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jeudi 16 septembre 2010

Un panorama de l'anarchie

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C'est aujourd'hui que reparaît le grand livre de Victor Barrucand !

Roman panoramique de l'anarchie fin-de-siècle, il est probablement le seul ouvrage de fiction, avec Le Voleur de Georges Darien, à présenter les différentes thèses anarchistes, les sensibilités diverses qui parcourent les milieux prolétaires, violents ou intellectuels des années 1890.

Les pages de haut style qui ouvrent le livre devraient lui attacher encore quelques lecteurs nouveaux.

N'omettons pas de préciser que Victor Barrucand était un familier de Félix Fénéon. A bon entendeur...



Victor Barrucand Avec le feu. Préface du Préfet maritime. - Paris, Phébus, 208 pages, 11 €

mardi 2 décembre 2008

Caroline Granier enfin en volume

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Caroline Granier s’est consacrée à l’étude des écrivains anarchistes. Précisions : aux fictionneurs anarchistes, ou aux anarchistes usant de la fiction pour diffuser leurs thèses. On les connaît plus ou moins, mais on réclamait une synthèse, et la voici qui nous taxinomise intelligemment Jules Vallès, Louise Michel, Georges Darien, Charles Malato, Emile Pouget, Bernard Lazare, Mécislas Golberg, Séverine, André Léo, Octave Mirbeau, Jean Grave et ses Aventures de Nono, Sébastien Faure, Georges Eekhoud, Zo d’Axa, Han Ryner, Victor Barrucand… Leur appétance pour la prose et ses effets secondaires est désormais traitée, de même que leurs origines, leurs thématiques de prédilection, leurs effets sur les artistes à venir (les avant-gardes…), le tout sous la forme d’une chronique mêlée d’analyse bigrement bien ficelée.
D’abord diffusé généreusement sur internet, le travail de Caroline Granier a connu naguère une illustration dans la revue Brèves Les Retourneurs d’idées et voit enfin le jour en volume.
Les amateurs sauront que l’opus sera présenté le samedi 13 décembre à partir de 18 heures à l’Espace Louise Michel (42ter rue des Cascades, Paris XXe, mo Pyrénées).


Caroline GRANIER Les Briseurs de formules. Les Ecrivains anarchistes en France à la fin du XIXe siècle. — Coeuvres-et-Valsery, Ressouvenances, 2008, 469 p., 35 euros.

Ressouvenances
3, rue de la Cidrerie
02600 Coeuvres-et-Valsery
03 23 55 36 97

mercredi 6 février 2008

L'Anarchie est de saison

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Avant que ne flambe la révolte que d’aucuns attendent, la revue Brèves, toujours en avance sur la prochaine ébullition, produit un numéro monté par la spécialiste Caroline Granier : Les Retourneurs d’Idées.
Consacré aux écrivains anarchistes, peuplade lue au sens large, on y lit des nouvelles de Georges Darien, Jules Vallès, Isabelle Eberhardt, Louise Michel, Félix Fénéon, Victor Barrucand, Octave Mirbeau, Jean Réflec, Flor O’Squarr, dont Apollinaire pensait tant de bien et qui livre ici une curiosité sur la Commune… ou encore Alphonse Allais qui ne dépare pas ici.
Et pour cause : Allais ne dépare jamais.
Entendu que pour ces hommes et femmes de combat, le livre est une arme destinée à libérer l’être humain, Caroline Granier explique en préambule comment ils dénoncent les « fictions sociales » dont l’ordre établi se sert pour abêtir et asservir le populo. Soit littérature de combat versus littérature de propagande. Dans le même numéro, mais à rebours, un dossier est consacré à Jacques Vallet, le Jacques Vallet, écrivain qui fut d’abord le meneur de la revue Le Fou parle, une revue de poids dont on n’a pas fini de parler - Il se pourrait bien que l’Alamblog, une fois les sommaires de Bizarre consommés, se consacre à lui dorer la vitrine, n° par n°. On découvrira alors peut-être quelle revue fondamentale fut Le Fou parle, organe libre et libéré.
Pour Brèves, on sait déjà.


BREVES. Les Retourneurs d’Idées (n° 84)
avec Photos et dessins de Despatin & Gobeli, Lise le Coeur, Kerleroux et Roland Topor. 144 pages, 12 euros

dimanche 3 février 2008

Le Voleur de Darien a du chien

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Je fais un sale métier, c’est vrai, mais j’ai une excuse : je le fais salement.

Georges Darien



Une saine leçon.

dimanche 24 septembre 2006

Il a paru ! Gloire lui soit rendue !


Nous l'attendions : il a paru, c'est formidable. Ce livre de Paul Edwards, le fondateur de l'Ouphopo (ouvroir de photographie potentielle), est un ouvrage de référence rassemblant les récits et fictions dénigrant un art neuf, la photographie. Son sous-titre (celui du livre) en dit la haute importance. Ce qu'il ne dit pas, ce sous-titre, en revanche, c'est qu'au-delà des galéjades réactionnaires, des moqueries bien naturelles et des fictions de belle eau, digne de séduire les plus experts, tels Coolter et Quincampoix (Codex Atlanticus), suggérées par cet art naissant, on y découvre le vrai visage du véritable inventeur, jusqu'ici anonyme, de la photographie.
Oui, nautesses, nauteux, vous trouverez en avant-première la gravure qui, désormais, fera foi en la matière.
Si l'on ignore encore l'identité du bonhomme qui créa dans l'anonymat la photographie, on assiste à la présentation de sa trouvaille.
Vous ne pourrez pas dire que l'Alamblog se moque de vous ! Voilà de l'information inédite, nous la devons à Paul Edwards lui-même.
Toute librairie digne de ce nom contient d'ores et déjà une pile de cet ouvrage majeur, plaisant, savant et décillant entre ces murs. Pour faire court, ce livre est un must, un vade-mecum, un usuel, un indispensable. Et je pèse le choc de mes mots.

Paul Edwards, Je hais les photographes. Textes clés d'une polémique de l'image. — Paris, Anabet, 2006, 23 €

Et pour découvrir l'image et le sommaire, suivez le guide :

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