très louangeur d'un certain Daudet.

Bref, c'est la ruée.


Marc Stéphane Ceux du trimard. Préface du Préfet maritime (et Léon Daudet), illustrations d'Alain Verdier. - Talence, l'Arbre vengeur, 2012, 15 €

vendredi 7 septembre 2012

Marc Stéphane fait la rentrée

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Marc Stéphane est de retour et fait sa rentrée, comme tous les grands, le 14 prochain.

Après La Cité des fous et le Drame affreux chez les tranquilles, c'est avec Ceux du trimard que notre Stéphanois pré-célinien va émouvoir les foules

Réservez votre exemplaire à votre libraire. Vous verrez, depuis que le bruit a circulé qu'il contenait un long article très louangeur d'un certain Daudet...
Nous en reparlerons prochainement.

Au même catalogue de l'Arbre Vengeur, un petit Othon et les sirènes, de l'Helvète Pierre Girard (1892-1956) dont vous nous direz des nouvelles : aux petits oignons (il avait d'ailleurs osé publier : Charles dégoûté des beefsteaks en 1945). Et un Othon salué par Francis de Miomandre. Que d'actualité, que d'actualité, nous voilà victimes des vicissitudes de la rentrée littéraire...

dimanche 12 février 2012

Débuts coïncidents de Marc Stéphane et d'André Gide

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La Grande Revue, Paris et Saint-Pétersbourg (Arsène Houssaye dir. ; Armand Silvestre, secr. réd.), "Bulletin bibliographique" (supplément) 25 octobre 1891, page 1.

samedi 15 octobre 2011

Marc Stéphane, débourreur de crânes

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Paul Martignon


L'Archer, n° 2, février 1932, p. 208

mercredi 15 décembre 2010

A toute volée... et pas perdue pour Marc Stéphane

sc0000fe79.jpg Marc Stéphane en "prolétaire des champs".




A toute volée, recueil de récits quelquefois bien légers, pour ne pas dire décolletés, œuvres de M. Marc Stéphane, pourra satisfaire les amateurs du genre, mais.il est regrettable que "Comment nous nous marions", excellente étude, se trouve dans une même collection où se rencontrent des histoires aussi peu intéressantes quoique pimentées comme "Augusta", "L'Ecrevisse" ou autres balivernes de même farine.

Revue des livres nouveaux, 1891, p. 191.

mercredi 13 octobre 2010

L'Esprit stéphanois, par Marc Stéphane

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En 1930, Jules Troccon (sic, confirmé par sa note 1) faisait paraître un recueil de réponses à une sienne enquête sur l'Esprit stéphanois. Il interrogea Marc Stéphane, qui répondit...
Déroulé de l'action.



(...) Pour pouvoir t'édifier sur les qualités propres et essentielles de l'esprit stéphanois, j'ai interrogé quelques-unes des personnes les plus considérables et les plus distinguées de notre bonne ville. Je les ai prées de répondre par écrit à ce petit questionnaire :
I.— Y a-t-il une âme stéphanoise et un esprit stéphanois ? Moins idéalement, existe-t-il un type stéphanois, un tempérament stéphanois, certaines manières d'être et d'agir, de penser et de sentir particulières à nos concitoyens et permettant à l'observateur de distinguer promptement et à peu près sûrement un Stéphanois d'un étranger ?
II. — S'il y a une âme stéphanoise et un esprit stéphanois, voulez-vous essayer de les définir ?
III. — Y a-t-il une littérature stéphanoise, expression de l'âme et de l'esprit stéphanois ?
IV. — S'il y a une littérature stéphanoise, quels en sont les caractères distinctifs, les tendances le(s) plus marquées et, si vous jugez à propos de faire connaître votre sentiment à cet égard, les oeuvres les plus représentatives ?
(...)
La réponse de Marc Stéphane à mon questionnaire est violente est amère comme une diatribe. Encore me suis-je permis de retrancher certaines expressions qui auraient pu choquer quelques lecteurs délicats. Marc Stéphane est un pamphlétaire et un maître écrivain coloré, expressif, au style vif, imagé, parfois lyrique, toujours à l'emporte-pièce. Les personnages qu'il campe ont un terrible relief. Mais on sait que son vocabulaire, réaliste à l'excès, est plein de mots malsonnants. Il y a dans ses romans maintes pages dignes de vivre par le mouvement qui les anime, l'acuité de l'observation et la force du style, mais que déparent malheureusement des peintures trop crues et des obscénités.
On doit à Marc Stéphane : Ceux du Trimard et la Cité des Fous. Il s'est présenté lui-même dans la préface de Ceux du Trimard : "prolétaire des champs, journalier, jardinier, gars de batterie, louant encore à 58 ans ses bras aux maraîchers ou aux fermiers des environs de Paris, et habitant tantôt un "cabouin", tantôt l'hôtel de la Belle-Etoile."

(Réponse de Marc Stéphane :)
I. — Heu ? S'il est vraiment une âme stéphanoise, elle doit être de cette essence animale qui fait les gais lurons, les... (1).
II. — Le Stéphanois est incontestablement un merveilleux artisan (armes, rubans, meubles d'art, coutellerie, etc.) Par contre, il m'apparaît 'irrévocablement bouché à l'émeri' devant l'art pur, la poésie pure, la science pure, et généralement toutes les spéculations un peu transcendentales de l'esprit. Et si jamais Saint-Étienne-La-Charbonnière révèle un homme de génie purement spéculatif, ce sera bien par le même hasard absurde qui fait sortir un aigle d'une couvée d'oisons.
Question d'origines sans doute, plus que de terroir, puisqu'au cours du 19e siècle, Saint-Étienne, brusquement révélée au monde industriel par ses mines et ses fonderies, fut le furieux creuset où vinrent uniquement se combiner ces races essentiellement pratiques et 'nescientes de tout idéal' que sont les Arvernes, les Ponauds, les rudes hommes des Bouttières, les Lyonnais et les Allobroges.
III. — En résumé, si, pour ce niais de pascal, l'homme était un roseau pensant, je verrais assez bien le Stéphanois comme un bipède qui "panse" !
Marc Stéphane
Mesnil-le-Roi (Seine-et-Oise)




(1) La lettre de M. Marc Stéphane a été déchirée à cet endroit par la griffe audacieuse de mon chat Quiquinouche. — J. T.



Jules Troccon L'Esprit Stéphanois. Mirifique et Instructif Voyage de Candide, de Cunégonde et de leurs Compagnons au Pays Stéphanois. Une Enquête sur l'Esprit Stéphanois. — Saint-Etienne-Lyon, Librairie Chevalier, Librairie Pierre Masson, 1930, pp. 113-114 et 165-166.

jeudi 23 septembre 2010

Marc Stéphane années 30

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Marc Stéphane par Jean Lugnier (novembre 1930).



Plus d'informations très bientôt...

samedi 14 août 2010

Des nouvelles fraîches de Marc Stéphane

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L'Idée moderne, N° 3, 15 septembre 1894, p. 95.

Merci à Bruno Leclercq pour la transmission de sa trouvaille.

mercredi 31 mars 2010

Marc Stéphane par Joseph Billiet

sc0000fe79.jpg Marc Stéphane en “prolétaire des champs”.



Marc STEPHANE. — Contes affronteurs (Cabinet du Pamphlétaire, 91, rue Péronnet, Paris, 1910)


Trois histoires horrifiantes de métempsychose, de folie et de possession ; sur des bases scientifiques modernes, — encore que la science moderne soit ici fort malmenée, — un rêve de Poë halluciné, tendu ; une prose d’écorché vivant. Souvent rebuté, mais curieux et entraîné, on poursuit jusqu’au bout, trébuchant parmi les cahots et les hoquets de dégoût ou d’effroi, dans la voiture de sorcellerie aux ressorts de rude syntaxe. La cruauté naîtrait d’une objective discipline et d’un art savant. L’emportement, les maladresses, les allusions de pamphlétaire, la réthorique (sic) de Marc Stéphane nous préservent de la sueur froide.
J. B.

Joseph Billiet, L’Art libre (Lyon), 1910, pp. 210-211.



Marc STEPHANE. — Aphorismes, Boutades et Propos subversifs d’un ennemi du peuple et des lois (Cabinet du pamphlétaire, Paris, 1910).

Nul ordre extérieur n’intervient pour une classification des divers paragraphes de cette brochure analytique. L’unité est faite de la personnalité de l’auteur qui ne se détourne de paradoxales et neuves méditations que pour brandir ses indignations d’honnête homme, ses rancoeurs d’artiste, pour fouailler des sots et marquer au fer rouge des canailles.
J. B.

Joseph Billiet, L’Art libre (Lyon), juin 1910, p. 348.

mercredi 24 février 2010

Marc Stéphane, par Marcel Rieu

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MARC STEPHANE Aphorismes, boutades et propos subversifs d’un ennemi du peuple et des lois (cabinet du pamphlétaire)

La pétulance de M. Marc Stéphane est infatigable et voici qu’elle prend ses amusants et terribles ébats dans un nouveau livre, recueil ou plutôt pêle-mêle de hautes pensées, d’apostrophes truculentes, d’observations pointues et de verdeurs drôlatiques.
La sagesse et l’audace du jugement, les attaques virulentes et hardies, la force cinglante de la satire font de ce livre très significatif une lecture instructive et gauloisement hilarante.
Il faut louer en cet effarant Marc Stéphanela verve vitriolante et le verbe pimenté, ainsi que la richesse et la volubilité de sa langue très bien pendue.

Marcel Rieu



Pan, juillet-août 1909, p. 63

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