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vendredi 26 janvier 2018

Louis Postif

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On a coutume de voir son nom un peu partout sur des ouvrages traduits de l'anglais (et de l'américain), voici à quoi ressemblait Louis Postif (1887-1942) l'autodidacte et discret introducteur de Jack London en France, traducteur émérite bien que contrarié par des éditeurs adepte de la paire de ciseaux. Les lecteurs lui doivent beaucoup.
D'après un cliché de l'Intransigeant.


lundi 3 mars 2014

Ils sont tous passés à Liscorno

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Dans son nouvel opus, Liscorno, Jacques Josse, l'auteur de la belle ''Lettre à Hrabal'' et de ''Cloué au port'' donne l'adresse de la soupente où tout a été consommé. En Bretagne intérieure et non sur la côte, ce descendant de marin a vogué dès l'âge conscient dans une mer de pages, et en particulier de vers, où les écrivains chers à son cœur ont laissé leur empreinte. Ceux de la Beat generation, et Jack London évidemment, et puis le local de l'étape, l'incontournable Tristan Corbière, avec Armand Robin et même Paul Celan, Yves Martin, le marin des cinémas parisiens, et le querelleur Jean Genet.
Ce livre est également le prétexte ou l'occasion d'évoquer ses proches et ces figures plus ou moins hors-barrière qui déroulaient leur vie près de lui, lui qui imaginait la mer à quelques kilomètres de là quand la tempête roulait au-dessus de sa tête.

Froid, mort et solitude tissaient des liens secrets dans ma soupente. Des poètes apparaissaient sous la couverture glacée d'une collection de poche avec leurs visages colorés qui formaient bandeau et galerie de portraits très inspirés. Je les alignais sur une planche. Corbière avait des petits frères à gueule de tanche.


Apologie de la lecture, du voyage et du peuple des vivants, ce livre est tout empathie. Il est aussi apologie de ce don des dieux aux Hommes : les livres.


Jacques Josse Liscorno - Apogée, 96 pages, 12 €

dimanche 28 janvier 2007

La vie des blogs



Nous a-t-on (déjà) assez reproché de ne pas jouer le jeu du blog !
Mais le blog est-il nécessairement le lieu où l’on s’épanche ? Où s’expriment à la face de tous (narquois ceux-là) l’angoisse contenue dans la prochaine panne du moteur auxiliaire, les colères d’être humain, les emm… d’autorité administrative lointaine excentrée, pour ne pas dire marginale, ses enthousiasminets de circonstance ?
Et raconter notre vie, bah…
Encore faudrait-il que cette vie dispose et manifeste ce petit rien qui change tout : un peu de sang versé, eh oui, de miles bus, d’étourdissements à lourdes conséquences, de cueillettes de diptères inconnus, de chasses au rascal épiques, de courses au Grand Blanc homériques… “A défaut d’ours, on mange du’r’quin”, disait mon prédécesseur sur cette île, fervent lecteur de Jack London (dans la traduction de Louis Postif).
Mais rien de tout ça sur notre île. Notre “cabine” donne sur la pleine mer, c’est vrai, et notre uniforme a absorbé quelque sel, mais cela ne suffit pas à nous farder le lard. Que non. Et de loin.
Aussi nous réjouissons-nous que tant de blogs mènent les danses de la parole les plus variées sur des registres les plus divers : la dame de Mes (Mésaventures) est lue à la radio chuisse, le Bibliophile russe nous ouvre ses cartons sur une immigration fort cultivée — on en redemande —, le captain Poncet amène Du Beau Monde et ses glânes superbes, Guy Darol pourrait être notre grand frère en lecture, Gastronomia déjeune où nous aimerions…
Et aucun de ceux-ci, aucun, ne nous fait le coup d’épancher ses amygdales de l’âme ou d’étaler comme le font certains, qui se trouvent très exactement au bout du guidon de notre viseur, les maigres confitures de guerre d’esprits englués dans l’insignifiance d’un ennui profond et l’ennui profond d’une actualité insignifiante.
Nous en remercions d’autant plus la dame de Mes (Mésaventures), le Bibliophile russe, le captain Poncet, Guy Darol, le tout nouveau livrenblog, ainsi que tant d’autres. Lorsque ces balèzes (pardon madame) de la phrase libre tapotent leur clavier, c’est qu’ils en ont à nous dire et des plus généreuses.

Petite Annonce qui n’a rien d’impromptu :

L’Alamblog procèdera bientôt à la vente de certaines de ses pièces rares afin de financer une prochain expédition en terre aventureuse, endroit farouche où le pied de l’homme a rarement mis la main.

Les blos mentionnés ci-dessus sont tous affichés dans la rubrique “Liens” de L’Alamblog.