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vendredi 9 octobre 2015

Audiberti à Bourges

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Les habitants de Bourges sont vernis : ils auront droit mardi 13 octobre à 19 H 30, dans la Salle des Festins, c'est tout dire, à une soirée Jacques Audiberti.
Causerie de sa fille Marie-Louise Audiberti suivi d'une lecture par la comédienne Florence Huige. Des vernis, ces bourgeois de Berruyers !


Palais Jacques Coeur
Bourges
02 48 24 06 87
double.coeur18@orange.fr




mercredi 12 août 2015

La sérénité des jours censément heureux

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On vous avez prévenu : vous allez avoir Audiberti sur l'Alamblog.
Le matin, le soir, la nuit.
Par tous les temps.
Et pour commencer, cet extrait issu de La Forteresse et la marmaille, un recueil d'articles parfois époustouflants, réunis en 1996 par Josiane Fournier pour une très belle collection de poche qui a eu le grand tort de disparaître, L'Ecole des lettres (Le Seuil). Sur papier bible siouplaît.
Outre les figures de Jean Follain, Fargue, Jarry ou Artaud, Jacques Audiberti y donne quelques morceaux délectables sur le métier d'écrivain et ses rapports aux amateurs, les collègues qu'il admire et sa sage et confiante philosophie de l'Histoire... Mais laissons-le s'exprimer lui-même.

Les coups durs qui fabriquent l'Histoire et qui, parfois, jettent par terre des rangées d'hommes et de maisons, ne sont jamais si serrés et si répétés que des îlots de calme ne puissent persister. On était naguère, accoutumé de considérer le Moyen Âge comme un vaste remuement d'incendies et d'estrapades ; on se demandait comment les gens de ce temps pouvaient s'y prendre pour trouver le pacifique loisir de filer leurs vêtements. De même, la Chine, dans les premières années de guerre actuelles, il partit tout de suite qu'elle devenait, dans un grand tralala confus de mitraillades, une terre abîmée de sang et de pagaïe. En fait, de jeunes étudiants chinois n'ont jamais cessé de venir à Paris et d'y recevoir des mandats personnels. L'humanité, cette carcasse en gélatine, ne va pas jusqu'au bout des gestes de son suicide. Bien des privilèges lui furent accordés, sauf celui de se détruire. Les hommes meurent. Elle ne meurt pas.
La Bibliothèque nationale, rue de Richelieu, demeure hautement fidèle à ce qui peut être considéré comme la sérénité des jours censément heureux. Elle conserve les trésors de la pensée ancienne, toujours jeune. Elle offre toujours des livres à lire.

Ceux qui ont lu un peu Yves Martin ou tel autre de nos contemporains comprendront aisément pourquoi Jacques Audiberti est l'un des plus grands écrivains français du siècle dernier. Et pourquoi sa langue est singulière. Ça ne sera pas révéler un grand secret que de dire qu'il possédait sa propre forge à phrases. On n'a jamais vu un bon ouvrier avec des outils de seconde main. Et c'est pourquoi, peu à peu, l'ombre d'Audiberti grandit jusqu'à estomper les statues de quelques commandeurs — lesquelles s'effritent.


Jacques Audiberti La Forteresse et la marmaille. Postface de Josiane FOurnier. — Paris, Le Seuil, 1996, "L'Ecole des lettres".

lundi 10 août 2015

Le jeu ? c'est marre...

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Eh bé, c'est pas la réussite qui aura signalé l'Alamblogonaute en ce début août.
Pas une bonne réponse à la question qui a pourtant passionné.
Personne ne connait donc son vieil Antibes sur le bout des doigts, vieil Antibes où, à un jet de pierre de la gare routière où Grahame Greene faisait du raffut, tout près de la cathédrale baroque, la famille Audiberti se logeait au sommet d'un immeuble protégé des rigueurs du soleil et des embruns.

Le lot reste dans nos profondes, où il est très bien, et nous en déduisons qu'il va falloir une séance Audiberti de rattrapage sous peu.
En toute occasion, il est bon de pouvoir briller en causant un tantinet d'Audiberti. Ayons bien conscience qu'en ce début de troisième millénaire, ça prouve qu'on sait choisir ses lectures (1)



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(1) On ne s'en rend pas toujours compte, mais il y a des vaseux qui rabattent les oreilles avec des livres que vous n'imaginez même plus... Je suis pas cafteur, allez.

lundi 6 octobre 2014

Les couvertures du siècle dernier (XLVIII)

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L'une des très belles revues du siècle dernier, Les Feuillets inutiles de Jacques Maret, artisan imprimeur, d'abord diffusées par René-Louis Doyon à la Connaissance, puis par Marcel Seheur, qui l'imprima également, enfin par José Corti.

Ici, le numéro 18, avec des pages inédites de Pierre Albert-Birot, Pierre Andreu, Jacques Audiberti, Jean Caryol, Cheng-Tcheng, Jean Gacon, Raoul Gain, Géo Norge, Armel Guerne, Mounir Hafez, Fernand Marc, Jacques Maret, Pierre Norgen et Jean Rousselot.


samedi 23 août 2014

La cabane à humains (1920)

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Sur la zone, après Dickens, mais avant Merlet et Audiberti, et bien après Delvau, mais fort plus tôt que Yonnet et Clébert, la misère selon Louise Bodin.


LA CABANE A HUMAINS
C'est au delà des limites de l'octroi. Il n'y a pas autour de notre petite ville de province, comme autour de Paris, la grande ville, une zone intermédiaire entre la ville et la campagne. Il n'y a pas ce qu'on appelle « la Zone », terrain pelé, rongé, lépreux, sur lequel poussent, parmi des détritus, des dépôts de poubelles, de misérables baraques en planches où vivent des hommes, des femmes et leurs petits.
Chez nous, les faubourgs sont les plus charmants quartiers, villas fleuries et jardins et, dès l'octroi, c'est tout de suite la campagne, la belle et jeune campagne à la végétation luxuriante et toute en fleurs, étant en plein printemps, en cascades de fleurs sur les maisons, dans les haies qui séparent les champs gras que cultivent des paysans et des paysannes cossus, paysans et paysannes qui, depuis la guerre, ont acheté fermes et autos. Alors, elle attire d'autant plus l'attention, cette masure, cette cabane posée à l'écart sur le bord d'un chemin, et qui semble une mendiante parmi des gens riches. J'entre et, d'abord, je suis saisie par l'odeur et par l'obscurité. Il n'y a d'autre ouverture sur le ciel, sur les champs, que la porte et l'atmosphère de cette cabane est quelque chose d'épais, de gluant, de pourri. Je finis par distinguer sur le sol en terre battue, graisseuse, trois grabats: puis-je même appeler cela des,grabats, ces rectangles de planches disloquées au milieu desquels il y a une paillasse et des restes de couvertures? Et je distingue aussi un buffet branlant et quelques chaises défoncées.
Quels sont les animaux, quelles sont les bêtes qui grouillent dans cette misère, dans cette détresse ?
Des animaux.? Mais quels oiseaux voudraient d'un nid pareil ? Quelles bêtes des forêts n'ont pas leur lit de feuilles rafraîchi chaque jour ? Quels animaux domestiques n'ont pas leur litière renouvelée, leur mangeoire abondamment pourvue ? Quelles écuries, quelles étables, quels chenils, quels clapiers sont dans cet état de délabrement, de pauvreté, d'infection ?
Autour de moi, bientôt, il y a quatre petits humains, et la mère, debout, tient dans ses bras le dernier, âgé de quatre mois. Les deux aînées sont à l'hôpital : elles ont la coqueluche. Le tout petit aussi a la coqueluche ; cela se voit sur son visage qui serait charmant
s'il n'était tout enlaidi de croûtes, car la peau des petits est infiniment tendre, elle se déchire sous l'effort de la toux et ce sont autant de petites plaies qui deviennent croûteuses. Ils sont sept, de treize ans à quatre mois. Ils étaient neuf ; deux sont morts ces années dernières de tuberculose.
La mère est fine et distinguée. Ses trente-huit ans si accablés, si épuisés ont conservé une certaine élégance et une certaine souplesse et, lorsqu'elle ouvre son corsage pour allaiter le tout petit, je remarque la blancheur de sa peau et sa gorge, encore jolie. Elle est, me dit-elle, du petit bourg de Saint-Laurent, tout près de Rennes. Elle s'est mariée à vingt-deux ans.
Sans doute, dans ce temps-là, c'était une belle fille fraîche et son mari l'aimait. Elle vit là — si c'est vivre — avec ses sept enfants et le mari ne « rentre » plus, ou bien, quand il « rentre », il vaudrait mieux qu'il ne rentrât pas. Elle touche 52 francs par mois d'allocation aux familles nombreuses. Je crois que c'est exactement 52 fr. 70. Elle touche 4 pains de 6 livres par mois de la paroisse, à condition qu'elle envoie ses enfants au catéchisme et qu'elle leur fasse faire leur première communion. Elle a 1 fr. 75 pour vivre par jour avec ses sept enfants. C'est un soulagement pour elle quand une maladie — pas grave -lui permet d'envoyer deux ou trois des sept à l'hôpital où ils sont nourris et vêtus. Chez eux, ils mangent du pain et boivent de l'eau, mais il leur faudrait un pain de dix livres par jour et le pain noir, le hideux pain noir indigeste que nous a valu la victoire coûte six sous la livre, pour les familles nombreuses.
La femme, la mère, parle simplement, sans larmes et lorsque je m'en vais oppressée, révoltée, indignée - : avec des remords d'oser parfois souffrir pour moi-même, — elle m'accompagne, le dernier dans ses bras, les quatre autres à ses jupes. Sur quels bourriers a-t-elle ramassé les débris de chaussures qu'ils ont aux pieds ? Et pourtant, c'est le printemps, c'est-à-dire que c'est la possibilité de sortir, de courir sur la route, de respirer, de jouir, d'aller au puits chercher de l'eau pour laver quelques hardes ; c'est la clémence du ciel, la tiédeur de l'air, la lumière du soleil pour tous. Mais ils sont là aussi pendant les mois d'hiver.
J'ai reçu ce matin même le bulletin d'avril de l'Union internationale de Secours aux enfants d'Europe. J'ai regardé avec une immense pitié les photographies de la misère à Budapest, prises par l'ex-premier ministre de Hongrie, M. Charles Huszar en compagnie des évêques méthodistes de l'Amérique, photographies de taudis où gisent les innocentes petites victimes des grands seigneurs de la tuerie.
Mais je pourrais joindre à ces documents la photographie de « ma » cabane à humains qui n'est qu'une de nos cabanes à humains, parmi tant d'autres, à nous, les Français victorieux. Elle existe à un quart d'heure de route d'une ville heureuse et qui n'a pas souffert matériellement des horreurs de la guerre, sur le bord des champs fertiles dont chaque pommier chargé de fruits est une fortune, et les paysans enrichis s'écartent d'elle avec mépris et chassent les petits comme des pestiférés.
Cependant, des messieurs graves et des dames vertueuses prêchent la repopulation et pleurent de tendresse en songeant aux félicités des familles nombreuses...
Louise Bodin

dimanche 5 janvier 2014

Sagesse d'Audiberti (IV)

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Épuisé pour des raisons que son éditeur aura du mal à justifier, l'un des très grands livres de Jacques Audiberti, Le Maître de Milan contient des pages mirobolantes.
Et mirobolantes à tel point que Jacques Baratier avait prévu d'en faire un film avec, au scénario Yves Martin, lequel Yves, je m'en souviens comme si c'était hier, pestait contre les réveils à 5 heures auxquels le contraignait le réalisateur...
Dans ce livre formidable, on avance de ravissements en ravissements. Faut-il insister ?

Les lettres ne venaient plus. Mais le journal, chaque matin, était là. De même que la pensée inépuisable des écrivains et des philosophes perpétrait des variations à la fois tendues, inquiètes et satisfaites sur les facettes pittoresques du monde, de même les humbles personnes vivantes d'une manière non moins géniale et inépuisable, s'arrangeaient pour fabriquer, au moeyn de leurs souffrances, tribulations et bizarreries, une oeuvres immense et collective au jour le jour.
"Voyez-vous, Vladislao, un numéro réussi d'un quotidien ou d'un hebdomadaire me paraît, dans l'ensemble, plus près de la grandeur et de la force de Dante et, en mêmet emps, plus près de cette autre grandeur humble et anonyme façonnée, chaque jour, par les mains des plombiers, boulangers, cordonniers, que tous nos pauvres petits grands écrivains du moment, ravagés par deux sentiments contradictoires. Ils se ressentent, d'une part, l'un dans l'autre, comme une élite, une sorte d'île sacrée émergeant de l'ignorance et de la vulgarité. D'autre part, ils souhaitent que leur pensée dissolve et abolisse cette vulgarité de laquelle ils s'efforcent d'obtenir les mêmes avcantages que les commerçant de leur clientèle."
Vladislao hennissait d'approbation.



Jacques Audiberti Le Maître de Milan (1950). - Moult exemplaires de l'édition Le Livre de Poche de l'excellente année 1967 se languissent de vous.

lundi 21 octobre 2013

Sagesse d'Audiberti (III)

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Épuisé pour des raisons que son éditeur aura du mal à justifier, l'un des très grands livres de Jacques Audiberti, Le Maître de Milan contient des pages mirobolantes.
Et mirobolantes à tel point que Jacques Baratier avait prévu d'en faire un film avec, au scénario Yves Martin, lequel Yves, je m'en souviens comme si c'était hier, pestait contre les réveils à 5 heures auxquels le contraignait le réalisateur...
Dans ce livre formidable, on avance de ravissements en ravissements. Faut-il insister ?

Génio, en réalité, n'avait jamais cessé d'être écrivain. Un homme politique, un gouverneur est de toute façon un écrivain. Un écrivain qui parvient à tracer son œuvre dans une matière (l'humanité, les édifices, les cadavres, les hôpitaux) à la fois plus réelle et plus fugitive que la littérature. Mais, trente ans auparavant, Génio, jeune licencié en droit, avait bel et bien publié un livre de vers d'une trentaine de pages. Depuis, la masse compacte de ses discours, de ses rapports, de ses gestes et de ses pas ardents, volontaires et tendus dans l'épaisseur des choses humaines et historiques s'était, non sans beauté ni grandeur, opposée à ce petit fruit. La "littérature debout" (politique, conflits, voyages) lui paraissait mille fois plus valeureuse, plus virtuose que l'autre, la littérature assise, celle des écrivains, des poètes.




Jacques Audiberti Le Maître de Milan (1950). - On trouve d'occasion pléthore d'exemplaires de l'édition Le Livre de Poche de l'excellente année 1967.

jeudi 19 mai 2011

Les archives de la vie littéraire sous l'Occupation

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Une énorme exposition vient d'ouvrir ses portes à l'hôtel de ville de Paris : Archives de la vie littéraire sous l'Occupation.

850 pièces issues de cent fonds d'auteurs déposés à l'IMEC composent ce panorama inédit - les précédentes éditions de l'exposition présentée notamment à New York sont désormais dépassées...

On peut y découvrir jusqu'aux chutes de papier peint sur lesquelles Jacques Audiberti rédigea Monorail - son père, maçon à Antibes, lui avait procuré ce rare papier, reliquat de chantiers -, les "Stalag" du poète Gaston Criel alors prisonnier, etc. etc.

C'est le plus riche ensemble sur la période qui ait jamais été montré. Et gracieusement encore !

A ne pas rater, évidemment.

A cette occasion, Tallandier publie un catalogue ébouriffant très illustré dont voici les références :

Robert Owen Paxton, Olivier Corpet et Claire Paulhan Archives de la vie littéraire sous l'Occupation. Exposition, Paris, Hôtel de Ville, 11 mai au 9 juillet 2011. Paris, Tallandier, coll. "Albums illustrés", relié et très illustré en noir et en couleurs, 446 pages, 39,90 €

Pour lire le dossier de presse, voir ci-dessous

Lire la suite...

mardi 14 novembre 2006

Sagesse d'Audiberti (II)


Sur une visite à Georges Duhamel, en son hôtel particulier :

A travers un vaste salon il me conduisit devant un tableau qui reproduisait le visage d’Arthur Rimbaud tiré du groupe d’artistes peint par Fantin-Latour. “Qu’est-ce que vous en dites ?” poursuivit Duhamel. Il guettait ma réponse avec une insistance que je ne m’expliquais pas. Rimbaud, en effet, ne m’attira jamais. D’une frappe moins sûre que celle de Baudelaire ou de Hugo sa prosodie ne me berça jamais de viscérale parenté. Me rebute la complexité de son cas lié à des commentaires trop savants imprimés en caractères trop petits. Pour Duhamel, cependant, Rimbaud devait, moi bohème, moi de l’avant-garde, Rimbaud devait me surprendre et me rassurer. Dans l’antre inquiétant d’un dignitaire social de bonne compagnie, je retrouvais un de mes génies tutélaires, ce révolté, cet anarchiste, ce gibier d’hôpital dont tout, en principe, aurait laissé penser qu’il n’avait rien à faire parmi ces bronzes, ces cadres dorés, ces fauteuils.
“Vous avez vu ? poursuivit Duhamel. Vous comprendrez donc que, sur vos banquettes de moleskine, dans vos cafés, quand vous discourez, hirsute, avec vos amis, il n’est pas une théorie, pas une pensée, pas une audace de l’esprit, que nous n’ayons caressé avant vous.”
“Nous” signifiait les notables, les écrivains désormais rangés, nantis, reçus. “Par conséquent, conclut Duhamel, vous n’échapperez pas. On a l’oeil sur vous. Vous êtes des nôtres. Rimbaud ou pas, vous nous rejoindrez. C’est écrit. C’est écrit dans ce que vous écrivez.” Puis il appela sa femme. Me montrant à elle, il constata : “Il est tout à fait tel que nous l’imaginions.” Je me demande encore à quelle cérémonie inaugurale officieuse, dans le cadre de je ne sais quel programme sélectif des élites bourgeoises, répondait cette entrevue.

Jacques AUDIBERTI Dimanche m’attend (1965). Paris, Gallimard, 1993, coll. L’Imaginaire, p. 140-141.

Et toujours
Jacques AUDIBERTI Talent. L’Arbre Vengeur, 216 p., 16 €
Jacques AUDIBERTI Paris fut. Claire Paulhan éd., 200 p., 22 €

mardi 25 juillet 2006

Sagesse d'Audiberti (I)




« Le lapin serait fou d’adorer tout ce qui est du lapin, y compris le civet. »



Jacques Audiberti, Dimanche m’attend, Paris, Gallimard, 1965 ; 1980 ; rééd. coll. "L'Imaginaire", 1993.


Recommandons tant que nous y sommes le très délectable Paris fut,
chroniques du Petit Parisien, dont le texte a été établi et préfacé par Josiane Fournier,
servi dans un écrin superbe, à Paris, par Claire Paulhan, dans sa collection « Pour Mémoire », soit 200 pages, pour une paille : 22 €. Vous m'en reparlerez !

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