L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante| La librairie

vendredi 1 janvier 2010

Je n'irai pas te repousser (Julien Grandjean toujours)

GrandjeanMoog.jpg



Nouvel opus, pommé cet hiver, de Julien Grandjean : Bascules, un recueil de trois histoires courtes, un carré pour récits décalées telles qu’il nous en a donné l’habitude.

Elles sont livrées conjointement à un cd 4 titres dont le dernier, Waitin around to die, est repris du chanteur country Townes Van Zandt. Le tout est composé, illustré, serti avec Moog.

De ce dernier nous ignorons tout.

Pour l’instant.


Un vrac de voeux à tous pour douze mois qui basculent !

jeudi 10 septembre 2009

Julien Grandjean compose à Scheveningue





L’Alamblog est toujours heureux de vous apporter des nouvelles de Julien Grandjean lorsque ce discret en émet.
Comme vous pouvez vous en douter (vous avez appris à analyser les médias, internautes que vous êtes), il vient justement de procéder à un e-mailing (sibyllin, naturellement) où est signalée à la multitude la parution prochaine de Scheveningue, morte-saison.

Par chance, l’opus s’écoute aisément ici même, en attendant sa sortie officielle sous forme de rondelle en octobre prochain.

Nous ne saurions mieux vous conseiller qu’en vous poussant à entendre illico la musique de Julien Grandjean, aussi surprenante et dételectable que l’est son livre Précipité. Pour notre part, c’est en boucle qu’elle est diffusée dans notre home, avec des intermèdes de Perio, Bartok, Haendel, Skip James, etc. Julien Grandjean a du talent.

De plus, si l’on en croit sa page Myspace, son prochain gig aura lieu “Quelque part en rase-campagne, Seine et Marne, sous un nom de peintre russe”.
Et à moins de disposer d’un GPS 3D de huitième génération, cela risque d’être compliqué…


Julien GRANDJEAN Précipité. — Talence, L’Arbre vengeur, 2007, 96 p., 9 €

samedi 6 octobre 2007

L'étonnant Julien Grandjean (musique)

juliengrandjeancd.jpg

On vous avait prévenus, Julien Grandjean est un jeune homme étonnant.
Notre propre boîte aux lettres, qui était bien placée pour s’y attendre, est restée bouche bée lorsque un pli sonnant lui parvint de… Melun. Et pourquoi pas Melun ?
Non, la surprise provenait de ce que le pli (kraft pour les nautes avides de précision) contenait un disque “enregistré pour l’essentiel du 23 au 26 juillet 2007” par Julien Grandjean.
Mélancolique en diable, ce beau guitaresque Walk with the dead est très prenant. Sombre aussi. Sobre également. Il fait belle part aux poèmes d’Emily Dickinson, Emily Brontë, Charles Cros, William Blake, Paul Larkin et Julien Grandjean himself, ça n’est pas commun.
En cliquant là, perso.wanadoo.fr/k.struder, on s’aperçoit que ce n’est pas le premier disque de notre polyvalent de talent qui a, naguère, mis en musique Fernando Pessoa.
Et voici comment Julien Grandjean nous surprend, une fois encore.

mardi 5 juin 2007

Les cristallisations de Julien Grandjean


Julien Grandjean est un homme jeune, ou, pour mieux dire, un homme encore jeune d’esprit fantaisiste. Il n’a pas sa tête dans sa poche, ni son mouchoir dans la bouche. Il a publié dans quelques revues littéraires (des textes) et a fait parvenir par la poste à L’Arbre vengeur (qui n’en a généralement cure) un ensemble d’écrits curieux, pour le moins.
On ne saurait dire si Julien Grandjean a du talent. On ne s’y aventure d’autant moins que nous avons prévu ici même une grande enquête sur les critiques qui risquerait de nous exploser aux narines. Courageusement, nous resterons sur notre quant-à-nous de Préfet maritime et c’est très bien ainsi (nous n’en pensons pas moins).
En fait, nous machouillons l’impression d’avoir lu avec Précipité un petit livre étrange qui cousine sans mal au même catalogue avec le terrible Professeur Bouc, et semble, pour tout dire, ressusciter quelque conte cruel lu autrefois, quelque fable-express du bon papa Allais. Sûr que Julien Grandjean a lu ce qu’il faut lire. Et je parie qu’il y a parmi ses lectures Marcel Schwob, Laforgue, Cros peut-être, Beckett, Renard, Ionesco, Queneau, Tardieu. Et c’est finalement à Tardieu qu’il ressemble le plus. Ou à Renard, allez savoir.
Quoiqu’il en soit — on se fiche un peu de ce qu’il a lu, n’est-ce pas — Julien Grandjean a une certaine papatte et des lettres. Il sait torcher une phrase sans y choir. Il a aussi une façon bien à lui de faire le logicien : il tord la logique à deux mains, la secoue bien et puis la retourne d’un coup sec, comme on retire la peau du lapin. C’est osé, c’est risqué, mais il s’en sort très bien. Au fond, il nous surprend ce Grandjean. Ce n’est toujours pas de Christine Angot, de François Bon, de Pierre Jourde ou de Jean d’Ormesson qu’on en dirait autant.


Julien GRANDJEAN Précipité. — Talence, L’Arbre vengeur, 2007, 96 p., 9 €