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jeudi 15 décembre 2016

Hans Fallada lu par Eugène Dabit

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HANS FALLADA. — Et puis après ? (N. R. F., édit.).

On comprend pourquoi le livre bizarre de Kafka : Le Procès n'a pas connu un grand retentissement ; on s'explique moins la non-réussite d'un livre comme celui de Hans Fallada (non-réussite, si l'on se prend à songer aux succès prodigieux de certaines traductions). L'histoire de Pinneberg et de sa femme « Bichette », c'est bien celle que peuvent connaître aujourd'hui, en France, des milliers de gens. Peut-être, de la vivre, cela les rend-il moins curieux d'apprendre quelle fut celle de leurs voisins allemands ? Il semble cependant qu'ils puiseraient dans cette œuvre quelque clarté sur le mauvais sort qui les guette.
L'histoire de Pinneberg et de sa compagne, ce n'est rien d'autre que la vie des employés de Paris, de ceux qui ne croient pas faire partie du prolétariat, qui prennent le métro à une heure différente de celle des ouvriers, lisent d'autres journaux, s'habillent avec plus de recherche, parfois habitent d'autres quartiers ; mais qui, à leur insu, n'en subissent pas moins les mêmes lois. Le livre de Hans Fallada pourrait leur ouvrir les yeux ; il coûte 15 francs, le prix de deux ou trois séances de mauvais cinéma — mais peut-être ne veut-on connaître que de médiocres rêves ? — Bref, Pinneberg, c'est un vendeur d'un grand magasin de confection berlinois (après avoir été comptable, en province). Il doit, comme tout vendeur, avoir de bonnes manières, un langage fleuri, et surtout faire journellement son chiffre d'affaires, un chef de rayon est là pour le lui rappeler. Hors de ses heures de service, il ne doit pas davantage oublier qu'il appartient à la maison Mandel. Non ? « C'est ce qui vous trompe, dit à ce propos le directeur. La maison Mandel vous nourrit et vous habille, c'est elle qui vous permet de vivre. Nous avons le droit d'attendre de vous que, dans tout ce que vous faites, vous pensiez d'abord à la maison Mandel. » Voilà. A Paris, comme à Berlin. Et dame, par ces temps de chômage...
Ce n'est pas seulement ce métier de vendeur, avec ses roueries, ses servitudes, qui nous est montré ; mais, plus parfaitement, plus profondément, l'existence d'un ménage berlinois, de ceux qu'on appelle, à Paris : français moyens, hommes de la rue, ou en littérature : personnages populistes. Oublions ces étiquettes. Hans Fallada nous raconte par le menu les gestes et les pensées de ses deux jeunes héros. Ils s'aiment, c'est leur seul vrai bonheur ; puis ils ont un gosse, qui ne diminue point ce bonheur. Au delà de ce cercle ce n'est qu'inquiétudes, tourments, horizon noir. L'auteur n'a pas choisi de nous montrer ses héros dans des circonstances dramatiques, la vie quotidienne l'est assez, qui exige peut-être le seul vrai courage, silencieux, anonyme. Cela est admirablement senti, exposé, développé, dans cette œuvre. Pas de gémissements, pas de cris, pas de révolte. Mais si Pinneberg et sa femme se débattent d'une façon. qu'on ne peut appeler grande ni courageuse, ils n'en sont pas moins, peu à peu, il est vrai, conscients de leur destin ; et plus, émouvants de ne point désespérer d'une vie que des hommes leur ont rendu si précaire et si morne. Le livre entier n'est rien d'autre que le compte rendu presque journalier de cette vie. On fait son budget, on l'équilibre, de l'imprévu bouleverse vos calculs ; on voudrait s'acheter un manteau neuf, mais il faudra attendre encore plusieurs saisons ; se passer un caprice, alors il faudra se priver de viande ; avoir du beurre... et le loyer ? Un sou est un sou. On imagine que cela ne permet pas de grandes envolées. C'est l'existence que mènent des milliers d'êtres, ceux qu'on appelle les humbles, les petites gens, et qui sont des hommes ; une existence que pourtant ils souhaitent voir durer. Oui, Pinneberg et sa Bichette ne font pas de plus beaux rêves. Mais ce n'est là qu'un rêve. Un mois vient où Pinneberg ne réalise pas son « chiffre », où il commet quelques maladresses, il est renvoyé, il doit faire tamponner sa carte de chômage. Un soir, dans une des rues luxueuses de Berlin, tristement, il erre...
« Et soudain, devant cette vitrine, devant ce Schupo, devant ces honnêtes gens, Pinneberg comprend tout. Il comprend qu'il est en trop, que sa place n'est plus ici, qu'on le chasse à bon droit : il n'a plus qu'à disparaître. L'ordre et la propreté : c'était pour autrefois. Le travail et le pain assuré : c'était pour autrefois. Faire son chemin et espérer : c'était pour autrefois. . La pauvreté n'est pas seulement misérable, la pauvreté est coupable, la pauvreté est dégradante, la pauvreté est suspecte. » Un Schupo le frappe, Pinneberg rentre chez lui, en sanglotant. « Oh, Bichette, bégaye-t-il, qu'est-ce qu'ils ont fait de moi... les Schupo... ils m'ont poussé du trottoir, ils m'ont chassé. Comment puis-je encore regarder quelqu'un ?» — « Mais tu peux me regarder, murmure Bichette. Toujours, toujours ! »
Le livre se termine ici. Ce que fut la vie de demain, l'avenir de Pinneberg et de sa femme, Hans Fallada nous le laisse à deviner. Aujourd'hui ressemble à hier ; aujourd'hui, encore, c'est l'hitlérisme, et pour des Pinneberg, après tant de duperies, de nouveaux mensonges, brillants, sonores exaltés, qui leur feront accepter l'idée d'une guerre comme le seul avenir possible. Il est vrai que la mort est au bout, vite, et ça c'est un avenir sûr.
Je ne sais si le livre de Hans Fallada est un grand livre, mais je souhaite à chacun de le lire. Sans doute n'a-t-il point les richesses qu'on désire trouver dans un grand livre. Il s'agit de richesses d'ordre littéraire — d'ailleurs, la traduction ne nous laisse pas, hélas, deviner la saveur, la bonhomie, la malice, et le charme de l'esprit de Hans Fallada. Mais on ne songe jamais trop vivement qu'elles font défaut tant on approche de près l'existence d'un couple dont le malheur se répète indéfiniment sur une partie de ce monde.

Eugène Dabit



Europe, 15 septembre 1934

vendredi 6 mai 2016

Du burlesque à l'autodafé en passant par la fessée

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Tandis que la nouvelle édition intégrale de Seul dans Berlin, le grand livre d'Hans Fallada proposé dans sa version intégrale par Laurence Courtois chez Denoël a quitté depuis longtemps les étals pour rejoindre les stocks de la maison Denoël (1), Corinna Gepner nous propose de lire Vers l'abîme, grand moment de littérature due à un autre numéro du siècle dernier, Erich Kästner, parfait représentant lui aussi de l'Allemagne d'avant-guerre, ce monde tourbillonnant, qui peut nous paraître étrange. Même si on a bien étudié les films de Fritz Lang ou de Billy Wilder, voici un roman cinq étoiles que l'on vous conseille sans barguigner de dévorer, et shnell.
La culture mittleuropa n'étant pas spécifiquement française, ces rappels à la réalité du monde germanophone est une bénédiction pour l'esprit. D'abord parce que l'imagination des écrivains de cette époque est délicieuse (voyez Arthur Schnitzler et sa Gloire tardive, une merveille de maîtrise et de subtilité), d'autre part parce que leur sens du burlesque est unique - en particulier chez le monteur de spectacles de cabaret que fut Kästner. - Car, de fait non, il ne fut pas seulement l'auteur d'Emile et les détectives.
Auteur avec Vers l'abîme d'une chronique burlesque, plutôt dépeignée et carrément inquiétante de l'Allemagne hirsute des années 1920-1930, il relate ce qui de la vie nocturne déraille étrangement et de la vie diurne vire au cynisme et à l'immoralité brutale et les compromis détestables (les affaires). Avec des éclats formidables, des sorties délicieuses et des échanges tonitruants, un monde désorienté coupé des principes moraux traditionnels galope vers le n'importe quoi et y parvient comme on a su clairement un petit peu plus tard.
Pour son cas personnel, Kästner ne fut pas déçu non plus : il vit concrètement ses livres autodafés par les Nazis et dut se résoudre à l'effacement pour éviter le lynchage d'une foule déchaînée. Seul restait son Emile, ses détectives et, enfin redécouvert, son Jacob Fabian, dandy dont le nom évoque évidemment certain Britannique expert en "dérèglements" et débauches, et qui, en passant incapable d'intervenir concrètement face au naufrage de Weimar, observe la dinguerie collective au moment où elle vire à la sauvagerie.
En somme, de quelque côté que l'on prenne l'affaire, il est beaucoup question de fessées dans ce livre.



Erich Kästner Vers l'abîme. Traduit de l'allemand par - Paris, Anne Carrière, 280 pages, 20 €

(1) Une version de poche a paru l'an dernier.

mardi 22 juillet 2014

Berlin pendant le coup d'état (1920)

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Tandis que l'on réédite Seul dans Berlin d'Hans Fallada (1893-1947), gros œuvre magistral de l'Allemand qui ne survécut pas longtemps à la guerre (1), il n'est pas inutile de lire un article publié en France en 1920 dans Floréal.
On y trouvera la confirmation que l'on savait beaucoup de choses, longtemps avant l'accession au pouvoir de certain caporal à moustache, notamment en ce qui concerne certaine idéologie "baltique" et certain signe de ralliement. 1920... C'est la preuve réitérée qu'il faut lire et relire le Viol des foules par la propagande politique de Serge Tchakhotine.



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jeudi 2 janvier 2014

Petite Bibliographie lacunaire des éditions Le Portulan



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Courte existence pour les éditions du Portulan qui exercent de 1945 à 1954, plus ou moins, du côté du 68 de la rue jean-Jacques Rousseau à Paris avant de se trouver associées à Flammarion, et finalement digérées.
Non qu'elles aient démérité. Malgré un très grand écart entre la prose sentimentale d'après-guerre de la collection Primerose (1946-1947) et les essais solides de la collection "L'Homme et la Cité" (1947-1954) dont certains seront réédités jusque dans les années 1970, certains noms (Fallada, Narcejac, etc.) n'ont pas été inutilement imprimés au cours du siècle dernier. A son catalogue, des collections variées visant à occuper la plupart des niches de la littérature générale (depuis la "Collection catholique" jusqu'à la fantomatique "Tel est mon bon plaisir", ou "Les Jours heureux", collection dirigée par Isabelle Sandry à partir de 1948), et notamment "Les grands écrivains de langue anglaise" dont les traductions sont pour une part toujours en usage, et "La mauvaise chance", polardeux ensemble imprimé par La Semeuse à Étampes à partir de 1946.
Des noms récurrents (Jacques Laurent) dans des exercices de littérature alimentaire, un Jacques Prévert à comparses, Barjavel, Raymond Abellio ou Daniélou, non, le Portulan n'a pas démérité de son enseigne : Inveni portum inveni librum
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Catalogue probablement lacunaire

Raymond Abellio Heureux les pacifiques, roman. - Paris, Le Portulan, 1946, 438 p.

René Marill Albérès Portrait de notre héros. Essai sur le roman actuel. - Paris, Le Portulan, 1945, 211 p.

René Marill Albérès Velléda, roman. - Paris, Au Portulan, 1952, 317 p.

René Barjavel Les enfants de l'ombre. Contes étranges et nouvelles. - Paris, Le Portulan, 1946, 255 p.

Gaston Bergery La Vierge et le Sagittaire, roman. - Paris, Le Portulan, 1948, 330 p.

Collectif L'Enseignement catholique au service du pays, par Gaëtan Bernoville, J. Calvet, Daniel-Rops, François de Dainville, Edouard Lizop, A. D. Sertillanges... - Paris, le Portulan, 1947, 96 p., fig., portraits, fac-sim.

R.-B. Bruss Et La Planète sauta. — Paris, le Portulan, 1946, 223 p.

Chateaubriand Mémoires d'outre-tombe. Choix présenté par André Maurois. - Paris, le Portulan, 1948, 272 p.

Louis Cognet Le père Teilhard de Chardin et la pensée contemporaine. - Paris, Au Portulan, 1952 , 203 p.

Pierre Debray Le Dieu des Violents. Préface de Daniel-Rops. - Paris, Le Portulan, 1946, 242 p.

falladaCauchemar009.jpgHans Fallada Le Cauchemar, roman traduit de l'allemand par Edith Vincent. - Paris, le Portulan, 1947, 247 p.

Margravou Le moulin des alouettes. - Paris, Le Portulan, 1946, 265 p.

Thomas Narcejac Esthétique du roman policier. - (Paris), Le Portulan, 1947, 201 p.

Jean Onimus Mission de la jeunesse. - (Paris), Le Portulan, 1947, 285 p.

Alain Palante Mauriac, le roman et la vie. - Paris, le Portulan, 1946, 198 p.

L. H. Parias Passager du temps. - (Paris), Le Portulan, 1947, 295 p.

ballprev.jpgJacques Prévert, André Verdet et André Virel Le Cheval de trois. - Paris, le Portulan, 1946. - 79 p.

André Salvet Le Combat silencieux. — Paris, Le Portulan, 1945. Billet de Pierre-Julien Brunet au sujet de ce livre.

Bernard Voyenne Mais où sont les révolutionnaires ? . - Paris, le Portulan, (1946), 127 p.








Collection Les Grands Écrivains de langue anglaise
(à compter du troisième ouvrage numéroté de cette collection, elle porte la marque "Vent du Large", et non "Au Portulan")
Katharine Susannah Prichard Les Chercheurs d'or, roman traduit de l'anglais par Edith Vincent.... - Paris, Le Portulan, (s.d.), 402 p. - (Les Grands écrivains de langue anglaise. Australie). (Sans numéro de collection)
Pelham Grenville Wodehouse Eclair de chaleur. - Paris, Le Portulan, 1947, 378 p. (sans numéro de collection).
ballcarson.jpgCollectifLa Ballade du café triste, par Cursen ("sic" pour Carsen) Mac Cullers et autres nouvelles américaines [par Edita Morris, Wallace Stegner, Sidney Alexander, Marianne Hauser, Jessie Treichier, etc. Préface et traduction de G.-M. Tracy. - Paris, le Portulan, 1946, 331 p. (n° 1).
Pelham Grenville Wodehouse Merci, Jeeves, traduit de l'anglais par Benoît de Fonscolombe. - Paris, le Portulan, 1946. - 381 p. (n° 2).



Collection Primerose
Roland Charnaise La petite fiancée... . - Paris, (Le Portulan), 1946, 94 p.
Max Brent Je n'ai plus que son image. - Paris, 1946, 93 p. (n° 2).
Marc de Jolain Le Secret du Korrigan. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 3).
Maurice Cotier Quand le hasard s'en mêle. - Paris, (Le Portulan), 1947, 94 p. (n° 4).
Jean d'Aunis Cache-coeur. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 5).
Luc d'Ebreuil (i. e. Jacques Laurent) Quiproquo tragique. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 6).
Claude Arnaud (i. e. Claude Morgan) Si le bonheur est au bout... . - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p.
Maxime Ambrège Lequel des deux ? . - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 8).
Roland Charnaise Le Dernier Bal. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 9).
René Salvet Ce que durent les roses. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 10).
Alain de Sudy (i. e. Jacques Laurent) Sublime sacrifice. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 11).
Roland Charnaise Mais le bonheur ne peut pas tuer. - Paris, (Le Portulan), 1947, 96 p. (n° 12).

ballslim.jpgCollection La Mauvaise chance
Darwin et Hildegarde Teilhet Les Meurtres du manteau de plumes . Une aventure du baron von Kaz, adaptée de l'américain par Ray Dumey. - Paris, le Portulan, 1946, 253 p. (n° 11).
Maurice-Bernard Endèbre La Pire des chose. - Paris, Le Portulan, 1947, 244 p. (n° 20).
Sylvain Roche Le Livre noir. - Paris, Le Portulan, 1947, 250 p. (n° 21).
T. G. Stewart (i. e. Serge Laforest) Cynthia devant la mort. Traduit de l'américain par S.-G. Arcouët. - Paris, Le Portulan, 1947, 255 p. (n° 24).
Laurent Labattu (i. e. Jacques Laurent) La mort dans l'âme. - Paris, le Portulan, 1947, 254 p. (n° 28).
Terry George Stewart (i. e. S. Laforest) ' La Mort est dans le coup'. Traduit de l'américain par S.-G. Arcouët. (Préface de Thomas Narcejac). - Paris, Le Portulan, 1948, 254 p (n° 3? ) .
T. G. Stewart La Morte scandaleuse. Traduit par S.-G. Arcouët. - Paris, Le Portulan, 1949, 224 p. (n° 38).
Géo-Ch. Véran Jeux pour mourir. - Paris, le Portulan, 1949, 222 p (n° 40) .
Thomas Narcejac Dix de der. - Paris, Le Portulan, 1950, 217 p.
John Silver Lee Slim chez Tito. - Paris, Le Portulan, 1950, 214 p.

Collection L'Homme et la Cité
Lewis Levitzki Lorwin L'Heure du plan. Traduit de l'anglais par A. Pourquié. (Préface de R. Bothereau). - Paris, Le Portulan, 1947, 322 p. (n° 1).
Jean-François Gravier Paris et le désert français , décentralisation, équipement, population. Préface de Raoul Dautry. - Paris, le Portulan, 1947, 421 p. (n° 2).
Louis Salleron Six études sur la propriété collective. - Paris, le Portulan, 1947, 203 p. (n° 3).
Robert Aron et Alexandre Marc Principes du fédéralisme. - Paris, Le Portulan, 1948, 147 p. (n° 4).
Hyacinthe Dubreuil L'Équipe et le ballon, l'ouvrier libre dans l'entreprise organisée. - Paris, le Portulan, 1948, 271 p.
Jean-François Gravier Mise en valeur de la France. - (Paris,) le Portulan, 1949, 384 p.
Serge N. Prokopovicz Histoire économique de l'U.R.S.S. , traduit par Marcel Body. - Paris, Au Portulan, Flammarion, 1952, VIII-629 p (n° 7).
Jean-François Gravier Décentralisation et progrès technique. - Paris, Le Portulan-Flammarion, 1954, 395 p. (n° 8).

Collection catholique
Jean Daniélou Dialogues avec les marxistes, les existentialistes, les protestants, les juifs, l'hindouisme. - Paris, le Portulan, 1948, - 192 p (n° 1)

Collection Les Jours heureux
Isabelle Sandy Le Rossignol de l'ombre, roman. - Paris, le Portulan, 1948, 253 p.
Saint-Cygne (i. e. Jeanne Perdriel-Vaissière) Mylène au cœur secret, roman. - Paris, le Portulan, 1948 (Etampes : Impr. la Semeuse). - 253 p. ; 18 cm. - (n° 2).
Margaret Malcom La Rose épineuse, roman. Traduit de l'anglais par Maurice Bernard Endrebe. - Paris, le Portulan, 1948, 253 p. (n° 3).
Françoise Le Brillet 14, rue des Nobles, roman. - Paris, le Portulan, 1948, 253 p. (n° 4).

Collection Actualité de l'histoire
Albéric Varenne Quand la France occupait l'Europe. - Paris, le Portulan, 1948, 551 p. (n° 1)

Titres annoncés dans cette collection : Histoire de la police, Histoire de l'anarchie, Histoire secrète de la France, Les Coups d’État militaires en France au XIXe siècle.

Divers
Documents sur ce temps. *** Prisons de l'épuration. L'épuration vécue, Fresnes 1944-1947. - Paris, le Portulan, 1948. - In-16, 320 p.,

Au Portulan chez Flammarion
Élise Jouhandeau Joies et douleurs d'une belle excentrique. T. 1. Enfance et adolescence d'Élise. - Paris, Au Portulan chez Flammarion, 1952, 220 p. ; T. 2. Joies et douleurs d'une belle excentrique. T. 3, L'Altesse des hasards. - Paris, Au Portulan chez Flammarion, 1954, 249 p. ; T. 4 . Le Lien de ronces. - Paris, Au Portulan, Flammarion, 1964
Raymond Abellio Assomption de l'Europe. - Paris, le Portulan-Flammarion, 1954, 269 p.
Jean-François Gravier Voir Décentralisation et progrès technique... Coll. "L'Homme et la cité".
Henri de Man L’Ère des masses et le déclin de la civilisation. - Paris, Au Portulan chez Flammarion, 1954, 295 p.
André Hodeir Hommes et Problèmes du Jazz, suivi de la Religion du jazz. Préface de Bernard Peiffer. - Paris, Au Portulan chez Flammarion, 1954, 413 p.


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