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jeudi 31 décembre 2009

Le Peuple des miroirs (des textes critiques de Jean-Pierre Martinet)

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Il revient encore, toujours, comme un nouveau coup de canif dans nos certitudes : là où il est, Jean-Pierre Martinet doit s’exclamer : “Immer ! Immer ! Je suis là, dans vos esprits, pour toujours désormais. Vous ne m’oublierez plus, c’en est fait !”

Et, de fait, Jean-Pierre Martinet sera de nouveau à l’honneur dès le premier trimestre de 2010, l’année qui démarre fort.

Avec une réédition, La Somnolence, son premier roman paru en 1975 chez J.-J. Pauvert, et Le Peuple des miroirs, un volume d’articles critiques que seuls les heureux propriétaires de la collection de Matulu, journal littéraire publié par un bel aréopage (Alfred Eibel, Yves Martin et alii) entre 1971 et 1985 pouvaient encore lire.

Grâce au travail de Julia Curiel, qui a réuni ces articles de toutes tailles, et notamment ses entretiens avec Ernst Jünger ou Roger Caillois, ou son essai sur Thomas Hardy (Hors Commerce, Alfred Eibel éd. ) - il suffira désormais d’ajouter son essai sur t’Serstevens pour boucler le corpus (1).

C’est une nouvelle face de Martinet qui est remis en lumière. Où l’on s’apercevra que le romancier, cinéaste sans espoir, fan des grands Russes, était aussi un lecteur des plus fin.




(1) Jean-Pierre Martinet “Un apostolat d’A. t’Serstevens, misère de l’utopie” in Albert t’Serstevens Un apostolat. - Courbevoie, Durante, 2002, 235 pages, 22 euros



Jean-Pierre Martinet Le Peuple des miroirs. Textes critiques. Textes rassemblés et présentés par Julia Curiel. - Clichy-la-Garenne, France Univers, 130 pages, 15 euros jusqu’au 15 février 2010, 18 euros ensuite.

Jean-Pierre Martinet La Somnolence. Préface de Julia Curiel. - Bordeaux, Finitude, 256 pages, 20 euros. A paraître le 21 janvier 2010.



France Univers
3, rue d’Estienne-D’Orves
92110 Clichy-la-Garenne

mercredi 9 décembre 2009

La Grande Vie sur scène

Costume_Adolphe_Marlaud.jpg Costume d’Adolphe Marlaud, avec une canne excédentaire.




Après l’avoir présenté à La Tour d’Aigues et au Trianon (Pigalle), Denis Lavant jouera le spectacle qu’il a imaginé à partir de La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet.

Ce sera les 11, 12 et 13 février prochains au théâtre Benoît XII, à Avignon.




Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface du Préfet maritime. — Talence, L’Arbre vengeur, 64 p., 9 euros

vendredi 24 octobre 2008

Big Shoot, une pièce de Koffi Kwahulé avec Denis Lavant

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Grand lecteur autant que grand comédien, Denis Lavant est amateur d'Yves Martin, de Henri Simon Faure, du SchrummSchrumm de Fernand Combet, de Jean-Pierre Martinet (il arbore le badge édité par l'Arbre vengeur), ou encore de Bastard Battle de Céline Minard comme il le prouvera bientôt.
C'est donc à l'évidence un homme de goût.


Il joue en ce moment un texte de Koffi Kwahulé, mis en scène par Michèle Guigon au Lavoir Moderne Parisien.


Jeux du cirque médiatique où le bourreau se fait artiste et offre à la curiosité malsaine de la société le spectacle de son crime.
Interrogatoire poussé, sévices psychologiques de détraqué, folie et sexualité.
Tour à tour inquisiteur et tortionnaire, Monsieur Invente Stan, sa victime, et fabrique l'"alibi" nécessaire à ses pulsions.


On y court si l'on n'est pas trop cloche.


Lavoir Moderne Parsien
23 rue Léon
Paris XVIIIe — métro Château Rouge
Réservations : resa@rueleon ou 01 42 52 09 14
Du mercredi (21 h) au dimanche (16 h et 21 h)

jeudi 23 octobre 2008

Célébration de Jean-Pierre Martinet

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C'est donc aujourd'hui que la librairie parisienne L'Amour du noir (1) présente les 3 + 1 derniers Jean-Pierre Martinet sortis des presses.
Ce qui donne dans le désordre : l'édition ne varietur de Jérôme (Finitude) sortie le 10 dernier, trente ans après son édition originale (cf. les mémoires de Gérard Guégan au sujet de Martinet), les rééditions de Ceux qui n'en mènent pas large (Le Dilettante) et de L'Ombre des forêts (La Table ronde), puis La Grande Vie (L'Arbre vengeur), chef d'oeuvre de la nouvelle française du siècle dernier, tout juste remis en vente pour l'occasion.

Mais c'est à la reparution de Jérôme qu'il convient de s'attacher puisque ce livre est le grand-oeuvre de Jean-Pierre Martinet.
Il faudrait beaucoup d'inconscience pour tenter en si peu de mots l'exégèse de ce livre qui entre Dostoïevski et Biely ronge les bitumes de deux villes idéelles, Paris et Pétersbourg.
Ce soir, l'ami et voisin de palier de Martinet, Alfred Eibel, commentera sans doute l'histoire de ce grand homme de la République des lettres et de son livre (qui avait d'abord paru en version presque courte au Sagittaire après avoir été extirpé du placard à manuscrits de Pauvert). Parions aussi sur la présence Raphaël Sorin, et réjouissons de voir une fois encore les lauriers de Jean-Pierre Martinet dorés à l'or fin.

A son sujet la glose commence à être épaisse, nous vous laissons découvrir tout ça vous même et, contrairement à ce que laisse imaginer la quatrième de couverture de Jérôme, il est bien certain qu'aucun affrontement ne se déroulera sous vos yeux ébahis au sujet de ce livre. Trente ans ont passé ! Ceux qui craignaient que le livre n'inculque le virus de la désespérance au bon peuple peuvent être rassurés (s'ils n'ont canés...) : le désespoir n'est pas passé par Martinet, il l'a transpercé ! Le peuple ronge toujours son frein, de plus en plus inquiet et Martinet n'en peut mais.

Signalons aussi que Guy Darol a fait une fois encore du bon travail, voyez donc ses deux billets consacrés à Jean-Pierre Martinet et à Yves Martin. Il y écrit : "Et il est peu d’écrivains depuis Gérard de Nerval ou Xavier Forneret qui possèdent à ce point le don d’évanescence, la magie qui fait se multiplier les visages, surtout quand ils sont flous."

Bonne chasse


L'Alamblog est prêt à recueillir vos commentaires sur les différents livres de Jean-Pierre Martinet, n'hésitez pas à nous les communiquer.


martinetforet.jpg Rééditions et remise en vente

Jean-Pierre Martinet Jérôme. Préface d'Alfred Eibel, postface de Raphaël Sorin. — Bordeaux, Finitude, 461 p., 24 euros
L'Ombre des forêts. Postface d'Alfred Eibel. — Paris, La Table ronde coll. "La Petite Vermillon", 246 p., 8,50 euros
Ceux qui n'en mènent pas large. — Paris, Le Dilettante, 124 p., 15 euros
La Grande Vie. Préface du Préfet maritime. — Talence, L'Arbre vengeur, 64 p., 9 euros



(1) 11 rue Cardinal-Lemoine à Paris.

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