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samedi 29 octobre 2016

Jacques Yonnet sur France Culture

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Ce soir à 22 heures dans l'émission Mauvais Genres, François Angelier recevra Jacques Baujard et le préfet maritime pour évoquer la figure et l'oeuvre de Jacques Yonnet à l'occasion de la publication d'une anthologie de ses chroniques de l'Auvergnat de Paris (L'Echappée éd.) sous le titre de Troquets de Paris.
Avec Jean-Pierre Dionnet et quelques documents d'archives pas piqués des ver(re)s

Bientôt, par ailleurs, des informations sur le festival des Troquets de Paris...



Illustration : Jacques Baujard et Jean-Pierre Dionnet © Draco Semlich 2016


Note du 30/10/16 :
Et pour ceux qui ont raté le direct : le différé.

dimanche 3 février 2013

Une image et un conte de Jacques Yonnet

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Un document intéressant sur ebay ces jours : un tableau de Jacques Yonnet, l'écrivain qui nous plaît tant, mais aussi le peintre J'ai rêvé d'un cheval vert, une peinture à l'huile sur un carton toilé collé en plein sur un panneau de contreplaqué (330/410 mm) signée depuis l'atelier 9.
Elle est présentée dans un cadre moderne façon empire (430/510).
Plus excitant, elle porte au revers un commentaire donnant l'explication du titre du tableau, relatif à une légende racontée dans la presse libertaire par Yonnet, légende qui faisait partie de Paris ma légende, un recueil resté inachevé et impublié (avant d'être utilisée et dans L'Auvergnat de Paris, et dans Rue des Maléfices).

La rue du Cheval Vert (actuelle rue des Irlandais,à cause du collège) perpétue la mémoire d'un maître-teinturier qui voulait tirer vengeance d'un valet de coche, lequel, malhonnêtement habile, trichait aux dés, s'introduisit nuitamment dans une écurie de la rue Tournefort et teignit couleur de "pomme peu mûre" un cheval blanc... En détachant la bête pour l'atteler, le maître, effrayé de cette teinte insolite, crut à une intervention satanique et s'enfuit... Le cheval, livré à lui-même, entra dans dans l'auberge et but allégrement les copieuses écuellées de vin chaud sucré réservées à "son patron" et aux collègues d'icelui. Un peu paf et d'humeur chaloupeuse, il s'en alla baguenauder par la ville et se livra à des facéties qui terrorisèrent tout un quartier. De courageux moines se saisirent du cheval qu'ils aspergèrent d'eau bénite et enfermèrent dans le cloître Saint-Séverin. Mais le teinturier, prévenu, continua de faire des siennes ! Le lendemain, le cheval était "marron rouge, parsemé de taches noires". On lui rendit une bonne fois sa liberté. Et depuis quatre cents ans, les enfants de la Montagne Sainte-Geneviève croient apercevoir, parfois, les soirs de brume, un cheval qui leur fait de loin de grands signes d'amitié et ne se montre qu'à eux...

lundi 3 décembre 2012

Jacques Yonnet conquiert Berlin

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C'est Karin Üttendorfer, sa traductrice allemande, qui nous l'écrit :

le livre allemand est vraiment magnifique - avec les dessins de Yonnet !


Oui, vous avez bien lu : Jacques Yonnet conquiert Berlin ces jours dans une version de sa fameuse Rue des maléfices en langue allemande qui a demandé beaucoup d'efforts : on ne navigue pas dans la langue d'Yonnet comme dans un vulgaire prix goncourt.



Jacques Yonnet Rue des Maléfices, Straße der Verwünschungen... Aus dem Französischen und mit einem Nachwort von Karin Uttendörfer, mit Zeichnungen von Jacques Yonnet. - . Berlin, Matthes & Seitz, 445 p., 34 €

vendredi 17 février 2012

Jacques Yonnet témoin au procès de "Je suis partout"

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"Au procès de "Je suis partout", le commissaire de la République s'en remet à la consience des jurés pour décider de la peine", Le Figaro, n° 714, mardi 26 novembre 1946, p. 1.

Contexte : Pierre-Yves Cousteau et Lucien Rebatet sont jugés pour leur activité durant l'Occupation. Audition des témoins de Cousteau

(...)
Aimé de sa concierge (1)
La concierge de l'immeuble qu'habitait l'accusé vient témoigner de la pureté de ses fréquentations.
M. Lionnet (sic) mystifia Cousteau avant la guerre, lui donnant sur l'organisation du parti communiste des renseignements fantaisistes qu'il publia gravement dans Candide. Militant de la résistance et ne cachant pas qu'il était demeuré communiste de stricte obédience, il n'entretient pas moins des relations cordiales avec Cousteau pendant l'occupation :
- C'était un ennemi loyal. Il travaillait pour une vérité qui était la sienne.
Le témoin n'a rien renié de ses anciennes convictions. Le témoigange qu'il apporte n'en a que plus de poids.
Jacques Péret (sic), homme de letres, bien qu'étant dans un maquis pendant l'occupation, n'en a pas moins rencontré Cousteau en toute sécurité, dit-il.
(...)




(1) où l'on constate que le rédacteur connaît son Eugène Chavette... (note de l'Alamblog)

jeudi 22 septembre 2011

Jacques Yonnet écrit à Noël Arnaud (farces, attrapes, mystifications)

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L'histoire de l'Encyclopédie des Farces et attrapes et des mystifications, ce chef-d'oeuvre de bon esprit (malice et érudition) dirigé par François Caradec et Noël Arnaud puis publié par la maison Pauvert en 1964, a été retracée un peu dans le numéro de la Revue de la BnF consacré aux mystifications.

Parmi ses nombreux collaborateurs, Jacques Yonnet, dont nous proposons ci-dessous un fragment programmatique qui en dit long sur le caractère général de l'entreprise.



Lire la suite...

mercredi 21 janvier 2009

Le petit-fils de Jacques Yonnet fréquente les huiles !

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Avant de vous fournir les inédits de Jacques Yonnet annoncés, L'Alamblog (qui suit l'actualité de près) vous fournit déjà une information de prime fraîcheur...
En substance, une photo du petit-fils de Jacques Yonnet, Frédéric, à côté d'un certain Barack.
Ce Frédéric n'est pas n'importe qui, c'est le "Jimi Hendrix de l'harmonica"..
On peut l'entendre jouer Boogie on Reggae Woman par ici.
Pas Barack, Frédéric Yonnet.

lundi 1 septembre 2008

Jacques Yonnet (un autre portrait)

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Nous vous l'avions promis, le voici : un autre portrait de Jacques Yonnet pour que, enfin, on n'oublie plus sa figure.
Et quelle ! Vêtu d'une hure apparemment réglementaire, n'est-ce pas qu'il a belle allure, Jacques Yonnet ?
Il n'est bien évidemment pas nécessaire de faire l'article aux plus aguerris d'entre vous qui ont lu, c'est sûr, sa fameuse Rue des maléfices de 1954 (d'abord intitulée Enchantements sur Paris par Denoël contre sa volonté).
C'est avec Le Vin des rues de Robert Giraud (Denoël, 1955) ou le Paris insolite de Jean-Paul Clébert (1953) l'un des grands bouquins sur le Paris du mi-siècle. Où l'on constate donc qu'entre 1953 et 1955 la maison Denoël a publié trois livres importants, sans cesse réédités, et goûtés par les amateurs de bonnes choses.

Nous n'allons pas faire aujourd'hui le portrait en pied et en mots de Jacques Yonnet. Un article paraîtra dans les jours qui viennent dans le Matricule des Anges et, surtout, nous vous promettons de vous en dire plus dans les temps qui viennent sur ce personnage de prime malice, poète d'abord, puis chroniqueur, marionnettiste et dessinateur - j'ai le souvenir d'une superbe petite huile inachevée de Jacques Yonnet au mur du domicile de Pierre Béarn qui m'avait drôlement fait baver, qu'est-elle devenue ? -, et parce que grand mystificateur : collaborateur de l'Encyclopédie des Farces et Attrapes de Noël Arnaud et François Caradec.
Nous allons faire le nécessaire pour éclairer autant que possible ce personnage qui fusa beaucoup, fréquenta davantage (Doisneau, Romi, etc.), bourlingua dans la capitale au point d'en connaître les recoins les plus miteux et les plus magiques et reste malgré tout une figure notoire mais mal connue.
Savait-on qu'il avait, par exemple, publié une bande dessinée ?
Et se doutait-on que des historiens de la résistance se penchent sur Rue des maléfices pour tenter d'y voir un peu plus clair sur les V-men et les W-men ? Pauvres chercheurs, nous les plaignons, qui doivent démêler chez Jacques Yonnet la part du faux, de la fiction, du vrai et du plus ou moins vrai. De quoi s'offrir un accident vasculaire cérébral...

A suivre donc, et comment !

lundi 23 avril 2007

Bibliographie exhaustive de la revue Bizarre (en cours)


BIZARRE (nouvelle série, n° II, octobre 1955)
Revue périodique nouvelle série

Rédacteur en chef : Michel Laclos
La rédaction reçoit tous les jeudis de 17 à 20 heures, au siège des éditions
Il paraîtra 8 numéros par an (...)
Librairie Jean-Jacques Pauvert, 8, rue de Nesle, Paris VIe
Directeur-gérant : Jean-Jacques Pauvert

2 Camille Rouault, Créateur du Monde (Jean-Hugues Sainmont)
19 Un peu moins de bruit (Jacques B. Brunius et Paul Gilson)
26 Univers virgule cinq (Jacques Yonnet)
37 Canaille en Soutane (Michel Morphy, présenté par Jean-Paul Clébert)

47 Correspondance
48 L'heure qu'il est (René de Obaldia)
54 Mort de Nick Carter (Philippe Soupault)
60 Science-Fiction et Rhétorique des Idées (Claude Ernoult)
61 Bestiaire "digest" de la S. F. (R. Chomet et G. Klein)
68 "Kiss me Mike (Louis Seguin, Michel Laclos, Pierre Bailly)
72 Jean Ray, l'insaisissable (Thomas Owen)
70 Les anamorphoses (coll. J.-J. Pauvert)
74 La Scandaleuse (Pierre Bailly)
74 La réalité dépasse la fiction, d'Albert Aycard et Jacqueline Franck (Michel Laclos)
76 Génie du christianisme (Jacques Delpal)
77 Lupin trahi (G. Profhul)
81 Les Machines célibataires de Michel Carrouges (fin) (J. Mayoux)

Prospectus, Publicité, Coupures de presse, Petites annonces, Tracts (collections J.-P. Clébert, M. Laclos, J. Boullet, J.-H. Sainmont, J.-J. Pauvert)

Illustrations
Mayo, Elie, Agnese, Henri Bouché, Michel Bonno, Guy Jumeau, Jean-Hugues Sainmont