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mardi 12 septembre 2017

Jean-Pierre Le Goff (L'invité n° 0175)

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Le nouveau catalogue à prix marqué de la librairie Trois Plumes est consacré à L'invité n°0175. Il regroupe environ 200 numéros concernant Jean-Pierre Le Goff (1942-2012), poète et plasticien banalyste issu de la dernière génération surréaliste.
Le catalogue recèle des ouvrages parfois très rares, voire très très rares, de Jean-Pierre Le Goff, ainsi que des ouvrages relatifs à la banalyse et aux banalystes, puis divers livres et plaquettes à teneur surréaliste et régions circonvoisines.
Tous ces ouvrages proviennent de la bibliothèque de Jean-Pierre Le Goff naturellement et sont pour la plupart agrémentés d'envois.
Un document historique en somme, à ne surtout pas négliger.

Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
4 avenue Montaigne
49100 Angers
06.30.94.80.72




mercredi 28 janvier 2015

Les Coquilles de Le Goff

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Arpenteur et poète, Jean-Pierre Le Goff (1942-2012) avait acquis « le goût des analogies et des correspondances comme moyen de connaissance, mettant par exemple en rapport les dessins des coquillages et les cartes géographiques » (Stéphane Mahieu). Il avait par conséquent le goût des séries, et très fort. D'autant qu'il était aussi banalyste d'obédience patatruque. Témoignent encore ses Coquillages, recueil de proses inédit qui paraît aujourd’hui avec une très belle préface de Didier Semin évoquant tout à la fois Roger Caillois et Oswald Crollius, ce médecin allemand du XVIe siècle qui tissait l'analogie de la forme et des fonctions. On constate plusieurs démarches dans ce livre riche. Et les proses qui y figurent offrent du scientifique et du rêveur, du pointilleux et du métaphysique, du verbe et des formes, de la folastrie et de la science, au point que l’on ne trouve meilleure analogie à sa lecture que ces chasses éperdues, sur la plage, pour trouver le plus beau spécimen.
« Je préfère, écrit Jean-Pierre Le Goff, me laisser corrompre et suborner par l’idée que la nature a mis à notre disposition la page blanche du coquillage pour que nous puissions y projeter mentalement nos penchants particuliers pour les figures, les teintes et nuances pour lesquelles nous avons une prédisposition. »
Un livre merveilleux, qui fait suite dans le catalogue des Grands Champs à la Botanique parallèle de Lionni, aux Clairs de lune de Flammarion et à La Vie privée et publique de Grandville. Franchement, tout cela a de la gueule.


Jean-Pierre Le Goff Coquillages. — Éditions des Grands Champs, 208 pages, 23 €


mardi 27 août 2013

Un jardin pour Alice ?

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Après la Zoologie onirique de Guy Girard, il n'était pas possible de ne pas évoquer un classique des sciences naturelles imaginatives : La Botanique parallèle de l'Italien Leo Lionni (1910-1999), inoubliable auteur de "Petit-Bleu et Petit-Jaune" (L’École des loisirs, 1970) et d'autres livres délicieux.

Militantes de la littérature naturelle, les meneuses des éditions des Grands Champs ont ouvert grand leur porte pour faire entrer en leur catalogue un très grand livre : La Botanique parallèle de Leo Lionni.
A l'instar du zoo de Guy Girard, ou même du jardin statutaire de Jacques Abeille, lequel est minéral évidemment, on aborde chez Lionni une flore en folie, des herbes exubérante qui se laissent vivre, puisqu'elles existent, et suggèrent au naturaliste Lionni des notices et des dessins de scientifique illustrant la tournelune ou les kumodes et le Barometz, l'arbre-brebis...
Ce savant de haulte fantaysye façonne depuis les méandres de son cerveau un monde imaginaire avec son archéologie, son anthropologie, ses traditions, ses contes, sa physique, ses couleurs. Au fond, son livre est une serre magique, un miracle arboré, feuillu, herbu, vert comme un nouveau Paradis, une sorte de terre impromise, ce qui n'exclut pas la cruauté et les errances.
Au terme de sa refondation du monde, l'auteur pourrait s'exclamer, un sanglot de fierté dans la voix :

Entre ici, Alice !
(Et vous aussi mes frères et sœurs...)

La résurrection merveilleuse de ce livre, édité une première fois en français par Pandora en 1981, peut s'enorgueillir désormais de posséder en outre une préface de Marco Martella et d'un très beau texte du regretté Jean-Pierre Le Goff, "Les plantes de l'autre côté de la haie".
Franchement, ce bel ouvrage qui est aussi un bel objet prouve à lui seul que l'altruisme a des limites : c'est un beau cadeau à se faire.


Leo Lionni La Botanique parallèle. Traduction de l'italien par Philippe Guilhon augmentée par Anton Doghov. Dessins de l'auteur. Préface de Marco Martella. Suivi de "Les plantes de l'autre côté de la haie", par Jean-Pierre Le Goff. - Paris, Éditions des Grands Champs, 277 p., 23 €.


(1) Récente édition en braille : Talant, Les doigts qui rêvent, 2007.

jeudi 1 mars 2012

† Jean-Pierre Le Goff (1942-2012)

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Copyright Nicéphore Iniepce 2000


Fils d'un marin perdu en mer, Jean-Pierre Le Goff s'est éteint dimanche 26 février à Montmorillon (Vienne). Il était né à Douarnenez* le 2 août 1942 et avait fréquenté depuis son jeune âge surréalisme, pansémiotique, banalyse et 'pataphysique.
C'est un auteur aux voies originales qui disparaît.

  • Ses archives, et notamment sa correspondance, ont été déposées à la Bibliothèque de Brest.



Bibliographie de Jean-Pierre Le Goff
Ne voir que du bleu (Arabie-sur-Seine, 1983)
Journal de neiges, avec deux dessins de Jean Benoît (Le Hasard d'être, 1983)
Lettre sépia (AKEJ, 1984)
Les Remparts de Brouage, avec un collage de Véronike Keczkowska (Orbe, 1984)
Sur le tas (s. l., La Petite chambre rouge, 1984)
Rutilance du trésor (Lille, A. Buyse, 1987)
Le Cachet de la poste, feuilles volantes. Préface de Jacques Réda (Gallimard, 2000)
Du crayon vert (Au Crayon qui tue, 2001)
L'Ecriture des fourmis (Au crayon qui tue, 2003)
Les Abymes du Titanic (Au Crayon qui tue, 2006)
Catalogue de fils à plomb offerts à Jean-Pierre Le Goff (s.d.)

Jean-Pierre Le Goff collaborait également à la revue De rien. Ci-dessous, un article de Stéphane Mahieu, directeur de la publication

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vendredi 30 octobre 2009

Signe à Jean-Pierre Le Goff

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La revue De rien, qui voudrait nous faire croire qu'elle est bien peu de chose, consacre sa 54e livraison à Jean-Pierre Le Goff.

Parce que nous ne sommes pas oublieux, non plus que cacochymes, c'est avec joie que nous retrouvons l'auteur du Cachet de la poste, feuilles volantes (Gallimard, 2000) dans des exercices d'observation comme il en a le secret. Ici, "le laiton" et "la Victoire de Samothrace" sont parmi les "Métaux adjacents" scrutés.

On raffole de ces textes courts, issus des cueillettes péricitadines, dont la conclusion pourrait être « La solitude est minérale. »

Mais méfions-nous des conditionnels... et d'une feuille A4 pliée en trois volets recto-verso.



De rien (n° 54, septembre 2009)
derienrevueAThotmail.com