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mardi 14 juillet 2015

Joël Cornuault relit Louis Chevalier

louischev.jpg © Draco Semlich 2015


En même temps, ce n'est pas l'espace des rues à proprement parler, leur disposition, leur forme, tout ce qui s'adresse en elles à l'optique et à l'imagination, qui frappe et attire Louis Chevalier - peut-être, à cette époque, n'a-t-il plus le goût ou l'énergie de se promener. Ce qui se passe dans les escaliers, les soupentes, les bains-douches, les bordels ou les salles de cinéma occupe davantage de place que les rues en tant que telles dans sa sociologie. Avec ses étudiants, il stationne dans un café, transformé en poste de décryptage et en source de renseignements, soit aux Halles, soit à Strasbourg Saint-Denis, à l'emplacement de l'actuelle poussiéreuse librairie Gibert, à deux pas des rues de la Lune, de Cléry et d'Aboukir (...).




Joël Cornuault, "Louis Chevalier, géographe de la nuit et de la mort", Notes de Phénix, choses ardentes dites paisiblement (Juin 2015).




Illustration du billet : © Draco Semlich 2015

samedi 9 mars 2013

Joël Cornuault à Paris

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C'est avec un immense plaisir que nous annonçons 1/ la parution du livre de Joël Cornuault, Thoreau, dandy crotté, aux éditions du Sandre ; 2/ et, l'invitation que vous adressent via l'Alamblog ces dernières à venir fêter l'événement autour d'un verre la parution en présence de l'auteur — Cornuault à Paris, ça n'est pas si souvent... —, le jeudi 14 mars de 19h à 23h, à la librairie du Sandre (5, rue du Marché-Ordener, 75018 P.).
Nous avions parlé ici des remises en questions initiées par Joël Cornuault, traducteur, poète et éditeur spécialiste de Reclus, Burroughs, à propos de la figure de Thoreau. Son livre, dont nous aurons l'occasion de parler plus à fond, montre un Thoreau plus hétérodoxe, moins strictement "écologue" qu'on croit, plus mythologue qu'on l'imagine généralement.

Entouré des figures de Blake, d'Emerson, de Muir, Il nous est donné ici de faire le point sur de singulières cosmologies, "un peu problématiques, des druides jusqu’à l’Inde en passant par la déesse de la nuit et force divinités païennes".

Le tout avec un verre à la main...



Joël Cornuault Thoreau, dandy crotté. Couverture de Paola Parès. — Paris, Éditions du Sandre, 124 pages, 14 euros

mercredi 6 mars 2013

Les couvertures de notre siècle (2) : Thoreau, dandy crotté

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Joël Cornuault Thoreau, dandy crotté. Couverture de Paola Parès. — Paris, Éditions du Sandre, 124 pages, 14 euros

jeudi 1 novembre 2012

Mort d'une idée fausse

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Il est toujours temps de tuer une idée fausse.

Mais l'idée fausse est comme la tête de l'hydre, elle repousse.

Surtout si elle est accréditée et sans cesse revalidée par un ouvrage de référence d'usage aussi commun que l'Oxford English Dictionary.

Joël Cornuault nous raconte dans une récente livraison de ses Notes de Phénix la mésaventure de l'éditeur Walter Harding, qui crut lire le mot " ecology" dans une lettre de Thoreau de 1850 (publiée avec sa correspondance en 1958).

huit ans avant que Haeckel ne fabrique le mot "oecology".

Dans l'essai de 1992 intitulé The Adventures of a Literary Detective in Search of Thoreau, Harding raconte sa bévue et ce qu'il en advint : depuis qu'elle a été enregistrée comme une trouvaille... elle est devenue une trouvaille indéboulonnable. Et il ajoute, nous apprend Cornuault :

Il est ainsi vraisemblable que si je laisse un nom dans l'histoire, ce sera probablement celui de l'homme qui altéra l'Oxford English Dictionnary.



On connait ainsi des savoir corrompus qui hantent les esprits. On pourrait presque en établir la liste...
Malgré l'illusion colportée par de bonnes âmes, la grande toile n'a pas facilité l'extinction des boulettes, bien au contraire : elle a généralisé la connaissance vague. Et la mise en œuvre des "recherches floues" aggrave encore cette culture des faux amis et de l'à-peu-près bidon... ou pas.



samedi 4 août 2012

Lyrique amoureuse

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Lorsqu'on se penchera attentivement sur la poésie amoureuse, Joël Cornuault figurera en belle place.




Coeur d'oiseau dent de lion (Pierre Mainard éd.)


Joël Cornuault sur l'Alamblog

mercredi 18 janvier 2012

Écrire à Chen Fou...

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En choisissant d'écrire à Chen Fou, lequel Chinois est mort et enterré depuis 1810, le Luxembourgeois Lambert Schlechter se protège et se donne. Il se donne parce qu'il râcle sa vie, descend à l'enfance "anesthésiée", remonte à l'arachnide de son mur, s'épanche doucement en quelque sieste, attend sans impatience l'arrivée du gel et trace en quelques mots des chroniques de ses sensations et de sa pensée. Il se protège car il parle à Chen Fou, Chinois compréhensif et doux, aussi doux que lui.

Il n'est pas toujours facile de suivre les penseurs, parce que souvent on ne comprend pas d'où viennent leurs pensée, je veux dire : pourquoi ils pensent ce qu'ils pensent. La plupart des penseurs m'ennuient & et m'énervent. Je mets un soin particulier à choisir les penseurs avec lesquels je veux bien m'acoquiner. Il faut toujours bien examiner dans quelle posture s'installe celui qui s'apprête à vous soumettre ses pensées. Ce que j'apprécie, c'est quand je discerne, chez un penseur, un mélange égal de fermeté & d'humilité, je n'accepte pas que l'on me fasse la leçon mais je suis content quand on diminue mon ignorance. (...) J'ai feuilleté le recueil des "Pensieri diversi" de Francesco Algarotti et je tombe sur ceci : "Le coeur de l'homme n'est capable que d'une certaine quantité de plaisirs ; l'esprit d'une certaine quantité de connaissances, et pas plus ; comme l'eau qui ne peut dissoudre qu'une certaine dose de sel." C'est une pensée qui me plaît : elle me rend pensif. Au milieu de la mélasse universelle et des angoisses diffuses et omniprésentes, c'est une pensée qui apaise. Je suis d'avis depuis un certain temps qu'il ne faut pas amonceler les pensées. Une par jour suffit.


Relevant le titre des Impressions anodines consignées sans façon de Li Yu, le "vieillard au chapeau de paille au bord du lac", on ne peut guère ne pas songer à un autre penseur délicat et humble, Joël Cornault, qui donne avec ses Notes de Phénix des "Choses ardentes dites paisiblement". Il y a une fraternité des songes et de l'imagination chez ces penseurs de la délicate aventure de vivre.

Le livre parfait pour aborder l'hiver, si vous voulez bien nous en croire.



Lambert Schlechter Lettres à Chen Fou. - L'Escampette, coll. "Proseries", 2011, 119 pages, 14 €

lundi 13 décembre 2010

Le Pain par Elie Reclus

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Savant sympathique, comme son frère Elisée, Elie Reclus (1827-1904) ne perdit guère de temps à rassembler ses écrits pour en faire des volumes. A tel point que ses livres les plus notables, parmi lesquels les Croyances populaires (V. Giard & E. Brière, 1908) et les Physionomies végétales (Albert Costes, 1938), posthumes toutes deux, "rapetassées", nous dit le spécialiste des Reclus Joël Cornuault, par un ami après la disparition du journaliste, critique et directeur temporaire de la Bibliothèque nationale sous la Commune.
Ce que fut surtout Elie Reclus, à l'évidence, c'est ethnographe. On se souvient avec gourmandise d'un rare petit volume des éditions du Fourneau intitulé Thanatos en bonne fortune (1995), un conte tzigane récolté par le grand homme, qui l'avait offert aux lecteurs de la Revue blanche.
Joël Cornuault a raison lorsqu'il affirme que les frères Reclus furent sans doute les derniers "savants indisciplinés", étrangers à l'expression académique des savoirs. Pour établir une comparaison, disons qu'un Claude Seignolle, dans son oeuvre paysanne, est probablement un cas contemporain de cette aspiration aux savoirs simples et fondamentaux.
Avec Le Pain, Elie Reclus ne dénonçait pas son programme. Cette "histoire" éditée en 1909 par l'historien des religion Maurice Vernes à partir du manuscrit inachevé trouvé dans ses archives, fait la synthèse des coutumes relatives à la récolte du grain, à la fabrication du pain et à la symbolique de ce "véhicule magique" singulier. Nul besoin d'insister sur l'intérêt d'un tel panorama qui, de nos campagnes aux temples mexicains, ne néglige aucun "fulminant Donar", aucune pratique, aucun tabou relatif à cette nourriture essentielle.
A l'heure où l'on se prépare à se gaver de mille produits de la nature, ce Pain pourrait constituer une forme de diète intellectuelle des plus saine.

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A propos de pain toujours, et pour en souligner (comme si c'était utile !) l'importance cardinale, il est bon de citer la lettre d'Elisée Reclus, qui avait de son côté répondu en 1895 à la fameuse enquête de Victor Barrucand sur le "Pain gratuit" :

Cher monsieur,
Le plan de M. Victor Barrucand m’intéresse infiniment, et dès qu’il aura le moindre commencement de réalisation, je serai très heureux de m’inscrire comme membre de la commune où le pain sera gratuit. J’ajouterai que s’il était prouvé que la consommation unique du pain puisse amener des cas d’anémie - ce que je ne crois pas, vu l’exemple donné jadis par certains districts de la Normandie - je ne serais nullement chagrin que l’on ajoutât au pain ce que l’on appelle dans notre Midi la Masquedure, le mâche-dur, nouvel acheminement au communisme futur.
Mais si louable que soit l’idée de Victor Barrucand, je la crois absolument irréalisable. Pour la rendre possible, il faudrait accomplir une révolution, et, dans ce cas, il importe de donner à cette révolution un ampleur bien autrement grande.
En effet, jamais les patrons, les spéculateurs, les capitalistes, n’admettront un état de choses qui permettrait à tous les grévistes de leur tenir tête indéfiniment. Que l’idée de Barrucand soit adoptée, et demain, les donneurs de travail sont à la merci de leurs ouvriers. Les patrons le savent : plutôt que de laisser donner le pain gratuit , ils massacreront tous le peuple français.
Quand à l’Etat, dont M. Barrucand dit qu’il ne pourrait intervenir dans ce contrat entre particuliers, l’Etat est au service des riches ; il interviendra : les communes ne sont-elles pas sous son absolue dépendance ? Il interviendra et, comme toujours, ce sera pour fusiller, si le cas l’exige.
Tout en étant fort heureux que M. Barrucand ait agité cette question de la gratuité du pain, qui fera réfléchir quelques-uns, je considère son plan comme absolument chimérique. Qu’il essaie, mais il ne réussira pas.
Cordialement à vous.
Elisée Reclus


Victor Barrucand mena en 1895 dans les pages de la Revue blanche et du Matin "pour la distribution de pain gratuit aux démunis une campagne qui aboutit au dépôt d’une proposition de loi. Celle-ci fut rejetée, comme l'indique Céline Keller, "avec le motif suivant : « Le pain gratuit fait abnégation au principe d’ordre de la nation et tend à bouleverser l’architecture sociale ». Il en reste un livre Le Pain gratuit dont on tirera 8000 exemplaires." Et où se trouve reproduite la lettre d'Elisée.
L'idée, renouvelée au fil de l'Histoire depuis la Rome antique était envisagée par Henri Ner (Han Ryner) et Emile Saint-Lanne dans La Paix pour la vie (1891 ; nlle éd. 1892), et elle sera reprise en 1906 par le syndicaliste révolutionnaire Charles Dhooghe. Barrucand la remettant lui-même partiellement à l'ordre du jour, en 1921 devant les instances algéroises comme en témoigne le Bulletin municipal.



Elie Reclus Le Pain. Préface de Joël Cornuault. Illustrations de Marfa Indoukaeva. - Genève, Héros-Limite, 175 pages 16 €

Editions Héros-Limite 2, rue du Vélodrome
Case postale 5825
CH- 1211 Genève 11

Voir aussi
Elie Reclus Les Croyances populaires et autres pages retrouvées. Edition de Joël Cornuault. - Pierre Mainard, 56 p., 9.45 €
Elie Reclus Pourquoi des guirlandes vertes à Noël ? - Vichy, La Brèche, 42 p., 6.71 €
''Le Pain gratuit'' (Chamuel, 1896) en accès gratuit
"Du pain ! en hommage à Victor Barrucand" de Jules Mulet

dimanche 12 septembre 2010

L'Aborigène se meurt (circa 1894)

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A l'instar de Remy de Gourmont étudiant les lapons, Elie Reclus, le frère du géographe anarchiste, se consacra aux peuples antichtones.
Ethnographe en chambre, il n'est sans doute pas le plus scientifique des anthropologues, pour autant son texte, publié aux alentours de 1894 par l'éditeur E. Dentu, présente beaucoup d'intérêt.
Sur la foi de son observation des sociétés occidentales, Elie Reclus y donne en effet sa version de la colonisation de l'Australie et l'oppression des aborigènes. L'accusation est sans appel, le style impeccable.

La Civilisation qui a mis nombre de siècles à venir, prononce l'arrêt de mort contre l'Antichtone, parce qu'il ne se civilise pas à première somation. L'aîné de l'espèce humaine n'a plus qu'à mourir, le cadet a hâte d'entrer dans l'héritage. Japhret, l'ambitieux Japhret, découvreur de continents et de pays nouveaux, est doué d'une terrible initiative. Depuis quatre siècles, les routes qu'il se fraie à travers le monde sont jalonnées de squelettes par millions entassés.

Comme le relève Joël Cornuault, l'éditeur-préfacier, on peut rester surpris que les savants ne se sont pas préoccupés avant les années 1970 de cette question relevée dès le XIXe siècle. Et on peut noter, en outre, qu'Elie Reclus donne à son propos des accents qui paraissent bien contemporains.

(...) Paris ne chôme ni d'Apaches, ni d'Aléoutes. Il y a des Papous et des Zoulous dans notre quartier. Aidons à vivre les Khonds et les Andamènes de notre rue.


Ainsi, nous sommes tous des Andamènes !



NB Joël Cornuault consacre par ailleurs ses nouvelles Notes de Phénix à André Hardellet et aux lettres de Breton à sa fille.


Elie Reclus L'Aborigène se meurt. Préface de Joël Cornuault. - Vichy, Librairie La Brèche, 36 pages, 6,90 €

Librairie La Brèche
A la page
5, rue Sornin
03200 Vichy

mercredi 15 avril 2009

Cornuault amoureux

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Joël Cornuault, évoqué ici de temps à autre lorsqu’il chronique, est garçon de ressources et de tempérament.
Outre la réflexion, la traduction, voire la biographie, il s’adonne au vers amoureux. On s’en était aperçu du reste avec Je me vêts de ton épaule et l’éditeur Pierre Mainard nous le répète en donnant Coeur d’oiseau dent de lion où s’exprime une sensualité brossée au lexique de plume et de poil.

Je déteste m’établir
— escroc le matin
étourneau le soir —
loin de tes genoux de lait


Mais cette citation n’est rien du tout. Pour avoir tout lu, gageons qu’en notre pays, une femme au moins n’est pas à plaindre. Bien entendu les hommes moins démonstratifs peuvent en prendre de la graine plutôt que d’être jaloux du talent de cet homme.
Joël Cornuault dont on nous fera la grâce de nous souvenir qu’il est également bibliopole (Librairie La Brèche, n’est-ce pas) a donné avec l’éditeur susnommé deux poèmes de Clément Janequin en guise de voeux ce janvier. Ils étaient eux aussi illustrés par Jean-Marc Scanreigh : Le Chant des oyseaulx et le fameux Chant de l’alouette, moultement apprécié des troubadours de tous les siècles passés occupés à causer aux dames.



Joël Cornuault Coeur d’oiseau dent de lion. Dessins de Jean-Marc Scanreigh. — Pierre Mainard, (25) pages, 6 euros

lundi 29 décembre 2008

Pour partir un peu (B. Traven, Joël Cornuault, Alain Jugnon, Léo Barthe & Jacques Abeille, Félix Vallotton, B. S. Johnson, Eric Chevillard, Joël Roussiez, Walt Whitman)

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La saison est aux tempêtes dans notre région du monde. Afin d’éviter tout drame, nous avons choisi de nous retirer dans les grottes des hauts de l’île.
Vous devinez comment cela se passe : les enfants raffolent de ses incartades où la routine est rompue par les adultes eux-mêmes ; ils croient à un immense pique-nique, et ils n’ont pas tort. Instruit par Kenneth Grahame dans ses deux volumes de souvenirs d’enfance, L’Âge d’or et Jours de rêve (t’excite pas, Toto, ils sont disponibles), nous savons qu’il ne sert à rien de chercher à nous adresser aux enfants un invoquant un ordre supérieur qui leur échapperait. Rien ne leur échappe d’essentiel.
Les adultes quant à eux rechignent, râlouillent et ronchonnent. C’est le diable si j’arrive à les faire grimper quelques kilomètres avec un panier à provisions et un sac à dos. Manquerait plus que je leur demande de prévoir aussi des bouquins ! Et j’use cependant de toutes mes prérogatives de préfet maritime. Rien n’y fait : la partie de campagne n’émeut pas l’adulte. A peine la coercition… Heureusement que les ados nous refont les Stooges et le MC5 à la nuit tombée dans les grottes qui sonnent bien, et beaucoup. C’est très tribal tout ça. Certains dessinent sur les parois. Ne manque que le mammouth.
Pour le reste, quelques livres dans mon sac, et hop, sur le side-car. Les singes adorent le trajet pétaradant.
Parmi ces livres, le nouveau Roussiez dont les maindesingonautes ont pu déguster plus qu’un fragment grâce au flair de Louis Watt-Owen ; un Vallotton noir ressuscité avec des illustrations ; des traductions de Whitman par Cornuault (le meilleur traducteur de l’Américain, sans conteste) ; la suite de la fresque de jacques Abeille (versant érotique en l’occurence) ; un nouveau B. S. Johnson (avons-nous bien parlé de Chalut ici ?), et surtout la traduction intégrale (enfin) du Trésor de la Sierra Madre de Traven : les éditions Sillage font la preuve qu’elles ont ouvert leurs ailes. Nous les saluons une fois encore ici. Elles dament le pion à certains “grands éditeurs” qui ont édité à cinq reprises un livre incomplet en masquant soigneusement le fait, comme le caractère d‘“adaptation” du dit produit (ça c’est “10/18”), sans l’ombre d’une pudeur.
N’oublions pas les pensées malicieusement décalées d’Eric Chevillard issues de son blog (le cousinage avec Julien Grandjean est frappant). Quant à Alain Jugnon, c’est Alain Jugnon dans un exercice dédié à Jean Paulhan (à suivre).


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B. TRAVEN Le Trésor de la Sierra Madre. Traduction de Paul Jimenes. — Paris, Sillage, 319 pages, 19,50 euros

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Walt WHITMAN Quatre rameaux de novembre. Traduits par Joël Cornuault. — Librairie La Brèche, 2008, 32 pages, 6, 90 euros.

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Joël ROUSSIEZ Nous et nos troupeaux. — Versailles, La Rumeur libre, 63 pages, 10 euros

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Léo BARTHE (Jacques ABEILLE) Le Cycle des Contrées IV. Chroniques scandaleuses de Terrèbre. — Ginkgo, 141 pages, 15 euros

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Alain JUGNON Encyclique anale. Vous n’aurez plus jamais mal. — Lyon, Parangon/Vs, 128 pages, 8 euros


A paraître en janvier

Eric CHEVILLARD L’Autofictif. Journal 2007-2008. — L’Arbre vengeur, 2009, 255 pages, 15 euros (la couverture est reproduite en tête de ce billet)

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B. S. JOHNSON Albert Angelo. Traduit par Françoise Marel. — Quidam, 184 pages, 20 euros

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Félix VALLOTTON La Vie meurtrière. — Phébus, coll. “Libretto”, 207 pages, 10 euros

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