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lundi 16 octobre 2017

Téléphonistes, par Henriette Valet

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Henriette Valet est un grand nom oublié de la littérature prolétarienne française.
Soutenue par Henry Poulaille et compagne d'Henri Lefebvre (1), elle a publié un roman important, Madame 60 bis, fort et poignant, sur les conditions des parturientes dans les maternités des années 1930.
En attendant sa réédition (qui se prépare), voici un texte évoquant sa condition de "demoiselle du téléphone".



Téléphonistes

La demoiselle du téléphone — Allo Mademoiselle ! Allo Mademoiselle, même si elle a douze enfants ! — pour les gens, c'est une demoiselle aguichante, ou bien un dragon terrifiant ou bien une vieille fille triste et vertueuse. Sa voix la classe dans un des trois types consacrés. La téléphoniste a sa place dans la vie des gens, comme l'apéritif, le métro, le chef de gare ou le ping-pong. On appuie sur un bouton. Mécanisme. Une voix répond; c'est un autre mécanisme, avec une forme différente, une forme humaine.
Pour devenir téléphoniste, il a fallu pendant plusieurs années s'ahurir à l'école laïque et obligatoire. Pendant qu'on entassait dans sa cervelle des choses mortes et menteuses, les vieux parents — presque toujours des prolétaires ou des petits paysans — disaient réjouis : « Enfin ma fille, elle aura une bonne place, une sûre. Ça tombe tous les mois, et puis, y a la retraite ».
Ah la bonne place ! Bien sûr, les prolétaires, les paysans sentent sur toute leur vie peser la menace du chômage et de la maladie. Angoisse qu'ils traînent comme un poids mort, qui en fait des êtres souvent inquiets, étriqués, suppliants, souvent aussi cupides et mesquins. Comme on les comprend, les pauvres vieux de désirer pour leurs enfants, une place « sûre ». Ils croient naïvement qu'on sera enfin libres, joyeuses. Ça tombe tous les mois et la retraite ! Quelle vie insouciante, large. Quand on est gosses, ils nous en parlent souvent de cette belle vie qu'ils nous préparent.
Alors, on travaille et on obtient un diplôme « Au nom du peuple français ». On est sauvées, on va pouvoir vivre.
On croit cela : vivre. Mais, alors, vivre ce serait faire toujours les mêmes gestes, dire toujours les mêmes paroles.? Vivre, ce serait être un phonographe, une poulie, des courroies? Car c'est tout ce qu'on est au téléphone! Oui, dites-moi, est-ce que c'est ça vivre, rester des heures et des heures, assises en rang, le crâne cerclé de fer ? Autour du cou, le plastron pendu comme un licol de bêtes de somme. Sous cet attelage qui nous lie, pièces détachées du meuble, on meurt d'ennui, on s'épuise en gestes rapides, réguliers. La tête est vide, on ne pense à rien. Le bruit de nos voix phonographiques ronronne, sourd, égal, persistant. Il nous enveloppe comme de la buée. Nous sentons le bruit, nous respirons le bruit; le bruit devient palpable, matière lourde immobile.
La salle en est saturée. Nous gesticulons là-dedans avec la régularité des automates. Notre horizon : Un tableau de bois sombre, sur lequel des lampes minuscules clignotent, rougeoyantes. Ces petites lampes justifient notre existence, à nous téléphonistes. On vit pour éteindre ces points lumineux. On a des bras, des jambes robustes, un cerveau, des yeux qui voient, des oreilles qui entendent. C'est pour éteindre les lampes, tout cela. Il y a bien des machines pour faire le travail des téléphonistes. On pourrait presque toutes nous remplacer. Mais ça coûte cher, des machines. Et puis, que deviendrions-nous ?
Pendant nos heures de service, nous ne savons pas s'il vente, s'il pleut, s'il fait soleil. Les fenêtres sont cachées par les hauts meubles de bois brun. Nous sommes murées pendant les plus belles heures de la journée. Rien ne pénètre du dehors.
Et pourtant, les voix du monde entier nous traversent. Mais Ion ne réalise même plus que les paroles sortent des bouches humaines. On ne pense pas que nous arrivent les échos de l'océan, de la montagne, des pays sous la neige et en même temps des vastes étendues ensoleillées. On n'a pas le temps de rêver ; trop l'habitude aussi de les entendre ces voix lointaines! Il arrive, cependant qu'une vieille rombière excitée nous vrille dans les oreilles sa voix piaulante. "Enfin, mademoiselle, qu'est-ce que vous faites là-dedans ? Vous prenez le thé sans doute." C'est une seconde d'éclaircie. On voit la vieille gesticuler devant le téléphone, rouge, les yeux larmoyants ou exorbités de fureur. Image fugitive, film. D'autres fois, c'est un homme que l'on imagine énorme à cause de sa voix tonitruante. « Bon dieu de putains ; qu'est-ce que vous foutez donc dans votre boîte ! » Autre image. Les seules qui nous relient vraiment à l'extérieur. A ce moment aussi, on se sent moins automate. C'est bon d'être injurié. Ça donne l'agréable sensation d'être en vie. On n'engueule pas un distributeur automatique, ni une balance, ni une pédale de bicyclette.
On exige de nous, une seule vertu : la docilité. Nous sommes dociles, ou nous en avons l'air, c'est la même chose. Si en plus de la docilité nous sommes ponctuelles, on nous récompense. Nous attrapons des galons, c'est quelque chose, les galons. Ça donne un but dans l'existence. Un but, tout le monde en désire un.
Quelle revanche quand on peut commander aux anciennes copines, quel prestige! Ça vaut bien la peine d'obéir pendant trente ans et plus, passivement, avec le sourire. Les bras des surveillantes sont mis au repos comme des courroies usées. Elles travaillent avec leurs yeux et leurs oreilles. Ces organes acquièrent une acuité extraordinaire à force de fonctionner. Les chefs ont cent yeux, cent oreilles. Cette surveillance nous écrase.
Notre tâche est dure. Nous sommes machines parmi les machines, plus encore que ceux des usines peut-être — puisque c'est notre tête, c'est notre cerveau qui devient un lieu de croisement. Nos oreilles sont de simples relais. En sortant, quelle compensation trouvons-nous, qui puisse nous faire aimer notre tâche ? Qu'a-t-on prévu pour effacer le sacrifice de tant d'heures, pour nous délivrer, pour nous rendre à la vie ? Rien.
Dès la sortie, beaucoup retrouvent les minuscules besognes, le ménage, la lessive, la cuisine, et les enfants qui réclament, les courses dans les magasins, les ravaudages. Les autres plus libres souhaiteraient lire des œuvres qui se rapprochent de leur vie, et pourtant souverainement belles. Elles voudraient des départs, des voyages. Presque toutes sont en proie à l'impossible. Combien parmi nous restent seules !
Pendant ce temps, les vieux dans les villages se frottent les mains. Oui, la retraite on l'aura. Quand nous serons hors d'usage. Alors, nous aurons le temps de vivre. Avoir le temps de vivre; mais nous serons près de la mort.

Henriette Valet



Prolétariat, n° d'août-septembre 1933 (Paris, Jacques Haumont et Cie, éditeurs, rédacteur en chef : Henry Poulaille. Comité de rédaction : Lucien Gachon, Léon Gerbe, Ludovic Massé, Edouard Peisson, Tristan Rémy.


(1) Jean Prugnot (1907-1980), son collègue des PTT (il est l'auteur du roman Béton armé) l'a évoqué dans l'une des chroniques réunies par Plein chant en 2016 sous le titre : Des voix ouvrières) .

dimanche 25 décembre 2016

Promo d'Henry Poulaille

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Henry Poulaille, le spécialiste des noëls anciens méritait bien d'apparaître ce jour.



mardi 11 août 2015

Louis Nazzi

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Un portrait de Louis Nazzi pour se souvenir de lui et, partant, vous proposer de jeter un oeil à ses écrits.
Vous les trouverez chez Edmond Thomas, à l'enseigne de Plein Chant.
Mort trop jeune pour marquer l'esprit de ses était de la lignée de Charles-Louis Philippe, pas si loin du premier Maurice Beaubourg donc mais d'une inspiration foncièrement plus prolétarienne que ce dernier. Il aura publié trois volumes au début des années 1910 : Gégène et Nini (1910), un essai sur Honoré Daumier (1911) et pour finir, en 1913, Tortillard, le tout accompagné d'articles et de nouvelles, reprises en partie, et une revue Sincérité qu'il dirigeait. Pour en savoir plus, voici déjà un Louis Nazzi par Edmond Thomas (Editions Plein Chant) qui donna donc plusieurs volumes importants pour la connaissance de Nazzi :
- Louis Nazzi, 1885-1913, un précurseur de la littérature prolétarienne, textes choisis et présentés par Henry Poulaille. — Bassac, E. Thomas, 1976.
- Découvrons Louis Nazzi, dossier des Cahiers Henry Poulaille - N° 8-9, 2000, 30 €
- Sincérité, suivi de Gégène & Nini (reproduction en fac-similé). — Bassac, Plein Chant, 2000, coll. Voix d'en bas 14 €
- Automne, épopée d'un sou. — Plein Chant, 1999.

jeudi 12 mars 2015

Léon Bonneff revient !

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Rendons grâce aux couleurs et au dessinateur Nicolas André, ainsi qu'aux éditeurs pour cette épatante réédition qui verra le jour le 13 avril prochain.

Illustré à la façon de Frans Masereel, couleurs en sus, ce chef-d’œuvre de la littérature prolétarienne, porté à bout de bras par Lucien Descaves et promu par Henry Poulaille, revoit le jour après que sa première édition dans la collection L'Alambic soit épuisée, les tirages successifs ayant été victimes du succès.


Léon Bonneff Aubervilliers. - Talence, L'Arbre vengeur, 250 pages, 15 €

samedi 29 juillet 2006

Emile Guillaume et Henry Poulaille : deux prolétariens

On citait hier son nom parmi les auteurs des éditions La Fenêtre ouverte et, coïncidence charmante, le voilà annoncé au nombre des auteurs de la fameuse rentrée littéraire.
Parmi les parutions de l’automne, on ne ratera donc évidemment pas l’appétissante livraison des Cahiers Henry Poulaille, qui annoncent la correspondance Henry Poulaille/Emile Guillaumin.
Nom d’une pipe !

Emile Guillaumin (1873-1951), citoyen d’Ygrande et défenseur de la cause paysanne, est l’auteur, notamment, de La Vie d’un simple, qui manqua de peu le prix Goncourt, laquelle distinction fut décernée, cette année-là, à Léon Frapié, autre brillant représentant de la veine prolétarienne, qui signait le très beau La Maternelle.
Guillaumin avait, pour sa part, obtenu les suffrages d’Octave Mirbeau et Lucien Descaves. On peut se souvenir en outre que son ami Charles-Louis Philippe était également sur les rangs.
Quelle année ! On n’espère plus des prix littéraires autant de bons candidats.

En somme, nous nous réjouissons de cette nouvelle, et nous en profitons pour souligner ubi et orbi la qualité, l’audace et la nécessité des éditions Plein Chant. Edmond Thomas, en sa Charente, a construit depuis trente ans un catalogue qui fera baver, c’est sûr, des générations de bibliophiles, de savants et, évidemment, de lecteurs exigeants.

Les Cahiers Henry Poulaille sont accessibles à ces deux adresses :

Plein Chant, 16120 Bassac
ou
Jean-Paul Morel (qui met le point final à une biographie d’Ambroise Vollard dont nous vous donnerons bientôt des nouvelles), 33, rue Taine, 75012 Paris.



Signalons aux plus curieux cette référence : Louis Lanoizelé, Emile Guillaumin écrivain et paysan. — Paris, Plaisir du Bibliophile, 1952, plaquette, avec un avant-propos d’Edouard Peisson, des lettres inédites et une bibliographie.

De plus, il existe un Musée Emile Guillaumin à Ygrande, lequel offre cette bibliographie de Guillamin :

1899 Dialogues bourbonnais Crépin-Leblond, 1899.

1901 Tableaux champêtres Crépin-Leblond, 1901 ; 1905 ; 1931.

1902 En Bourbonnais. La Propriété et l’agriculture, les moeurs, les divers catégories de travailleurs Pages libres, Paul Delagrave 1902.

1903 Ma Cueillette Crépin-Leblond, 1903.

1904 La Vie d’un simple Stock, 1904 ; Livre de poche, 1973 ; Stock, 1974.

1905 Près du sol Calman-Lévy 1905 ; Pleint Chant, 1979.



1906 Albert Manceau, adjudant Fasquelle, 1906.

1908 Rose et sa parisienne Calmann-Lévy, 1908 ; Cahiers du Boubonnais, 1970.

1909 La Peine aux chaumières Cahiers Nivernais, 1909.

1911 Baptiste et sa femme Fasquelle, 1911.

1912 Le Syndicat de Baugignoux Fasquelle, 1912 ; La Fenêtre Ouverte, 1960 ; Ipomé, 1982.

1912 Au Pays des ch’tits gars Cahiers du Centre, 1912 ; Plein Chant, 1978.

1913 La Ruche viticole de Prunet Cahiers Nivernais, 1913 ; 1976.

1914 La Retraite d’un cultivateur Cahiers du Centre, 1914.

1925 Notes paysannes et villageoises Bibliothèque d’Education, 1925.

1931 A Tous vents sur la glèbe Valois, 1931.



1935 Panorama de l’évolution paysanne L’Emancipation Paysanne, 1935-1936.

1937 François Péron, enfant du peuple Crépin-Leblond, 1937 ; Les Marmousets, 1982.

1942 Mon Compatriote Charles-Louis Philippe Grasset, 1942.

1944 Comment j’ai vaincu la misère. Mémoires de Henri Norre Editions Balzac, 1944.

1949 Sur l’appui du manche Crépin-Leblond, 1949.

1953 Paysans par eux-mêmes Stock, 1953 ; 1980.

1969 119 lettres d’Emile Guillaumin présentées par Roger Mathé Klincksieck, 1969.

1970 Les Mailles du réseau Cahiers du Bourbonnais, 1970.

1973 Au vieux temps et Contes et Légendes Cahiers du Bourbonnais, 1973.

1974 Histoires bourbonnaises, Contes Bassac, Plein Chant, 1974.

1975 Fleurs d’Alsace Plein Chant, 1975.

mardi 25 juillet 2006

L'Affaire Molière (I)

Un Watergate de la recherche universitaire ?

On attendait ça depuis longtemps : la documentation rassemblée par Pierre Louÿs (1870-1925) en vue du procès de Molière va paraître, ou du moins les bonnes feuilles de cet ensemble de près de trois mille pages.
Fayard l’annonce pour le 11 octobre prochain.

Il va sans dire que, une fois encore, la Sorbonne va blêmir puis contre-attaquer, la critique officielle à ses basques fourbira l’opprobre, les arguments fallacieux, si ce n’est l’insulte, sur Louÿs et ses deux secrétaires, les nommés Jean-Paul Goujon et Jean-Jacques Lefrère, qui ne sont du reste pas des spécialistes du XVIIe, loin de là.
Tout cela est bien prévisible, au point que c’en est un peu fastidieux. On pourrait presque donner les noms des détracteurs et les organes de presse où ils vont sévir. Et quand je dis sévir, il me faudrait écrire pérorer, car la messe est dite aux yeux de ceux qui se gardent des apparences.
Pour les béni-oui-oui, en revanche, et les dieux savent à quel point ils sont nombreux, notamment dans les “lieux informés”, et peut-être surtout en ceux-là, ne voudront jamais croire, penser ou admettre que Molière ne fut pas le génie de la langue que l’on a “imaginé” jusqu’ici. Parce qu’il s’agit bien d’une construction que ce mythe Molière. Et les faits parleront, l’absence de manuscrit aussi (1).
Pour l’heure, il s’agit d’attendre et ce volume intitulé Ote-moi d’un doute, titre peut-être un peu velléitaire, ainsi que le volume conçut par Denis Boissier après son Affaire Molière déjà fort décillante. Ce dernier a eu la riche idée de démonter la thèse du “Molière écrivain de génie” en se basant sur les thèses, articles et ouvrages de pro-moliéristes. Mises bout à bout, il n’est pas plus assassin que les bonnes volontés (l’enfer, dit-on…). Leurs incohérences collectives démontrent assez que l’université, soucieuse de respecter canons, doxa et hiérarchies pédale depuis la Révolution française, et la IIIe République, dans un brouet peu clairet.
Apprécier les zoïles de la recherche, tous les adeptes de l’embabouinage dans leur rugissement, assis sur leur tricycle bancal, sera, la saison prochaine, le spectacle majeur. Et puis, peu de temps après, la nouvelle mouture de l’essai de Denis Boissier paraîtra enfin, équipée de trouvailles nouvelles, et ô combien édifiantes.
Mais chut… gardons encore un peu le secret.

Rappel : Pierre Louÿs avait lancé l’affaire en 1919… Que de temps il faut pour qu’une hypothèse soit simplement admise et éventuellement discutée… serait-ce la preuve que nos “élites” ne sont jamais qu’une tribu grégaire, hostile à la nouveauté, aux possibles ? (A suivre.)

(1) Même si Vrain-Lucas a mis la main à la plume…

NB Après Pierre Louÿs, Henry Poulaille (1896-1980), René-Louis Doyon, Pascal Pia (1903-1979), Hippolyte Wouters, Denis Boissier et, last but not least, Dominique Labbé ont creusé le fond de cette polémique en ramenant chacun des hypothèses aussi crédibles qu’intéressantes.

Sur le sujet, la documentation édifiante est la suivante :

Pierre Louÿs, L’auteur d’Amphitryon, Le Temps, 16 octobre 1919.
Pierre Louÿs, Corneille le grand, Comoedia, 24 octobre 1919.
Pierre Louÿs, Les Femmes savantes, Comoedia, 27 octobre 1919.
Pierre Louÿs, L’Imposteur de Corneille et le Tartuffe de Molière, Comoedia, 7 novembre 1919.
Pierre Louÿs, Les deux textes de Psyché, Comoedia, 10 novembre 1919.
Pierre Louÿs, Broutilles, recueillies par Frédéric Lachèvre. Paris, 40, rue Beaujon, s. d. (1938). In-8, 103 p., BN Impr. Rés. p-Z-1206. Contient: Le Problème Corneille-Molière vu par P. Louys (contribution au dossier définitif).

Henry Poulaille, Corneille sous le masque de Molière, Paris, Grasset, 1957, 400 p. (épuisé).

René-Louis Doyon, Molière, panacée universitaire I. Les Livrets du Mandarin, 5e s., n° 4, automne 1957, pp. 21-24.
René-Louis Doyon, Molière, panacée universitaire II. Les Livrets du Mandarin, 5e s., n° 6, mars 1958, pp. 1-30.

Hippolyte Wouters et Christine de Ville de Goyet, Molière ou l’auteur imaginaire, Bruxelles, Complexe, 1990, 149 p. 12 €

Dominique Labbé, Corneille dans l’ombre de Molière. Histoire d’une découverte. Paris-Bruxelles, les Impressions nouvelles, 2003, 144 p., 15 €
Dominique Labbé, Séminaire du groupe Langues Information Représentations, 13 janvier 2004, Laboratoire d’Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur, annexe VI : ”Par qui ont été écrites les pièces de Molière ?”.

Denis Boissier, L’Affaire Molière, Paris, Jean-Cyrille Godefroy, 2004, 315 p., 20 €.

Par ailleurs, l’association cornélienne propose un site d’une richesse inattendue : L’Affaire Corneille-Molière. On y découvre que l’enjeu de ce watergate de l’université est plus lourd qu’il y paraît.

Enfin, l’affaire Molière a également inspiré les oeuvres suivantes :

  • Frédéric Lenormand, L’Ami du genre humain, roman, Paris, Robert Laffont, 1993.
  • Pascal Bancou, L’Imposture comique (Théâtre de La Huchette, 2000).
  • Hippolyte Wouters et Christine de Ville de Goyet, Le Destin de Pierre (Bruxelles, 1997).