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Mot-clé - Louis Watt-Owen

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vendredi 14 juillet 2017

Justice pour Defoe

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C'est un certain Louis Watt-Owen qui avait poussé naguère Phébus à rééditer le Colonel Jack de Daniel Defoe, roman négligé de cet immense auteur, et roman cependant très, très intéressant.
Notamment parce que s'y lit une biographie intellectuelle déguisée de son auteur.
Réédition au format de poche ce mois.
Trouvez-vous dans trois jours en librairie pour rapter l'opus.



Daniel Defoe Colonel Jack. Traduction de Michel le Houbie. - Paris, Libretto, 352 p., 10 €

vendredi 7 août 2015

Le Yéti de la rue de la mouche (Louis Watt-Owen)

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Tandis qu'en ce début août les réserves de bons bouquins commencent à s'épuiser - sur notre île c'est une avanie carrément flippante -, (pour tout dire il ne nous reste plus que les trois romans de Vladimir Charov à relire), un petit constat éthologique subreptice nous a rendu le sourire.
En effet, Louis Watt-Owen a réouvert La Main de Singe, ce sacré cabaret où se déplient les humeurs de quelques penseurs carabineux (plutôt que carabinés).

Pas d'autre bonne raison à donner à notre plaisr : comme il le dit lui-même à propos de Clément Rosset, la moindre minute en compagnie de La Main de singe dope son homme pour plusieurs jours.

Voilà pourquoi on lit avec un plaisir non feint "Le Yéti de la Rue de la Mouche" en écoutant, comme c'est recommandé par la direction le "Bordello Queen" d'Isobel Campbell.

Dans ce poème de derrière les fagots (craquants dans la canicule), Watt-Owen taille ses crayons en jusqu'auboutiste, sirote arabica bouillant et eau glacée, fume Caporal et invoque les dieux afin qu'ils pourrissent la vie des fâcheux, poursuit une mouche avec un gros couteau, engage une tranche de jambon rose dans sa machine à écrire verte et puis entame la première de ses trois siestes.
Vous conviendrez qu'un homme qui possède aujourd'hui un taille-crayon - et s'en sert - mérite d'être lu.

Si d'aventure Radio Singe s'autorisait une existence tangible, il mériterait aussi d'être écouté.


dimanche 29 avril 2012

Rideau !

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Fin de campagne pour 9 semaines avant, le journal qui ne parlait pas des candidats. Le dernier numéro, 1 semaine avant est en kiosque pour quelques jours encore.

On aura apprécié le journal métaphysique de Frédéric Pagès, les interventions de Dominique Noguez et de Philippe Garnier, ou la reprise des blogueries de Louis Watt-Owen. Et puis, comme partout, on a renâclé à relire des choses déjà lues, des idées bien peu bandantes, des portes ouvertes bancroches et des leçons bien ajourées. Mais il faut remplir les espaces que les superbes illustrations laissaient blancs.
On vit une époque de l'image (*), n'est-ce pas.

Bref, les journaux meurent aussi. C'est aussi bien, lorsqu'ils l'avaient annoncé.






  • Témoin encore la citation placée en une de la deuxième livraison de L'Impossible, L'Autre journal de Michel Butel, citation qui montre que les mots, hein, on les entend pas ben. Le "peuple inattendu"... Inattendu ? quelle blague...

mercredi 20 avril 2011

Courriers saignants (lettres de Jean-Pierre Martinet à Alfred Eibel)

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C'est un document extraordinaire qui paraît dans la deuxième livraison de la revue Capharnaüm : les lettres de Jean-Pierre Martinet, fameux auteur de Jérôme à son voisin de palier, ami et éditeur Alfred Eibel. On espérait les lire depuis des lustres et les voici, toutes tendues, nouées, pleine de verve, de rancœur et de traits magnifiques.
Au moment où cette correspondance s'engage, Jean-Pierre Martinet, lassé par le travail à la télé (trop d'énergie dépensée) et déçu par l'insuccès (relatif) de Jérôme (628 exemplaires vendus) est de retour à Libourne, chez sa mère. Il chercher une librairie pour s'y installer, et finit par dénicher un bureau de presse à Tours.
Déçu et oppressé par la capitale, dégoûté par les cercles littéraires et cinématographiques, Jean-Pierre Martinet conserva un contact avec le monde qu'il aimait, celui de la littérature, du polar et du cinéma, grâce à l'ami Eibel.
Sans en dévoiler trop, il est bon d'ajouter que les coups de gourdin épistolaires qu'il assène à certaines figures du milieu littéraire ne sont pas sans sel. Il est drôle, amer mais drôle et sait bien à quoi s'en tenir. (Curieusement, il nous semble avoir aujourd'hui un cousin, que l'on peut lire sur le net, un certain Louis W.-O. qui place encore plus haut la barre de l'expression de son goût, de la diatribe et du style — mais il est vrai que Martinet tenait une correspondance privée). La désillusion serait donc bonne conseillère ?

"La littérature, c'est comme avec une femme, si on ne bande plus, cela n'a plus le moindre intérêt. Enfin, moi, c'est ainsi que je vois les choses, et pas du tout comme le Révérend Père Guégan en termes de devoir, ou de salut (quelle blague !). Comme on entoure cet acte somme toute banal de phrases pompeuses. Si un artisan n'a plus envie de travailler le bois, même momentanément, il ne fait pas chier le monde entier parce qu'il ne travaille plus le bois. Un détail horrible : je n'écris pas, et cela ne me manque pas. Je ne suis pas un champion sportif, je n'ai pas d'exploit à accomplir, je ne suis pas non plus un pommier (hélas), et je ne suis pas on plus un mystique de l'écriture, type Blanchot, Laporte ou Bernard Noël."




Capharnaüm (n° 2, été 2011, parution le 19 mai)
Finitude
112 pages, 13,50 €

mardi 5 février 2008

L'Imponder # 21

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Très belle chronique de Louis Watt-Owen (said "wot", Captain ?), inspirée par la retrouvaille d'un certain numéro de La Main de Singe (imp., deuxième série), où figurent Arno Schmidt et sa taraudante question quasi léniniste, et son âme dévouée, Claude Riehl : Que faire, en effet...
En outre, cette autre interrogation :

Combien de Bovary se prennent pour Flaubert et préfèrent empoisonner les libraires avec des autofictions !?!



That's a question.

jeudi 6 décembre 2007

Fort blogueux le Watt-Owen !

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Louis Watt-Owen, fameux anthropoïde de la sphère littéraire et de la toile, poilu comme un diable et rouge bouillant comme un poële Godin bonne époque, ouvre non pas un mais deux blogs !
C'est qu'il a de quoi dire, l'animal, et une foule de films et d'images à montrer (1).

Après avoir mis un terme à Du beau monde, Watt-Owen, dit Poncet, a donc ouvert La Main de singe et La Main de singe II (dont nous vous laissons découvrir la voie), tout en ouvrant également, en hommage à son ami disparu, le blog Feu Alain Degange.
Cent billets, mille images, des tas d'éphémères, des documents, et cette chronique intitulée L'Imponder en référence au Céline de Féérie : "L’auto est ventripoteuse, semi-corbillarde à flapis ! Je corbillerai pas ! L’Imponder ! Mon vélo ! C’est tout !".
Voici à titre d'échantillon, l'un de ces Imponder qui vont faire fureur :


Comme Marcel Schwob, je n’aime vraiment que les choses imprimées à la diable avec des têtes-de-clous, sur du méchant papier-à-chandelle.

Ouvrir un site sur le net, c’est comme faire bâtir : on est “chez soi”, propriétaire. Les blogs ne relèvent, eux, que de la location. Comme dans la “vie”, cette condition précaire de locataire me convient.

Rien que cette semaine, en surfant, j’ai pris cinq indélicats en flagrant délit de muflerie à mon égard : quel meilleur mouchard que le web ?

Sur le net : les trésors comme la pacotille qu’on y donne ne doivent pas être trop mis en évidence. Il faut les dissimuler au moins un peu. Comme les œufs-de-Pâques : s’ils brillent trop de tout leur aluminium et si en plus on flèche le parcours, il n’y a aucun plaisir à les trouver.

Arpentant l'appartement pendant mes insomnies, je me fais l'effet d'être le vigile qui monte la garde pour que je puisse dormir en paix.

En faisant pipi dehors, on marque plus son époque qu'en publiant quelque chose.




Pas difficile de parier que l'on va se régaler.


(1) Et notamment cette réplique goguenarde "à la tasse de café" où il est admis de voir un pied de nez très noir au blogueux P. A :
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mardi 26 décembre 2006

Du beau monde (enfin !)


L. Watt-Owen est le nom de guerre choisi par Dominique Poncet pour lancer son blog, Du Beau Monde.

Les lecteur de la défunte La Main de Singe savent qu’ils n’y trouveront rien de commun.

Les autres ne se doutent pas de quoi il est capable.

Certains lecteurs, dont nous sommes, vont se réjouir la papille, la pupille et le tympan.

Certaines confréries savantes devraient prochainement sentir le vent du boulet.

Pour l’heure, Arno Schmidt, Christophe Antara, Hunter S. Thompson ou Edward H. Harriman sont déjà passés par ce réjouissant hôtel.

Réjouissons-nous, mes soeurnautes, mes frèrenautes, il est né le beau blog.

Enfin.

lundi 12 juin 2006

La Bonne Nouvelle

Dominique Poncet s’est mis au travail. Délesté du labeur de La Main de singe (le numéro 4 et ultime avait paru avec son copieux dossier Fernand Combet), il mettrait au point… quelque chose. On attend de pied ferme. Soucieux, fatigués, déprimés, vous vous requinquerez à coup de littérature stupéfiante. L’auteur de ces lignes, qui a une vague connaissance de ces potions, l’affirme.

Entre-temps, lisez donc La Main de singe, seul journal mutant de la galaxie (jusqu’à preuve du contraire).

Aux sommaires du bon, du bien, de l’inédit :
Onuma Nemon, Alain Degange, Jean-Claude Hémery, Henri Simon Faure, Fernand Combet, Claude Louis-Combet, Daniel Oster, Emile Brami, Joël Roussiez, Auguste Boncors, etc., des documents étonnants, épatants, confondants. Et les fameuses chroniques de Dominique Poncet !

Une impression superbe, dans une maquette de Fanette Mellier.

editionscomp.act@wanadoo.fr; 7 ou 8 euros pièce, prix d’ami.
La deuxième livraison est d’ores et déjà épuisée. Tant pis pour vous.