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mercredi 27 septembre 2017

Jean-Baptiste Para obtient le prix de traduction Étienne-Dolet

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Excellente nouvelle du jour : Jean-Baptiste Para est distingué avec beaucoup de pertinence par le tout nouveau prix de traduction Étienne-Dolet pour l'ensemble de son travail.
Créé par la Sorbonne, ce prix porte le nom d'un grand humaniste du XVIe siècle victime de l'intolérance religieuse, auteur du premier traité en français sur la traduction.
Le vaillant Jean-Baptiste Para, traducteur de l'italien et du russe, bien connu des lecteurs de l'Alamblog, recevra son prix le samedi 30 septembre dans la Salle des Actes à la Sorbonne à 16h45.
Les festivités seront l'occasion de lectures.
Programme et inscription : ici.


mercredi 21 septembre 2011

On va en causer : Les utopies russes, par Jean-Baptiste Para


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dimanche 28 juin 2009

Ossip Mandelstam dans une livraison historique d'Europe

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Il existe, selon nous, et vu depuis notre île, deux revues fondamentales en France.
Deux et puis quelques autres qui auraient tendance à le devenir. Répétons-nous une fois encore : les revues qu’il convient de ne pas laisser passer sans y jeter les deux yeux, ce sont Plein Chant et Europe.
De cette dernière, fondée en 1923, tout est bon depuis plus de dix ans. On se surprend d’ailleurs souvent à replonger dans des numéros de naguère, avec le même appétit et la même chance d’y faire des découvertes.
Le tout nouveau numéro 962-963 consacré au grand poète russe Ossip Mandelstam n’échappera certainement pas à la règle car, selon Jean-Baptiste Para, le meneur d’Europe, il est appelé à faire date.
Or l’on croit toujours Jean-Baptiste Para. C’est d’ailleurs bien l’un des très rares esprits d’aujourd’hui à qui l’on ajoute foi de manière aussi systématique. Sans avoir été jamais déçu.
Cette fois encore, nous nous pourléchons : son dossier complet - et l’on sait à quel point les dossiers d‘Europe ne sont pas de la gnognotte -, ses articles bio-bibliographiques, ses essais et, pour l’occasion, au moins trois inédits essentiels, garantissent à l’acquéreur qu’il a fait une bonne affaire : évidemment, un inédit de Mandelstam lui-même, mais aussi des témoignages de première main, jamais traduits en français jusqu’ici, de ses amis Boris Kouzine et Natalia Chtempel constituent de solides garanties.
Et des moments de satisfaction profonde.



Europe
n° 962-963 (juin-juillet 2009)
4, rue Marie-Rose
75014 Paris
europe.revueATwanadoo.fr
18, 50 euros (étranger : 20 euros)

vendredi 12 juin 2009

C'est ce soir !

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Rendez-vous à la galerie Objet Trouvé, de 18 à 21 heures, où nous serons accueillis par le maître de maison, Christian Berst, pour fêter la parution de la troisième livraison de La Fabrique des Icebergs.
Tous ne viendront peut-être pas, mais sachez toujours qu'ils sont au sommaire du numéro : Benjamin Franklin (lui a déjà déclaré forfait), Dominique Poncet, Céline Minard, André Derval, Anne Serre, Jean-Baptiste Para, Sylvaine Viel-Notte, Pierre Vella, Philippe Garnier, Séverine Weiss, Karine Lanini, Christophe David, Christian Laucou, Florent Chopin, Malek Abbou, Guy Girard, Gilles Desrozier et le Préfet maritime.


Galerie Objet Trouvé-Christian Berst
24 rue de Charenton
75011 Paris (métro Bastille)

La Fabrique des Icebergs (n° 3)
16 pages, 3 euros

lundi 20 novembre 2006

François Augérias et la Nouvelle-Zélande en Europe


Il a paru.
Le Préfet maritime, qui a pu se le procurer avant les autres — bénéficiant en l'occurence de la proximité géographique de ses îles, rarement aussi favorable — en a goûté la substance et peut, en connaissance de cause, féliciter l'éditeur, Jean-Baptiste Para, qui oeuvre depuis longtemps à la tête d'Europe et mérite les plus vifs éloges pour son travail d'homme de savoir et de sensibilité.

Au sommaire, un dossier François Augiéras, pour commencer, avec, surtout, des lettres inédites à Yves Bonnefoy, Joël Picton, Jean Boyé, Ilo de Franceshi très intéressantes. Ajoutons-y la lettre incluse dans l'article de Claude Pillet où Augérias écrit, le 16 décembre 1955 à André Malraux. Elle mérite d'être cité pour sa franche expression :

Monsieur, Je crois que mon éditeur vous a fait parvenir l'ouvrage intitulé Le Vieillard et l'Enfant.
Dans quelques jours je passe en correctionnelle. Avant d'aller en prison vous êtes un homme avec lequel je souhaite parler.
Je voudrais parler une heure ou deux avec vous. Si vous désirez me voir, envoyez un mot chez : Gaston Georges — 13 rue Etienne Marcel, Paris 1er. Je serai à Paris de lundi à jeudi soir. Je connais bien Les Voix du silence, que j'ai lues au Soudan (i. e. Mali), j'ai peut-être beaucoup à vous apprendre sur ce livre ; n'êtes-vous pas las de n'atteindre que des auditoires "d'élites", que les lecteurs de la Nouvelle N.R.F. Depuis dix ans vous chantez au clair de lune ; n'avez-vous jamais souhaité une réponse de la nuit...
Vous avez commencé par vivre les armes à la main, puis abandonné la fraternité révolutionnaire... disons au profit de la création artistique... N'avez-vous pas le regret de n'être plus qu'au service de l'Europe, de Paris fatigué et usé ?

J'ai souvent soupçonné Les Voix du silence d'être faites pour êtres lues au clair de lune : en Afrique, ou sur l'Océan.
Je ne peux croire que vous appartenez à la nullité de Paris. Enfin j'aimerais vous voir.

F. Augiéras

Il n'obtint pas d'audience, évidemment, mais, le 31 mars 1956, ce billet, qu'il cite dans La Trajectoire, une adolescence au temps du maréchal (Bourgois, 1968) :

"Monsieur, j'appartiens si peu à la Civilisation de Paris, que je n'y suis jamais."

Signé de Malraux.

La lettre d'Augiéras à Joël Picton est, par ailleurs, un document rare. Il s'y développe un genre extrêmement virile d'amitié bretteuse qui vaut le détour. Un bon sujet pour le prochain colloque des Invalides (Querelles et invectives).
Cette facette de la personnalité d'Augiéras nous avait jusque-là tout à fait échappé. Nous n'y avions pas beaucoup regardé non plus. L'ensemble des interventions réunies dans ce numéro d'Europe sont de nature à nous remettre les idées en place, c'est parfait. Soulignons encore l'article de Pascal Sigoda, très informé, comme d'habitude, de Francesca Y. Caroutch, de Claude Piller, etc.

Vient ensuite le dossier Lettres de Nouvelle-Zélande truffés d'excellents textes (proses et poèmes) où nous avons lu les délectables nouvelles de Tracey Slaughter ("Blé") et Patricia Grace ("Entre ciel et terre"), parmi d'autres très belles pages.

Et aussi, à propos de la littérature néo-zélandaise, au pinacle en ce mois de novembre :
Brèves (n° 79) accessible sur Lekti.com