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jeudi 12 mai 2011

Christian Laucou en samouraï

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C'est dans le village de Bannes, en Champagne, que Christian Laucou, bibliopole à la marque du Fourneau, de Fornax ou Des Barbares... fêta ce dimanche un certain anniversaire en compagnie de certaines personnes de qualité.

En cette occasion rituelle, il opta pour la vêture du samouraï, qui ne lui va pas mal du tout.

Ne manquait que le sabre — parfaitement inutile au fond, puisque l'ambiance était au beau fixe.

lundi 28 décembre 2009

C'est la saison des voeux

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Voilà une dizaine d’années que Christian Laucou, le maître de Fornax, use de la saison des voeux pour épater ses amis, comme c’est la tradition chez les bibliopoles aimables et de goût.

Cette année, il intervient avec un petit glossaire de la librairie d’ancien sur le mode plaisant où l’on apprend - enfin ! - ce qu’est un “illuté”, ou un “fx tit.”.

Cette riche matière est offerte à tous, il suffit de cliquer ici : là !



dimanche 6 décembre 2009

Christian Laucou (un reportage du Préfet maritime)

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Fornax préfulminant sur son stand du salon Pages qui s’est tenu le week-end dernier rue de Charenton, à Paris (XIIe)

jeudi 25 juin 2009

Nouvelles primeur

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Une nouvelle collection
Une nouvelle collection vient d’apparaître chez Fornax. Depuis le temps que ça menaçait…
Le principe en est simple : un être pensant produit un aphorisme ; le bibliopole en fait un livre, à concurrence d’une brassée de six. Le livres comptent douze pages presque carrées (114x108 mm) imprimées en typo plomb sous couverture ornée d’un petit lino pictographique à chaque fois différent. La première série propose les coups de génie (?) de cinq hommes et une fillette : Jérôme Bouchard, Lionel Bret, Jean Delgié, Eric Dussert, Esther L. et Yves Letort. cinq euros la pièce, a-t-on cru entendre.
Et ne comptez pas sur une citation !


Une nouvelle exposition
Oui, une exposition à Reims : WIlliam Théry et ses éditions A l’Ecart
Un débat aura lieu samedi 27 prochain : “William Théry, éditeur-imprimeur rémois (1978-1993)”, accompagné d’une visite de l’exposition.
On trouvera sur Livrenblog quelques illustrations probantes et des précisions utiles.


Une nouvelle respiration
Le fonds Jean-Michel Place a été repris le 3 juin 2009 par une nouvelle société : les Nouvelles Éditions Jean-Michel Place.
Patrick Robin en est le gérant, Jean-Michel Place le responsable éditorial.
Le site jeanmichelplace.com est à nouveau consultable.
La collection “Jean-Michel Place/Poésie” reprend ses activités.
C’est reparti.

jeudi 16 novembre 2006

Pierre Jean Jouve, Le Prix Nocturne, Gustave Kahn et autres informations utiles


Petites dépêches d’actualité

Les 22 et 23 prochains aura lieu un Colloque Gustave Kahn. Il n’est pas nécessaire de préciser à quel point cet homme fut à la croisée des chemins culturels et politiques de son temps.
L’auteur des Palais nomades (1887) bien méconnu, aura donc droit grâce au labeur de son spécialiste américain, Richard Schryock, à son exposition rétrospective nécessaire, avec catalogue probablement, aux actes de “son” colloque, toutes manifestations d’intérêt qui lui vaudront, qui sait ?, un sursaut éditorial et quelque édition d’importance.
La dernière nouveauté en date restant, si l’on ne s’abuse, celle de la “Collection noire” (Philippe Oriol dir.) aux éditions Fornax (Christian Laucou dir.), un texte où l’anarchiste Kahn offrait la synthèses de ses idées esthétiques et de ses options politiques :


Gustave KAHN Odes de la Raison, suivies de La Délivrance. Préface et notes de Richard Shryock. — Paris, Fornax, 52 p. “collection noire” (n° 8), 13 €


Les EDITIONS CLAIRE PAULHAN annoncent la publication de la Correspondance Pierre Jean Jouve-Jean Paulhan. On sait peut-être que les rapports de ses deux personnalités aussi différentes que possible ne fut pas un chemin sans cahot. Comme ce fut souvent le cas avec le sibyllin Paulhan.



Le PRIX NOCTURNE 2007
Destinés à consumer vos jours et vos nuits, sept livres sont en lice :
Du Simenon lyonnais Max-André DAZERGUE, avec Le Carnaval des épouvantes (L’Arabesque, 1954)
jusqu’à
Rex WARNER, L’Aérodrome (Editions de la revue Fontaine, 1945)
en passant par
Gilbert DUPE, La Barque de nuit (La Table Ronde, 1952)
Yvonne ESCOULA, La Peau de la mer (Gallimard, 1972)
Amy HEMPEL, Aux Portes du royaume animal (Julliard, 1991)
Ramon SENDER, Noces rouges (Seghers, 1947)
François VALORBE (que l’on retrouvera au sommaire de La Littérature est mauvaise fille) Voulez-vous vivre en Eps? (Christian Bourgois, 1970)

Le jury est composé cette année des personnalités suivantes :
Brigitte BOUCHARD (éditrice, fondatrice des Allusifs)
Sophie DUTERTRE (dessinatrice)
Alberto MANGUEL (romancier, essayiste, grand lecteur devant l’éternel)
Yak RIVAIS (romancier, auteur du Général Francoquin et des Demoiselles d’A.)
Laurent ROUX et l’équipe de La Femelle du requin (revue de littérature narvalienne)
David VINCENT (libraire à Mollat, fondateur des éditions L’Arbre vengeur)

Les délibérations ont eu lieu ce lundi, la remise du prix aura lieu le vendredi 17 novembre 2006, à partir de 21 heures, à la libraire Va l’heur (IXe) 27, rue Rodier, 75009 Paris (M° Anvers / Cadet / Notre-Dame de Lorette).



Signalons enfin les parutions d’un superbe recueil de nouvelles du Lewis Carroll italien :
Luigi CAPUANA L’OEuf noir et autres contes fantaisistes. Traduit de l’italien par Dino Dessuno — Bordeaux, Finitude, 2006, 16 €

Un joyeux mélange de fantaisies langagières inspirées de l’Oulipo et autres lieux drôlatiques, par un membre du collège de ‘pataphysique :
Guillaume PÔ Minuscules. — Paris, L’Hexaèdre, 2006, 192 p., 20 €

Un recueil de nouvelles inédites (en volume) du Dada Maximum Georges Ribemont-Dessaignes :
Georges RIBEMONT-DESSAIGNES La Divine Bouchère. Présentation de Gilles Losseroy. — Pantin, Le Castor Astral, 2006, 285 p. s. p. m.

De quoi occuper les longues soirées de veille que nous promet la prochain implosion de la télévision.
N’est-ce pas formidable, l’automne ?

mardi 4 juillet 2006

Le Livre de la Bête, par Christian Laucou

Inventeur de livres et codicologue averti, typographe expert et haïjin tout neuf, Christian Laucou a encore frappé ! Ce sautillant moustachu s’est depuis vingt ans fait une spécialité : inventer des formes de livres inédites, en usant de techniques d’impression improbables et, si possible, les deux à la fois.
A titre d’exemple, il a entrepris d’imprimer en taille-douce un recueil de 17 haïkaï. Rien d’inabordable en soi, à ceci près que l’animal a choisi de passer tout ça à la presse à taille douce. C’est-à-dire qu’il doit concevoir et fabriquer au préalable la machinerie qui lui permettra de poinçonner caractère par caractère une plaque de cuivre, avec une force égale, et tout ça en respectant approches et hauteur de ligne. Une gageure.
Mais il aime ça.
Destinée à marquer d’une pierre rouge la date satanique du 6/6/6, sa dernière opération, justement intitulée La Bête, s’est vue présentée au public le jour même de ladite date (évidemment). Pour en donner une juste idée, voici deux images et quelques détails techniques.

Le texte de La Bête est composée en typographie, quant à sa couverture à zieux, elle a connu quatre fois les outrages salopants de la presse pour se vêtir des quatre couleurs idoines. 666 exemplaires furent déposés sur la terre (dont un à la BnF, bien entendu).
Le plus important peut-être réside dans le fait que, le jour de laditedate (ne prononçons pas son blaze, comme chez Harry Potter), apparut sous nos zieuzébahis la bestiole au cours (d’une soirée arrosée !) d’une opération de transmutation du papier en antéchrist à langue de caméléon. Chargée la langue… Emergea la beste sulfureuse !
Alors, dans les tourments des sept plaies de la ville moderne (chaleur, poussière, pollution, promiscuité, coûtdelavie, stress et frustration) nous découvrimes, bibliques innocents, que d’un origami elle naquit.
Plus tard, aguerris aux arcanes, nous conçûmes en outre que le texte, rédigé par l’avatar Soulignac, reposait non sur les sept piliers de la sagesse, mais bien sur une poignée de contraintes oulipiennes. Ce qui, au fond, n’a pas fini de nous interroger… (Oulipo, fils du Mal ?).

Reste que le prix de 6 fois 6 fois 6 euros, pardon 6 fois 6 euros est bien abordable.
Finalement, voilà exposée la preuve que le mal n’est pas aussi coûteux qu’on a tenté de nous le laisser croire. Pas de quoi brûler un typographe en tout cas.

Par ailleurs, nous nous empressons de signaler à nos augustes lectrices et lecteurs que c’est là le cadeau idéal pour toutes belles-mères (la langue, évidemment), mais aussi pour tous les chefs de bureau, chefs de secteur, chefs de corps, chefs de clan, chefs de gare, chefs de rang, chefs d’agence, chefs de gang, chefs d’église, chefs de parti et j’en passe. C’est valable pour les cheftaines tout pareil.

Bestiales salutations.

Editions Fornax, 37 bis, rue de Montreuil, 75011 Paris. fornax@freesurf.fr