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dimanche 28 février 2010

Le vrai scandale BHL (Stéphane Huynh Tan)

JugementPoubelleDavid_Erlich.jpg “Jugement-Poubelle”, par David Erlich.



L’affaire Botul a permis à certains d’occulter le message de BHL : Marx inutile, Kant inutile, Hegel on n’en parle même pas, et Fichte donc…

Pourtant quel progrès si on généralisait les conceptions pédagogiques de BHL, quel soulagement ! Une histoire de la peinture où on ferait l’impasse sur les Italiens, des encyclopédies de l’architecture où on ne nous ennuierait plus avec les Grecs, tout sur la littérature sauf les Romantiques…

Le comité de soutien à BHL et la fondation pour l’élargissement de la philosophie au Paraguay attendent votre soutien.



Stéphane Huynh Tan


Addendum du Préfet maritime
Comme le relève Stéphane, le véritable scandale reste que sans l’anecdote Botul, le livre de l’inepte pipeaule serait célébré par les voix unanimes de la presse.
Témoin, le magazine Transfuge (de quelle institution ?) qui ose encore titrer son récent numéro sur “Le dernier engagé”.
Encore un effort, Françaises, Français, il n’en reste presque plus.
Des magazines “culturels” par contre… Tant qu’il restera des produits à vous fourguer… Ca n’est donc pas gagné.

samedi 20 février 2010

Jean-Baptiste Botul, célèbre inconnu (l'indépendant.com)

Botul.jpg



Avec la plaisante affaire BHL-Botul, qui démontre à quel point la pensée du chow-chow de concours germanopratin ne connaîtra guère de postérité, de son vivant, et comment la presse parisienne nous a fait durant trente ans avaler des sornettes, on passe un hiver rigolard.
Voici un article issu de l’Indépendant.com où se dévoile une part généralement occultée de l’aventure de Botul, philosophe de tradition orale qui colloquait en Amérique latine dans les années 1940… C’est du moins ce que croit certain Français…



LIMOUX J.-Baptiste Botul cet inconnu

Dans son dernier ouvrage, Bernard Henri-Lévy cite Jean-Baptiste Botul, un philosophe qui n’a jamais existé. La polémique, on le sait, fait rage, surtout à Paris. L’auteur de “La barbarie à visage humain” est même montré du doigt, gaussé : “Mais pourquoi n’a-t-il pas vérifié ses sources ?” entend-on ici ou là.
C’est un peu injuste. Le canular a quand même duré quinze ans et beaucoup sont tombés dedans avant lui. Sauf Daniel Delort, fondateur des éditions “L’atelier du Gué”, à Villelongue-d’Aude. Voici quelques années, il avait publié trois volumes intitulés “Les Cahiers de l’Enclume”, tous consacrés au philosophe irréel. “Tiens, une enclume !” s’était écrié le soi disant Botul, le 15 août 1908. Phrase jugée fondatrice d’une nouvelle période de notre modernité, d ‘où l’intitulé choisi pour les Cahiers. Daniel Delort s’étonne : “B.-H. Lévy a le droit de citer Botul. Où est le problème ?” Et oui, si l’homme n’est plus, ou s’il ne fut jamais, “ses” idées, elles, sont restées. Et d’une manière générale, qui peut savoir vraiment d’où viennent les idées ? Q u’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. “Botul a donné son nom à des rues à Pomy et Sougraigne. Il y a même une impasse Botul à Strasbourg. Or, élus, préfets et sous-préfets n’inaugurent pas des rues sans vérifier ce qu’ils font” . Ils ont vérifié l’idée, pas l’Etat-civil.


N’empêche, on pourra constater ici que les édiles parlent très bien de ce qu’ils savent : Déclaration de l’édile de Pomy sur l’affaire qui nous occupe.

Reste une question : qui remboursera les acheteurs des livres frelatés de BHL ?
Serait-ce ses (brillants) éditeurs, serait-ce les époustroufants Messieurs-dames de la presse qui ont entonné des lustres durant les trompettes de la très grande gloire de BHL ?
Et de Botul ou de BHL, quel est le plus mystifiant (1) ?



P. S. Il paraît que le ténébreux à chemise blanche, après avoir fait mine de trouver amusante son “erreur” (piètre parade) est désormais en colère : on ferait trop de cas de Botul.



(1) Rappelons à toutes fins utiles qu’en 2000 le cas Botul était étudié dans le cadre du Colloque des Invalides consacré aux mystifications… 2000, 2010, qu’il est long le chemin de la connaissance. Les mystifications littéraires. — Du Lérot, 192 pages, 26, 68 euros

lundi 8 février 2010

On a retrouvé le 3e frère Bogdanov !



Vous verrez, c’est ici et c’est à se tordre !

Vive Botul, vivent les botuliens !

jeudi 15 février 2007

Sous le signe de Botul


Tout à nos recherches damourézikiennes, nous faîllimes ne pas prêter attention au monde qui nous entoure.
C’eût été truffe : la bobine qui me sert de table basse a le sourire, les cormorans déménagent grave sous le soleil doux, le merle des îles est de retour et nous le fait savoir (une photo bientôt), la mer est à peu près étale et les pirogues se dispersent chaque matin aux trois azimuths que nous offrent l’horizon. C’est bath.
Plus bath encore cette vidéo de Joyce et Beckett en pleine “conversation” transmise par le nostromo dubeaumonde, les derniers billets du blog du Copain de Doisneau consacrés à Gaston Chaissac et Romi, avec de très belles images, et la campagne tabagique de La Boîte à images.
La vie est belle sous les tropiques.

P. S. Transmise par la malle-poste internautique, cette coupure du Canard enchaîné signée Frédéric Pagès, qui nous fait rudement plaisir. La belle occasion de vanter à nouveau les vertus des deux superbes livres de Bienvenu Merino, Diarrhée au Mexique dont nous eûmes, souvenez-vous, l’occasion de vous parler naguère, et du Mexicain Enrique Serna, Amours d’occasion : des nouvelles caustiques au poil. La Mauvaise fille, elle, est là : .