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Mot-clé - Jean-Pierre Martinet

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vendredi 19 septembre 2014

Jérôme se danse

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La compagnie de danse Gé, dirigée par Mélanie Mesager, présente à Paris son spectacle Jérôme, inspiré du roman de Jean-Pierre Martinet.
Du 17 au 19 octobre, se danseront des extraits du chef-d'oeuvre martinien tous les jours à 16h et 20h30 à la galerie Oberkampf, dans le cadre d'€™une exposition consacrée à l'auteur

de génie dont l'oœuvre, à la fois sombre et drôle, aux accents dostoïevskiens et à l'€™humour célinien, est en train d'être redécouverte.

Les performances dansées auront donc lieu deux fois par jour à 16h puis à 20h30, l'entrée est libre.
Vous y découvrirez des photographies, archives, romans et lectures d'€™extraits autour de Martinet. Vous pourrez également venir y rencontrer les artistes pour discuter de la démarche de « chorégraphier et danser Jérôme», lors d'€™un échange.
Par ailleurs, la compagnie donnera le 21 novembre son spectacle au Théâtre de Verre et propose un stage autour de sa création martinesque.

Compagnie Gé

Galerie Oberkampf
103 rue Saint-Maur
Mo Parmentier

Théàtre de verre
17, rue de la chapelle
Mo Marx Dormoy
21 novembre, 20h00



samedi 22 mars 2014

Un Jérôme (Bauche) et des noix

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Cette semaine ont eu lieu à La Générale (Mo Voltaire, Paris XIe) les trois représentations du très beau spectacle de Cyrille Labbé inspiré par le roman Jérôme de Jean-Pierre Martinet, "Comme une eau très claire au début du printemps".

Basé sur les quatre premiers chapitres du livre-culte, cette création très inventive mériterait d'être vue sur de nouvelles scènes.

A bon entendeur...

Et vivent les noix !


Mise en scène : Cyrille Labbé
Monsieur Cloret : Cyrille Labbé
La Mère Bauche : Rozenn Biardeau
Jérôme Bauche : Paul Moulin

mardi 18 février 2014

Entre l'ennuyeux et le prétentieux, il faut choisir...

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La maison Gaga nage dans le bonheur : après La Grande Vie du barbant Jean-Marie-Gustave Le Clézio (1990), elle souhaite colporter son humeur en nous servant sous peu La Grand Vie de l'ennuyeux Christian Bobin (qui y va là de son courageux et térébrant éloge du livre contre la "nuit électronique"). Voilà qui donne envie de consommer leur doublette.... à grand frein.

Un bon conseil, si vous vous trouvez d'aventure en situation de devoir choisir entre l'abbesse et le court-de-bras, n'hésitez point : lisez La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet. C'est autrement plus fort, et autrement plus poilant. Et puis comme d'habitude l'Alamblog rembourse les mécontents.



Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. — Talence, L'Arbre vengeur, 9,20 €

jeudi 22 août 2013

Denis Lavant lutte contre la mélancolie sur France Inter

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C'était le lundi 19 dernier, à partir de 21 heures : Denis Lavant participait à l'émission estivale de France Inter animée par Eva Bester.


"On a voulu faire pour le mieux, et on a fait comme d'habitude"



Attribuée à l’homme politique russe Viktor Stepanovitch Tchernomyrdine (1938-2010), elle mérite de rejoindre le principe de Peter, et autres histoires de tartine.
On trouve aussi cette version :

« Quand on a été élus, on a fait de notre mieux mais malheureusement tout s’est passé comme d’habitude »




Pour réécouter l'émission (où il est question de Fernand Combet - que Denis Lavant qualifie finement de "Kafka forain" - et de Jean-Pierre Martinet, de Beckett, Topor, etc.) : c'est ici pendant quelques jours encore.


N'omettons pas de signaler que Denis Lavant est à l'affiche du film d'Arnaud des Pallières, Michael Kohlhaas, d'après le roman classique de Kleist.

Heinrich von Kleist Michael Kohlhaas. - Paris, Mille et une nuits, 2013, 208 p., 4,50 €

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lundi 29 avril 2013

Jérôme se danse !

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Il nous aura tout fait !

Jérôme, le récit fabuleux de Jean-Pierre Martinet va être dansé au théâtre Confluences par cinq danseurs qui interprètent à tour de rôle Jérôme, Mamane Bauche et monsieur Cloret. Avec la participation du sémillant Alfred Eibel, ami et éditeur de l'auteur.

Mais on a du mal à croire que cela donne "une pièce normale pour cinq personnes ordinaires"... Même "librement inspiré du roman de Martinet, même chorégraphié par Mélanie Mesager. A voir donc.


Compagnie Jérôme 11 et 12 mai à 20 h 30
Théâtre Confluences
190, boulevard de Charonne
75020 Paris

jeudi 18 avril 2013

Soirée Jean-Pierre Martinet à Caen (Imec, Festival Passage de témoin)

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C'est ce soir, ne ratez pas la soirée Jean-Pierre Martinet si vous fréquentez le festival Passage de Témoin à Caen.

L'abbaye d'Ardenne (IMEC) accueillera Jérôme Bauche avec ou sans le manteau d'Adolphe Marlaud en la personne de Denis Lavant, lauréat du Silver Hugo du Meilleur acteur, qui lira Jérôme ou La Grande Vie.

Un débat animé par Rémi David regroupera Alfred Eibel, Thierry Boizet, Julia Curiel et Éric Dussert, ainsi que Denis Lavant, artiste interprète et fameux "Silver Hugo du Meilleur acteur". Le tout en partenariat avec la librairie Eureka Street.



Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, 64 p., 9 euros
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Illustration du Billet : "Le Manteau d'Adolphe Marlaud selon Denis Lavant", Copyright Draco Semlich 2011.

vendredi 3 août 2012

La Grande Vie à la radio bientôt !

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Notez le bien sur vos tablettes (d'argile, de sable, de bois) que La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet version Denis Lavant sera diffusée sur France Culture le dimanche 12 août de 22 à 23h.

Aucune autorisation d'absence ne sera délivrée.




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Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, 64 p., 9 euros

mardi 26 juin 2012

Capharnaüm (opus 3)

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Livraison macabre pour un Capharnaüm de fin de printemps qui assume le fait de publier uniquement des auteurs en suaire et en dents, parfois en cheveux.

Au sommaire, des "joyeusetés" dont, bien sûr, l'illustration est servie funèbrement par un Jossot dans l'exercice de ses célèbres osseries que nous envient tous les pays d'Amérique du Sud (issues de ses "Refroidis", thème de L'Assiette au beurre de mars 1904). Et puis les auteurs de la maison, Jean Forton, Jean-Pierre Enard, André Vers, Jean-Pierre Martinet et de petits nouveaux comme Romain Coolus ou l'éternel André Baillon qui, c'est à parier, viendront peut-être grossir le catalogue de la maison ou faire l'actualité : ainsi Nadar, fameuse arsouille, qui devient dès septembre à la dernière mode avec l'exposition sur la Bohème qui ouvrira ses portes à la rentrée par le musée d'Orsay, doublée de la parution d'une énorme anthologie et archéologie de la chose chez Champ Vallon.
Et puis aussi l'étonnant Roger Rudigoz dont nous ne cesserons de recommander les deux volumes de son Journal d'un écrivain, Saute-le-temps 1960-1961 (Julliard, 1962) et A tout prix 1961-1962 (idem, 1963). Il apparaît ici dans la mise en branle de Zogidur, truculent personnage d'un livre éponyme, d'abord pour enfant (Ecole des loisirs, 1985), assurément pour les amateurs d'humeur et de belle langue.



Capharnaüm (n° 3, été 2012)
96 pages, 13 euros
editionsfinitudeATfree.fr
Envoi franco de port.

samedi 17 mars 2012

Remise du prix de l'Humour noir 2012

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Sur notre île qui ignore le tumulte, nous avons eu vent de la remise, à Paris dans les salons du Procope, des Grands Prix de l'Humour noir, mardi 13 mars dernier et nous parions que vous avez envie de savoir enfin qui sont les lauréats :

Le Prix Xavier-Forneret est allé à Philippe Caubet pour Le Guide des gens, France 2012 (Noir sur blanc)

Le Prix Grandville a été reçu par Jean-Pierre Cagnat pour Petits et méchants (Castor astral)

Quant au Prix du spectacle, il est échu à Denis Lavant pour son spectacle tiré de La Grande Vie (L'Arbre vengeur éd.), de Jean-Pierre Martinet (Théâtre du Rond-Point).


A ce que l'on en sait la réception fut courue, l'ambiance pas bégueule et l'éloge de la lecture par Denis Lavant très spontané et réussi.



lundi 16 mai 2011

Jean-Pierre Martinet épistolier

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C'est un document extraordinaire qui paraît dans la deuxième livraison de la revue Capharnaüm : les lettres de Jean-Pierre Martinet, fameux auteur de Jérôme à son voisin de palier, ami et éditeur Alfred Eibel. On espérait les lire depuis des lustres et les voici, toutes tendues, nouées, pleine de verve, de rancœur et de traits magnifiques.
Au moment où cette correspondance s'engage, Jean-Pierre Martinet, lassé par le travail à la télé (trop d'énergie dépensée) et déçu par l'insuccès (relatif) de Jérôme (628 exemplaires vendus) est de retour à Libourne, chez sa mère. Il chercher une librairie pour s'y installer, et finit par dénicher un bureau de presse à Tours.
Déçu et oppressé par la capitale, dégoûté par les cercles littéraires et cinématographiques, Jean-Pierre Martinet conserva un contact avec le monde qu'il aimait, celui de la littérature, du polar et du cinéma, grâce à l'ami Eibel.
Sans en dévoiler trop, il est bon d'ajouter que les coups de gourdin épistolaires qu'il assène à certaines figures du milieu littéraire ne sont pas sans sel. Il est drôle, amer mais drôle et sait bien à quoi s'en tenir. (Curieusement, il nous semble avoir aujourd'hui un cousin, que l'on peut lire sur le net, un certain Louis W.-O. qui place encore plus haut la barre de l'expression de son goût, de la diatribe et du style — mais il est vrai que Martinet tenait une correspondance privée). La désillusion serait donc bonne conseillère ?

"La littérature, c'est comme avec une femme, si on ne bande plus, cela n'a plus le moindre intérêt. Enfin, moi, c'est ainsi que je vois les choses, et pas du tout comme le Révérend Père Guégan en termes de devoir, ou de salut (quelle blague !). Comme on entoure cet acte somme toute banal de phrases pompeuses. Si un artisan n'a plus envie de travailler le bois, même momentanément, il ne fait pas chier le monde entier parce qu'il ne travaille plus le bois. Un détail horrible : je n'écris pas, et cela ne me manque pas. Je ne suis pas un champion sportif, je n'ai pas d'exploit à accomplir, je ne suis pas non plus un pommier (hélas), et je ne suis pas on plus un mystique de l'écriture, type Blanchot, Laporte ou Bernard Noël."




Capharnaüm (n° 2, été 2011, parution le 19 mai)
Finitude
112 pages, 13,50 €

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