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Mot-clé - Jean-Pierre Martinet

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vendredi 27 octobre 2017

Martinet (état-civil)

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L'érudition locale n'est pas un vain labeur. Grâce à ce vecteur de recherche, on en apprend toujours un peu. Témoigne cet article de Geneviève Monloubou publié en 2014 dans la Revue historique et archéologique du Liournais et de la vallée de la Dordogne (tome LXXXII, n° 303, 1er semestre 2014, p. 73-88) : il y est question de Jean-Pierre Martinet dont G. Monloubou fut une condisciple au lycée. Sur la base de ses souvenirs, de données récoltées localement et de vérification à l'état-civil, voici ce qu'elle apporte à son tour au panthéon Martinet :
Jean-Pierre Martinet est né à la maternité de l'hôpital de Libourne le 12 décembre 1944.
Il est le fils de Jean Martinet, né le 13 juin 1903 à Bordeaux, professeur d'espagnol au collège de garçons, et de Yvonne Suzanne Marguerite Planchot, institutrice, née le 20 juin 1919 à Chateaulin (FInistère), décédée le 18 octobre 1997 (Libourne).
Le père est un professeur particulièrement chahuté, semble-t-il. Pourrait s'être suicidé. Jean-Pierre Martinet est orphelin très tôt. Il a un frère aîné : Yves Maurice (Saint-Nazaire, 31 octobre 1939-Libourne, 6 février 2007), résident à l'EHPAD (pavillon 20) de la Fondation Sabatié à Livourne.
Il a également une soeur : Monique Marie Suzanne Alégria Martinet (2 mai 1943, Livourne), mise sous tutelle en 1956, fréquente épisodiquement l'hôpital psychiatrique.
Voilà des faits établis.

Pour un rappel plus général, G. Mouloubou rappelle ceci :
1955 : 6e au collège de garçons. S'occupe du ciné-club avec M. Chauvet, le professeur de mathématiques.
1959 : lycée mixte de Libourne, seconde littéraire (section B)
1962 : obtient son baccalauréat
1979 : démission de son poste d'assistant-réalisateur à l'ORTF
Départ de Paris : printemps 1979
Attente d'un héritage à Libourne, au 27, rue Chanzy, dans la maison familiale
Installation à Tours. Il vit dans l'arrière-boutique de sa maison de la presse du 8, rue George Sand
Retour à Libourne
Décès le 18 janvier 1993

On ne dira jamais assez quel grand écrivain fut Jean-Pierre Martinet.





Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface de Denis Lavant. Postface du Préfet maritime. - L'Arbre vengeur, 2017, 80 pages, 9€

jeudi 12 octobre 2017

Le Noir Roman de Jean-Pierre Martinet ce soir à Bordeaux

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Ce soir à 20h30, le cinéma Utopia propose une soirée autour de Jean-Pierre Martinet, vedette posthume des librairies, proposée par les éditions L'Arbre vengeur et Finitude avec la participation de La Machine à lire.
La projection sera précédée de lectures extraites de La Grande Vie (L'Arbre vengeur) et de Jérôme (Finitude) par Romain Jarry (Alfred n'était pas disponible) et suivie d'une rencontre avec le Préfet maritime et des éditeurs martinetophiles.
Tarif unique : 4 euros


Le Noir Roman de Jean-Pierre Martinet, documentaire de Nils Warolin, sur une idée d'Alain Amirault, France 2017 52mn - avec Denis Lavant, etc.

samedi 22 juillet 2017

Jean-Pierre Martinet : le dvd !

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On se souvient que la première du documentaire consacré à Jean-Pierre Martinet a eu lieu il n'y a pas si longtemps (c'était en juin).
Voici que le dvd est accessible à cette adresse pour la modique somme de 16 €

A bons entendeurs...

Le Noir Roman de Jean-Pierre Martinet. Un film de Niels Warolin, sur une idée originale d'Alain Amirault, avec Denis Lavant, Alfred Eibel, Raphaël Sorin, Julia Curiel, Sylvie Robic et Eric Dussert.

jeudi 15 juin 2017

Denis Lavant présente La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet

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On ne dira jamais assez quel grand écrivain fut Jean-Pierre Martinet.
L'Arbre vengeur se fait un devoir de la faire savoir depuis de nombreuses années.
A l'occasion de la réédition dans la collection "L'Alambic" de sa La Grande Vie, préfacée désormais par Denis Lavant, mais oui, ce texte magistral est destiné à faire des émules chez les lecteurs.
Ne dit pas autre chose François Angelier dans la magnifique chronique qu'il vient de consacrer à ce grand maudit sur France Culture. Il le place auprès d'Henri Calet, de Samuel Beckett, de Céline et de Raymond Guérin, parmi les astres noirs qui ont su au siècle dernier exprimer la tragédie de l'être humain avec brio, force, fantaisie et, dans le cas de martinet, une terrible ironie tournée contre lui-même.
Soigneusement calfeutré sous une nouvelle couverture conçue par Nicolas Etienne, La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet vous est promise... Ne ratez pas le coche.



Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface de Denis Lavant. Postface du Préfet maritime. - L'Arbre vengeur, 2017, 80 pages, 9€

mercredi 14 juin 2017

Le Noir Roman de Jean-Pierre Martinet

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Retenez votre soirée du lundi 26 juin 2017. Le Noir Roman de Jean-Pierre Martinet, le documentaire de Niels Warolin sur une idée d'Alain Amirault, sera projeté pour la première fois...
Avec Denis Lavant, Alfred Eibel, Julia Curiel, Raphaël Sorin, Eric Dussert, etc.

La séance aura lieu à La Générale à 20 h 15.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.



La Générale
14 avenue Parmentier
75011 Paris
Métro Voltaire

mercredi 24 mai 2017

Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet

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Proche de Jean-Pierre Martinet durant sa période parisienne, Alfred Eibel publie un court volume de souvenirs où les lecteurs de Jérôme et autres Grandes Vies vont trouver une clé pour entrer dans l'esprit de l'oeuvre martienne.
Mieux qu'une longue thèse, les épisodes relatés par l'éditeur Eibel, l'éditeur et l'ami de Martinet, transmettent à qui sait entendre les ambiances, astuces de langage, récurrences, points de fixation ou points de fuite du langage et de l'univers martinien.
Une pièce sans doute un peu hirsute, à la manière eibelienne, mais assurément capitale pour entrer dans le vif.
En somme, la preuve par l'exemple avec figures présentes.



Alfred Eibel Dans la rue avec Jean-Pierre Martinet. Préface d'Olivier Maulin . Postface du Préfet maritime. — Metz, Editions des Paraiges, 116 pages, 13 €

jeudi 23 mars 2017

Nouvelle édition pour La Grande Vie !

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Le billet d'hier l'annonçait et depuis les interrogations pleuvent...

La curiosité reste un vilain défaut mais le Préfet maritime ne peut que céder en montrant ce que Nicolas Etienne, graphiste émérite de l'Arbre vengeur a concocté pour mettre en valeur le texte formidable de Jean-Pierre Martinet.

Puisque, oui, sous une nouvelle couverture "explicite", La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet va reparaître !

Sous une nouvelle couverture donc et avec une nouvelle préface signée Denis Lavant, le comédien qui s'est merveilleusement saisi de ce texte, promenant le personnage d'Adolphe Marlaud jusqu'aux tréteaux d'Avignon.

Voici donc la nouvelle couverture du meilleur "feelgood book" de l'été.


Jean-Pierre Martinet La Grande Vie. Préface de Denis Lavant. - Talence, L'Arbre vengeur, 15 mai 2017.

mardi 21 mars 2017

Jean-Pierre Martinet et Edmond Lévy (1974)

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Quelques nouvelles de Jean-Pierre Martinet...

Tout d'abord L'Arbre vengeur a le privilège de produire très prochainement une nouvelle édition de La Grande Vie enrichie d'une préface de Denis Lavant.
On savait le comédien particulièrement attaché à ce texte grandiose, il le prouve.
Le livre intègrera la collection "L'Alambic" avec une toute nouvelle couverture conçue par Nicolas Etienne.


Ensuite, grâce à Stéphan Lévy-Kuentz, ressurgit un moment de la vie professionnelle de Jean-Pierre Martinet.
Le document n'est pas commun : en effet, dans les archives d'Edmond Lévy, réalisateur issu de l'IDHEC, comme Martinet lui-même, sommeillait le dossier de réalisation d'un opéra filmé Roméo et Juliette durant laquelle l'auteur de Jérôme servit d'assistant.

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En 1974, nous apprend encore Stéphan Lévy-Kuentz, Edmond Lévy (disparu en 1995) venait de passer de dix ans en tant que collaborateur artistique de Max-Pol Fouchet, qui venait d'être viré par Giscard à cause de son engagement communiste, au moment de la transformation de l'ORTF en SFP.

Pour Martinet, qu'il rencontre au début de la décennie 1970, c'est aussi le moment de la parution de La Somnolence dans "L'Accès", la collection de Pauvert.

C'est apparemment pour sortir Jean-Pierre Martinet d'un état dépressif chronique que Lévy l'appela sur diverses émissions télévisées. Mais les deux hommes échangent aussi littérature — Edmond Lévy a publié chez Gallimard en 1956, La Fin du premier jour. Une amitié se tisse et en 1978 Martinet propose à Lévy d'adapter Jérôme. Le projet n'aboutit pas.
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mardi 30 juin 2015

En compagnie de Jean-Pierre Martinet

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Le phraseur empêche la digestion. Nous avons tous lu Le Bavard de René-Louis des Forêts. Il nous arrive après avoir bien éclusé de nous donner la réplique. Jean-Pierre prend les premières lignes, j'enchaîne avec les dix suivantes et ainsi de suite jusqu'à ce que le garçon se plante devant nous et nous dise, je vais vous apporter deux verres de verveine. Vous n'y pensez pas, dit Jean-Pierre. Il nous faut du rouge. Je règle d'avance. Connaissez-vous beaucoup de clients qui règlent d'avance leurs consommations ? Je m'incline ! dit le gardon. Nous avons l'art de transformer la clientèle du restaurant La Belle Rivière où nous attend notre table, en patins, en personnages burlesques. Nous ne leur prêtons pas d'existence. Ce sont des ombres. Peut-être que Richard Strauss aurait pu en titre un opéra. Jean-Pierre me dit, pitié pour les personnages falots. Notre drame à tous deux : ne pas croire à l'existence de nos contemporains. Nous ne sommes que des mains ; c'est quoi serrer des mains ? Non plus ces embrassades qui ne sont que des baisers volés, des baisers mouillés. Je me souviens d'un homme pris de boisson répétant, vous n'existez pas pour moi, vous n'existez pas pour moi. Pour nous c'était un peu ça. Nous n'arrivons pas à nous incarner (...) Moi, dit Jean-Pierre je ne suis pas très jus de raisins. Notre impuissance à créer une dimension nous vaut des quolibets, chapeau cabossé, qu'un ventriloque habile réussit à faire parler.



Alfred Eibel

Texte issu des souvenirs d'Alfred Eibel à paraître, Jean-Pierre Martinet le ventriloque.

vendredi 20 février 2015

Clefs de Jérôme

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Alfred Eibel a bien connu Jean-Pierre Martinet : il était son voisin de palier et fut son premier éditeur.
Il va livrer en fin d'année ses souvenirs sur cette relation dans un volume qu'il éditera grâce à vos souscriptions.

Voisin de palier de dix ans, une amitié indéfectible, une complicité qui nous mena sur des chemins qu'on ne recommande pas. Mise à nu de protagnonistes, ces souvenirs seront parcourus de fourmillements, de rencontres nocturnes, d'ébriété, d'errances, de conduites perverses, d'érotisme, d'invectives, de prises de bec dont l'oeuvre de Jean-Pierre Martinet porte les stigmates. La littérature y prendra sa part, dans ce qu'elle a de plus secret, mais aussi de plus futile. Enfin, l'humour, la dérision, l'ironie couronneront cet ensemble.
Alfred Eibel


N'omettons pas de souligner que c'est dans ces stigmates et conduites que vont s'éclairer moult aspects et références nichés dans son œuvre estomaquante.
Pour ce procurer ce qui ressemble bougrement à une nécessaire clef de Jérôme, un chèque de souscription de 35 euros à :


Alfred Eibel
6 rue Henri Bocquillon
75015 Paris
Parution prévue pour décembre 201
5.
Tirage limité à 150 exemplaires.

Les plus malins sauront quoi faire...


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