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vendredi 24 septembre 2010

Les Quatre vents : sommaire de "L'Evidence surréaliste"

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Les Quatre Vents, cahiers de littérature
IVe livraison : L'Évidence surréaliste
Textes réunis par Henri Parisot

André Breton Fata Morgana (p. 9)
Hans Arp et Vincente Huidobro Sauvez vos yeux (p. 30)
Benjamin Péret Un point c'est tout (p. 39)
Hans Bellmer Les images du toi (p. 53)
Aimé Césaire Conquête de l'aube (p. 60)
Leonora Carrington Lapins blancs (trad. de l'anglais par Jeannine Lamuekt, p. 65)
Alain Gheerbrant Ils (p. 71)
Paul Colinet Une queue de cerf-volant (p. 79)
Julien Gracq L'appareillage ambigu (p. 85)
Gisèle Prassinos Le mainmortable (p. 94)
André Frédérique Clara (p. 97)
Maurice Henry Attention aux enfants (p. 103)
Louis Scutenaire Un peu d'histoire naturelle (p. 110)
Valentine Penrose Poèmes (p. 118)
André Pieyre de Mandiargues Le revers de la médaille (p. 122)
Mounir Hafez Eaux douces (p. 126)
Maurice Blanchard Poésie, propriété de la matière (p. 130)
Jacques B. Brunius Au théâtre du fond du lac (p. 138)
Michel Fardoulis-Lagrange Le texte inconnu (p. 140)
Feyyaz Fergar Phases (p. 141)
M. ET G. Piqueray La terreur merveilleuse (p. 149)
Simone Lamblin La croisade des enfants (p. 153)
André Masson Antille (p. 156)
Irène Hamoir L'homme disparu de Melville-Bay (p. 158)
Jehan Mayoux J'aime mais (p. 164)
Jean Pfeiffer Le voyage de ténèbres (p. 168)
E. L. T. Mesens Sing-Song (p. 170)
Jean Ferry Les escarboucles (p. 173)
Jean Maquet le chat du soir (p. 176)
Henri Pastoureau Clinamen (p. 179)
Jacques Charpier J'ai rejoint (p. 180)
André Souris Poème (p. 183)
Antonin Artaud Lettre de Rodez (p. 184)


Aux Éditions des Quatre Vents, 1, rue Gozlin, Paris (6e)

vendredi 3 novembre 2006

Les mots sont des farceurs

Dans le Figaro littéraire d’hier (2 novembre 2006), la titraille s’entrechoque. Cela donne  :

Régine Deforges : “Pourquoi je démissionne du Femina”, où la dame nous dit sans rougir qu’elle ne s’est aperçue de rien — et que non, il n’y a pas de bizarreries à sa connaissance lors des délibérations du prix Femina… No comment. Elle a tout de même de la chance d’appartenir à des sphères toutes pures, toutes vertueuses…

En dessous, plus roborative, la chronique de Claude Duneton: “Paroles de bandits” (sur l’argot des Coquillards de toutes époques : on y lit “riflette”, “lansquiner”, “rififi”, pour en arriver au “jonc”, cet éternel sujet de nos préoccupations).

En page 2, un courrier de Jean-Marc Roberts au sujet de la publication d’un volume de mémoires du grand Jacques Brenner où ce dernier évoque les “astuces” du prix Renaudot : “Je confirme les pressions, les influences”, écrit Roberts. Et il se plaint que le titre de ce volume, La Cuisine des prix (1980-1993), semble avoir été choisi pour des raisons bassement commerciales. Bah, Jacques Brenner, qui avait bien trop vu le genre humain à l’oeuvre pour n’en être pas revenu, y trouvera depuis ses limbes confirmation de ses observations.

Autre sujet, autre plage : Je découvre avec un peu de retard dans un Monde 2 bientôt désuet que Pierre Assouline, encore lui, vient de découvrir que Moby Dick n’est pas une baleine. Ben oui, c’est un cachalot. Tout le monde le savait. Du moins, tous ceux qui avaient lu ce livre (ce doit être ça, l’explication : Assouline n’avait donc pas lu le gros livre de Melville — pas le temps, forcément —, car il nous paraît tout de même un peu étourdissant qu’il accepte de faire la bête à seule fin d’assurer la promotion d’un volume de “la pléiade”, fût-ce en l’occurence une nouvelle traduction de la grosse bêbête blanche, version superfétatoire s’il en est).

A toutes fins utiles, empressons-nous d’ajouter que Sancho P. est bien le copain de Don Q., et que Watson n’est pas le domestique d’Holmes.

Après tout, il faut se faire une raison, la pédagogie est liée à la répétition.

Mais nous aurions tort de moquer Pierre Assouline — comment oserions-nous ! Eh eh : certains prennent Bartleby pour un écrivain empêché, sans doute parce qu’ils n’ont lu que la traduction de Pïerre Leyris. Pourtant, qu’on lise de près : Bartleby n’a jamais été que le pendant de Bouvard et Pécuchet, le rond-de-cuir qui ne s’y met pas, le velléitaire… Enrique Vila-Matas en a fait son parangon de l’écrivain empêché, c’est consternant. Et ses séides en rajoutent dans le contresens.
Faut-il encore accorder crédit à leurs commentaires nimbés de ce “post-modernisme” qui ignore que Marcel Duchamp a lancé son bidet à la face du monde parce qu’il avait compris — pas fou — qu’il ne pourrait jamais s’opposer au talent de Picasso




Illustration : Détail de la couverture d’un tract de 8 pages contre Jacques Lacomblez distribué au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles, le 14 mars 1964. Il est signé, entre autres, par Louis Scutenaire, Tom Gutt, André Souris, Leo Dohmen, Carlens, André Lorent, etc.