L'Alamblog

Accueil | Contre-feux, revue littéraire | Les espaces de l'édition indépendante

Mot-clé - Jean Duperray

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 15 novembre 2013

Le Préfet maritime chez Henri Simon Faure, feus Jean Duperray et Marc Stéphane

Promo_Saint_Etienne.jpg



Le Préfet maritime sera ce soir à la librairie Lune et l'Autre‏, à Saint-Étienne, à 19 heures pour une discussion et dédicace de son dernier ouvrage Une forêt cachée paru aux éditions de la Table ronde.

La soirée sera l'occasion d'évoquer trois écrivains stéphanois qui restent mal pas connus, même dans leur ville natale :

Marc Stéphane (1870-1944) auteur témoignage magnifique sur la guerre de 14-18 Ma dernière Relève au Bois des Caures, de La Cité des fous et d'un roman gouailleur Ceux du trimard.

Jean Duperray (1910-1993) : instituteur à la Talaudière et militant syndicaliste Grand prix de l'humour noir en 1955 pour Harengs frits au sang, et auteur d'un témoignage sur Simone Weil (Mille et une nuits).

Henri Simon Faure, poète né en 1923 a fêté en octobre dernier son 90e anniversaire. Sa poésie est empreinte de référence à sa ville natale, au Panassa, à la mine, au Velay - Mézigue ou le métèque du Panassa et A la mine, le poète ! sont de magnifiques recueils.


Librairie Lune et l'Autre
19 rue Pierre Bérard
Saint-Etienne.

samedi 29 septembre 2012

Les couvertures du siècle dernier (XVIII)

dupefantop.jpg



La Tour de feu, décembre 1965

vendredi 16 mars 2012

Exposition de la correspondance Marcel Allain-Jean Duperray

Duperraylinard.jpg


Sous le titre de Fantômas ! des écrits démasqués, les archives municipales de Saint-Etienne exposent la formidable correspondance inédite échangée entre Marcel Allain et la correspondance inédite inchangée entre Marcel Allain et Jean Duperray, écrivain, instituteur et militant bien connu des Alamblogonautes depuis la double édition de son Harengs frits au sang (L'Arbre vengeur) et de son Quand Simone Weil passa chez nous (Mille et une nuits)

Depuis le 19 février jusqu'au 31 août 2012, sont donc présentées des lettres (près de cinq cent composent le fonds) des affiches, des couvertures de livres et des photographies de films. La création d'un roman policier, sujet abordé dans l'échange épistolaire des deux amis, n'était pas pour indifférer : Jean Duperray en a commis qui parurent en feuilleton...

A suivre, sans doute.


mardi 26 juillet 2011

Fragments de lettres à Jean Duperray

JeanDUPerrayIIV.jpg



Aujourd'hui, rangement. Aussi replongée dans les papiers, les archives, les documents. Et là, copies de lettres adressées à Jean Duperray par André Breton et Albert Camus (Archives municipales de Saint-Etienne).

D'abord André Breton :


Cher Jean Duperray,
Je vous remercie de votre lettre si amicale. Je suis sensible à ce ton de rêverie et de confidence qu'elle prend presque d'emblée : c'est cela la confiance, on laisse même l'interrogation pour aller vers ce qui tient le plus à cœur, j'aime cet abandon avec lequel vous m'entretenez des êtes que vous avez aimés et je suis aussitôt très près de vous, Simone Weil n'est pas loin (...)
Depuis que vous m'avez écrit, je suis heureux de mettre un point lumineux sur St Etienne, que je n'ai jamais fait qu'apercevoir par la vitre d'un train (...)


Couv.Duperrat.jpg
Jean Duperray Harengs frits au sang. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic", 320 pages, 15,00 €



A propos des souvenirs de Jean Duperray sur Simone Weil, sa camarade en syndicalisme, citons ces mots d'Albert Camus sollicité pour faire paraître le texte de l'instituteur stéphanois à l'enseigne de la NRF :


Paris, le Juillet 52
Cher Monsieur,
Votre témoignage sur Simone Weil est extrêmement intéressant et je vous remercie d'avoir bien voulu me le communiquer.
En ce qui concerne les faits eux-mêmes, c'est la première fois, grâce à vous, que j'ai pu me faire une idée de l'attitude de S. Weil dans les milieux syndicalistes et ouvriers. Je crois donc votre témoignage difficilement remplaçable (...).

Suit une correspondance régulière, au cours de laquelle Camus prodigue des conseils et, en dernier ressort (la biographie de Simone Pétrement avait déjà été prévue chez Gallimard et incorporera des éléments du texte de Duperray), propose à son "cher Duperray" de placer le texte dans une revue, ce qui sera fait.

DuperrayWeil.jpg
Jean Duperray Quand Simone Weil passa chez nous. Témoignage d'un syndicaliste, suivi de textes inédits. Édition présentée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 175 pages, 12,00 €

lundi 15 novembre 2010

Simone Weil et Jean Duperray sur Europe 1

DuperrayWeil.jpg


Ce soir, au cours de l'émission de Pierre-Louis Basse ("Bienvenue chez Basse", Europe 1, 21 h), il sera question de Simone Weil et du témoignage qu'a laissé de la philosophe le Stéphanois Jean Duperray.
Rédigé dans les années cinquante et publié quinze ans plus tard dans les Lettres nouvelles - malgré le soutien d'Albert Camus qui comptait le faire paraître chez Gallimard), ce texte ému n'avait jamais paru en volume et sa qualité, sa tonalité pudique et sobre le désignaient pourtant comme un écrit d'importance sur la principale figure féminine de la philosophie française du siècle dernier.
Syndicalisme révolutionnaire au programme.



Jean Duperray Quand Simone Weil passa chez nous. Témoignage d'un syndicaliste, suivi de textes inédits. Édition présentée par le Préfet maritime. - Paris, Mille et une nuits, 175 pages, 12,00 €

Et aussi Jean Duperray Harengs frits au sang. Préface du Préfet maritime. - Talence, L'Arbre vengeur, "L'Alambic", 320 pages, 15,00 €
Couv.Duperrat.jpg

mercredi 14 juillet 2010

Le livre du jour : Harengs frits au sang

DuperrayPortraitArts.jpg



DuperrayArts.jpg


Nom : Duperray
Prénoms : Jean (usuel), Antoine (inusité)
Age : 44 ans
Passé : enfance et adolescence dans les quartiers populaires de Saint-Etienne où son père était instituteur, et au village de Bussières, où ses grands-parents étaient lisseurs. Ecrivait des nouvelles fantastiques, des récits "apaches", et des "croquis de rue" dans un journal d'étudiants de Marseille. Militant syndicaliste anarchisant depuis 1926 (aux côtés de Simone Weil, de 1933 à 1936). Manoeuvre maçon deux mois à Bussières (1928), douze jours à Marseille (1931). A "L'insurgé" de Lyon (réseau A. Buckmaster) perndant la guerre, "en tant que résistant au fascisme et au chauvinisme résistant."
Présent : Instituteur à Saint-Etienne; militant syndicaliste; du comité d'aministie d'outre-mer; en rapport de sympathie avec les milieux marxistes-révolutionnaires indépendants.
Aime : l'amour, l'érotisme, la truculence; la mer, l'océan, les montagnes, les ports ; les camelots, les marchés aux puces, les rues (la nuit), les rengaines, les chanons de Bruant, de Mac Orlan, de Prévert ; les voyages vagabondages, le camping ; le cinéma, langage des images (Fritz Lang, Charlot...), tous les spectacles, le théâtre, le cirque ; le jeu d'échec; l es beaux ojets, les oeuvres difficiles, les discussions patientent ; ceux qui ont la foi, ceux qui s'en passent ; les militants syndicalistes. Mouloudji, les Frères Jacques, Gréco, Montand, Brassens, Marianne Oswald, l'équipe du "Canard Enchaîné".
Préfère : Marcel Allain, Gaston Leroux, Maurice Leblanc et les classiques policiers.
— Dostoïevsky, Zola, Rimbaud, Proust, Breton, Apollinaire, Cendrars, Camus, Malraux, Manès Sperber, Galzer, Victor Serge
— Les grands romanciers chréitens : Bernanos, Greene.
— Les "grands écrivains à l'état pur" : J. Joyce, Malcolm Lowry, Miller, Sade, Jean Genet et encore Breton.

(Arts, 15-21 septembre 1954, p. 6.)


Jean Duperray Harengs frits au sang. Préface du Préfet maritime. - L'Arbre vengeur, 320 pages, 15 €

vendredi 11 juin 2010

Les Harengs de frits au sang de Jean Duperray

Couv.Duperrat.jpg



Dans une semaine reparaissent les Harengs frits au sang, le grand livre de Jean Duperray, celui qui reçut en 1955 le Grand Prix de l'Humour noir.


C'est un livre-culte depuis des lustres. Il doit sa réputation à sa langue unique...

jeudi 27 mai 2010

Bientôt dans toutes les libraires !


Couv.Duperrat.jpg






Le 17 juin prochain reparaissent les Harengs frits au sang, le grand livre noir et rouge de Jean Duperray, celui-là même qui reçut en 1955 le Grand Prix de l'Humour noir.

C'est un livre qui arpente les routes de la Loire, aux confins de l'enquête policière et du roman prolétarien, avec chanson et bal populaires, dialogues croqués sur pièce et une toute petite touche de... Mais vous découvrirez ça par vous-mêmes en appréciant de l'oreille le chantourné du parler "gaga", cette langue de la région de Saint-Etienne qui agit tant sur Marc Stéphane, par exemple..

Ce livre beau comme la vie est enfin rendu aux lecteurs.

Voici déjà sa couverture que nous recommandons tout spécialement aux Stéphanois, Viennois, Lyonnais et autres Givordins. (En cas de besoin nous leur indiquerons les lieux d'approvisionnement.)

dimanche 16 mai 2010

Couleurs de Duperray (Jean)

JDGrandVoyage.jpg

samedi 15 mai 2010

Résultat du Grand Jeu de l'Alamblog

GDjeu2010.jpg


Malgré de très belles tentatives — méritantes parfois — (Joseph Kessel, Pierre Minet, le Polonais inconnu, Wladimir Pozner, etc.), seul un aimable pseudonyme, Croutatasboff (sic) a découvert qui se cachait derrière cet ombrageux personnage.
Comme nous vous l'indiquions, il s'agissait bien d'un Français, et la photo datait effectivement des années 1930.


Ce jeune homme ténébreux n'est autre que Jean Duperray, alors élève de l'Ecole normale Montbrison, bientôt instituteur, syndicaliste, proche de Simone Weil et écrivain.
Mais le curieux des réponses apportées en aveugle reste qu'elles tournaient pour la plupart autour de la Révolution, du monde slave et de l'insoumission...
Où va se nicher l'intuition, on se demande !


Le lot qui revient à notre "vainqueur", si l'on ose dire*, est donc le prochain livre de la collection L'Alambic qui paraîtra dans un mois : nous avons nommé Harengs frits au sang, Grand Prix de l'Humour noir 1955, dont nous aurons ici même l'occasion de parler souvent.

Couv.Duperrat.jpg
Le lot du vainqueur l'attend naturellement au Poste.
(Se munir de ses papiers d'identité pour le retirer.)


Pour information, sachez que l'année France-Russie sera aussi l'année Duperray-Duperray : après la mise en vente, le 16 juin prochain, des Harengs frits au sang, c'est le récit-témoignage de Duperray sur la philosophe SImone Weil, Quand Simone Weil passa chez nous, qui paraîtra enrichi de quelques inédits chez Mille et une nuits au tout début de l'automne.



  • Son adresse e-mail serait "gendarmerietotal@crs.fr", en conséquence de quoi nous soupçonnons la DGSE d'avoir collé non loin de notre esprit une puce enregistreuse.

- page 1 de 2