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jeudi 13 décembre 2012

Utopistes et révoltés

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Une vente magnifique se prépare ! La collection du librairie Jean-Pierre Faur consacrée aux utopistes et aux révoltés sera dispersée le mercredi 19 prochain à Drouot !

Commune, Rochefort, anarchistes, Courbet, Fourier, Considerant, Enfantin, Cabet, etc. se pressent en photographies, manuscrits, affiches, livres et brochures, édition originale de la Déclaration des droits de l'Homme, collection complète (rarissime !) de L’Écho de la Fabrique, le premier journal ouvrier français (1831), et on en passe. C'est un vrai trésor qui va être dispersé, et la collection complète de La Rue de Jules Vallès n'est pas la moindre des pièces de l'ensemble qui compte encore l'unique manuscrit connu De la guerre des rues et des maisons du maréchal Bugeaud, l'une des toutes premières apparitions de la "petite guerre", désormais nommée guérilla (urbaine en l'occurence).

De la lettre de rupture de l'Enfermé à Adélaïde de Montgolfier (1833) à L'Aimable Faubourien, journal de la canaille fondé par Poulet-Malassis, sans oublier le Hachych du docteur Lallemand, pièce mal connue où cet ami de Fourier imaginait un consommateur de drogue se trouver transporté par la substance un siècle plus tard et nous en rapporter les progrès, ou bien encore les cosaques de Coeurderoy et les dialogues de Maurice Joly ce catalogue est un vrai document d'histoire politique.

A consulter ici.

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mercredi 7 octobre 2009

Les orgies de James S. Lee

opiomane.jpg Couverture illustrée d’une image du film The Dividend (USA, 1916)



En 1935, paraissait à Londres un curieux ouvrage intitulé The Underworld of the East. Being eighteen years’ actual experiences of the underworlds, drug haunts, and jungles of India, China, and the Malay Archipelago. With plates (London, Sampson Low & Co. IX-278 p.). C’est, à l’évidence, l’un des plus extraordinaires documents que l’on puisse imaginer, doublé d’un récit de voyage singulier. Et même très singulier. William Burroughs ne s’y est pas trompé qui le tenait pour un maître-livre.

Et c’est en effet un classique de la littérature de voyage que cet Underworld of the East, et, malgré sa curieuse absence du panoramique l‘Opium : histoire d’un paradis infernal de Mary Hodgson (Le Seuil, 1999), un authentique grand livre de la « drug literature ». Il n’avait encore jamais été traduit en français.

L’Anglais James S. Lee (1872-?) aura attendu l’âge de 62 ans pour publier le récit scabreux de ses voyages “à thème” durant lesquels la chasse au tigre ou la défense contre les Dacoïts ne furent pas les occupations les plus récurrentes, et de loin… De fait, dl’Inde en Malaisie, de Shanghai au Brésil, des beuglants portuaires aux jungles tropicales, et des lupanars aux fumeries d’opium discrètes, notre gentleman-junkie a laissé un testament surprenant.

Le titre anglais de son ouvrage, que l’on pourrait traduire par Les Bas-Fonds de l’Asie, ne laisse aucune ambiguïté sur le sujet principal de l’opus rédigé par un ingénieur mécanicien, spécialisé dans les mines et le chemin de fer, qui, de 1895 à 1915, n’a cessé de s’enquérir des produits hallucinants, procédant dans la description de leurs effets avec le même soin que Théo Varlet dans son essai. Concoctant à l’aide de son laboratoire portatif toutes sortes de poudres et mélanges liquides, il profita des plantes inédites que lui offrait une nature pléthorique afin de ne pas se limiter au tout-venant de la stupéfaction. James S. Lee raconte ainsi avoir découvert à Sumatra une plante spécifique dont les décoctions lui auraient permis d’obtenir ce qu’il nomme un “élixir de vie”, souverain, bénéfique et, malheureusement, resté secret…

Il faut dire, à la décharge de cet aventurier de l’intraveineuse, que la loi britannique n’autorisait alors plus les drogues. Mais notre petit chimiste amateur avait ses réserves et, après avoir perdu sa compagne par overdose, avait assez d’expériences pour se détacher des substances. C’est du moins ce qu’il rapporte, tout en admettant avoir conservé jusqu’au soir de sa vie, à cause des piqûres, un torse et des bras bleus.

Entre deux shoots, James S. Lee, qui prétend avoir contrôlé parfaitement son rapport aux drogues - au point de parvenir à consommer tout à la fois, le même jour, opium, morphine, cocaïne et haschisch - et à se sevrer lorsque cela était nécessaire, trouve dans ses souvenirs les plus remarquables, de quoi nous traîner dans les rues louches de Shangaï, dans la jungle auprès du Mangeur d’hommes et d’exposer ainsi un tableau assez personnel, et apparemment crédible, des colons et des populations locales du Commonwealth victorien rayonnant des années 1900.

En livrant son observation de ce monde colonial appelé à disparaître, Les Tribulations d’un opiomane analysent assez précisément les conditions de vie des uns et des autres et, c’est inévitablement le trait d’un technicien, les conditions de production. Restent aussi de limpides récits de visions opiacées, des anecdotes délectables et, plus rarement, un coq-à-l’âne philosophique mièvre ou barré. Pour autant, rien ne disqualifie ce livre, surtout pas ces glissades qui témoignent peut-être des lassitudes d’un esprit éprouvé. Au fond, James S. Lee pourrait bien rester le plus grand consommateur de drogues connus pour ses écrits, juste derrière Quincey.

Il serait dommage de passer à côté de ce livre singulier. A lire sans délai, adoncque, ou à noter dans un coin pour ne pas l’oublier.


NB : L’Alamblog est preneur des scans des douze planches que contenait l’édition originale anglaise d‘Underword of the East, espérant y trouver (notamment) un portrait de James S. Lee. Une image semble avoir été réutilisée par Mary Hogdson et en rabat de la présente édition, mais sans mention de source, nous empêchant, de ce fait, de vous livrer son image.


James S. Lee Les Tribulations d’un opiomane (Underworld of the East), traduit de l’anglais par Sophie Azuelos. Préface de Mike Jay. Postface de Patrick Boman. - Paris, Intervalles, 328 pages, 19 euros

vendredi 5 juin 2009

Théo Varlet et le Hachich (André Billy)

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Aux paradis du Hachich, suite à Baudelaire, par Théo Varlet (Edgar Malfère).

On étonne bien des gens quand on leur dit que le mot assassin vient de hachich, ou plutôt de hachichin, dont il est une corruption populaire. Dans le proche Orient, du moyen âge et de la Renaissance, les massacreurs absorbaient, paraît-il, du hachich pour se donner du coeur à l’ouvrage.
Le hachich est une préparation douée de propriétés narcotiques et excitantes dont le chanvre indien (cannabis indica) constitue la base. On l’emploie sous quatre formes : fumée, confitures ou nougats, pilules et infusions. Les feuilles séchées sont enroulées en petites cigarettes. Après décoction de la plante entière, tige, rameaux et feuilles, on y ajoute du beurre frais et on laisse le tout sur le feu jusqu’à évaporation complète du liquide. On passe alors le résidu à travers un linge : le beurre fondu s’écoule sous l’apparence d’un liquide verdâtre. Durci, refroidi, il est mêlé à du sucre, à des pistaches et aromatisé à l’aide d’essence de rose ou de jasmin.
La vente du hachich est interdite officiellement depuis 1916 par la loi du 12 juillet sur les toxiques stupéfiants, bien que le hachich ne soit pas un stupéfiant mais un excitant. En 1916, le législateur n’y regardait pas de si près. Avant la guerre, cette drogue était d’un emploi assez fréquent dans les milieux littéraires et artistiques de la Rive gauche. Beaucoup de nos amis en prenaient, sans paraître, il est vrai, y attacher trop d’importance. Nous parlions de l’opium avec beaucoup plus de respect. Dans la génération précédente, Emmanuel Signoret et Adolphe Retté avouaient devoir au hachich un certain lyrisme transcendantal. Aujourd’hui, il n’en est plus question. La coco, l’opium — mais celui-ci aussi semble être en décadence — l’ont fait oublier à peu près complètement. Il y a aussi le Peyotl que la loi de 1916 n’a pas interdit puisqu’il n’était pas connu en France à cette époque, et qu’on désigne par cette périphrase : « la plante qui fait les yeux émerveillés », mais il est impossible de s’en procurer.
C’est Théophile Gautier qui, le premier, révéla le hachich au public français, dans son feuilleton dramatique de la Presse, le 10 juillet 1843. Il en avait eu la révélation par Moreau de Tours, médecin aliéniste, auteur de Du Hachich et de l’Aliénation mentale (1845). La même année parut le Comte de Monte-Cristo, où Dumas père avait introduit une séance de hachich. En 1846, article de Gautier dans la Revue des Deux Mondes sur le Club des Hachichins. En 1851, premier essai de Baudelaire, Du Vin et du Haschisch comparés comme moyens de multiplication de l’individualité, paru en feuilleton dans le Messager de l’Assemblée. En 1858, dans la Revue contemporaine, second essai du poète des Fleurs du Mal : De l’idéal artificiel : le Haschisch, repris ensuite dans les Paradis artificiels. Depuis lors, le hachich, qui a fourni matière à nombre d’études psychophysiologiques, a cessé d’être une source d’inspiration littéraire. Varlet ne mentionne que le Testament d’un Hachischéen, de Jules Giraud et quelques vers d’Antoine Monnier.
Baudelaire reste donc le maître de la littérature hachichique ; ou plutôt il l’était resté jusqu’à maintenant. Ce titre passe à M. Théo Varlet, auteur de Aux Paradis du Hachich. Rien d’aussi complet n’avait été écrit sur la drogue verte, que cet essai de deux cents pages, à la fois descriptif et lyrique, dont quelques passages au moins sont, d’un grand écrivain, notamment le chapitre IV où l’auteur, définissant le poète tel qu’il le conçoit, se définit lui-même en termes saisissants et, avec lui, son maître Baudelaire :

Le poète tel que je le conçois, tel que je le sens, a l’horreur de la monotonie qu’entraînent les conditions d’une existence étroitement canalisée ; el celle horreur se manifeste non seulement par le goût des aventures, qui tendent à renouveler le milieu extérieur, les aspects du monde, mais par celui des expériences, qui s’efforcent de modifier l’ordre des choses habituel, la marche prévue des événements. Goûts dangereux, surtout le second. L’homme qui en est possédé ne s’inquiète plus qu’accessoirement de son propre bonheur, du bien-être qui fait le but suprême du plus grand nombre, dans notre civilisation « pragmatique ». Peu lui importe son avantage matériel ou social, dès qu’une belle aventure, une expérience mémorable sont en jeu. Le plaisir ou la souffrance même perdent chez lui la valeur absolue ou fondamentale qu’ils ont pour les autres hommes : ce ne sont que deux modes différents de la connaissance, et celle-ci seule importe. « Tout connaître, tout sentir ! » formule-t-il volontiers. Qu’une aventure ait chance de tourner mal ; qu’une expérience doive aboutir presque nécessaire ment à une catastrophe, c’est pour lui chose tout à fait secondaire. Je n’irai pas jusqu’à dire que le démon de la perversion intervient chaque fois, mais il en profite souvent…


A cette définition de poête, j’ajouterai un trait : le don d’expression verbale, le talent. Mais cela va sans dire… M. Théo Varlet est l’auteur de quatre volumes de vers : Aux libres jardins, Paralipomena, Quatorze sonnets et Ad Astra, débordants d’inquiétude et d’aspirations métaphysiques. Il est également romancier et cultive avec succès le genre scientifico-fantastique cher à Rosny aîné et à Wells. Il a traduit Kipling, Stevenson, Jérôme K. Jérôme. « Théo Varlet, a écrit Maurice Beaubourg, est l’une des intelligences les plus hautes de toute la génération littéraire actuelle. Sûrement, l’un des représentants de cette génération qui lui fera le plus d’honneur et ira le plus loin. »
M. Théo Varlet a pratiqué le hachich pendant six ans, de 1908 à 1914. Il nous raconte ses premières expériences et comment la seconde faillit le tuer ou le rendre fou : le pharmacien lui avait servi une dose dix fois trop forte. Ce fut l’ « agonie » dans toute son horreur et portée à une intensité exceptionnelle. Car l’emploi de la drogue verte ne va pas sans aléas ; même absorbée à doses normales par des initiés, elle se montre fort inconstante. Au lieu de l’extase, c’est parfois, c’est assez souvent, l’épouvante qu’elle procure, ce que M. Théo Varlet appelle « l’agonie ».
Baudelaire ne parle de l’Agonie ni dans son essai de 1851, ni dans celui de 1858. Pourquoi ? S’il ne l’avait pas éprouvée personnellement, il en avait certainement entendu parler. Mais Baudelaire et ses amis prenaient sans doute le hachich dite dawamesk, alors que l’auteur de Aux Paradis du Hachich l’absorbait sous la forme d’extrait hydroalcoolique, d’un caractère beaucoup plus redoutable. Quoi qu’il en soit, c’est vraisemblablement aux épouvantes qu’il engendre que le hachich doit de n’avoir jamais connu la vogue des autres drogues.
« Il y eut un moment où le hachich était à la mode, observait déjà Charles Richet en 1877 dans ses Poisons de l’Intelligence ; mais ce moment est passé et aujourd’hui ce n’est qu’exceptionnellement qu’il se rencontre encore çà et là quelques amateurs. » Avant la guerre, pourtant, le hachich avait d’assez nombreux adeptes, ainsi que je le notais plus haut.
Réparties de 1908 à 1914 et au nombre de 127, les expériences de hachich auxquelles s’est livré M. Théo Varlet ont toutes été notées, par lui, au moins dans leurs grandes lignes. De ces notes a été tiré le livre qu’on nous présente aujourd’hui.

Après avoir analysé les effets classiques de la drogue, accès de rire, extase hallucinatoire, si bien décrite par Baudelaire, le kief (le kief ou troisième phase est, paraît-il, indescriptible : c’est le Bonheur absolu, ni plus ni moins) l’auteur tente une peinture des impressions ressenties et il le fait en vrai poète. L’effet dominant du hachich consiste dans l’accroissement en quelque sorte indéfini du temps et de l’espace. Les minutes deviennent des années ; une courte promenade devient la traversée d’un désert. Dans cet univers immensément agrandi, tous les sens sont sublimisés et portés à une capacité de perception surhumaine.
M. Varlet nous parle du « hachich à deux », de l’amour et de la musique, sous l’effet du hachich, et c’est, je l’avoue, Ie seul aspect de la question qui m’ait paru vraiment séduisant.

Mes yeux s’amusaient, ravis, à suivre les mains agiles, cavales enchantées, galoper sur l’orchestre d’ivoire ; ils s’ébahissaient à plonger dans l’intérieur du piano, couvercle levé, pour mieux exalter les magnificences sonores, mes yeux, fascinés sur le remuement intérieur des organes du Pégase magique, buvaient le rythme à sa source, contemplaient le cratère de ces sons qui jaillissaient de mon âme en laves brûlantes d’émotion, en geysers voluptueux comme ceux de l’amour même…


Pour les effets de l’amour dans le hachich, je renvoie mes lectrices au chapitre intitulé “Erotica”, chapitre d’ailleurs parfaitement chaste dans les mots et qui cependant, par sa vertu suggestive, est un des plus curieux du livre. C’est à des réussites de ce genre que se juge un véritable écrivain.
Les conclusions de M. Théo Varlet ne sont pas en faveur du hachich, pour l’excellente raison que depuis 1916 la drogue verte est prohibée. M. Varlet, bon citoyen, ne saurait nous conseiller d’enfreindre les lois…

Je le crie bien haut : Malheur à ceux qui s’aventurent chez Circé sans l’égide protectrice d’une noble passion ou d’un art au service de qui dédier leurs expériences. Ils courent le risque d’être asservis par le démon des toxiques…


C’est à la littérature que M. Théo Varlet doit, il ne le cache pas, d’avoir constamment dominé le hachich et ainsi échappé à l’intoxication.
On m’excusera de m’être arrêté si longtemps sur une oeuvre d’une inspiration aussi particulière. La littérature des poisons est un des compartiments les plus nobles de la littérature générale, et le livre de M. Théo Varlet lui apporte une contribution non moins belle qu’originale.


André Billy


La Femme de France, n° 807, 26 octobre 1930, p. 20.

mardi 18 décembre 2007

Bibliographie des Livres de Nulle Part

“Les Livres de Nulle Part”, mystérieuse engeance, composent une série d’ouvrages qui semblent avoir paru dans la première moitié des années 1990.
“Heureuse époque où l’on savait s’amuser avec peu de choses, un Mac Classic, un logiciel Ragtime, une photocopieuse…”, nous dit-on de source bien informée.
Chaque plaquette était tirée à 99 exemplaires et, hormis le Dali, épuisé en quelques semaines dès parution, tous les titres restent disponibles, par faveur spéciale accordée aux lecteurs de l’Alamblog, à un prix “superdiscount” auprès de la librairie du Scalaire, de Marc Malfant, à Lyon, seule dépositaire de la série.

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Petrus BOREL L’Obélisque de Louqsor. Suivi de Notes inédites. S.l., s.n., s.d., 103/153 mm, à l’italienne, (28) p., couverture illustrée, agrafé, 3 dessins. Tampon gras en dernière page portant mention des “Livres de Nulle part”.

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Salvador DALI Ma Révolution culturelle, suivi de Dali à Paris (“Hallucinations partielles - Six apparitions en vitrine”). — s. l., Les Livres de Nulle part, s. d., 150/103 mm à l’italienne, (20) p. Tampon gras à la marque des “Livres de Nulle part”. 10 exemplaires de tête. Contient la reproduction d’une lettre de Raymond Roussel datée du 4 novembre 1932.

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Edouard DELESSERT Une soirée de hachich à Jérusalem. — s. l., Les Livres de Nulle Part, 1996, 150/103 mm, (20) p. agrafées.

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Gabriel POMERAND LE D. Man. — s. l., Les Livres de Nulle Part. 1994, 150/103 mm, (44) p. agrafées. 2 illustrations hors texte.
L’édition originale, interdite par la censure, avait paru en 1966 chez Ch. Bourgois.


Pour les lecteurs de l’Alamblog, offre spéciale super discount : 5 euros la plaquette (port compris), à l’exception du Dali, épuisé.


Librairie du Scalaire
Marc Malfant
10, rue des Farges 69005 Lyon
04 78 36 76 82
librairieduscalaire—-orange.fr (les réveillés sauront, as usual, où placer l’arobase).